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Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
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    19
    06
    2008

    BookCamp : Qu’est-ce qu’un site d’éditeur 2.0 ?

    Renaud vient de livrer le compte rendu de l’atelier Qu’est-ce qu’un site d’éditeur 2.0 !

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    16
    06
    2008

    Bibliosurf : la timeline des livres

    Bernard Strainchamps de Bibliosurf avait été l’un des premiers à utiliser des cartographies pour nous faire découvrir son catalogue. En utilisant le logiciel Simile (dont la forme 2.0 s’appelle Dipty) il vient de créer la première ligne de temps pour nous faire entrer dans un catalogue de titres.

    Bien évidemment, ce n’est pas la date d’édition qui a été retenue, mais celle où se situe l’action des 144 titres qui sont pour l’instant indexés par cette ligne de temps. Il y a là une autre façon de présenter des titres d’un catalogue qu’on l’imagine particulièrement efficace sur des bibliographies précises, dans un champ particulier où l’évolution historique dévoile du sens (histoire locale, évolution de la représentation du loup dans les contes pour enfants…).

    Je crois que l’idée a été émise au BookCamp (me trompè-je ?). Et là voilà appliquée moins de 2 jours après ! Que ce soit le cas ou pas, bravo Bernard.

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    16
    06
    2008

    BookCamp : livres personnalisés

    Nathalie Quint nous a fait une présentation assez complète du phénomène du livre personnalisé (mais comme mon ordinateur à servit à passer les slides, je n’ai pas pu prendre de notes de sa prestation). Pour me faire pardonner, voici ses slides.

    Je retiens deux choses de sa présentation. Tout d’abord que la personnalisation est encore bien laborieuse. Que les interfaces réussies sont rares. Enfin, que l’essentiel de ces services servent pour l’instant à proposer des livres papiers plus que des livres électroniques. La personnalisation sert à créer du livre, car c’est sur l’impression personnalisée à la demande que se rémunèrent les services.

    Pour Hadrien Gardeur le jeune promoteur de Feedbooks, l’information manque d’une base de vocabulaire commune, ce qui explique le besoin de standards, que ce soit OpenId pour permettre de n’avoir qu’une seule identification, Foaf, pour décrire les relations entre les utilisateurs ou APML, un standard qui définit les centres d’intérêts des utilisateurs. Ces standards vont servir à faire discuter les services !

    A l’avenir explique Hadrien, tout nouveau site, puisant dans vos paramètres (issus de ces mêmes standards) sera capable de s’adapter à vos besoins. “Ainsi, quand vous arriverez sur votre site sportif préféré, il sera capable de mettre en avant les dernières informations sur le basket (car il aura vu dans votre APML que c’est l’un de vos sports préféré)”.

    “Si demain je veux me faire un guide de voyage pour la Chine, je vais pouvoir récolter les avis, les images, les commentaires, les bons plans d’amis qui y sont déjà allés (et on sait que les critiques et avis de nos amis ont de l’importance pour nous). Notre guide se composera tout seul. Tout sera automatisé. Les photos géolocalisés se placeront aux bons endroits… L’expérience utilisateur sera radicalement transformée.”

    Pour Hadrien, cette nouvelle conception à au moins quatre implications sur le livre. Elle permet :

    • la personnalisation interservices, c’est-à-dire que je passe d’un service à l’autre, d’un site de photo à un autre, d’une manière fluide et sans obligations pour l’utilisateur. On a la main sur l’information que l’on délivre et qui s’échange : on autorise le guide à accéder à nos photos, et c’est moi qui en contrôle l’accès.
    • plus besoin d’entrer manuellement des données. Ce sont des données alimentent d’autres données.
    • l ‘information et la personnalisation sont plus riches.
    • la personnalisation devient un mouvement perpétuel. Si je reviens un an plus tard, sur le site du guide de voyage que j’ai commencé à composer, il va se mettre à jour tout seul, en regardant l’évolution de mes centres d’intérêts, en prenant en compte mes nouveaux amis et ce qu’on fait mes anciens amis depuis mon dernier passage. Cette automatisation qui suit vos centres d’intérêts redonne un atout considérable à la personnalisation.

    Alors qu’un guide de voyage normal n’est capable que de me sortir la liste des restaurant du quartier où je cherche un restaurant, en mettant des coordonnées précises aux restaurant dont parle mon livre, celui-ci peut me guider jusqu’à eux, où me dire ceux à proximités desquels je me trouve, par rapport à mon emplacement précis, et non par rapport à des limites administratives comme on le vit actuellement dans les guides.

    On pourrait aller plus loin, explique encore Hadrien. “Aujourd’hui, dans les ouvrages scientifiques, il n’y a aucun moyen de faire des liens entres les ouvrages ou vers des citations. Les hyperliens sont statiques, ils ne permettent pas d’accéder à d’autres livres, de le trouver. Reste qu’il faut encore inventer les applications du livre personnalisable de demain.”

    Reste constate non sans raison François Duport, que les ontologies peuvent se détériorer. Foaf par exemple, n’est pas un standard sûr, alors que les coordonnées GPS d’un restaurant, d’un hôtel ou autre, devraient certes être plus durables. “Mais cela pose la question de savoir quelles ontologies utiliser ? Quelles ontologies seront durables ?”

