La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
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    17
    06
    2009

    De la durée de vie du livre numérique perçue par l’utilisateur

    “La différence entre un article de journal, un soft et une chanson, c’est la durée de vie perçue par l’utilisateur. Un article, je le lis et c’est fini.”

    Jeff Mignon, en commentaire chez Pisani.

    La durée de vie perçue par l’utilisateur me semble en effet capital pour comprendre combien les gens sont prêts à mettre de leur poche. Le côté périssable des journaux et des articles tend certainement à les déconsidérer dans les actes d’achats. Le numérique aggrave le côté périssable de ce que l’on achète et le livre numérique est certainement perçu comme beaucoup plus périssable que le livre papier. Ce sera certainement l’un des écueils qu’il devra affronter (et on perçoit bien pour l’instant que les gens hésitent à acheter des livres au format numérique, surtout aux prix du papier). Comment rendre le livre numérique moins périssable qu’il ne l’est ? Comment augmenter la valeur “temps passé” du livre ? Comment faire que le livre numérique ne s’arrête pas à la lecture de son contenu ?

    Il y a des pistes : permettre qu’il soit toujours accessible au compte de l’utilisateur, développer la valeur des annotations que l’on prend, développer la valeur de la bibliothèque que l’on constitue par rapport au livre isolé…

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    11
    06
    2009

    Repenser la chaine de distribution à l’heure du numérique

    “Pour vous donner un exemple que je connais bien, je touche 8% en droits d’auteur sur le prix hors taxes de mon livre blogueur d’entreprise, soit environ 1,20€ par exemplaire vendu 21€ TTC. Avec le recul, si je réédite l’expérience, je diffuserai un futur livre sous forme numérique, à mon compte, pour une somme largement inférieure à 10€ et une marge nettement supérieure à celle-ci. Je vois de plus en plus d’auteurs se lancer dans l’aventure, précisément parce qu’ils n’ont plus besoin, dans la chaîne de distribution de contenus, des acteurs qui ne vivent que de l’économie de la rareté et de son support physique : la distribution de biens matériels et le commerce de détail (pensez très fort à Universal et à la Fnac, et vous comprendrez pourquoi c’est Denis Olivennes qui a pondu HADOPI, avec Pascal Nègre en lobbying depuis les premiers jours de DADVSI). Mais de vrais éditeurs, ceux qui détectent, trient, peaufinent, aident les créateurs à s’améliorer et à se faire connaître, il y aura toujours besoin.”

    François Nonnenmacher.

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    11
    06
    2009

    Quand la carte de lecteur de la bibliothèque ouvre la porte du net

    Il y a des révolutions discrètes.

    Normalement, votre carte de bibliothèque vous sert uniquement à emprunter des livres. Elle n’a d’utilité que dans le monde réel. Elle est la clé d’entrée pour enregistrer vos échanges volumétriques avec la bibliothèque.

    Pour quelques bibliothèques innovantes, cette carte peut-être une clé d’entrée sur l’internet. Elle sert alors d’identifiant qui vous permet d’accéder au catalogue en ligne de votre bibliothèque et d’y réserver des ouvrages… Et puis, c’est à peu près tout.

    Contrairement à lorsque vous vous identifiez sur Gmail, cette identification-ci ne vous permet pas d’accéder à un compte mail, à un site social local, à un site de partage de documents, à un agrégateur d’information, etc. Autant de services qui pourraient pourtant entrer dans le cadre de ceux que pourraient légitimement proposer une bibliothèque ou sa collectivité.

    La bibliothèque numérique de la Roche-sur-Yon, où officiait Michel Fauchié, permet désormais à ses usagers d’accéder à des catalogues de livres électroniques, issus des catalogues de Numilog et de Publie.net. L’idée est assez simple. Avec votre carte de bibliothèque, en vous identifiant en ligne, vous avez accès, depuis votre ordinateur, à des livres électroniques issues de ces deux catalogues. Il suffit d’être enregistré à la bibliothèque, d’en avoir la carte d’usager, comme l’explique modestement François Bon : “Les révolutions du lire peuvent ainsi être discrètes : ne pas forcément télécharger un ouvrage à l’unité, mais venir chez nous à votre heure, depuis là où vous êtes, et le droit de vous promener et lire dans l’ensemble d’un catalogue, y revenir quand vous le souhaitez.”

    Jusqu’à présent (le plus souvent), la bibliothèque n’est capable que d’offrir des accès sur des postes de travail aux nombreux catalogues auxquels elle est abonnée (catalogues de revues notamment), mais elle sait mal déporter ces accès (ça a longtemps fonctionné avec des accès par IP, mais depuis les cartes de lecteurs, c’est plus rare). Cette petite innovation montre que la solution est simple et possible. Qu’on peut généraliser des accès distants aux collections auxquelles sont abonnées les bibliothèques.

    Voilà un petit exemple d’application très concrète qui devrait faire parler le groupe bibliothèques hybrides de l’Association des bibliothécaires de France actuellement en Congrès.

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    5
    06
    2009

    L’internet est-il une place de marché pour les feuilletons ?

    C’est la question que pose deux projets - SmartNovel et Leezam - qui se sont lancés dernièrement essayant de profiter du “boom” des lectures mobiles pour proposer des feuilletons à acheter et télécharger sur son téléphone (2,90 euros les 10 épisodes pour le premier et 9,59 euros pour la série chez le second…). Peut-on fidéliser sur du contenu payant comme les blogs fidélisent leurs lectorats sur du contenu gratuit ? On verra comment s’imposent les titres dans la durée.

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    3
    06
    2009

    Biblio-Fr : c’est fini !

    La liste de diffusion Biblio-Fr s’arrête.

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    25
    05
    2009

    Bouquinosphère 5 : c’est ce soir !

    Piqûre de rappel pour ceux qui ce matin ne sont pas à la Cantine en train de discuter du BookCamp de septembre : la 5e édition de la Bouquinosphère, c’est ce soir !

