La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
  • Derniers commentaires

  • Archives

  • Derniers billets

  • Catégories

  • Meta

  • Archive pour la catégorie ‘Non classé’

    28
    01
    2010

    iTruc : le livre est un contenu comme un autre

    Comme beaucoup d’observateurs (Fred Cavazza ou Damien Douani, Tristan Nitot, Monsieur Lam), il est difficile d’être vraiment convaincu par l’iPad, qui ressemble, oui André, à un outil dédié à la consultation de contenus en provenance des magasin d’Apple. De tous les contenus et pas seulement d’un seul, contrairement à bien des objets qu’on nous a vendu jusqu’alors (les Archos like pour les films, les iPod pour la musique, les Kindle pour le livre, la DS pour le jeux…).

    Apple fait le pari que nous avons besoin de consulter des tas de contenus et pas seulement des livres, d’une manière fluide et mobile, en couleur, même sans grand confort de lecture ou sans autonomie géante. J’aurais tendance à être assez d’accord, même s’il y a visiblement encore quelques lacune dans le modèle présenté – en autonomie certainement. Une grande part de notre activité est une activité de consultation, sans interaction, sans création. Je crois assez à ce besoin de consultation mobile (avec une faible capacité d’interaction ou de création, même si elle existe tout de même – et c’est important) et agréable, de contenus variés (et pas uniquement dédiés).

    Par contre, Apple a visiblement fait le choix d’une tablette assez fermée (peu de connectique, des applications fermées et contrôlées comme le dénonce la FSF), avec peu de possibilités de communication (pas de webcam pour faire de la téléconf., etc.), uniquement branchée sur ses boutiques en lignes. Et cela est beaucoup moins intéressant… à mon goût (mais vu le succès des applications, de l’iTunesStore, etc., il n’est pas sûr que mon goût soit représentatifs).

    Du point de vue du livre, Apple n’a pas vraiment innové, l’interface du logiciel de lecture iBooks est une copie de Delicious Library. Elle est couplée à une librairie électronique : l’iBookstore (qu’on n’a pas encore eu le loisir de regarder, mais ebouquin détaille déjà tout ce qu’on en connait). Clément pose d’ailleurs quelques bonnes questions et montre un Apple moins agressif qu’Amazon envers les éditeurs – pas de marketing sur le prix des ouvrages pour l’instant – et qui propose déjà un modèle d’applications leur permettant d’imaginer des solutions pour rester maître de leurs contenus. Les catalogues ne seront pas tout de suite de la même taille, mais je fais le pari que le rattrapage d’Amazon sera rapide (les livres étant déjà disponibles au format numérique, il sera aisé pour les éditeurs de les porter d’une plateforme l’autre).

    Il semble fort probable que cet iBookstore (qui est l’annonce d’une nouvelle offre de la part d’Apple, après la musique, les films et les applications) sera ouvert à d’autres produits que l’iPad (accessible notamment aux iPhone : il n’y aurait aucune raison de se priver de 70 millions d’utilisateurs potentiels !). Comme le souligne très justement Clément Monjou, d’ebouquin : « Amazon a vendu environ 1,5 millions de Kindle depuis novembre 2007 mais Apple dispose déjà d’un parc de 75 millions d’iPhone et d’iPod touch et de 125 millions de comptes iTunes associés à une carte bancaire. Amazon garde une longueur d’avance sur le marché de la lecture numérique mais voit en Apple son premier sérieux concurrent. »

    Mise à jour du 29/01/2009 : « On est avec l’iPad dans un type de lecture qui est celui du magazine, avec tout ce que cela comporte d’esthétique, de mobilité, d’images de qualité, de mobilité du regard entre les titres, les chapeaux et les textes, entre la lecture rapide et la lecture profonde. L’écran rétroéclairé est ici un avantage par rapport à l’encre électronique des tablettes actuelles. Peu importe que cet écran soit à la longue plus fatiguant pour l’œil que l’encre électronique: la lecture d’un magazine est plus courte que celle d’un livre », explique Frédéric Kaplan pour LeTemps. Ce qui est intéressant dans la vision de Frédéric, c’est la distinction selon des critères graphiques, entre la forme web et colorée de l’iPad, et la forme grise et livresque du Kindle.

    A lire aussi : les 10 choses qui manquent dans l’iPad chez Wired, et les 10 choses qui changent dans l’iPad sur TechRadar. Pourquoi l’iPad ne dessine pas le futur sur io9

    Publié dans Non classé |

    15 commentaires

    21
    01
    2010

    Signets pour livres

    signets

    Chaque livre son signet. Via les excellents repérages de James Brindle

    Publié dans Non classé |

    2 commentaires

    19
    01
    2010

    Le lecteur moderne doit savoir décoder la lecture classique et la lecture numérique

    Il est dommage qu’Alain Giffard ne se serve pas de son blog pour mieux rassembler ses écrits, disséminés et peu accessibles. Précipitez-vous néanmoins sur ce « Lecture numérique et Culture écrite », qui fait suite aux « Lectures industrielles » qu’on trouvait dans l’ouvrage Pour en finir avec la mécroissance. Extraits (significatifs) :

    « On voit bien que la navigation initiale est une sorte de pré-lecture. Or la pré-lecture ne vaut que si elle est effectivement suivie d’une lecture. Par quel mécanisme l’opération de préparation peut elle être prise pour la lecture elle même?

    L’activité de repérage avant de collecter et produire le texte à lire nécessite une double compétence: sur les textes, mais aussi sur la technologie numérique (par exemple, savoir distinguer les différentes fonctions du lien hypertextuel). Le lecteur qui n’a pas cette compétence simule en réalité la prélecture. (…) Par exemple, lorsqu’on forme à la navigation sans insister sur le fait qu’elle doit être suivie par une lecture attentive, comment éviter que beaucoup d’internautes, notamment parmi les jeunes, confondent pré-lecture et lecture, navigation et lecture numérique et croient qu’elle peut remplacer la lecture classique ? »

    (…) Situation étonnante: la lecture-consommation, telle que la porte l’espace des lectures industrielles suppose un lecteur amateur, responsable, compétent, qui adopte la lecture comme technique de soi, c’est-à-dire très exactement le contraire du consommateur. La lecture numérique appelle ce que l’étude d’Olivier Donnat nomme « cumul des modes d’accès », c’est-à-dire une double formation, à la lecture classique et au numérique. Toute autre orientation ne peut être qu’une catastrophe cognitive et culturelle.

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    18
    01
    2010

    Les 3 dimensions du livre

    « L’idée de livre, qui précède le livre, en se réalisant en livre imprimé, s’inscrit dans un espace physique doté de propriétés : il se leste de matérialité, il se déploie dans le temps et l’espace. Lorsqu’il se réalise en livre numérique, il s’inscrit dans un espace virtuel qui lui attribue ses propriétés intrinsèques : discursives, computationnelles et réticulaires. Il fonctionne dans un système d’objets numériques comme le livre imprimé a sa place dans un système d’objets physiques. Mais dans l’un et l’autre cas, il échappe partiellement à son environnement : La Recherche du Temps perdu n’est pas réductible à l’une ou même à l’ensemble des objets imprimés par l’intermédiaire duquel elle peut être lue. La Recherche du Temps perdu est une Idée de livre, qui dépasse largement ses actualisations physiques. Lorsque je désigne cette œuvre, pour en faire l’éloge, la commenter ou la critiquer, ce n’est jamais l’objet que je désigne, mais le texte, qui échappe d’une certaine manière à toute matérialité. Cela ne signifie pas que l’objet imprimé ne compte pour rien dans mon expérience du texte – la lecture – ; il va jouer un rôle déterminant par ses propriétés physiques : son apparence et ses dimensions, son poids, son coût, sa résistance physique. Le système des objets dans lequel il s’inscrit va même influer jusqu’à un certain point la forme de la Recherche dans la mesure où son auteur a nécessairement anticipé les contraintes formelles (de taille, de progression, de structuration, de langue même, jusqu’à un certain point) qu’impose le système éditorial à tout texte qui prétend être publié. Mais il est évidemment impossible d’affirmer qu’elle est le pur et simple résultat de ces contraintes. Elle est essentiellement portée par une idée créatrice qui transcende cet environnement.