    Bruno Rives, de Telbado, se montre assez critique. Pour lui, cette façon de voir le livre vient du papier et plus encore du web. Mais le livre de demain ne se résumera pas à cela. Ces formats, ces “vocabulaires” sauront-ils s’adapter à tout, répondre à d’autres formats, comme d’être lisibles sur une Nintendo DS. “Aujourd’hui, le XML n’est pas lisible sur une Nintendo DS”, rappelle-t-il. Et de précher pour de possibles nouvelles ruptures de médias : certains nouveaux contenus nécessiteront peut-être de nouveaux formats. “Nos formats d’interface précédents sont incapables de gérer le bâton de la Wiimote !”

    “Internet est-il le média de la circulation de l’information qui va rester ?” Dans le cadre du guide de voyage, on voit bien l’importance de la lecture en condition extérieure et que l’autonomie énergétique sont premières, explique-t-il encore. On comprend, avec ces contraintes, que l’avenir soit plus adapté aux guides papiers ou aux consoles de jeux qu’à d’autres plateformes.

    Pour Nathalie Quint, tout cela traduit surtout un nouveau rapport à l’auteur, qui ne fige plus les contenus, qui n’en est plus le seul maître. Nos amis, nos points de vues, nos intérêts façonnent autant le livre que son auteur.

    François Duport fait encore une remarque pertinente. “Aujourd’hui, dans un livre comme sur le web, souvent on spatialise notre information, c’est-à-dire qu’on en connaît le chemin, on sait où la trouver, où la retrouver. Mais face à des contenus en mouvements, des contenus qui bougent tout le temps, comment nous nous y retrouverons ?”

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    16
    06
    2008

    BookCamp : Atelier mise en scène de la librairie

    Voici le compte rendu issu de ma prise de note de l’Atelier Mise en scène de la librairie. C’est perfectible, mais cela devrait permettre à chacun de comprendre de quoi il a été question.

    Pour Stéphane Michalon de Tite-Live et co-créateur de Place des libraires, “Le métier de libraire n’est pas simplement de vendre des livres, mais aussi des textes. Le numérique propose de penser le texte autrement. Mais la question de la commercialisation et de la vente de ces formats se pose avec autant d’acuité que celle des livres papiers. Mais on ne sait pas encore très bien comment on vend le livre numérique chez le libraire. Quand le format poche est arrivé, le glissement était facile car on avait le même support matériel… Mais comment reproduire dans le numérique la mise en scène du stock, comme elle existe en librairie ? Comment met-on en scène la prescription et le choix sur son site ? Qu’y a-t-il à faire avec le numérique pour que le client qui entre en librairie reparte avec le texte au format numérique ? Comment architecturalement, on pense la librairie autrement pour présenter le numérique ? Comment sur le site internet, il y a un maillage entre le format papier et numérique ?…”

    Il faut dès à présent que les créateurs (des auteurs aux éditeurs) investissent sur le numérique et transforment la chaîne du livre, mais il faut aussi dès à présent qu’ils puissent en tirer profit, explique encore Stéphane Michalon. “Mais comment tirer profit des développements numériques d’aujourd’hui pour préparer demain, la vente de format numérique ? Le numérique remet-il en question la façon de travailler des libraires ? Au format numérique, le libraire maîtrise-t-il aussi bien le catalogue qui lui est proposé qu’avec le papier ? Faut-il des supports intermédiaires ? Peut-on sortir d’une librairie alors que ce qu’on a acheté n’a été qu’un lien ou un fichier envoyé à son adresse mail ?”

    “Le libraire électronique est aussi libraire. Qui va vendre la production de textes au formats numériques ? La faire connaître ? La proposer au lecteur ? Certes, les éditeurs peuvent se dire qu’il faut le faire eux-même : “on se débarrasse enfin de toutes les contraintes de distribution, et je fais de la vente directe”. Mais est-ce suffisant pour vendre beaucoup ? On voit que pour le livre papier ça n’a pas suffit, on est passé du libraire-éditeur, à deux métiers différents.”

    Certes, “mais la chaîne du livre n’est pas structurée encore ainsi !”, s’exclame Hélène Clémente de Mélico et du Syndicat de la librairie française. “Le libraire a-t-il des choix qui s’offrent à lui ?”

    Oui, répond Stéphane Michalon : le réseau de distribution va exister, comme aujourd’hui, il se structre dans la musique numérique où l’on voit que les canaux de distribution se multiplient.

    Soit. Mais pourquoi demain les éditeurs passeraient-ils par des sites de libraires plutôt que par des sites qui leurs permettent de toucher beaucoup plus de public, comme MySpace ou Facebook. Pire, si nous sommes dans un processus de distribution, avec des négocations de marges et des problématiques techniques, les éditeurs seront-ils à même de discuter avec des sites de libraires indépendants et démultipliés, plutôt qu’avec de gros acteurs à l’audience exponentielle ?, demandè-je.

    “Oui”, complète Alexandre Monnin : “Dois-je passer par MySpace ou Amaon va-t-il lui-même se MySpaciser ?”