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    20
    05
    2009

    Epelbook (contraction d’Epelboin et eBook)

    Fabrice Epelboin publie une longue interview sur le RWW francophone consacré au livre électronique, où l’on trouve quelques belles saillies :

    “L’économie numérique n’est pas du tout une transposition en ligne de l’économie réelle. Là où les contenus sont roi dans le réel, c’est l’accès aux contenus (google), leur distribution (amazon), et bientôt leur insertion dans le champ social (Facebook) qui règnent sur internet.”

    Pas grand chose à y redire pour ma part, juste un point de désaccord important :

    “Le soucis qui devrait animer les éditeurs aujourd’hui n’est pas la dimension hardware, ils n’auront jamais le contrôle de cet aspect et devraient tout faire pour tuer dans l’oeuf la possibilité d’un iPod du livre, et toute tentative de contrôle (DRM ou autre) ne résultera qu’en une perte de temps - et le temps ne joue pas du tout en leur faveur. Adopter les DRM, c’est lier son sort à un contrôle effectué par une plateforme matérielle et logicielle, et donc confier son avenir à l’industrie du logiciel et du hardware, c’est suicidaire. Tous ceux qui l’ont fait par le passé l’on amèrement regretté. Ces gens sont des cannibales à la recherche de tous les transferts de valeurs initiés par les mutations technologiques en cours, croyez moi, je sais de quoi je parle, j’en fais parti. Le seul domaine dont l’édition peut encore espérer tirer parti est la dimension sociale du livre, en misant sur le fait qu’Amazon ne contrôle pas - encore - la relation avec l’auteur, et que celle ci est critique pour monétiser la relation entre auteur et lecteur.”

    Je ne suis pas certain que les éditeurs doivent se contenter des aspects sociaux des livres. Au contraire. Il me semble que mettre les mains dans le cambouis, dans le code, dans le matériel et le logiciel est primordial, justement pour être mieux capable de comprendre les enjeux, de définir des positions et de résister face aux tentatives monopolistiques de ceux qui contrôlent le matériel justement (cf. IPhone et Kindle justement). C’est plus compliqué, oui, mais c’est à terme primordial. Etre dans les organismes de standardisation des formats, être parti prenantes d’expérimentations, définir ses spécifications, s’approprier la technologie et ne pas se contenter du marketing, du social, des nouvelles formes de monétisation… Si l’on enlève aux éditeurs les mains du cambouis, ils seront demain dépendants d’offres qu’ils ne maîtriseront pas. Comprendre le code ne veut pas dire le contrôler, mais être capable d’y agir.

    Pour cela, bien sûr, l’ouverture est un minimum requis… C’est d’ailleurs en entrant dans le code qu’ils comprendront encore plus avant la valeur de l’ouverture.

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    6
    05
    2009

    14/05/2009 : Livres riches,@uteurs pauvres

    Le Conseil permanent des écrivains organise le jeudi 14 mai à 18h30 une conférence au Motif, 6, villa Marcel-Lods, Passage de l’Atlas, 75019 Paris, sur le thème de l’auteur au centre des projets d’enrichissement numérique des livres ! avec Christophe Caron, Régis Jauffret, Olivier Jouvray, Constance Krebs, Reynald Mongne et surtout Cory Mc Cloud de GiantChair, un diffuseur de catalogue qui vient de réaliser le nouveau portail des presses universitaires (qui regroupe 18 éditeurs universitaires et vend des livres physiques - pas numériques pour l’instant).

    “Avec le numérique, les relations des auteurs avec les éditeurs, et les droits des
    auteurs, dont le droit moral, vont-ils devenir virtuels ? Y aura-t-il des contrats séparés, et sous quelles conditions, pour l’œuvre numérique d’un côté, pour le livre imprimé de l’autre ? Comment s’assurer que les méta-données, nécessaires au catalogage d’une œuvre, et dont le nombre est multiplié par l’enrichissement numérique, seront compatibles ? Faut-il appeler à la création d’une société de gestion collective de l’exploitation des œuvres numériques ?”

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    6
    05
    2009

    Kindle DX, Kindle Culture

    Il est là ! (en direct même ! - plus complet sur Engadget). Le fameux Kindle DX, qui va “sauver la presse”, les manuels scolaires… - “avec une taille d’écran qui permet enfin d’afficher de la publicité” ai-je même lu, je ne sais plus où. Outre sa capacité de stockage doublée, je note surtout deux choses pour ma part : la lecture de .pdf en natif (pas de zoom, pas de scroll, pas de panoramique), un système de rotation du texte (paysage ou portrait, précise le communiqué de presse) et surtout l’annonce d’une formule d’abonnement… à venir en même temps que sa sortie cet été, mais qui se veut avantageuse (abonnement à quoi à des sélections de livres ? à de la presse uniquement ?…).

    “Ce qui attire les médias dans ce type de gadgets électroniques, c’est l’opportunité de répliquer le modèle économique qu’ils ont mis en place il y a plus de 150 ans”, disait très justement Pierre Fraser en évoquant les modèles fermés de l’iPhone (et du Kindle). Ca me semble assez juste. ;-)

    En attendant, si vous avez le Kindle petit format, vous pouvez charger le livre de Stephen Peters sur la Kindle Culture disponible uniquement sur Kindle résultat d’un long travail de défrichage via son blog éponyme qui examine les aspects sociaux et culturels de ce que le Kindle transforme.

    Publié dans Non classé, kindle |

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    6
    05
    2009

    Ranger ses livres…

    Windows est une vraie bouze. Je range mes livres électroniques dans un vaste dossier qui contient une cinquantaine de titres (seulement ?!) et bêtement nommé “ebooks”. Mais la difficulté est de les nommer (et de les classer, puisque le nom est le seul mode de classement dans Windows). Titre d’abord ? Nom d’auteur ? Date d’édition ? Nom d’éditeurs ? Comment vous faites-vous ? Avez-vous une méthode de nommage des fichiers pour mieux les retrouver ? Vous utilisez les propriétés avancées (pour intégrer un résumé, des tags…) ? Quid des livres qui sont découpés par chapitres ? J’aimerais bien savoir comment vous faites, des fois que vous ayez une “méthode” plus efficace que celle que je n’ai pas.

    rangerseslivres

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    30
    04
    2009

    Facebook : être ou ne pas être ?