    Et que pourrait-on dire du livre numérique ? Y a-t-il une raison pour laquelle le texte serait davantage enfermé dans son environnement numérique qu’il ne l’est dans son environnement physique ? Je n’en vois pas. Il est possible voire probable que l’environnement numérique impose des formes particulières aux textes qui y sont publiés. Mais pas plus que dans le cas précédent, le texte n’est ou ne sera réductible à ces formes. »

    Courrez lire la magnifique conclusion du ReadWriteBook.

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    16
    01
    2010

    Existe-t-il un LibraryThing pour les films ?

    Je ne fais pas que lire des livres. Je regarde également beaucoup de films. Depuis que je suis client chez Glowria, j’ai pris l’habitude de faire une petite critique des films que je vois. Ce n’est pas très subtil, c’est vite fait, mais ça me permet de garder trace des films que j’ai vu, ceux que j’ai apprécié et ceux qu’il ne faut pas que je reloue ;-) .

    Problème. L’interface de Glowria n’a pas évolué depuis l’origine. De nombreux films ne sont pas dans la base et Glowria ne me permet pas de faire de critiques sur des films qui ne sont pas dans sa base – ça c’est un vrai problème de l’aficionado : même chose dans bien des catalogues, soit dit en passant ! Glowria ne propose pas de modules d’exports, ni de modules d’affichages et la communauté n’a pas grand intérêt (peu d’échanges entre les membres).

    Je vais donc arrêter de renseigner mes films sur Glowria et cherche un autre système pour cela. Un système 2.0 (pas une solution logicielle, l’absence de partage n’a pas d’intérêt et j’ai envie que ce soit accessible facilement). J’aurais voulu trouver quelque chose d’aussi génial que LibraryThing… Mais force est de constater que pour l’instant, je suis un peu déçu par ce que je trouve.

    D’abord, la plupart des plateformes sociales de recommandations de films (comme celles référencées par la TechCrunchBase – rubrique Competitors ou tags équivalents) ne sont destinées qu’aux publics anglophones. Les Flixter, AllConsuming, itrackmine, FilmCrave ne sont pas pour les internautes étrangers. Dans cette longue liste, si j’avais à choisir, je regarderais certainement du côté de Jinnimerci Benoît.

    Si je veux une interface en français, que me reste-t-il ? Amazon (pas trop envie), Allociné (l’interface n’est pas formidable, mais la communauté est riche), Ulike et Cinetrafic (merci Guillaume). En voyez-vous d’autres ? CineFriends.

    Je fais des tests. Je cherche surtout des possibilités techniques (RSS, Widgets, import/export), de la simplicité d’utilisation… Si la socialisation n’était pas trop mauvaise ce serait un plus. Mais pour l’instant, ce n’est pas si simple…

    En tout cas, il semble qu’il y a un créneau à prendre sur le marché francophone, non ?

    Tags:
    Publié dans Non classé |

    8 commentaires

    13
    01
    2010

    … Et la bibliothèque, sera-t-elle « homothétique ? »

    Après le Zelnik décortiqué par François Bon, voici le Tessier passé au crible par Olivier Ertzscheid :

    « Son principal intérêt ? Celui de l’idée d’un troc (compliqué mais possible) permettant d’atteindre très rapidement une masse critique considérable d’ouvrages numérisés francophones du domaine public.

    Ses principaux défauts ? Trois.
    * Le traitement erroné ( »joint-venture » …) et insuffisant de l’impérieuse nécessité de déployer une infrastructure de numérisation nationale mutualisable et capable d’absorber les numérisations déjà réalisées par toutes les bibliothèques publiques.
    * Le dangereux mélange des genres autour d’un impossible portail interprofessionnel à la fois public et marchand.
    * L’erreur de positionnement concernant l’utilité de toute éditorialisation. »

    Publié dans Non classé |

    3 commentaires

    11
    01
    2010

    Le livre numérique « homothétique » et les autres

    François Bon a pris le temps de lire dans le détail le rapport Zelnik – allez-y, c’est truculent, si ce n’était pas si triste. Il y relève la jolie expression de livre numérique « homothétique » (« c’est-à-dire reproduisant à l’identique l’information contenue dans le livre imprimé, tout en admettant certains enrichissements comme un moteur de recherche interne, par exemple »). Belle formule pour évacuer les pure players du numérique au profit des éditeurs classiques, aussi bête que la taxe Google. Décidément, ce gouvernement et nos représentants sont une catastrophe pour entendre et comprendre le numérique.

    Je retire ma signature de cette pétition (attrape-couillon).

    Publié dans Non classé |

    10 commentaires

    11
    01
    2010

    Comment se repérer dans un texte ?

    Dans le monde physique, l’indication de la page (sert à se repérer dans la plupart des publications) : mais comment nous repérer dans des contenus numériques ? s’interroge Karl Dubost. « Imaginons que je souligne un texte, que je garde une trace d’un passage dans un texte numérique et que je veuille l’annoter. Imaginons maintenant que je change d’appareil ou que je veuille notifier une personne utisant un autre appareil mais qui possède ce livre du même passage. Nous voulons pouvoir pointer dans le texte pour pouvoir en parler. Car les textes offrent aussi la possibilité d’un arc-en-ciel, d’un pont entre les humains. Lire et partager.

    Se pose alors la question évidente comment géolocalise-t-on le passage d’un texte numérique ? »
    Comptage de paragraphes ? De caractères ? Par ligne de texte ? De nouvelles formes de métriques ?

    Quelque soit le métrage utilisé, les séquences, de caractères, de mots, de phrases, de paragraphes et sections sont plus faciles à gérer sur un texte seul dont la mise en forme est linéaire : mais ce n’est pas le cas de tous les textes, rappelle Karl qui fait référence à d’intéressantes perspectives… Mais semble conclure qu’il n’y pas grand chose d’accessible.

    Hormis finalement le plein texte, c’est-à-dire une séquence de mots uniques…

    Publié dans Non classé |

    10 commentaires

    23
    12
    2009

    L’écriture manuelle est de l’histoire ancienne

    « Ecrire à la main est une technologie qui est devenue trop lente pour nos temps et nos esprits », explique Anne Trubek dans le magazine Miller-McCune. « Quand une nouvelle technologie d’écriture se développe, nous avons tendance à idéaliser l’ancienne. Ainsi, pour les moines, l’impression était capricieuse et l’écriture fiable. De même aujourd’hui : la sagesse conventionnelle veut que les ordinateurs soient dépourvus d’émotion et de personnalité et que l’écriture soit l’espace de l’intimité, l’originalité et l’authenticité. » Une sentimentalité que ne semble pas partager Anne Trubek.

    « La morale de cette histoire est que ce que nous attendons de l’écriture … est qu’elle facilite l’automatisme de la cognition, notre capacité à penser aussi vite que possible, nous libérant autant que possible des sténoses des technologies que nous devons utiliser pour enregistrer nos pensées. C’est ce que Palmer a voulu pour ses élèves – la vitesse (NDT : Austin Palmer est l’auteur d’une méthode d’écriture rapide). C’est ce que la machine à écrire a promis à Mark Twain. C’est ce que la dactylographie fait pour des millions de personnes. La technologie nous permet d’aller plus vite, non pas parce que nous voulons que tout aille plus vite dans notre âge qui se veut toujours à la pointe de la technologie, mais pour la raison inverse : nous voulons plus de temps pour réfléchir. »

    Via le New York Times.

    Publié dans Non classé |

    13 commentaires

    18
    12
    2009

    Quizz littéraire : devinez le titre…

    Ce que dit le contenu d’une oeuvre d’elle-même… Sur une idée de Mark Clarkson, qui a fait celui-ci. Les Wordle sont disponibles ici.

    Publié dans Non classé |

    4 commentaires

    14
    12
    2009

    Oeuvres closes marchandes et liquides non-marchandes ?