    “L’éditeur va vendre son fichier numérique chez qui veut le vendre”, explique Stéphane Michalon. “Mais il faut bien reconnaître que si les libraires n’investissent pas encore cette sphère là, celle du numérique, c’est parce que cela change terriblement leur travail et leur quotidien. Comment les aider à basculer ? Dans le papier, les stocks sont en librairie. Mais qui stocke le fichier numérique ? Le libraire sera-il encore détenteur du stock ou pas ? Pourra-t-il la mettre en scène s’il ne l’est plus ? “

    Intervient alors Bernard Strainchamps, de Bibliosurf, qui nous explique par le détail comment lui, bibliothécaire, animateur du défunt Mauvais Genres, un site spécialisé dans le polar, il a décidé d’ouvrir une librairie en ligne avec l’objectif, sur trois ans, de devenir à terme un véritable libraire numérique.

    “Quand je me suis lancé, j’ai du tout réapprendre. J’ai du apprendre comment le client allait sur l’internet, car la documentation qu’on peut y poster ne suffit pas pour l’attirer. Le lecteur sur l’internet ne voit pas grand chose sur une page. Il ne voit que la couverture ou utilise toujours les mêmes outils ou les mêmes chemins. Avant de me lancer, j’avais un réseau constitué par l’animation du site Mauvais Genres. Je pensais que mes premiers clients, moi qui voulait monter une librairie de polars, viendraient de là. Je pensais qu’il me suffisait de reprendre ma base de donnée et de l’enrichir. Mais non. Au début, mes clients polars n’étaient pas là. Ca commence maintenant, mais il a fallu du temps. Mes premières commandes sont venues par Google et ont été des livres de cuisine. Car l’essentiel n’est pas le site, mais le référencement. Il faut bien le comprendre ! Google adore les URL avec le titre, les RSS, les mots clefs…. C’est ma manière à moi d’apprendre à gérer mon entreprise. Cette année, je vais avoir vendu 40 à 50 000 livres. Je regrette que la livraison gratuite me mange entre 50 et 70 % de ma marge, mais je n’ai pas le choix. Sans livraison gratuite, on n’existe pas. Je ne l’a fait qu’à partir de 15 euros de commande, mais j’y suis obligé. J’aurais aimé qu’Amazon soit condamné et que nous soyons tous obligé de faire du port payant, mais pour l’instant, ce n’est pas le cas.”

    Bernard Strainchamps, nous détaille alors comment fonctionne la logistique de sa librairie virtuelle.

    “Je me fournit en livre chez SFL, un grossiste parisien qui est mon intermédiaire et qui me permet d’accéder à tous les éditeurs. J’ai négocié une marge d’environ 30 % avec lui. Quand je reçois les commandes, je vérifie leur disponibilité. Je fais chaque jour mes paniers sur le site de l’SFL et chaque matin, comme j’habite tout à côté, je viens chercher les livres. Je prépare les envois, et je me rends à la Poste du 15e qui est la plus grande de Paris.

    J’ai plus de 1000 clients en un an. On m’a dit qu’il faut 200 gros clients pour faire vivre une petite librairie. J’ai des lecteurs qui achètent pour plus de 1000 euros de livres par an. J’ai des gens qui chroniquent des livres et les achètent après, pour les offrir. Mes lecteurs me considèrent comme un libraire de proximité et je reçois beaucoup de messages de soutiens.

    Certes, je ne réalise que 50 000 euros de chiffre d’affaire. Avec 50 000 euros, on ne vit pas. A côté, je fais de la formation et de la création de sites internet. C’est cette activité qui me permet de vivre. Cependant, d’ici 3 ans, je compte arriver à 100 ou 130 000 euros de CA. Si j’en crois mes projections, je devais dépasser les 6000 euros de CA mensuel en septembre, les 10 à 15 000 euros en décembre.

    Par rapport à bien des libraires en ligne, moi, je n’ai pas peur de tester, d’expérimenter… Je suis à la fois libraire de proximité, médiateur, informaticien, commerçant…

    J’ai lancé des interviews, des rencontres virtuelles, des nouveaux outils pour entrer dans les catalogues comme la cartographie des polars et bientôt une timeline de documents historiques… J’essaye de trouver des outils pour faire levier. J’ai un avantage par rapport aux Amazon : je suis en permanence en phase avec ce que les gens pourraient attendre, et je suis très dynamique. Et puis j’ai un rapport très direct avec les clients. Quand je leurs écrits, je tape moi-même le message. Je gère mes retards directement, sans passer par un robot. C’est certainement en cela que je me sens le plus libraire, car le métier de libraire, c’est physique, c’est un contact avec le public. Y’en a même certains parfois qui sonnent chez moi !”

    Sophie Saint-Marc, libraire à la Librairie du Rond Point et chargée de mission au Syndicat de la librairie. “Mais dans son temps de travail en librairie, on a trop de travail physique pour passer du temps sur l’internet. Le soucis logistique de Bernard n’est pas le même que nous. Techniquement. Même si l’intention est la même, peut-on faire les deux ? Peut-on être à la fois librairie et libraire électronique ?”