    Faut-il pour une bibliothèque, un éditeur, un auteur… être ou ne pas être sur Facebook ? C’est la question que pose Espace B, le blog des bibliothèques de la ville de Montréal (je fais écho à la question que se posait Clément, il y a quelques semaines).

    Pourquoi refuser d’être là où sont les gens ? Bien sûr, qu’il faut certainement de nos jours y être présent. Mais encore faut-il savoir comment, sous quelle forme, dans quel but. Promouvoir ses activités, ses services, ses évènements… Certes. Faut-il exporter la bibliothèque ou la maison d’édition vers ce réseau, c’est-à-dire rendre disponible tous les services de la bibliothèque dans cet espace ? Moins sûr. A mon avis, Facebook, comme tout outil, a ses codes et ses règles. L’essentiel n’est certainement pas d’ouvrir un espace dédié à un projet clos, mais au contraire de s’ouvrir à un plus large auditoire. Le but n’est pas d’ouvrir une page ou un groupe au couleurs de sa bibliothèque, mais d’imaginer plutôt ouvrir des groupes plus larges capables de toucher plus de monde. Pour un discothécaire, il vaut mieux ouvrir une page “I love Rock’n Roll” qu’une page au nom de la discothèque de Trifouillis-les-Oies. Ou si l’on veut faire local, il vaut certainement mieux ouvrir une page “Trifouillis-les-Oies branchée” que “la médiathèque de Trifouillis-les-Oies”… Non pas par rejet de ce que l’institution représente, mais parce que le but de Facebook n’est pas de valoriser une organisation, mais de trouver des moteurs à l’échange auprès de publics qui cherchent des identités communes. Ce qui signifie une alimentation en contenus partagés, des contenus qui ne soient pas spécifiques à la bibliothèque ou à l’éditeur, etc. Ensuite, il faut entretenir sa communauté et y être suractif, et c’est certainement là qu’il y a le plus de travail. Reste que face à cette démultiplication de publics possibles, il faut nécessairement cibler ceux que l’on souhaite toucher.

    Comme je le disais à Clément Laberge en commentaire : Je me suis abonné aux groupes des rares maisons qui y sont et force est de constater que l’usage est encore bien hésitant. La plupart m’ont envoyé leur voeux (bof). Certaines me font part de chacune de leurs nouveautés (bof, ça vire vite au spam). Comment anime-je un réseau de gens qui disent m’apprécier sur Facebook ? Qu’est-ce que je leur propose comme actualité ? Comment je fais vivre le groupe pour que ce ne soit pas que moi éditeur qui propose de l’actualité sur ce groupe ? Pas si simple en fait. Mais les vrais questions sont dans le comment. Faut-il que j’ai un groupe au nom de ma maison, ou me faut-il un groupe plus large d’amateurs de littérature ? Pour l’instant, aucun par exemple ne propose d’offrir des livres pour en faire des critiques. Aucun ne s’en sert pour déposer des critiques vue ailleurs. Aucun ne fait d’annonce d’évènements où se rendent ses auteurs. Bref, il y a de quoi faire pour développer des pratiques, des méthodo, etc.”

    A mon avis, c’est certainement très intéressant d’utiliser Facebook - plus intéressant que d’utiliser Twitter par exemple, au moins du fait du nombre d’utilisateurs que l’on peut toucher (à moins d’utiliser Twitter pour faire du signal en le faisant disparaître). Mais encore faut-il savoir à qui l’on souhaite s’adresser (et sur Facebook plus qu’ailleurs) ?

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    29
    04
    2009

    Twitter Book : Expérimenter de nouvelles manières de composer des livres…

    Les éditions O’Reilly viennent de publier le Twitter Book. Un livre de 240 pages sur Twitter, mais écrit et composé comme un PowerPoint, comme le montre très bien le slideshow suivant, qui n’est pas une présentation sur le livre, mais un extrait de ses pages.

    Tim O’Reilly, lui-même co-auteur du livre, s’en explique sur le Radar d’Oreilly dans un billet intitulé “Réinventer le livre à l’heure du web”. Et d’expliquer que les auteurs ont voulu que le livre ressemble à un site web, avec quasiment une idée par page, pour mieux mettre en avant les points techniques. D’où l’idée d’écrire le livre comme un PowerPoint. L’avantage du format a aussi facilité son écriture : “La collaboration est plus facile lorsque les documents sont construits en utilisant une architecture modulaire. Il est difficile de coordonner une narration complexe (même des auteurs uniques s’y perdent parfois) : il est beaucoup plus facile de travailler sur des choses dans des unités autonomes”.

    Et Tim O’Reilly de livrer son autocritique. “Alors que nous avons fait beaucoup de projets novateurs, nous n’avons pas vraiment livré notre propre vision de l’avenir du livre. Si Safari Books Online, notre bibliothèque d’ouvrages en ligne, montre que l’ouvrage de référence de demain est plus important qu’un seul livre, le site a fait un mauvais travail de mise à jour des contenus. Sans compter que c’est toujours essentiellement une collection de livres en lignes.”

    “Jetez un coup d’oeil à n’importe quel livre électronique et demandez-vous comment il pourrait être plus riche, plus accessible, plus puissant, si on avait abordé le travail pour le faire avec un regard neuf et une nouvelle approche”, conclut Tim O’Reilly. “Beaucoup de produits qui en résultent ne ressemblent à des livres. Après tout, Google Earth est le nouvel atlas, Wikipedia est la nouvelle Brittanica, Google lui-même est le nouveau concurrent de nombreux ouvrages de référence, YouTube devient un instrument d’apprentissage et le monde de Warcraft est le nouveau roman de fantasy immersif. Quel job faisons-nous ? Comment les nouveaux médias peuvent-ils nous aider à le faire mieux ?”