    En 2019, « Aurons-nous besoin d’avoir des oeuvres closes ? » se demandait François Gèze, le patron des éditions La Découverte (vidéo) en faisant un intéressant exercice de prospective au colloque Horizon 2019 (voir toutes les vidéos) organisé et mis en ligne par l’Enssib. L’avantage des formats clos n’est pourtant pas de fixer les choses explique Gèze que de permettre d’adresser une économie marchande. Dans l’esprit de Gèze d’ailleurs, on voit bien le distinguo : les livres liquides c’est bon pour le web, et les oeuvres closes, ça c’est de l’édition et ça s’insert dans une économie marchande. A mon avis, il y a là un étrange pari… Le principe de la transformation économique qui nous attend est de tenter justement de trouver des formes de monétisation aux oeuvres liquides… Pas plus que la presse ne pourra continuer à fonctionner en vendant du papier, du format clos, l’édition comme la presse va devoir trouver les multimodalités de commercialisation des formats liquides. Alors certes, aujourd’hui c’est loin d’être simple, mais ne pas vouloir s’intéresser à ces questions pose problème et repose sur une étrange conception d’une « l’absence d’évolution » des formats… Si les lectorats de 2019 lisent beaucoup moins de formats clos qu’aujourd’hui, on voit bien qu’on s’adresse à une économie en récession… Alors qu’on en est loin.

    Cela dit, j’aime beaucoup le concept d’ultimate book, ce livre absolu qui n’est plus qu’une interface unique pour tous les contenus. Intéressant exercice de prospective en tout cas, toujours difficile et casse-gueule.

    Merci à Alain Pierrot pour le signalement de cette mise en ligne.

    Publié dans Non classé |

    3 commentaires

    4
    11
    2009

    De la BD numérique au numérique…

    Aldus a raison. Lisez la dernière série de billets de Sébastien Naeco sur la BD numériqueet notamment l’avis de Joseh Béhé – et dépassez la BD pour vous posez la question de comment adapter nos histoires – que ce soit des BD, des romans, des essais… – à ces nouveaux formats. Matt Locke et Jeremy Ettinghausen ne disaient pas autre chose à PicNic !

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    26
    10
    2009

    D’une civilisation de la lecture à celle de l’écriture

    Denis G. Pelli et Charles Bigelow expliquent à Seed Magazine que si la lecture est la caractéristique de la société moderne, l’écriture pourrait être celle des sociétés futures. Si on compte près d’un million d’auteurs sur terre (un million de personne ayant publié un livre dans l’année, soit 0,01 % de la population), le nombre d’auteurs de livres a été multiplié par 10 chaque siècle. La proportion de ceux qui utilisent des nouveaux médias pour publier des contenus connaît, elle, un facteur de progression de 100. Tant et si bien que ce ne sera bientôt plus la lecture qui définira le summum de la civilisation, mais l’écriture.

    Si la croissance actuelle de Twitter se poursuit, estiment les auteurs (ce qui semble peu probable), toute l’humanité sera auteur (sur Twitter) d’ici 2013.

    authors-per-year_inline_640x262

    Je savais que cela vous amuserai.

    Publié dans Non classé |

    8 commentaires

    21
    10
    2009

    25 novembre : Bouquinosphère 6

    De Photos publiques

    La 6e édition de la Bouquinosphère aura lieu mercredi 25 novembre (certainement au Bon Pêcheur, 12 rue Pierre-Lescot dans le 1er arrondissement de Paris – à confirmer). Merci de vous inscrire sur le groupe Facebook dédié ou ici même en commentaire, afin de nous permettre de gérer l’affluence.

    La bouquinosphère est une rencontre informelle autour de ceux qui s’intéressent au devenir électronique des livres (livres en réseau, livres électroniques, édition électronique…). Elle consiste en un apéro informel (chacun paye ses consommations), ouvert à tous et laissant libre cours aux discussions.

    A l’occasion de cette édition, nous distribuerons la réédition des tee-shirts du Bookcamp2.

    ____
    Tee-shirts : Oui, les tee-shirts du Bookcamp2 (qui ont été offerts en toute fin de journée) n’étaient pas très bien réalisés, comme vous vous en êtes rendu compte. Les 130 exemplaires ont donc été réimprimés. Plutôt que d’inviter tout le monde à venir le retirer, nous avons décidé de les distribuer à l’occasion d’une nouvelle bouquinosphère. Si vous étiez au Bookcamp2, voici donc une raison supplémentaire de revenir nous voir. Chouette !

    Publié dans Non classé |

    6 commentaires

    21
    10
    2009

    De l’impact du téléchargement illégal et de la libre distribution sur les ventes

    A l’occasion de TOC à Francfort, Brian O’Leary de Magellan Media Partner a révélé une très intéressante étude sur l’impact du téléchargement illégal et de la libre distribution sur les ventes de livres (étude, slides), rapporte TheBookSeller.

    Comme l’explique bien Brian O’Leary, pour comprendre l’impact de la libre distribution ou de l’échange de fichiers, il faut l’observer et l’analyser. O’Leary explique d’ailleurs bien que ces deux phénomènes n’ont pas le même impact selon les livres dont on parle. Pour certains titres, le téléchargement illégal est une perte, pour d’autres, il peut accompagner et stimuler la vente. Pour l’instant, l’étude s’est concentrée sur 2 éditeurs, O’Reilly et Random House US. Pour O’Reilly, celle-ci a consisté à monitorer les réseaux P2P pour suivre l’évolution du piratage des titres de l’éditeur et regarder l’impact sur les ventes. L’étude montre que le partage demeure assez faible, qu’en moyenne il advient 19 semaines après la première date de publication sur quelques titres seulement, par contre l’étude constate une augmentation des ventes de quelques 6 % pendant un mois après la mise en partage. Le nombre de personnes qui téléchargent un fichier diminue très vite. La durée de vie d’un fichier en partage gratuit est assez faible et de courte durée…

    Pour Random House, la surveillance a consisté à observer l’impact d’une libre distribution de titres sur les ventes, pour 8 titres proposés en 12 formats différents. Les ventes ont grimpé de 19 % durant la période de libre accès.

    Ce qui fait dire à O’Leary que la crainte du piratage pour le livre est largement surestimée : elle a une faible incidence et une traine (un décalage temporel) significative. Le piratage apparaît en moyenne quelques 19 semaines après la première publication, un temps de latence qui suggère que l’impact négatif sur les ventes serait moins important pour le livre que pour d’autres médias (qui ne connaissent pas vraiment ce temps de latence). Après avoir dopé les ventes pendant quelques semaines (le temps du partage, quasi), celles-ci reprennent une courbe normale. « Les titres de l’échantillon ont connu un pic de vente lors de leur apparition sur les réseaux P2P. De la semaine 19, qui est en moyenne lorsque des titres ont commencé à être piratée, à la semaine 23, qui a été le deuxième pic moyenne, les ventes ont augmenté de 90%. »

    O’Leary estime que les titres d’O'Reilly pourtant devraient être plus négativement touchés par le piratage, parce qu’ils n’ont pas de DRM et touchent un public techniquement plus calé que des titres d’un éditeur plus généraliste.

    Tags: ,
    Publié dans Non classé |

    2 commentaires

    20
    10
    2009

    N’ayez pas peur ?

    Le Motif vient de publier l’étude – attendue – de Mathias Deval sur le téléchargement illégal de livre (.pdf). Nous disposons donc enfin de premières estimations sur le phénomène en France. Des chiffres qui seront précieux pour regarder à nouveau le phénomène dans quelques années. Car n’en doutons pas, à mesure que le numérique va envahir l’édition, le téléchargement de livres ne va cesser de progresser – l’étude le montre assez bien graphiquement, quand en 2008, avec l’ouverture de catalogues de titres numériques (l’offre Relay.com notamment, car beaucoup d’ebooks sont en fait et avant tout des titres de journaux et de magazine de presse) et la disponibilité des premières liseuses via iPhone, le nombre de livres piratés a visiblement augmenté. Contrairement à ce qu’annonce Mathias, on peut donc prédire ce que sera l’ampleur du téléchargement illégal dans les années à venir (il augmentera proportionnellement à l’offre numérique et à la facilité de consultation), et ce d’autant plus que « à défaut d’offre légale attractive, adaptée aux usages des internautes, c’est vers des sources illégales que se tourneront ces derniers. »

    Grâce à ces estimations, on peut être à la fois rassuré et inquiet. Rassuré, parce que le téléchargement de livres ne représente pas grand chose dans l’économie globale du téléchargement (moins de 1 % des titres disponibles légalement au format papier son accessibles de manière illégale, peu de nouveautés hormis quelques bestsellers qui se sont déjà largement rentabilisé : on est très loin de l’économie de l’échange de la musique ou du film qui eux s’engouffrent sur les nouveautés, concernent une grande majorité des titres et à des niveaux de téléchargement de plusieurs millions d’exemplaires…). Et encore, bien souvent, les livres ne sont en fait même pas échangés, faute de partageurs. A croire parfois que même si demain l’offre de livre numérique augmentait, la demande, elle, ne serait toujours pas au rendez-vous.