    “Oui”, complète Stéphane Michalon. “Les libraires ne reproduisent pas la médiation en ligne, car il leur faut la refaire ! Il faut refaire le même travail, sans le stock”.

    Oui, répond encore Sophie Saint-Marc, mais la nature technique de l’outil n’est pas le même. Ce n’est pas que la question du stock qui est en cause…. Gérer un blog est bien plus facile que de gérer un outil de vente en ligne. Les outils de nos prestataires ne sont pas adaptés et sont trop chers.

    Peut-être qu’il faut s’interroger sur les nouvelles compétences dont on a besoin en librairie. Le libraire en ligne doit entrer dans les équipes des libraires traditionnels, suggère Hélène Clémente.

    “Tout n’est pas dans le stock, effectivement”, suggère encore Bernard Strainchamps. “Sur l’internet, il faut savoir rendre ce stock visible par les moteurs de recherche et le rendre accessible. C’est en tout cas les compétences que mon expérience m’a appris. Mon voisin, la librairie Le Divan, vient de lancer son site sur l’internet. Mais il est introuvable sur les moteurs. Cela pose vraiment la question du coût de l’outil par rapport à ses possibilités commerciales. Moi, je sais référencer. Je dépasse souvent la Fnac et Amazon sur certains titres de livres.” Oui, complète Sophie Saint-Marc, l’internet n’est pas notre métier principal. Les SSII des librairies sont trop informatiques et n’ont pas intégrées les exigences de l’internet.

    Et moi-même (Hubert Guillaud) de me permettre de conclure. Je pense pour ma part, que cela montre que le prestataire n’est pas suffisant par ce que la question est ailleurs. Encore une fois, on met de la technique et de l’outillage là où il y a besoin avant tout d’homme et de relation humaines. Ce que nous montre le formidable exemple de Bernard Strainchamps, c’est que ce n’est pas l’outil qui va résoudre le problème, mais l’homme. Que lui-seul est capable d’inventer là, sous nos yeux, un nouveau métier, celui de “libraire électronique”. Les libraires ont certainement cette question là à se poser. Et il est même possible, comme nous le montre l’exemple de Bernard, de se dire que dans le temps, cette activité peut devenir rentable, qu’elle peut peut-être même permettre à quelqu’un d’en vivre. En tout cas, on voit bien que c’est là, une autre façon de concevoir le métier de libraire.

    Oui, conclut Bernard Strainchamps. “Il faut être mobile. Bouger. Ne pas être dépendant d’un prestataire de services. Je connais plein de gens qui vendent des livres sur l’internet sans que ce ne soit leur activité principale.” Il serait temps que les métiers de libraires regardent (et enseignent) cette nouvelle forme du métier. Car il y a de grande chance qu’elle prenne de l’importance à l’avenir…

    PS : Pour ceux qui comme moi son fan de Bernard Strainchamps, Bibliobsession proposait il y a quelques mois e une interview, à lire absolument !

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    16
    06
    2008

    BookCamp : Atelier Economie de l’édition numérique

    Voici le compte rendu issu de ma prise de note de l’Atelier Economie de l’édition numérique. C’est perfectible, mais cela devrait permettre à chacun de comprendre de quoi il a été question. Voir aussi le compte rendu du l’Attrape-Coeurs.

    “Depuis 10 ans, on se pose la question du modèle économique de l’édition électronique, mais ce modèle est d’autant plus difficile à identifier, que personne n’a les mêmes pratiques”, explique Constance Krebs, fondatrice de la maison d’édition électronique AMonTour.

    C’est Malo Girod de l’Ain, fondateur de M21 éditions, qui ouvre la séance, en revenant et détaillant son expérience. “Quand on a abordé les métiers de l’édition, chez M21, on les a abordé depuis l’internet, car c’est de là dont nous venions. En 2005, avec les premiers livres que nous avons lancé, chacun était associé à un wiki ou un blog. On n’envisageait pas de pouvoir lancer un livre sans lui associer une communautés, d’autant plus que les sujets de nos livres étaient autour des nouvelles technologies. Depuis le début, tous nos livres sont disponibles au format e-book.” Sans détailler, Malo opine de la tête pour dire son scepticisme sur le fait de lire un livre depuis un ordinateur, alors que les tablettes de lectures l’enthousiasment. Dès que la nouvelle génération est arrivée, Malo a imaginé une nouvelle forme de distribution. “On a lancé un premier pack thématique, en vendant une tablette et 24 livres sur les nouvelles technos. Depuis, on a créé deux nouvelles communautés : une sur la psychologie, avec les éditions de l’Archipel et une sur le cinéma avec les éditions du Nouveau Monde. Et on va développer d’autres packs. Aujourd’hui, oui, les tablettes sont chères : elles coûtent environ 300 euros nues et il faut compter chez nous un peu moins de 400 euros pour le pack. C’est un gros chèque pour acheter des livres.” Malo espère qu’il y aura une baisse des prix sur les tablettes. Ses contenus, précise-t-ils sont pourvus de DRM, pour rassurer les éditeurs confrères, surtout, sourit-il. Autour de chaque pack, M21 met en place une animation web dédiée, avec des sites sur lesquels contribuent les auteurs.