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    29
    04
    2009

    Le papier “avec” l’électronique

    Je viens (enfin) de terminer le dossier que j’ai consacré sur InternetActu.net à la lecture sur papier comparée à la lecture électronique. Ce dossier se voulait une réaction au fameux article de Nicolas Carr, “Est-ce que google nous rend idiot ?”, qui dénonçait l’affadissement de nos lectures à l’heure de l’électronique. C’est une thèse à laquelle je ne souscris pas vraiment et qui me semble provenir d’un affrontement entre des modes de représentation culturelle différents, entre les tenants du “c’était mieux avant” représentés par Nicolas Carr et ceux du “ce sera mieux demain” représentés par Clay Shirky. Je ne crois pas que le passage au numérique affadisse notre culture et même nos modes de lectures, comme semble le croire Nicolas Carr (cf. son interview ce jour dans Ecrans.fr, mais les “nombreuses études” qu’il cite sont souvent partisanes, comme j’essaye de le montrer ici), même si ceux proposés par nos écrans ont encore a progresser pour se comparer au papier, alors qu’ils portent en eux des moteurs de transformation formidable.

    Le dossier “Le papier contre l’électronique” :

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    27
    04
    2009

    “L’écran devient une vue sur le monde”

    François Bon est interviewé sur BibliObs. Il revient sur Publie.net et nous réaffirme deux choses importantes : les auteurs de Publie.net ont changé et les auteurs traditionnels, ceux qui ne pratiquent pas le média internet, tendent à se raidir plus encore ; et la réaffirmation de la question de confiance : “On dit à nos visiteurs que 50% de la somme versée ira à l’auteur. Et les gens comprennent.”

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    26
    04
    2009

    7-11 septembre 2009 : L’université d’été de l’édition électronique ouverte

    Le Centre pour l’édition électronique ouverte organise une Université d’été de l’édition électronique ouverte, avec le soutien de l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS, du Très grand équipement Adonis, de l’Institut des sciences de l’homme, de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (Pôle Image-Son et ANR IMASUD), des Presses universitaires de Lyon, d’OAPEN et du Rectorat d’Aix-Marseille. Elle aura lieu à Marseille du 7 au 11 septembre 2009.

    Depuis une dizaine d’années, les pratiques d’édition en sciences humaines et sociales sont profondément bouleversées par le recours croissant aux technologies numériques en réseau. L’impact de ces technologies sur la production, la circulation et la stabilisation des connaissances dans ces disciplines est exponentiel. Exponentiel, mais dispersé. De manière significative, la notion d’édition électronique, couramment utilisée, renvoie à des pratiques relativement différentes en même temps qu’elle témoigne, par l’usage qui en est fait, de l’émergence de nouvelles compétences dans les métiers de l’édition.

    Les besoins de formation nécessaires à l’accompagnement de ces mutations sont très importants. Ils doivent répondre à des enjeux à la fois scientifiques et professionnels.

    Enjeux scientifiques
    Les pratiques de recherche évoluent : l’instrumentation du travail sur les sources (outils de recherche et d’analyse de corpus par exemple), l’accès direct aux matériaux primaires à partir des publications en ligne, la diffusion de l’information scientifique (appels à contribution, appels à communication, signalement et référencement) mais aussi des publications sur un réseau immédiatement international, les nouveaux outils, les nouvelles pratiques d’indexation des ressources, le développement de pratiques de communication scientifique directe à l’intérieur de la communauté scientifique mais aussi vers le public, les usages des outils collaboratifs, accompagnent et orientent en partie cette évolution. L’enjeu scientifique des formations sur ces questions est simple : il doit permettre aux communautés scientifiques de s’approprier les problématiques et les technologies d’édition électronique, et donc d’en contrôler relativement mieux les enjeux épistémologiques.

    Enjeux éditoriaux
    Il s’agit de conduire à une plus grande cohérence et à une meilleure structuration des pratiques d’édition électronique. L’Université d’été doit permettre d’identifier les bonnes pratiques dans le domaine, et plus largement de déterminer les contours, pour l’ensemble des acteurs, d’un socle partagé de problématiques, de références, de normes et de technologies communes à partir desquelles un processus de professionnalisation peut se mettre en place.

    Programme provisoire

    Conférences matinales — Une cartographie de l’édition électronique en SHS

    - Les cyber-infrastructures dans le monde des SHS
    - Les bibliothèques numériques : l’exemple de la Max Planck Digital Library
    - La citabilité
    - Le JISC (The Joint Information Systems Committee)
    - Les nouveaux usages en bibliothèques universitaires

    Cours — Les fondamentaux

    - La TEI pour l’édition
    - Les nouveaux métiers de l’édition : community manager
    - La convergence numérique dans l’édition
    - Les modèles économiques de l’édition numérique
    - La typographie pour le Web
    - Mesurer les usages de lecture
    - Les logiciels d’édition électronique : panorama comparatif et prospective
    - Le droit de propriété intellectuelle
    - L’interopérabilité : gestion et circulation de l’information scientifique
    - L’accessibilité Web : un enjeu pour l’édition

    Ateliers — Applications pratiques

    - Gestion des manuscrits
    - Qu’est-ce qu’un livre à l’heure du numérique ?
    - Epub : comprendre, générer, convertir, enrichir, utiliser le format epub
    - Formats et enjeux des métadonnées en édition
    - Introduction à OAI-PMH
    - La préparation de copie pour le Web
    - Aller plus loin avec Lodel : indexations, insertions multimedias, etc.

    Conférences du soir — Éléments de réflexion et de prospective

    - La grande conversion numérique des sciences
    - La TEI (Text Encoding Initiative), un format XML pivot pour l’édition de texte
    - Où va l’édition électronique ?
    - Les digital humanities, le chercheur et l’ingénieur
    - Cultures numériques : ce à quoi il faut s’attendre

    Si vous désirez participer à l’Université d’été, ou nous demander des précisions, merci de vous rendre à l’adresse suivante : http://www.digitalhumanities.cnrs.fr/wikis/edelec-shs/ (cette page sera mise à jour très prochainement).
    Le nombre d’inscrits est limité et la participation sera libre ou payante selon le statut des participants. Ces informations vous seront communiquées ultérieurement.

    Normalement, je devrais assurer une conférence et une formation lors de cette semaine. Pierre Mounier et Marin Dacos du Cleo, sont ouverts à des partenariats privés ou publics.

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    23
    04
    2009

    Il faut 3 à 4 ans pour que la version électronique d’un article scientifique soit disponible en ligne !