    Inquiet, pour exactement les mêmes raisons : parce que le livre n’est pas aussi désiré que le film ou la musique, que la réappropriation n’est pas là, ou pas aussi simple qu’avec les autres médias. Pour ma part, c’est ce fossé entre les millions de téléchargements d’un film et les quelques milliers de téléchargements d’un livre qui m’interrogent. Ce fossé béant montre combien le livre doit se réinventer et se rendre disponible pour ne pas disparaître…

    Disparaître ? Rien de moins ? C’est pourtant bien ce que souffle en filigrane l’étude d’Olivier Donnat sur Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique (voire la synthèse (.pdf), l’analyse de Silvère Mercier, et je vous invite à vous reporter au livre publié par les éditions La Découverte et le ministère de la Culture et de la Communication ainsi qu’à la matinale de France Culture avec Olivier Donnat et Bernard Stiegler). Pour y arriver, il suffit de prolonger les courbes que dessine Olivier et qui montrent qu’une partie croissante de la population s’éloigne du livre et des supports imprimés. L’étude montre surtout qu’il n’y a pas seulement une baisse structurelle de la lecture et du nombre de livres lus qui à chaque génération se fait un peu plus faible, mais aussi une évolution de la lecture, nous faisant passer des fictions aux livres pratiques et donc au livres qu’on consulte plus qu’on ne lit – tiens, l’internet ne ferait-il définitivement que refléter l’évolution de nos pratiques culturelles réelles ?

    Le seul élément d’espoir de l’étude d’Olivier Donnat n’en est peut-être pas un. Il montre qu’il y a une fraction de public qui utilise tous les médias : qui cumule toutes pratiques culturelles. Cette frange de population (CSP++, haut niveau d’étude…), celle qui lit plusieurs dizaines de livres par an, qui a appris à utiliser, mieux que les autres, ces nouveaux écrans, qui passe autant de temps que les autres à jouer, qui sort plus que les autres… cette frange de la population est réduite, mais stable. Nos élites se maintiennent, s’entretiennent, alors que le reste se délite… Voilà de quoi permettre à beaucoup de ne pas s’alarmer. Certes, cela permet à Jean-Claude Carrière et Umberto Eco, dans un très mauvais livre de discussions de comptoir élitistes de dire que l’internet ne nous permettra pas de nous débarrasser des livres – on se demande bien pourquoi Umberto Eco, qui a dit bien avant nous ce que nous constatons de l’évolution de la lecture, est venu se fourvoyer ici.

    Pour ma part, je suis plus inquiet par l’absence de téléchargement – l’absence de désir – que par le téléchargement. Je suis plus inquiet des hordes de ceux qui ne lisent plus que des hordes de ceux qui piratent des contenus. Je suis plus inquiet par cette concentration des pratiques culturelles entre les mains de quelques-uns (dont je suis) au détriment de tous les autres. Cela me dit qu’il y a quelque chose que nous n’avons pas réussi (et je suis persuadé que le divorce des élites d’avec la société est certainement l’une des causes).

    Encore une fois, si l’édition numérique ne nous permet pas d’adresser et conquérir de nouveaux publics, alors la numérisation ne sert à rien.

    « On se contrefiche du devenir du livre papier précisément parce son devenir est assuré », disait avec raison Olivier Ertzscheid dans un billet très stimulant. Certes, s’il reste encore quelques personnes pour les lire.

    Publié dans Non classé |

    14 commentaires

    9
    10
    2009

    Des livres pour enfants dans la DS ?

    C’est ce qu’annonce @Jeremy Ettinghausen de Penguin sur TheBookSeller. Pour 24,99 livres, vous aurez droit entre 6 à 8 livres d’un des 4 premiers auteurs/séries annoncées. Ils seront lancés pour la Noël en partenariat avec EA Games. Chaque titre devrait inclure des bonus, des liens, des sons additionnels, des sondages, etc. On espère qu’une petite vidéo nous permettra bientôt de voir ce qu’il en est…

    Tags:
    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    8
    10
    2009

    Question d’éthique

    J’aime beaucoup cette déconstruction rigoureuse et par l’exemple signée Rémi Mathis des fantasmes de Jean-Noël Jeanneney qu’il répétait à l’envie sur France Culture dans l’émission Question d’Ethique consacrée à la bibliothèque numérique universelle : « Dans la plupart des médias, la question n’est abordée que d’un point de vue éthique, politique, stratégique… en oubliant que ces sites sont avant tout des outils pour des gens qui cherchent des livres. Et qu’il arrive un moment où, même si on craint la menace que représente Google, on ira sur Google Livres parce que le livre dont on a besoin est sur Google Livre. »

    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    8
    10
    2009

    Appels à projets services numériques culturels innovants

    Alors que l’appel à projet du ministère de la culture sur la numérisation est bientôt clos (date limite 20 octobre), le ministère vient d’en lancer un pour les services numériques culturels innovants. A vos dossiers !

    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    6
    10
    2009

    Piratage ? Non, réappropriation !

    « Tant que le public ne manifestera pas de telles envies de réappropriation créative des textes, on pourra en déduire que le livre numérique n’aura pas atteint sa pleine maturité technologique et ne constituera pas un véritable objet culturel, comme le sont devenus la musique et la vidéo numériques. »

    Lionel Maurel

    Publié dans Non classé |

    3 commentaires

    5
    10
    2009

    Se nourrir de contenus

    Tout comme Google Translate se nourrit des traductions que nous y opérons (et s’en améliore), l’excellent Antidote de Druide informatique, un logiciel de correction orthographique et grammatical, se nourrit de milliers de contenus pour s’améliorer nous explique Clément Laberge :

    « De toutes les notes prises au cours des Assises internationales de l’imprimé et du livre électronique (E-PaperWorld) la semaine dernière à Montréal, celles qui me reste le plus fortement à l’esprit concernent les interventions de Éric Brunelle, président de Druide informatique, éditeur de Antidote.

    Monsieur Brunelle a beaucoup insisté sur l’importance de rendre disponible la littérature québécoise sous forme numérique — notamment afin d’en assurer le rayonnement à travers les outils linguistiques contemporains.

    Il a évoqué le fait que Google Books est très utile à Druide pour enrichir et perfectionner Antidote en parcourant de ses algorithmes l’ensemble du corpus numérisé par Google — qui est malheureusement, selon ses dires, assez pauvre en oeuvres québécoises.

    Il a aussi mentionné avoir déjà sollicité les éditeurs québécois afin d’avoir accès à leur fonds d’édition sous forme numérisée dans le but de pouvoir en tenir compte — et ainsi pouvoir mettre en valeur notre écriture à travers Antidote. Cela s’est malheureusement conclu par un échec.

    Encore plus invraisemblable, il a mentionné que Druide n’a jusqu’à présent pas pu tirer profit des efforts de numérisation de la BAnQ parce que celle-ci numériserait essentiellement sous forme d’images et/ou que les fichiers textes qui pourraient être issus de cette numérisation ne sont pour le moment pas accessibles. Druide doit donc se tourner vers les fruits du programme Gallica, de la Bibliothèque nationale de France, afin de répondre à ses besoins et continuer à enrichir et améliorer Antidote.