    Aujourd’hui, il n’a pas encore le recul suffisant pour voir comment les packs trouvent leurs publics, les deux derniers étant très récents. Comme d’autres en feront le constat plus tard autour de la table, il semble un peu frustré de sa librairie de titres électroniques, vendus individuellement, parce qu’il est difficile de vendre des formats électroniques uniquement depuis un site d’éditeur. Selon lui, les revenus de demain vont venir d’un mixte entre la vente d’ebook et les publicités sur les sites communautaires en ligne.

    Patrick Altman est revenu assez enthousiaste du forum de Libération au théâtre de Nanterre autour de Vive la culture. Il nous confit sa discussion avec Denis Jeambar, PDG du Seuil, qui s’interrogeait sur comment vendre ses fichiers en téléchargement. Jeambar, lui-confiait-il, estimait qu’il fallait vendre le fichier électronique 25 % de moins que le prix de vente du bouquin papier. Une différence qui semble insuffisante à Patrick Altman “Mais ils ne savent pas à quel prix vendre le fichier !, car ils n’en ont pas l’expérience”. Comme le précise Alexandre Gefen de Fabula : 25 %, c’est la différence de prix qu’on a constaté dans la musique, entre le prix du CD et celui de l’album au format numérique.

    Xavier Cazin, d’Immatériel, explique : “Le prix est toujours calculé sur les quantités vendues, mais le problème dans l’électronique, c’est qu’on ne sait pas combien on va en vendre. On ne sait rien calculer sur l’électronique. Dans le papier aussi parfois, on navigue à vue, mais on a l’expérience pour nous guider, alors que sur le numérique, on n’en a pas.”

    Pour Patrick Altman, les droits d’auteurs sont toujours calculés sur le prix hors taxe du livre. La valeur de l’oeuvre n’est jamais fixée à l’avance. Sur un livre de 20 euros, un auteur touche 10 % du prix public HT. En poche, il touche 5 % sur le prix d’un livre de poche de 7 euros. Dans le monde papier, la question de la valeur n’est pas fixée explique-t-il. On veut toujours payer l’auteur à l’unité vendue, mais on ne sait pas fixer le prix unitaire. Sur le fichier, pour beaucoup – même si c’est faux – le prix unitaire est voisin de zéro, car le papier a rentabilisé l’ensemble. “Il faudra bien un jour penser le livre, indépendamment du papier !”

    “Ce n’est pas exactement cela”, complète Xavier Cazin : “Quand on calcul un prix ou un pourcentage à l’unité, on commence par dire combien en va en vendre. On imagine les quantités vendues et on défalque le coût à l’unité. Le coût à l’unité, n’est que la traduction d’un coût à l’unité à partir d’une quantité. Mais sur le numérique, on ne sait pas dire combien on va en vendre !”

    “L’un des facteurs de changement de la quantité vendu, c’est la distribution”, commence à expliquer Xavier Cazin. “Sans revendeurs nombreux, aussi nombreux que nos libraires actuels, on ne peut pas imaginer vendre des quantités de fichiers numériques équivalentes au papier. Comment mettre en place des moyens, comment créer les conditions pour vendre des quantités correctes ? Il faut bien comprendre, que dans le numérique, le coût de distribution ne sera pas nul. Il faudra négocier avec des revendeurs de nos livres qui voudront une remise, qui auront de la logistique… Le poids de cette distribution ne sera pas aussi important que le papier bien sûr, mais ils existeront. Reste qu’il est difficile d’évaluer aujourd’hui les quantités que nous allons être capables de vendre. Peut-on évaluer ce qu’on peut donner aux auteurs avec cette inconnue ? Tant qu’on n’a pas une meilleure idée des quantités, on aura du mal à dire…”

    Hugues Jallon nous détaille alors son expérience sur le label Zones qu’il a lancé aux Editions La Découverte. Sur Zones, “on ne vend pas de fichier, mais on le donne, en même temps qu’on met en circulation le livre au format papier en librairie. Mon parti pris n’est pas technologique”, explique Hugues Jallon. “Je ne voulais pas tester des technologies, mais faire des livres plus libertaires, plus radicaux que ceux que faisaient la Découverte. Des livres avec des idées qui véhiculent des interrogations sur les droits d’auteurs, sur le copyleft. Rendre accessible le contenu dans un autre format allait dans la continuité de l’esprit de ce label. Mais ne pensez pas qu’il a été facile de convraincre François Gèze, le patron de la Découverte, de donner des livres au format numérique.” Sur Zones, explique Jallon, on met en avant le principe du don et du contredon. “Nous disons, vous nous soutenez en achetant nos livres et on continue à faire du Lyber”.

    “Zones c’est des livres modernes, avec une typographie et une iconographie travaillée. Un des premiers textes que nous avons publié était un graphic novel sans écrit. Un très bel objet. En ligne, on avait créé un widget pour que les gens puissent le consulter. C’est vrai que c’est pourtant l’un de ceux qu’on a le moins bien vendu. Sans surprise, les livres les plus consultés sont aussi ceux qu’on a le plus vendu”, remarque Hugues Jallon en évoquant les 10 000 exemplaires de Propaganda ou les 9000 de Lettres de non motivation. “Mais les aurait-on plus vendus sans la mise en ligne ?”