    Olivier Ertzscheid se livre a un amusant constat et à un amusant calcul autour de la temporalité de publication et de mise à disposition d’un de ses articles de recherche. “10 Avril 2011 : mon article, présenté sous forme de séminaire en décembre 2007, rédigé dans sa forme finale en Septembre 2008, publié en Avril 2009 dans une revue papier est disponible sur Internet en Avril 2011 … soit 4 ans plus tard.”

    Très amusante expérience si elle n’était pas aussi caractéristique du manque de valorisation de la recherche française.

    Mais il y a certaines revues, qui mêmes derrière une barrière payante, proposent leurs articles au format électronique (parfois à 15 euros l’article unitaire d’ailleurs !). Le problème que dénonce Olivier est donc spécifique à l’absence de politique éditoriale numérique de certaines revues : qui n’offrent pas d’accès en ligne à parution, ou n’autorisent pas de dépôt de preprint.

    Reste que les variantes pour lesquelles optent beaucoup de revues ne facilitent pas toujours l’accès libre, immédiat et intégral à l’article. Et dans ces trois adjectifs, se cache trois politiques différentes avec des obligations différentes.

    - L’accès libre, gratuit, je pense que ce n’est pas nécessairement une priorité pour tous, pour autant que l’accès aux articles unitaires ne soit pas proposé à un tarif abhérent, comme c’est trop souvent le cas.
    - L’accès intégral ou pas, comme tu le dis entre dans une autre catégorie, celle de l’indexation. Et on sait là que la demande d’indexation est forte, car elle importe sur les facteurs d’impacts et autres outils de mesure des chercheurs, des labos, des revues et des universités. De ce côté là, les chercheurs n’ont pas à transiger. Aucun délai n’est acceptable.
    - Enfin, l’accès immédiat ou différé, aujourd’hui, dépend des politiques économiques des revues, alors que ce contexte économique ne devrait pas influer. Un article devrait être accessible immédiatement dès qu’il est éditorialisé (même d’une manière payante), sans même tenir compte de la date de parution de la revue papier : à quoi servent les délais d’attentes ? Pour quels raisons sont-ils mis en place ? Même les raisons économiques ne tiennent pas, puisqu’on pourrait tout à fait imaginer que les articles soient disponibles à l’achat en version numérique avant d’être disponible au format papier.

    Bref, je suis assez d’accord avec Olivier. On coupe aujourd’hui délibérément la science de ses capacités de transmission et de fabrication, pour des raisons qui ne sont ni économiques (puis qu’on pourrait vendre des articles immédiatement) ni scientifiques.

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    22
    04
    2009

    “L’accès libre au numérique n’a pas d’impact sur les ventes papier”

    C’est là l’un des premiers résultat d’une étude importante rapporte BookBrunch. Le Joint Information Systems Committee (JISC) britannique est en train de disséquer les résultats d’une étude qu’il publiera en juin, fruit de deux ans d’observation de mise en libre accès de 36 manuels électroniques (en science, technologie et médecine) auprès d’étudiants britanniques provenant de 127 universités. L’une des premières surprises repose sur le fait qu’avoir accès aux manuels électronique n’a pas d’impact sur la vente des manuels papiers. Même quand les manuels sont fortement utilisés, l’enquête montre que les ventes d’ouvrages papier se maintiennent. L’étude souligne également qu’il n’y a pas de génération Google dans l’utilisation des manuels électronique, mais que leur usage est soutenu quelque soit l’âge des utilisateurs. Quant à l’usage des manuels électronique, les sessions de consultations durent en moyenne 13 minutes, mais les utilisateurs picorent leurs manuels plus que ne les lisent de manière intensive.

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    22
    04
    2009

    Contre le réglement Google sur l’exploitation des livres orphelins

    L’association nationale des éditeurs de livres (l’équivalent Québécois de notre SNE) se prononce contre le Google Settlement (.pdf) (le réglement proposé par Google aux éditeurs pour exploiter les oeuvres orphelines) et conseille aux éditeurs de s’en retirer, même s’ils ne sont pas signataires (“C’est que le droit américain est ainsi fait que tous les auteurs et les éditeurs dont les oeuvres ont été numérisées sans permission par Google depuis 2004 sont considérés comme partie prenante du recours contre Google, donc du projet de Règlement, s’ils ne manifestent pas par écrit leur volonté de se retirer.”).

    Il est vrai que l’accord que propose Google laisse de nombreuses questions sans réponse (“Comment seront répartis ces revenus ? sur quelle base ? Quelle latitude aura le BRR (registre) pour proposer de nouveaux modèles d’exploitation des œuvres et de nouveaux modèles économiqes liés à ces usages ?” ) s’interrogent d’autres (voir la très riche veille de Virginie Clayssen sur le sujet).

    Le coup d’arrêt des éditeurs québécois sera-t-il suivi d’autres ?

    Via Michel Dumais (par mail).

    Mise à jour du 27 avril 2009 :

    Signalons une autre très intéressante pièce à mettre à ce dossier, l’analyse d’Olivier Cazeneuve sur Remue.net, qui dénonce le rapport de force induit par Google :

    “C’est à peu près le même type de rapport de forces qui prévaut pour le « règlement » proposé aux auteurs : on peut parfaitement le refuser mais de fait il ne vous restera plus qu’à faire un procès à Google si vous n’êtes pas content des conséquences. Et pourtant ce règlement est éminemment contestable.

    (…) Ce qui apparaît juridiquement à la fois scandaleux et absurde dans l’arrangement soumis aux auteurs est en premier lieu l’interprétation d’un silence valant acceptation. Il s’agit d’un principe fondamental (et ancestral) de droit civil qui dépasse largement le cadre du droit d’auteur : le silence d’une personne physique ne peut JAMAIS être interprété comme valant acceptation d’un contrat. Sinon le simple fait de ne pas répondre à un courriel proposant la vente d’un bien pourrait valoir acte d’achat.

    Par surcroît, la solution instaurée par Google est contraire à la loi française et européenne en matière de consentement donné par internet (directive 2000/31/CE dite Commerce Électronique), qui pose le principe dit de « l’opt-in » (on doit cliquer pour accepter une proposition sinon, par défaut, c’est le refus qui prévaut). Mais pour l’instant, sauf erreur, Bruxelles me semble plutôt silencieuse sur ce sujet.