    Cela fait bien réfléchir… »

    Tags:
    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    19
    09
    2009

    Nous sommes tous des enfants de Zazie

    On avait bien eu des alertes, mais qui pouvait penser vraiment que Zazieweb pouvait s’arrêter un jour… Zazie, c’est fini, nous explique Isabelle Aveline. Après avoir passé plusieurs mois à essayer de trouver une solution financière à l’aventure Zazieweb, Isabelle jette l’éponge. Visiblement ni les libraires, ni les bibliothécaires n’ont voulu entendre l’intérêt que pouvait représenter une communauté de lecteurs. Et c’est certainement cela qui est le plus alarmant dans le message d’Isabelle :

    « A l’heure où certains projets de numérisation & portails indépendants voient le jour à coup de financements français et européens qui se chiffrent en millions d’euros, Zazieweb ne peut plus — je ne le souhaite plus — continuer ainsi…

    Actuellement je porte Zazieweb en solo à bout de bras (deux bras…) et n’ai plus les moyens de développements technologiques & de gestion/animation des contenus qui seraient nécessaires pour maintenir la qualité de services et des contenus, aux lecteurs. C’est le minimum…

    Pourquoi ne pas continuer en solo ?
    Parce que la chasse aux subventions est un modèle épuisant… et vain, au final : 5000 euros par-ci, 2000 euros par-là… Parce qu’il est souvent promis et peu donné…

    Parce que la « case numérique culturel » n’existe pas dans les institutions & financeurs et qu’il faut « jongler »… : Non Zazieweb n’est pas une librairie, n’est pas une maison d’édition, n’est pas une bibliothèque, n’est pas un événement littéraire, n’est pas une revue littéraire… hum…, je crois que c’est tout cela à la fois !
    Parce que des bouts de ficelles ne suffisent plus… et que l’absence de « vision » globale & pérenne des institutions & des financeurs me désole…

    Parce qu’il devient vital de constituer une vraie équipe projet/développement et que je n’en ai pas les moyens.

    Parce que j’ai un peu/beaucoup l’impression de servir de « test » aux institutions et pool de recherche qui, dans quelques mois/années, auront les moyens ou la compréhension des enjeux… parce que « assez » de voir des projets institutionnels ou des programme de recherche financés sans qu’il y ait de véritable usage, de public utilisateur…, « assez » d’entendre des assises du Livre conclure sur la perte de vitesse de la chaîne du livre et sur la nécessité d’encourager de nouvelles formes de médiation du livre sans que cela s’accompagne de véritables mesures ou prise de position, « assez » d’entendre toujours les mêmes Cassandres/éléphants alors que la « base » innove au quotidien sur des blogs ou sites persos, alors que les lecteurs et process d’appropriation se déplacent sur d’autres supports (web, podcast, flux rss, mobiles…), parce que décidément il ne semble pas que l’intelligence du média web soit comprise et intégrée dans les politiques culturelles et les instances étatiques et du coup en reste à la puissance des acteurs du privés et souvent, de surcroît, anglo-saxons, et ce alors — paradoxe suprême & vain — qu’il semble de bon ton de le déplorer…

    Comme si les temps de décisions, de déplacements, de mutation… n’étaient pas les mêmes alors que les publics, les lecteurs eux « mutent » et s’approprient d’autres espaces… physiques ou virtuels. »

    La course à la numérisation patrimoniale a eu la peau de la médiation.

    « Parce qu’il semble que les logiques de subvention se concentrent sur les projets de numérisation, les arts numériques, pas sur la médiation… alors qu’il me semble — et depuis longtemps — que c’est l’exercice de la médiation qui seule rendra le livre numérique pertinent, voire même qui créera désormais l’existence « réelle » du livre et du livre numérique. »

    Un page de l’histoire du web francophone se tourne avec Zazie, sur ce web où il y a tant de page. Je sais qu’Isabelle rebondira, fera autre chose… Mais elle laissera derrière elle un esprit qui a permis la naissance de tout cette blogosphère du livre. Et des regrets aussi. Celui de voir la médiation numérique autour du livre et de la lecture si peu prise en compte, au profit bien souvent de projets industriels ou institutionnels si souvent éloignés des réalités.

    « Nous sommes tous des enfants de Zazie », pour bien souvent y avoir fait nos armes, ou y avoir tous posté une critique de livre. Y avoir passé nos premières armes, nos premiers échanges. Zazie nous a rassemblé et nous a dispersé autour d’elle… Merci infiniment Isabelle !

    Hubert

    PS : Olivier en parle également et je partage complètement tant son propos que son énervement :

    « Que pas un ministre, que pas une seule institution publique ou privée (bibliothèques, Direction du Livre et de la Lecture), que pas un seul secteur économique (édition, librairie) n’ait eu l’idée de saisir l’une des trop nombreuses perches tendues par Isabelle Aveline est assez symptomatique de la compréhension des problématiques numériques culturelles dans notre bel hexagone : pour être à la hauteur des enjeux, on mobilise toute l’énergie d’un pack de 6 Flanby cumulée à la force de conviction de 3 lamentins neurasthéniques.

    Il semble que les susnommés aient fait le choix de regarder passer les trains en s’esbaudissant le matin des réussites d’outre-atlantique et en se lamentant le soir de nos incapacités à en produire de telles, le tout en omettant soigneusement pendant le reste de la journée de capitaliser ou d’investir sur l’existant, trop occupés qu’ils sont à réinventer la roue carrée de la distribution et le cercle rectiligne des usages… »

    Publié dans Non classé |

    9 commentaires

    19
    09
    2009

    Place de la toile spéciale édition numérique

    Il n’y a pas à dire : Je suis plus à l’aise derrière un écran que devant un micro. Malgré le stress, palpable, nous sommes arrivés au bout de cette Place de la Toile, même si nous n’avons pas pu dire tout ce que nous avions à dire, pas plus expliquer aussi bien que nous essayons de le faire d’habitude, ce que le numérique transforme au livre. On aura essayé. ;-)

    Je garde la photo en souvenir. Merci à Xavier, Marin et Virginie. 470120749-photo

    Publié dans Non classé |

    3 commentaires

    16
    09
    2009

    Place de l’Hyperlivre

    hyperlivreLa vidéo insupportablement grandiloquente du lancement de l’Hyperlivre de Jacques Attali, ne doit pas nous faire oublier que derrière la fausse première – les flashcodes existent depuis longtemps : la proposition de contenus additionnels n’est pas révolutionnaire en soi – il y a tout de même une vraie expérimentation d’éditeur français sur le numérique, dans un secteur qui est assez frileux en terme d’expérimentation justement. Une expérimentation frileuse et limitée dans le temps puisqu’elle se contente d’insérer 83 flashcodes dans le livre permettant d’accéder à autant de contenus multimédia (musique, interviews vidéos et audios qu’il a fallu produire ou dont il a fallu acheter les droits) jusqu’en février 2010 seulement précise Sébastien Bailly. Reste que les flashcodes ont la limite de leur facilité : ils ne sont lisibles que par 23 % du parc des mobiles en France, ce qui risque de rendre l’expérience utilisateur assez décevante, comme l’exprime Marc-André Fournier : « Je ne sais pas si il s’agit du premier hyperlivre, mais il s’agit bien du premier bouquin qui fouille dans ma poche pour en tirer du pognon quand je tourne un page », explique-t-il en parlant de sa vaine tentative d’installation du logiciel qui lit les flashcode.

    Il y a aussi visiblement une réflexion sur le modèle économique : on prend un auteur phare qui vend beaucoup de livres et qui devrait permettre justement d’amortir le financement de ces suppléments multimédias proposés gratuitement dans un premier temps (mais qui pourraient être payants ensuite ou sur d’autres livres, envisage Robert Laffont).

    Bien la bouquinosphère a tendance à être critique (critique sur le déferlement médiatique, sur l’expérience multimédia…) : il n’empêche que le plus surprenant est qu’il n’y ait pas plus de livres avec des flashcodes dedans (ou plus exactement avec des url courtes et mémorisables qui me sembleraient certainement beaucoup plus adaptées du type : http://www.lesensdeschoses.com/bach pour un extrait de Bach par exemple… Dommage d’ailleurs que les 2 n’aient pas été pensées en même temps !).