    “Zones est un espace à particulier à l’intérieur de La Découverte. C’est un lieu pour concentrer le risque, mais il y a bien d’autres expérimentations numériques à La Découverte, comme l’Etat du Monde, etc. Zone est à mon avis une expérience transitoire. Ca fonctionne pour l’instant, peut-être encore pour les 4-5 ans qui viennent… Mais le modèle ne sera pas soutenable quand on va basculer sur la tablette électronique pour lire de plus en plus de livres. En attendant on a fait un site coûteux et attractif. Notre expérience est gratuite mais elle nous coûte, même si on essaye au maximum d’utiliser les services du web 2.0 pour limiter les couts du site. En plus, on a baissé le prix de vente des livres par rapport aux prix de ventes de La Découverte, pour arriver à mieux toucher le public jeune que nous voulions toucher. On prend donc un risque sur un tirage plus fort.”

    “A la Découverte, je publie également de grosses monographies en sciences humaines. On publie le texte au format papier et on essaye de mettre en ligne des textes supplémentaires, gratuitement. Mais cela à un coût, cette mise en ligne. Un coût qui aujourd’hui s’ajouter à celui du coût de l’édition papier. Pour une thèse, là où ce type de compléments serait le plus préférable, ça ne passe pas, économiquement parlant. Une thèse aujourd’hui, on la tire à 2200 exemplaire. On en vend 700 exemplaire. L’équilibre budgétaire est très serré. Si je rajoute 1000 euros de pré-presse et de mise en ligne, mon budget ne tient plus ! Or ce travail là, d’ajouts, d’éditions de textes complémentaires, d’index numériques… Ce travail là est un travail d’édition. L’auteur n’est pas armé pour le faire.”

    Alexandre Gefen de Fabula évoque une autre expérimentation en cours. Celle de la nouvelle édition de Molière dans la Pléiade dont le texte sera disponible en ligne (sans annotation), mais avec tout le matériel documentaire ayant servit à faire les annotations, sous la forme d’un Wiki.

    Constance Krebs évoque également Là où les tigres sont chez eux, un roman de 800 pages à paraître chez Zulma, dont le manuscrit fait plus de 1000 pages, complété d’un imposant index et d’aphorismes qu’A Mon Tour va mettre en ligne sous forme web. “Aujourd’hui, Zulma s’affole un peu devant l’ampleur du gratuit, mais l’expérimentation devrait tout de même voir le jour. Au-delà, Zulma s’engage à ce que je puisse vendre le fichier numériques pour les tablettes de lecture. Avec A MonTour, je souhaite changer de modèle pour chaque titre, car on est dans la littérature, et qu’il faut être aussi mouvante qu’elle. S’y adapter.”

    Julien Boulnois explique alors la très intéressante expérience d’O’Reilly.fr, dont l’équipe nous à déjà beaucoup parlé sur Immatériel.fr. “On a commencé en décembre 2006 à vendre des livres électroniques en .pdf seulement sur notre site. C’était la collection Focus, une collection de formats courts, autour de 60 pages, qu’on ne commercionalisaient qu’en numérique, à 8-10 euros l’unité. Sur des titres très spécifiques et pointus, comme utiliser “Indesign avec Javascript”, des titres de niches, très bien référencés, qui permettait de résoudre pour 8 euros votre problème du moment quand vous le cherchiez sur Google.

    En février 2007, on s’est lancé dans la vente directe de livres papiers sur notre site, et en octobre 2007, on a converti totu notre fond au format numérique et nous les avons mis en vente directement : chaque fichier numérique étant 25 % moins chers que le livre papier. En novembre, on a lancé une offre bundle qui comprenait le livre papier et le fichier numérique, à 120 % du prix du livre papier seul.

    Si l’on regarde les chiffres fin avril 2008, quand O’Reilly France a fermé, on constate que sur notre site, les Focus ont représenté 1/3 des ventes et 10 % du Chiffre d’affaire des ventes de notre site. Les livres papiers ont représenté un autre tiers des ventes, mais 54 % du CA du site. Et le dernier tiers a été celui des .pdf vendus à l’unité qui ont représenté 36 % du CA du site. Si on ramène cela aux ventes en librairies (tout canaux) : 87 % des ventes, en terme de chiffre d’affaire, sont faites en librairires. Notre site a généré 7 % des ventes de livre papier et 5 % de .pdf. Sur notre site, qui ne représente que 16 % de tout ce que l’on a vendu, la moitié des ventes étaient du .pdf. Mais il n’y avait que la librairie en ligne d’O’Reilly qui vendait des .pdf de nos livres !”