    (…) Le second point évidemment illicite vient de ce que Google compte commercialiser des œuvres sous forme numérique, donc en tirer profit, sans accord préalable, personnel et exprès sur le prix, la quantité, etc. (rédigés uniquement en anglais, ils sont formellement inapplicables à un sujet de droit français), ce qui est contraire tant aux lois de la propriété littéraire et artistique qu’au droit général des contrats.

    (…) Il est cependant amusant d’observer qu’au moment où l’on prépare une loi sur le « piratage » informatique en France, l’opération de Google constitue un piratage organisé d’une immense ampleur ayant, lui, une finalité directement commerciale. Répétons-le : en droit français comme en droit américain Google n’a et n’avait absolument aucun droit de numériser les textes d’un auteur aux fins de les rendre consultables par quiconque à sa seule discrétion, moins encore de les commercialiser : cela s’appelle une contrefaçon et c’est un délit d’autant plus grave en l’espèce qu’on voit mal de quelle circonstance atténuante Google pourrait arguer. Ce que le gouvernement actuel, tout à son Hadopi, ne songe pas un instant à stigmatiser.”

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    22
    04
    2009

    Faites votre Google Book Scan vous-même


    DIY High-Speed Book Scanner from Trash and Cheap Cameras - More DIY How To Projects

    Créez vous-même votre scanneur de livre à la sauce Google avec Instructable. Manque juste le tourneur de page automatique (et c’est tout de même le plus important : mais ils y travaillent)…

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    21
    04
    2009

    Au-delà des livres

    Très intéressante innovation lancée par Random House encore une fois : Book and Beyond est une collection de livres numériques comportant uniquement des romans déjà parus dont la version numérique est proposée avec des contenus supplémentaires par rapport au livre papier. “Cela peut être une version audio du livre, des vidéos, du son, des images (photos ou dessins), ou même mini-jeux comme des quizz. L’éditeur annonce avoir travaillé directement avec les auteurs pour élaborer ce contenu et justifie ainsi une gamme de prix légèrement plus élevée que les versions papier”, explique Lectures Numériques, qui signale que l’initiative semble néanmoins s’être pris les pieds dans les formats car certains fichiers multimédia en flash ne sont pas lisibles sur des liseuses et que leur présentation ne soit pas mieux intégrée aux livres.

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    20
    04
    2009

    Rivière de livre

    rivieredelivres

    Une sculpture géante composée de 5000 livres par Alicia Martin Cordova.
    Via Geoffrey Dorne.

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    20
    04
    2009

    L’avenir du livre à l’heure de l’autopublication

    Framablog vient de traduire la tribune de Naomi Alderman du Guardian du 17 février 2009 sur l’avenir de l’édition. Elle y explique très bien qu’avec la démocratisation de l’accès électronique aux livres, les auteurs - et notamment les plus gros - pourraient bien vouloir prendre leurs distances d’avec leurs éditeurs. Ce que Stephen King a râté en 2000, pourrait demain bien réussir… “Si les ventes de lecteurs d’e-books décollaient, en revanche, des auteurs de renom tel que Stephen King pourraient passer à l’auto-publication. Et cela pourrait marquer la fin du système éditorial tel que nous connaissons à l’heure actuelle. À cause de la structure de l’édition, ce sont les auteurs de renom dont les livres se vendent par millions qui, de fait, soutiennent l’industrie à bout de bras.

    Si Stephen King, Dan Brown, JK Rowling et Patricia Cornwell décidaient de concert de vendre leurs livres eux-mêmes en ligne au lieu de passer par une maison d’édition, ils en tireraient sans aucun doute des avantages financiers. En gros, un auteur ne touche qu’une livre (Ndt : un peu plus d’un euro) sur chaque exemplaire vendu. Au lieu de s’en remettre à un éditeur, les auteurs de renom pourraient se permettre de n’employer qu’un assistant d’édition, un attaché de presse, un compositeur et un graphiste. Ils pourraient vendre leurs livres seulement 2 ou 3 livres et gagner malgré tout plus d’argent qu’avec le système actuel.

    Mais sans les revenus générés par ces auteurs pour maintenir à flot les éditeurs, le système actuel ne serait plus viable. Que se passerait-il alors ?”

    Sauf que ces mêmes auteurs auront encore besoin des éditeurs, notamment pour continuer à vendre leurs exemplaires papiers qui ne vont pas disparaître du jour au lendemain, loin de là. Tout comme ils auront besoin d’intermédiaires pour proposer leurs livres sur des plateformes de téléchargement payantes… Croire que tous les lecteurs vont trouver le site de leur auteur préféré tout seul, c’est, me semble-t-il, mal comprendre le fonctionnement du net, où les parcours sont justement démultipliés…

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    15
    04
    2009

    Amazon et l’innovation ouverte

    “Si renouveler le Kindle (la partie hardware) lui permettra de séduire en peu plus de lecteurs, Amazon va devoir faire quelques efforts au niveau logiciel. En effet, le Kindle n’est pas un produit mais un média nouveau pour le livre. Les smartphones et l’iPhone en sont d’autres. Il faut Amazon développe l’”expérience de lecture Kindle” et dans ce but, l’ouverture du Kindle aux développeurs pourrait permettre de voir l’arrivée de toute une série d’applications orginales en rapport direct avec la lecture. De cette manière, la position d’Amazon sera bénéfique à l’ensemble du marché et des consommateurs, modifiant une guerre des prix et des contenus en une confrontation d’innovations toujours plus ingénieuses.”

    Et oui, comme le dit très bien Clément, à terme, Amazon sera obligé de se confronter à l’innovation ouverte. ;-)

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    15
    04
    2009

    MobileRead Meet-up à Paris samedi 18 avril

    Premier MobileRead Meet-Up à Paris le samedi 18 avril dans le 11e arrondissement.