    L’offre d’Editis avec Place des Editeurs qu’annonce Livres Hebdo va déclencher également son flot de critiques (Aldus, qui faisait le constat que 5 % des livres de la rentrée sont disponibles au format numérique a bien démarré, François Bon s’énerve également sur Twitter…). La complexité de l’offre, des prix et des durées de pérennité et de partage des fichiers rend l’offre particulièrement confuse et indigeste dès son annonce.

    « Laissons-les verrouiller leurs fichiers dégradables, les limites à 4 appareils, l’alignement sur les prix papiers et pendant que les gros géants vont se dégonfler comme d’affreuses baudruches toutes pleines de verrues inventons là où nous savons être le plaisir et l’intensité de la lecture, le plaisir, le partage et la réflexion du web », déclare très justement François Bon. Contrairement à Julien, je pense que les politiques tarifaires sont étudiées, mais pas avec les critères de l’électronique : les éditeurs sont des gens prudents, ils ne cherchent pas à mener une révolution (du financement des auteurs, de l’offre de l’électronique par rapport à l’offre papier…), mais à s’insérer dans un nouveau commerce sans perturber l’ancien.

    Publié dans Non classé |

    9 commentaires

    11
    09
    2009

    #ucleo : Virginie Clayssen : les modèles économiques de l’édition numérique

    Virginie Clayssen travaille dans le groupe Editis, qui regroupe une quarantaine de maisons d’édition (littérature générale, éducation…). Chargée du développement numérique et de la veille sur les domaines du numérique et de l’édition pour informer la stratégie numérique du groupe et réalise un travail d’accompagnement auprès des maisons du groupe dans leurs projets numériques. Egalement Présidente de la commission numérique du Syndicat national de l’édition depuis juin 2009.

    Read/Write Book ?
    Jean-Michel Salaün a récemment été surpris par l’emploi d’un titre en anglais. Ce titre est au coeur de la problématique. En anglais, Read/Write a un sens bien précis. Read, pour un informaticien, c’est accessible en lecture et Write, c’est être accessible en écriture. Se titre dit aussi comment l’univers du Print on Demand, vient percuter l’écosystème traditionnel du livre. En quoi un livre imprimé est accessible en lecture ? Accessible à qui ? Aux êtres humains. Il est aussi accessible en écriture : on peut annoter le livre papier. Une fois qu’il est numérique, le livre est accessible en lecture, mais via un dispositif technique. Mais il peut aussi être lu par un robot et son contenu peut-être indexé. Certains dispositifs qui permettent de lire une livre numérique permettent aussi l’écriture. Mais pour l’instant, ils ne sont pas toujours accessibles en écriture, même si l’annotation se développe.

    A l’époque du CD-Rom (Rom pour read only memory), le livre sur CD-Rom ne permettait que de lire, d’utiliser… Mais on pouvait écrire sur le disque dur de l’ordinateur qui lisait le CD-Rom. Cela liait l’usage du CD-Rom à une machine particulière…

    Dans les glissements de sens que nous connaissons, on avait le terme « privilège » : Read/Write : on autorise, on donne des privilèges d’accès. Un des sens du mot privilège était lié au droit d’auteur : celui d’obtenir l’autorisation exclusive d’imprimer et vendre un livre pour une durée déterminée. Les éditeurs sont tiraillés entre 2 modes de privilèges : en informatique, ce sont les droits que l’on accorde à un utilisateur sur des bases de données… On ne peut pas faire dans une base de données, des choses dont on n’a pas le droit. Il y a une bascule entre les sens des 2 mots et entre les 2 mondes d’hier et d’aujourd’hui.

    Dans le livre papier, avec un livre de cuisine, l’éditeur met en forme le livre et le fait connaitre pour le vendre. A partir du même auteur, on peut créer une base de données de recettes de cuisine, il va falloir aussi gérer la façon dont chacun accède à la base de données…

    Roger Chartier rappelle que nous sommes dans un basculement qui ne cesse de poser des questions : « Ici se situe le grand défi, qui est de savoir si le texte électronique doit être soumis à des concepts hérités et donc du coup doit être transformé dans sa matérialité même, avec une fixité et des sécurités, ou si inversement les potentialités de cet anonymat, de cette multiplicité, de cette mobilité sans fin vont dominer les usages d’écriture et de lecture. Je crois que là se situent la discussion, les incertitudes, les vacillations contemporaines. »

    Personne ne connait le truc qui marche. Personne ne sait comment on lira dans 20 ans, ce qu’on lira. Mais il faut se poser des questions, car les comportements de lecture on déjà changé.

    Le moment ebook : le Kindle et autres liseuses
    Jusqu’à peu, on pensait que personne ne lirait de roman sur un écran… Mais des gens, de plus en plus, apprécient le fait de pouvoir lire (des romans, des essais), des livres qui nécessitent une lecture en immersion et pas seulement en consultation, depuis des outils qui rendent la lecture suffisamment confortable ou agréable pour qu’ils fassent la bascule. Ces 2 dernières années, aux Etats-Unis, la bascule semble importante (sauf qu’Amazon ne donne pas de chiffres sur le Kindle). Les éditeurs américains qui ont fait basculer leurs catalogues en numériques ont été surpris par le nombre de téléchargements effectués. Les quelques statistiques publiées par l’IDPF, qui veille sur le format ePub, sont importantes. Le mouvement est significatif.

    Ce mode de lecture décolle. D’autres fabricants s’y mettent. S’il n’y avait pas intérêt, le mouvement des industriels ne serait pas si fort.

    A la surprise de tous, Stanza, la première application pour lire des livres sur iPhone a été massivement téléchargée (cela ne veut pas dire que tout le monde l’utilise). Les usagers nous surprennent : leurs pratiques contredisent nos certitudes. On pouvait croire que l’édition était tranquille, que les gens ne lacheraient pas le papier… Un public de lecteur existe pour le livre électronique et le boulot des éditeurs est de servir les lecteurs.

    Le numérique vient bousculer les places traditionnelles de l’auteur, du lecteur et de l’éditeur et le recompose. Au Japon, les livres sur le pouce se font pour beaucoup sans l’intermédiaire des éditeurs. Les FanFictions développent les personnages de fictions d’auteurs…

    Amazon, ne vend pas que des biens culturels. Il est aussi un acteur majeur du Cloud Computing à cause de la saisonnalité de ses ventes qui l’ont conduit à trouver des solutions pour exploiter ses serveurs parfois inactifs. Et il est en passe de passer de la vente de livres imprimés en ligne (entrepôts, culture forte de la boutique et de l’expérience d’achat en ligne) à la vente en ligne de fichiers électroniques. Amazon a commercialisé sa propre machine sur un modèle propriétaire, qui ne lit que les livres numériques vendus sur Amazon et qui interdit aux autres machines de lire ses livres. Il créé des clients captifs qui ne peuvent choisir des livres que sur son catalogue. Amazon vend 14 % des livres papiers des Etats-Unis, ce qui cause des problèmes majeurs aux éditeurs. Cela lui a permis d’imposer le prix de 9,99 $ pour les nouveautés aux éditeurs (mais ce n’est pas le cas de tous). Amazon pour l’instant vend ces livres à perte car il achète ces livres numériques au prix de l’éditeur.

    Le numérique doit-il être moins cher ? Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’entrepôts et de camion, qu’il ne faille pas stocker, acheminer. Ce n’est pas le même prix, bien sûr, mais s’il y a un grand nombre de ventes. La perception de l’utilisateur est de dire que ça ne peut pas être aussi cher. La perception de l’éditeur est de voir le risque que demain on ne puisse plus rémunérer les auteurs, voir ne plus faire de livres… Ou alors, il faut imaginer d’autres façon de rémunérer les auteurs et ceux qui les fabriquent. Pour l’instant, le prix de 9,99 $ est un prix d’attraction : Amazon se rémunère sur les liseuses et capture des clients. Les éditeurs américains craignent demain qu’Amazon leur demande de les vendre moins cher, une fois que la masse de clients sera là.

    Barnes & Noble vient d’ouvrir une offre de livres numériques cet été. Une offre qui s’ouvre à tous les terminaux, mais adopte un format propriétaire (ereader) également après avoir racheté FictionWise.

    Sony, qui fabrique depuis longtemps des liseuses, après avoir un format fermé adopte le format ePub et se rapproche de Google (soutient au GBS et récupération d’un million d’ouvrage de Google).