    Tout à fait, complète son ex-collègue Xavier Cazin. “Le problème du fichier électronique, c’est qu’il n’est vendu que sur le site de l’éditeur. Or, la fréquentation d’un site d’éditeur est très faible. Contrairement à ce qu’on pense, ce n’est pas parce qu’on a une adresse sur le web que tout l’internet vient à nous. Les gens restent en local, c’est-à-dire restent avec leur habitudes d’achats et de navigation traditionnels. L’effort d’aller à la source est très faible : il a représenté 13 à 15 % du lectorat pour nous, mais il devrait être beaucoup moindre pour la plupart des éditeurs, qui n’ont pas un public aussi spécifique que le notre. Il faut bien comprendre qu’on ne vendra pas le numérique que sur le site de l’éditeur”, martèle Xavier Cazin. “Car même optimisé pour le référencement, il ne représente que 10 % de la vente.”

    “Certes, nos chiffres ne sont pas pertinents, notre expérience a été trop courte, on ne peut pas les rapprocher de ceux de l’économie du papier. Mais il ne faut pas croire pour autant qu’il n’y aurait pas de rentabilité derrière l’électronique. Aujourd’hui, on ne comprend pas ce que l’électronique peut rapporter, d’où le fait qu’on tente la gratuité en teaser, comme si le fichier numérique n’était qu’un format dégradé de nos livres.”

    Chez O’Reilly Etats-Unis, les internautes, via Safari, peuvent s’abonner à une mini-bibliothèque créée en association avec 7 à 8 éditeurs, dont Pearson, explique-t-il encore. L’idée est que pour 20 dollars par mois, vous accédez à une bibliothèque de titres de références en informatique, pendant un an minimum. Chaque mois, l’internaute peut changer l’un de ses 5 livres contre un autre. Safari est considéré comme un centre de profit chez O’Reilly. Ils ont sortit de nouvelles formules : 42 dollars pour 10 titres par mois, sachant que la bibliothèque où choisir les titres comporte plus de 5000 titres de nouveautés. Ils sont en train de monter encore une nouvelle offre : 50 dollars par mois pour “buffet à volonté”, en s’appuyant sur le fait que, quoiqu’il en soit, les gens ne peuvent pas dévorer plus de livres qu’ils ne peuvent en lire…

    “Il faut rajouter qu’on est sur de l’informatique, que ce sont des professionnels et que pour beaucoup, c’est leurs boites qui payent ces abonnements”, remarque Patrick Altman. Néanmoins, on ajoute là un modèle économique, qui existe depuis longtemps dans le domaine du droit par exemple. La notion d’exemplaire disparaît au profit d’un droit d’accès à une bibliothèque. Et on peut même imaginer que d’autres types de thématiques puissent émerger : qui n’aurait pas envie, selon ses centres d’intérêts, d’accéder à des bibliothèques de livres jeunesses, d’essais, voire même de créations contemporaines.

    “Mais est-ce que cela ne marcherait pas plutôt pour des livres que l’on n’a pas envie de posséder ?”, s’interroge Alexandre Gefen. Sauf qu’avec la connexion permanente, la possession est transparente, répond Patrick Altman. Amazon a dit récemment que les livres numériques qu’il vendent pour le Kindle représentent 6 % de l’ensemble des livres qu’ils vendent, rebondi Malo Girod de L’Ain. Attention, tempère, Patrick Altman, ils vendent les fichiers numériques pour le Kindle moins chers que les éditeurs ne le leurs cèdent. Il font de la vente à perte. En tout cas, le .pdf se vend, rappelle Constance Krebs, même si, se rappelant que chez 00h00.com, au début, ils vendaient 80 % de pdf et 20 % de livres papiers, alors qu’à la fin de l’expérience c’était exactement l’inverse.

    Encore une fois, rappelle Julien Boulnois, Chez O’Reilly.fr, sur notre site, on vendrait 50 % de livres papiers, 50 % de pdf. Les gens veulent du fichier numérique, oui. Tout seul même ! Notre offre bundle n’a représenté que 13 % de tous les pdf que nous avons vendu. Le fichier numérique fonctionne mieux seul que couplé au papier.

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    16
    06
    2008

    BookCamp, digest

    Billet à édition en continue (pour aider François à guetter les compte rendus) pour évoquer la première édition du BookCamp qui s’est tenue le 14 juin à la Cantine. N’hésitez pas à signaler vos impressions et comptes rendus en commentaires (pas sur que je vois tout passer).

    Christian Fauré : Ceci n’est pas un compte-rendu (quelques mots sur l’ateliers liseuses et éditeurs 2.0).
    Irène Desle : Picorages au BookBarCamp, notamment sur l’atelier sur les nouveaux auteurs.
    Marc-André Fournier : En revenant du BookCamp (premières impressions) et la suite (notamment autour de l’atelier de Bruno Rives sur les supports enrichis)
    Virginie Clayssen : Message personnel (notamment sur les ateliers liseuses, éditeurs 2.0 et librairie).
    Mélico : Mélico roupille (promesse de messages sonores sur les ateliers XML, Géolocalisation et librairie).
    LaFeuille : BookCamp, atelier économie de l’édition numérique (compte rendu de l’atelier éponyme).
    Attrape-Coeurs : Bookcamp : Economie de l’édition numérique
    LaFeuille : BookCamp, atelier mise en scène de la librairie (compte rendu de l’atelier éponyme).
    LaFeuille : BookCamp : atelier livres personnalisés
    Bruno Rives : BookCamp Paris, sacrée alchimie !
    Sophie : Petites dissections entre amis
    Bibliobsession : Premier Bookcamp à Paris