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    15
    04
    2009

    AmazonFail

    Bill Thompson, le célèbre éditorialiste spécialisé sur les technologies de la BBC, publie sur son blog un long billet qui revient en détail sur l’AmazonFail qui a déclenché un tombereau de réactions ce week-end (notamment sur Twitter sous le tag #AmazonFail). Mark Probst, l’auteur de The Filly, s’est énervé sur son blog parce qu’Amazon avait brutalement arrêté de référencer son livre des listes des meilleurs ventes du cyberlibraire, n’apparaissant plus dans les recherches, ni dans les livres suggérés par ceux qui ont acheté des livres sur un sujet proche. La raison, selon le service de presse d’Amazon : le livre de Probst venait d’être reclassifié comme contenu réservé aux adultes sous prétexte qu’il mettait en scène des personnages gay. D’autres livres - mettant en scène des personnages homosexuels - ont subis ce déclassement (alors que Mein Kampf est toujours accessible - aux Etats-Unis). Bien sûr, les réactions de la communauté homosexuelle ont explosé avec le calme du week-end de Pâques, tous ayant du mal à comprendre cette “censure” faisant passer des contenus homosexuels dans la catégorie contenus pour adultes et dans le ghetto de la liste des livres non classés. Jane de Dear Author souligne que le problème semble lié aux métadonnées ajoutées par Amazon et les éditeurs. Les livres classés comme “gay”, “lesbian”, “transgender”, “erotic” or “sex” ont été filtrés, alors que ceux classés sous les étiquettes “nus” ou “sexe”, ne l’ont pas été. Visiblement, en brisant la transparence de son système, Amazon vient de rompre un lien de confiance avec nombre de ces lecteurs…

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    15
    04
    2009

    Des services de presse sur Kindle ?

    Combien coûtent les services de presse que les éditeurs envoient chaque année ? Beaucoup d’argent estime Jeff Rivera. Tant et si bien qu’il a fait un petit calcul… Pour un éditeur qui envoit 1000 services de presse et publie 375 livres par an cela coûte près d’1,5 millions de dollars par an. La même chose sous forme de Kindle ne coûterait plus que 400 000 dollars. Il serait beaucoup moins cher d’offrir 1000 Kindle aux journalistes et de leur fournir les nouveautés au format électronique plutôt que de gérer de coûteuses expéditions d’exemplaires !

    Un argument de plus au service de la numérisation des services de presse (voir également ici). Refaites vos calculs !

    Via SoyBits.

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    10
    04
    2009

    Les éditeurs juridiques en ligne ne sont pas forcément à la pointe

    Je suis loin d’être un spécialiste, mais certains usagers spécialisés ne s’en laissent pas compter :

    “Les plates-formes des gros éditeurs proposant des ressources documentaires dans le domaine de la médecine ont généralement bonne presse. Science Direct nous coûte cher, certes, mais nous propose depuis longtemps déjà (ma courte expérience équivaut à une éternité sur le web) reconnaissance IP, interface d’administration et de statistiques, flux RSS, accès distant via Shibboleth,… Elsevier semble par ailleurs suivre de près les évolutions techniques et les nouvelles pratiques, proposant, probablement non sans arrière-pensée, des services 2.0 “à la pointe”. En revanche, même si on ne peut nier leurs évolutions récentes, les plates-formes juridiques françaises :

    - sont souvent d’une affligeante indigence en terme de services “modernes” (Marlène pointe ici le cas des flux RSS. Ni Lexbase , “le premier éditeur 100 % Internet” ni Legalnews, un service d’actualité juridique, n’en proposent)
    - ne fournissent pas de statistiques et d’interfaces d’administration
    - sont terriblement complexes à interroger
    - sont parfois tout simplement incompréhensibles pour les usagers (Robert l’évoque là)”

    Mais ça va s’améliorer, c’est certain ;-).

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    9
    04
    2009

    Technophobies

    Sur Biblio.fr, on trouvait ce message que je reproduis ici, à propos d’un tract diffusé à la médiathèque Picpus (dans le 12 arrondissement de Paris) suite à l’installation de bornes automatiques de prêt. Je le reproduis ici, parce que je trouve la contestation des nouvelles technologies et de leur impact très intéressant, derrière la radicalité de leur position et malgré leur réfraction à tout dialogue. Je suis assez fan des écrits de Pièces et Main d’Oeuvre publiés aux éditions de l’Echappée (et disponibles en ligne sur le site de PMO). Ces positions technophobes sont très argumentées, toujours rigoureuses et de nombreuses analyses sont justes et pertinentes. Bien sûr, elles sont teintées d’un insupportable “C’était mieux avant”, et sont parfois méprisantes pour les gogos qu’il nous arrive à tous d’être… Mais elles soulignent que les transformations technologiques se font aussi dans des contextes politiques et économiques qui sont loin d’être neutres. Qu’elles ne sont pas toujours libératoire (au contraire), et qu’elles contribuent bien souvent à nous dominer toujours un peu plus. Que la transformation est bien souvent un prétexte à d’autres contraintes.
    _______________

    BORNES AUTOMATIQUES,
    PUCES RFID, LIVRES NUMÉRIQUES…
    BIENVENUE DANS LA BIBLIOTHÈQUE DU XXIème SIÈCLE !

    PLUS RAPIDE ?
    PLUS PRATIQUE ?
    MOINS CONTRAIGNANT ?

    L’AUTOMATISATION DU PRÊT franchit une nouvelle étape avec l’instauration de bornes de prêt automatique, à Picpus et ailleurs. Grâce à ces bornes, finies les files d’attente (encore que), finies les erreurs humaines (mais vive les bugs !) et finie l’obligation d’être aimable avec celles et ceux qui nous rendent service. Mais
    terminée aussi la chaleur du contact humain, envolés les conseils sympas des bibliothécaires qui nous renseignent sur nos emprunts, et très bientôt terminé aussi avec les bibliothécaires, avant que la
    bibliothèque elle aussi ne ferme ses portes pour rouvrir sur googlebooks.fr ou toute autre plate-forme dont on ne cesse de vanter l’exhaustivité et l’efficacité (sans même parler de sa juteuse rentabilité !).