    En Europe, il n’y a pas de Kindle pour l’instant. Au Royaume-Uni, Waterstone a lancé la Sony et des livres en ePub chez Waterstone. En France, l’année dernière, la Fnac a lancé des liseuses de Sony avec des exclusivités liées au groupe Hachette. ePagine et Gallimard ont aussi lancé une offre encore balbutiante. La mise à disposition de catalogue grand public devrait vraiment commencer cette année.

    Sur le prix du livre numérique : la TVA n’est pas la même (l’éditeur perd 14 %), et le livre électronique n’est pas soumis à la loi Lang : les revendeurs peuvent négocier le prix qu’ils veulent pour le livre numérique, ce qui fait courir un danger aux libraires. Les éditeurs combattent l’idée qu’un bien immatériel doit être moins cher qu’un bien matériel.

    Le prix est un domaine qui cristalise. Pour le public, le livre numérique doit être peu cher. Pour fixer le prix du numérique il faut penser au moment de la sortie, aux autres disponibilités (poche), à l’amortissement, à l’enrichissement possible ou pas, à la vente couplée (ou pas). On est loin d’avoir un consensus sur le modèle économique du livre économique et encore moins sur le prix. La question du prix va se stabiliser au fil du temps.

    Mais ici, on est juste dans le changement de support. Si l’édition numérique n’était que cela, proposer des lectures sur d’autres supports, ce ne serait qu’un changement assez minime. Mais du moment qu’il devient numérique, le destin du livre se transforme. On a envie de l’enrichir : on n’est plus limité par le nombre de page… On peut ajouter par exemple tout son catalogue… On peut aussi mettre du multimédia.

    La lecture juste-à-temps : daily.lit
    DailyLit est un service. On a de moins en moins le temps de lire. DailyLit permet de vous abonner à un livre et de recevoir ses extraits de la manière dont on veut au rythme qu’on veut. Il y a des gens qui sont intéressés par ce service. Après avoir proposé des livres gratuits du domaine public et après des livres sous droits avec abonnement payants (moins de 10 dollars le titre). Maintenant, ils proposent du sponsoring (modèle publicitaire) : chaque envoit contient un logo et un lien vers la marque sponsor.

    Ici, l’expérience de lecture est différente. Le livre est un flux. Il vous accompagne. Il vous arrive. On prend un rendez-vous avec un moment de lecture. On est proche du feuilleton (où l’épisode est plus organisé, avec un désir d’attention). De nombreux comportements sont imaginables et les usages que font les gens surprennent.

    La lecture dans les nuages : Google
    Le Cloud Computing c’est le nuage de l’internet. En fait ce sont les fermes de serveurs que Google (et autres) construit sans arrêt dans le monde entier. Ces usines informatiques constitue le nuage d’infrastructures des outils et contenus que nous utilisons.

    Le projet de Google c’est de construire un répertoire de catalogue de livre. Si les livres ont été numérisés par Google, on peut voir des extraits ou l’on peut avoir des livres en entier ou en extrait selon les droits conclus entre Google et l’éditeur.

    Apparté : GBS : ce que c’est
    En septembre 2005, l’Author’s Guild américaine (8000 auteurs américains) porte plainte contre Google qui numérise sans leur accord des livres sous droits dans les bibliothèques américaines.
    Google considère qu’il ne déroge pas au droit, les extraits, le catalogage doit appartenir au Fair Use. Au bout de plusieurs mois de procès, Google et l’AAG ont signé un compromis (on ne saura pas si ce que proposait Google pourrait être légal ou pas). Cet accord ne réglait pas seulement la situation présente, mais organisait (s’il est validé par la justice) une partie du marché du livre numérique pdt des années. Ce procès avait pris la forme d’une Class Action pour qu’elle concerne l’ensemble des éditeurs et auteurs qui ont un copyright aux USA, mais aussi des éditeurs et auteurs du monde entier présents dans les bibliothèques américaines. L’accord engage des éditeurs du monde entier.
    Ceux qui ne sont pas d’accord, on une date limite pour dire qu’ils ne sont pas engagés pour sortir du réglement : ils devaient faire une démarche pour en sortir avant le 4 septembre dernier.

    Qu’est-ce qu’il y a dans cet accord : une compensation pour les actes de numérisation passés (45 millions de dollars : 60 dollars par ouvrage, 15 dollars par courte citation), 5 $ par courte citation). Les auteurs et éditeurs devront revendiquer ces sommes en se déclarant comme ayants-droits et recevoir le dédommagement.

    Google pourra continuer à scanner les livres de bibliothèques sans l’accord des ayants-droits.

    Google pourra faire à partir des données : régime différent pour les livres commercialisés et les autres : pour les livres encore commercialisés, Google n’inclura pas ces livres dans son projet (opt-in), pour les livres épuisés (opt-out) Google les incluera dans son offre, sauf si les éditeurs signifient expressément qu’ils ne le veulent pas.

    Ce qu’il aura droit de faire : vente d’espace publicitaire, présentation d’extraits, vente d’abonnement aux institutions (bibliothèques), accès gratuit de cette base pour chaque bibliothèque pour un poste, vente de livres. Ce projet ne sera accessible que sur le territoire des Etats-Unis, pour l’instant.

    Quand les livres seront commercialisés (accés bibliothèques et particuliers), les ayants-droits pourront toucher 63 % des revenus, même pour les oeuvres épuisés.

    Qui va administrer tout cela ? Accord, percevoir les abonnements et répartir les revenus entre les multiples ayants droit… Auteurs, éditeurs et Google se sont mis d’accord pour créer un registre financé par Google mais indépendant (administré pour moitié par éditeurs et auteurs – ressemble à une société de gestion collective). Google finance pour 34 millions de dollars et ensuite se financera en prélevant 10 à 20 % des revenus. Ce registre sera en principe accessible à d’autres que Google. Si d’autres acteurs numérisent des livres et en a besoin, il pourra l’utiliser.

    La calendrier : 5 janvier 2009 : Google a ouvert sa base de listes d’ouvrages numérisés pour regarder quels ouvrages étaient numérisés. Mais ça prend du temps pour compter les livres car les métadonnées de Google étaient réalisées automatiquement (doublon, mauvaises orthographe, plusieurs noms, multiples éditeurs : éditions Pocket, Pocket, Pocket édition…). Jusqu’au 4 septembre dernier, Google devait faire savoir l’existence de ce projet et les gens devaient décider de sortir ou pas du règlement ainsi que la possibilité de proposer des objections au juge américain. Si on sort du règlement, on ne conserve que le droit d’attaquer Google en justice.
    Le 7 octobre : audience et validation par le juge américain. Ce projet (pour l’instant ce n’est qu’un projet) doit être validé ou non par la justice. Bcp d’objections ont été proposées. S’il est validé par le juge américain, les ayants-droits auront jusqu’au 5 janvier 2010 pour demander les compensations des actes de numérisation et pour indiquer avec les outils fournis s’il faut faire opt-out ou opt-in sur chaque livre.

    Pour l’instant, peu d’éditeurs sont sortis du réglement car cela laisse peu d’option. Si l’accord est validé, les éditeurs vont certainement massivement retirer les copies… Les éditeurs peuvent envoyer des listes d’ISBN à Google, même pour faire retirer des extraits.

    Commentaire dans la salle : Sur BritishLibraryDirect, la bibliothèque britannique a aussi massivement numérisé des livres et des revues sans demander leur accord à des éditeurs et vend ses numérisations. En Allemagne, Subito est passé du prêt de livre à l’échange de photocopies et vente de .pdf, sans autorisation en France. Même cas avec l’Inist en France et avec la BNF qui propose des service de numérisation ou de copie très cher, à la demande, sans jamais avoir demandé les droits ou rétribué les ayants-droits…

    Pour Virginie, dans le GBS, les éditeurs n’ont pas pu discuter… Ils ont été convoqué sur quelque chose. Il faut accepter ou pas. Pour certains, ce que Google a fait est inacceptable. Pour d’autres, on ne saura pas si le Fair Use était invoqué à juste titre, voyons voir ce qu’on peut faire avec cette base… Reste que ce que Google a réussi à faire quelque chose et rapidement. Débat complexe. Les éditeurs américains sont très pragmatiques : Google va ouvrir un marché et redonner vie à des livres épuisés, va permettre de générer des revenus pas très élevés sur des titres qui ne rapportaient plus… Ensuite, chacun construira ses stratégies… D’autres positions se posent sur le monopole de l’accès que s’arroge Google… Il sera protégé par l’accord. Un autre acteur qui veut faire la même chose pourra être attaqué par un ayant droit. Google n’acquiert aucun droit sur les titres avec le GBS, mais l’autorisation de faire du commerce avec ces titres. Les positions ne peuvent êtres simples tant les implications sont nombreuses et les conséquences du réglement parfois inimaginables.