    Les Complexes : Accords et désaccords
    Le M21 Editions : M21 Editions sponsors du 1er BookCamp Paris
    Mélico : De retour de liège

    Emmanuel Guillot : Le BookBarCamp, où comment s’informer sur les évolutions numériques du métier du livre.
    GLobekid Editions : Mon Bookcamp

    Attrape-Coeurs : Bookcamps : Qu’est-ce qu’un site d’éditeur 2.0 (compte rendu de l’atelier éponyme).
    Attrape-Coeurs : Site web éditeur 2.0 : la preuve par l’exemple.
    DixitLulu : Bookcamp, choisi ton camp ! (mini compte rendu de l’atelier sur les nouveaux créateurs)

    SLIDES DES INTERVENANTS
    Virginie Clayssen : Qu’est-ce qu’un site d’éditeur 2.0 ?
    Nathalie Quint et Hadrien Gardeur : Du livre personnalisé au livre service
    Nathalie Quint et Camille Bégnis : Chaine éditoriale XML

    PHOTOS
    Renaud à fait plein de photos ! (celle ci-dessus est d’ailleurs de lui).

    VIDEOS
    Atelier XML.

    Atelier Cartographie

    PS: Si vous aviez pris des notes et si vous n’aviez pas d’endroit où les poster, faites-moi signe ! Je suis aussi preneur des slides pour ceux qui en ont présenté.

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    12
    06
    2008

    BookCamp : c’est dit !

    Juste une piqûre de rappel, pour ceux qui ne lèvent pas le nez de leur agrégateur. Ca y est : le bookcamp c’est samedi. Une piqûre et des remerciements, avant (parce qu’après, on ne sait jamais).

    Merci à tous. A 48h de l’évènement et avant de monter aux aurores, dès demain matin, pour 3 jours à Paris, je tenais à vous remercier tous de vous être mobilisés sur cette idée.

    Tous, c’est d’abord les participants. Nous ne pensions pas arriver aux 100 inscrits quand nous avons lancé l’idée (et on me soudoie chaque heure pour me demander d’en laisser entrer encore !). Si la salle l’avait permis, nous aurions pu monter jusqu’à 150 personnes, et ce, malgré de nombreux absents qu’on aurait aimé avoir parmi nous et qui n’ont pu se libérer… (et qui vont, espérons-le, plus le regretter que nous). Je ne sais pas ce que ça va donner, 100 et quelques personnes à la Cantine, on va peut-être se sentir un peu tassés, mais ce n’est pas grave, si on se sent trop à l’étroit nous organiserons des ateliers dans la galerie, dans les cafés à côtés ! En tout cas merci d’avoir répondu à l’appel et de venir participer, échanger… J’ai reçu de nombreux mails et appels, je n’ai pas répondu à tous, mais l’essentiel est que vous vous soyez pris par la main. Vous tous. Que ce soit ceux que l’on va enfin rencontrer. Ceux que l’on va revoir ou ceux que l’on va encore rater.

    Tous, c’est ensuite les intervenants. Ceux qui vont préparer quelque chose pour cette journée. Qui ont pris de leur temps, de leur énergie, pour préparer quelques slides, se rencontrer en amont, travailler leur atelier (ou pas), alors qu’ils ne se connaissaient pas toujours. Je pense bien sûr à Lionel et Bernard, à Hadrien (très actif) et Nathalie, à Hélène, Silvère, à Julien et Xavier (très actif aussi), Virginie, Patrick, Guillaume, les 2 Pierre, Alexandre, Sébastien (très très actif) et Vivien. Et bien sûr, François. Et aux autres, à ceux qui ont préparé des choses et qui ne me l’ont pas encore clairement dit (Stéphane ?) ou qui ont agis dans leur coin (merci Bruno), et c’est très bien aussi. Et ceux qui n’ont rien préparé, mais qui étaient là, à bout de mails, prêts à être sollicités (Alain notamment). Oui, j’en oublie.

    Tous, c’est enfin ceux qui ont rendu cet évènement possible. Daniel et Jacques-François bien sûr, qui m’ont permis d’impliquer la Fing et la Cantine. Marin et Pierre du Centre pour d’édition électronique ouverte qui vont s’occuper du pot (enfin, surtout Pierre ;-). Hélène et Malo pour Melico et M21Editions qui ont eu la gentillesse de bien vouloir s’occuper des tee-shirts auxquels je tenais, comme un gamin à son jouet. Laurent enfin, pour avoir retouché le logo dans l’urgence.

    La journée sera trop courte.

    Alors à samedi, 14 heures, à la Cantine (plan).

    Appareils photos et vidéos sont les bienvenues. N’amenez pas tous vos portables, mais ceux qui voudront prendre des notes, faire des comptes rendus sont les bienvenus. Si vous twittez en live, si vous alimentez un fil photo ou vidéo depuis votre mobile ou autre, indiquez-le en commentaire de ce billet que d’autres puissent vous suivre. Il n’y aura pas de direct, car nous ne sommes pas équipés pour, mais il y aura tout vos retours. C’est finalement le plus précieux.

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