    LE MONDE QU’ON NE CESSE DE VOULOIR NOUS VENDRE, censé être plus pratique et plus rapide, obéit en réalité à une double volonté : créer de nouveaux marchés (comme lorsqu¹une entreprise privée est payée par
    les pouvoirs publics pour installer du matériel électronique) et réduire la masse salariale (un vigile prendra la place de dix bibliothécaires avec des bornes de prêt efficaces). Et si pour chaque salarié-e remplacé-e par des machines, la pilule est déjà difficile à avaler, des pans entiers de personnels seront finalement dépossédés des savoir-faire qui les rendait utiles et compétents. Non seulement la machine ne vous fera jamais de sourire, mais c’est ainsi que chaque métier d’aujourd¹hui en vient à devenir purement mécanique et
    répétitif, jusqu’à être vidé de son sens initial : les magasiniers ne sont désormais plus considérés que comme des manutentionnaires au service des machines gestionnaires des livres, et leur connaissance du fonds se perd, tout comme l’ancien savoir-faire des artisans a disparu avec les immenses chaînes de production des usines, véritables bagnes industriels modernes. Plus l’on intègre les savoir-faire professionnels dans des machines, plus les salarié-e-s deviennent remplaçables, c’est-à-dire délocalisables, jetables et donc corvéables à merci.

    ENFIN, LA LOGIQUE DE LA NUMÉRISATION a besoin de chevaux de Troie (telles les bornes de cette bibliothèque ou les puces RFID servant à tracer chaque livre), pour s’insinuer au coeur de la chaîne du livre :
    les magnats de l’édition électronique (qui sont parfois aussi marchands d’armes) rêvent de profits colossaux grâce à la numérisation intégrale des fonds papier, sans se soucier des éditeurs et libraires, mais aussi correcteurs, imprimeurs, diffuseurs, etc. qu’ils fragiliseront puis démantèleront sans coup férir. Le livre
    électronique, que les industriels tentent de nous imposer depuis plusieurs années (pour l’instant sans réel succès), vise à transformer le monde de l’écrit en société du zapping numérique généralisé. Il suffit de se rendre au salon du livre pour y voir ces commerciaux en costard vendre leurs e-book comme s’ils étaient au salon de l’auto, tout en faisant croire que les profiteurs sont les éditeurs. Pourtant, une partie de ces derniers reste encore vaille que vaille passionnée, attachée à l’objet livre en tant qu’il est créateur de lieux d’échanges et d’espaces collectifs, au premier rang desquels figurent les librairies et les bibliothèques - ces dernières étant fréquentées par une personne sur deux en France en 2006. Ainsi, à l’inverse de la démagogie populiste faisant d’Internet le contrepoint populaire des librairies et bibliothèques élitistes, nous pensons que le livre est
    au coeur des possibilités d’émancipation collective et d’élévation culturelle : les bibliothèques, véritables lieux de mixité où se croisent des hommes et des femmes de tous âges, de toutes classes et de tous horizons, sont un des derniers outils de diffusion et de réappropriation collective des savoirs, là ou le numérique ne fournit que des contenus vidés de leur sens à des individus isolés devant leurs écrans. « Élitaire pour toutes et tous » pourrait être notre mot d’ordre, puisque nous persistons à préférer les savoirs, potentiellement émancipateurs, aux contenus, bien souvent interchangeables voire abêtissants.

    LE MYTHE LIBÉRAL DE L’ACCÈS AU SAVOIR égal pour toutes et tous, sur lequel surfe la déferlante numérique, oblitère le fait que nul-le ne peut prétendre n’avoir pas accès à suffisamment de livres (il suffit de se rendre dans la moindre bibliothèque pour se convaincre qu’on n’aura jamais le temps d’en lire assez), alors que la question de la connaissance pose en réalité celle de la transmission, c’est-à-dire de l’éducation à l’écrit, revendiquée par tous les mouvements d’émancipation antérieurs à Internet : le réseau nous apprend en fin
    de compte davantage à glisser à la surface des idées qu’à les comprendre et à savoir s’en imprégner pour penser par soi-même. Le Web et le futur livre numérique permettraient d’accéder à tout !? Mais que
    lira-t-on alors ? Rien, ou plus probablement rien de ce qui s’apparente aujourd’hui au livre, dans lequel on s’immerge longuement, patiemment et tranquillement, en dehors de la société des flux incessants et tourbillonnants d’e-mail, messages msn et autres textos qui nous happent à chaque instant dans leur propre temporalité.

    La télévision a contribué à détruire le lien social, et on nous fait croire que l’informatique, en nous simplifiant la vie, va le recréer ? Quand on s’apercevra que le numérique a encore appauvri les relations et échanges collectifs, qu’inventera-t-on pour « recréer » à nouveau du lien social et poursuivre toujours plus loin la spirale d’un monde en perpétuelle déshumanisation ?

    Des lecteurs et lectrices, bibliothécaires, libraires, traducteurs et éditeurs

    Livres de papier
    c/o Offensive, 21ter
    rue Voltaire 75011 Paris
    livresdepapier@gmx.fr

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    7
    04
    2009

    A qui profite la voix des consommateurs ?

    Virginie Clayssen revient sur le boycott des livres électroniques à plus de 9,99 $ sur Amazon… : “On pourrait s’étonner qu’Amazon laisse s’insaller sur son site une campagne de boycoot de ses produits. Sauf si l’on pense qu’Amazon, comme de nombreux autres acteurs du secteur du livre numérique, ne sera pas mécontent de faire pression sur les éditeurs, car il s’agit bien d’une adresse aux éditeurs. Des prix bas pour Amazon, c’est plus de livres numériques vendus, plus de Kindle vendus, des consommateurs satisfaits. C’est la possibilité d’un décollage plus rapide d’un marché sur lequel Amazon s’est positionné très tôt aux USA, et dont il pourrait tenter de l’étendre très rapidement en l’Europe. C’est une opportunité supérieure de consolider sa position de leader ayant adopté un modèle vertical.”

    Et cette citation de Kassia Krozser en réponse : “La voix des consommateurs ca devenir de plus en plus forte. Peut être qu’autrefois, vous pouviez prétendre que vous saviez mieux que nous ce qui était mieux pour nous, mais ces temps sont révolus. Réfléchissez à ceci ; il y a un tag Amazon qui explique aux clients non initiés que vos livres sont en train d’être boycottés. Parallèlement, ceux qui s’engagent dans ce boycott font quelque chose d’encore plus vilain ; ils achètent les livres de vos concurrents et laissent les vôtres dans leur caddie virtuel.”

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    6
    04
    2009

    90′ avec Hadrien Gardeur

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