    Le livre dont vous êtes le co-auteur : sharedbooks
    Cf. la conférence avec Luc Spooren sur l’impression à la demande.

    Certains paient d’autres pas : filedby
    filedby : est une base de donnée d’auteurs, pour faciliter la rencontre entre auteurs et lecteurs et leur faciliter leur présence web : une page pour se présenter, un blog, une présence sur des réseaux sociaux… Ils ont mis tous les auteurs sans leur demander leur avis, et les auteurs peuvent revendiquer et prendre possession du site pour les utiliser. Certains auteurs peuvent avoir accès à des fonctions premium (nouveaux services, certification…).

    Ca marche très bien. L’université de Cambridge vient de passer un accord pour inscrire massivement plusieurs dizaines de ses auteurs. Des éditeurs peuvent payer à leurs auteurs ce service. L’idée est de débarasser l’auteur du soucis du web.

    Ce service montre des évolutions importantes. Le rapporchement lecteur/auteur… Réseau social spécialisé autour des auteurs et des livres afin de créer des espaces de discussions entre eux.

    « On ne va pas vers une industrie du livre numérique, mais vers une industrie numérique du livre ».

    Un modèle poétique : Publie.net
    Publie.net : « Notre modèle n’est pas économique, il est poétique » (François Bon).

    Publie.net vend du livre numérique, c’est une maison d’édition coopérative d’auteurs. C’est une maison nativement numérique (sans version papier des titres). 50 % du prix public revient à l’auteur (vente par téléchargement). Il y a des tarifs variés et des formules d’abonnements (particulier et institutions).

    L’idée et le montage du projet revient à François Bon et son équipe : TiersLivre, Remue.net, Philippe de Jonckhere et son désordre.net… Un projet qui a évolué en s’appuyant sur des échanges nourris dans la blogosphère du livre que Virginie nous invite à découvrir.

    Conclusion
    Il n’y a pas un modèle économique comme il n’y a pas un livre. Le destin numérique des livres est varié selon les livres et les acteurs qui les portent. On devrait parler plutôt d’expérimentations, d’innovations plutôt que de modèles économiques, qui sont plus le fruit d’intuition, de paris, d’une compréhension assez intime de ce qu’il se passe sur le web. C’est technique, mais c’est aussi social, c’est aussi des pratiques qui bougent. Et c’est à elles qu’il faut essayer d’adapter nos propositions. Il faut observer les usages pour anticiper les offres qu’on pourra proposer demain, sans préjugés sur les pratiques qui se développent sur le web.

    Tags:
    Publié dans Non classé |

    11 commentaires

    8
    09
    2009

    Sur quels supports consulte-t-on des livres électroniques ?

    PubTrack, rapporte Publisher Weekly, vient de publier une étude sur l’évolution des supports sur lesquels on lit des livres électroniques. Malgré toutes les limites qu’on pourrait pointer sur ce type d’étude, les camemberts montrent bien qu’on est loin d’un mode d’accès unique, mais qu’au contraire, il se diversifie…

    Dans leur rapport mensuel, pour la première fois, en juillet, le téléchargement sur Kindle aurait dépassé l’ensemble des téléchargements via ordinateurs.

    Tags:
    Publié dans Non classé, liseuses |

    Aucun commentaire

    7
    09
    2009

    D’une culture du savoir à une culture du partage…

    Karl Dubost explique comment le droit intégré dans le code peut faciliter le respect des droits numériques des oeuvres. Il ne faut pas empêcher la duplication des oeuvres. Les métadonnées peuvent aussi porter des modèles d’affaires :

    « Imaginons un accord entre un éditeur et Amazon pour le Kindle. Le texte en epub (format xhtml) comprend des annotations RDFa autour d’éléments clés du texte. Une citation d’un autre auteur est présente dans le texte. Nous y plaçons les informations ISBN, le titre, l’auteur et la page. Le Kindle comprend les données RDFa et propose d’en savoir plus. Il vous amène à une page au complet de laquelle la citation est tirée afin de savoir si vous aimez le reste. Avec un bouton pour acheter le livre au complet.

    Un roman est bien souvent un voyage intérieur qui donne lieu à l’envie d’explorer plus loin. Imaginons que l’action se situe dans un endroit particulier. Bien souvent, nous désirons en savoir plus sur ce lieu, nous voulons explorer. Des liens vers des pages descriptives de ces lieux pourraient enrichir le livre électronique. Cette description pourrait être complétée par l’achat d’un voyage chez un fournisseur tiers.

    Ces modèles d’affaires autour des métadonnées du livre pourraient-ils devenir une façon de rémunérer le travail d’un auteur par commission sur le volume d’achat. À tester et à explorer. En revanche, comme tout système modifiant son environnement, les auteurs modifieront leurs façons d’écrire en fonction de ces mécanismes.

    Il y a tant d’expériences à mener dans le monde de l’édition en utilisant les technologies de façon appropriée. »

    Mais force est de constater qu’ils portent d’abord des modèles de protection. Comme le dit Alain Pierrot : « Il faut penser et pas interdire l’utilisation de nos livres ». Le même : « Amazon ’search inside’ a démontré que donner à lire du contenu augmentait fortement les ventes ».

    Comme le dit Karl à nouveau : « La copie de textes et d’images sur le Web est rarement malveillante. Elle tient beaucoup plus du besoin immédiat et de l’ignorance, et surtout de l’envie de partager avec les autres. » Et c’est ce besoin de partage qui est essentiel. Comme le dit Ross Mayfield, nous passons d’une culture du besoin de savoir à une culture du besoin de partage !

    Publié dans Non classé |

    3 commentaires

    7
    09
    2009

    Les notes que l’on partage

    L’indispensable Motoko Rich revient, pour le New York Times, sur les livres que l’on partage ou plus précisément les services web qui permettent de partager ses notes de livres, en signalant l’initiative de Shared Book. L’initiative est simple : Shared Book vient de faire un partenariat avec un éditeur pour proposer trois chapitres de NurtureShock, le nouveau livre de Po Bronson et Ashley Merryman, sur lesquels les lecteurs pourront partager leurs notes. Après l’expérience, Shared Book vendra les trois chapitres avec la compilation des notes pour 2,95 $. « Pour nous, l’édition 2.0 parle des gens qui ont une relation différente avec le monde écrit », explique l’un des éditeurs.

    L’occasion de parler – enfin – de la liseuse en ligne d’Immatériel (dans la lignée de CommentPress ou de BookGlutton notamment), disponible notamment sur Publie.net. L’idée est d’avoir un système qui permette de lire en ligne, d’annoter et surtout de partager ses notes autour des livres qu’on lit.

    Derrière ce type d’idées, il y en a une autre : on sait que les passages les plus copiés, les plus discutés, les plus référencés des livres seront la matière même de leur recommandation interne, comme le montre très bien la page de chaque livre disponibles sur Google Book Search.

    Publié dans Non classé |

    2 commentaires

    1
    09
    2009

    26/09/2009 BookCamp 2 : les inscriptions sont ouvertes !

    Les inscriptions sont ouvertes !

    Et n’oubliez pas, on vient au BookCamp pour partager.

    Publié dans Non classé |

    5 commentaires

    31
    08
    2009

    Lecteurs et joueurs

    Aux Etats-Unis, éditeurs et auteurs développent des univers virtuels étroitement liés à leurs romans dans le but de relancer l’intérêt pour la lecture, explique Courrier International à la suite du New York Times.

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire