La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
  • Derniers commentaires

  • Archives

  • Derniers billets

  • Catégories

  • Meta

  • Archive pour la catégorie ‘Amazon’

    21
    01
    2010

    Amazon : demi-tour !

    Dans les 2 annonces d’Amazon de ce jour que rapporte eBouquin, l’une est plus importante que l’autre. Amazon vient d’ouvrir le Kindle au développement d’application – ça peut être sympa, mais ça risque d’être assez limité (problème de téléchargement et d’interface et surtout déluge d’applications peu adaptées – jeux… – pas toutes, Fred Cavazza fait un très bon point sur les contenus que ces nouvelles formes peuvent créer). Mais surtout, Amazon ouvre un nouveau programme permettant aux auteurs et éditeurs de bénéficier d’un taux de partage des revenus plus attractifs sur la vente de livres électroniques : 70 % pour eux et 30 % pour Amazon (alors que c’était plutôt l’inverse jusqu’à présent) à condition que l’auteur ou l’éditeur propose un livre au prix comprit entre 2,99$ et 9,99$. Et pourtant, comme l’analyse finement eBouquin, c’est bien sur les applications au final que risque de se faire la différence entre l’offre de lecture d’Amazon et celle que risque de proposer Apple le 27 janvier prochain.

    Ces deux annonces montrent un profond changement de politique d’Amazon vers un peu plus d’ouverture. Il était temps. Avec la concurrence, ça ne risque que de s’accentuer. Tant mieux. Vive la diversité !

    Publié dans Amazon, kindle |

    2 commentaires

    23
    10
    2009

    Du marché des liseuses à celui des ordinateurs

    A l’heure où le Kindle est partout, il n’était toujours pas sur nos PC. Il arrive, nous explique eBouquin, avec une application gratuite qui va enfin permettre d’accéder depuis un ordinateur (sans passer par la case liseuse – ni par la case MAC pour l’instant) aux contenus du catalogue de livres électronique d’Amazon.

    Histoire certainement de ne pas laisser le marché du livre électronique sur ordinateur à Google, depuis que celui-ci a officiellement annoncé son intention d’aller dans la course, rapidement. Surtout que Google a annoncé qu’il ne servirait pas le Kindle, ignorant le leader du marché… Mais leader pour combien de temps ? En passant des liseuses aux ordinateurs, le marché encore émergeant risque surtout de se transformer profondément et très rapidement.

    La profusion de liseuses en cours de développement (chaque jour sa nouveauté) affute ses armes pour servir ces marchés de lecteurs. Amazon ne pourra pas ignorer et exclure très longtemps ces machines concurrentes, pas plus que Google ne pourra non plus ignorer Amazon. Derrière la guerre de tranchées (et de formats, histoire d’aiguiser les tranchées), il y a les perspectives de nouveaux marchés à conquérir.

    Publié dans Amazon, kindle, liseuses |

    1 commentaire

    4
    09
    2009

    Le monopole Amazon

    Certains éditeurs ne veulent pas vendre de livre sur la plateforme d’Amazon, n’acceptant pas les conditions qu’Amazon impose. Soit. C’est leur droit le plus strict. Mais Amazon en retour garde leurs titres en référence, en les rendant indisponibles (alors qu’ils ne sont indisponibles que chez Amazon et pas ailleurs). Explications par les éditions Cynthia 3000:

    « Car l’important, le plus important, c’est bien que ce client reste chez Amazon, et qu’admiratif, il constate qu’on y répertorie tout – tout, vous pensez, même des maisons microscopiques comme Cynthia 3000 ! – afin qu’il poursuive, confiant, le remplissage de son caddie. Si toutefois un soupçon d’insatisfaction ou de doute le taraude, il pourra sans peine se rassurer en pensant, au choix :
    - que le géant n’actualise pas assez souvent ses pages (« mais avec tout ce qu’il y propose, on peut bien lui pardonner ce travers »)
    - que commander les ouvrages des petites maisons est aussi compliqué chez Amazon que chez le libraire du coin (« mais au moins, avec Amazon, pas besoin de sortir de chez soi »)
    - que les petites maisons ne tiennent pas la cadence, sortent des titres et les laissent s’épuiser en deux ans, etc. (« en plus elles font rien qu’à encombrer les tables des librairies »)

    On note que dans tous les cas Amazon s’en tire en beauté, manipulant le chaland et utilisant l’éditeur sans risquer un cheveu. Le petit éditeur, lui, tape vainement du poing devant son écran, puis se décide à faire une note de blog. Au cas où d’autres comme lui, touchés et agacés par le procédé voudraient, eux aussi, faire un peu de bruit.

    Car comment admettre sans moufter qu’Amazon se soit forgé, et consolide sans cesse, une image d’incontournable du secteur, de n°1, lorsque cette image repose sur des pratiques aussi lamentables et mensongères, abusant les clients et détournant sans ambages le catalogue des autres. »

    Via Lekti-Ecriture.

    Tags:
    Publié dans Amazon |

    6 commentaires

    4
    08
    2009

    Kindle : ce que vous possédez ne vous appartient pas

    Tout le monde a déjà parlé de cette incroyable histoire orwellienne – on aurait voulu l’inventer que personne n’y aurait cru -, il n’empêche que cet épisode supplémentaire illustre merveilleusement les limites de la construction d’écosystèmes (que ce soit le Kindle d’Amazon ou l’iPhone d’Apple dont on se souvient de cas de censure également). En voulant avoir mainmise sur l’écosystème, les constructeurs s’engagent sur le chemin difficile du métier d’éditeur et des obligations qui lui incombe. Or, c’est là un métier qu’ils ne maîtrisent pas.

    Les erreurs de ce type risquent de continuer à se multiplier… Iront-elles jusqu’à faire du mal à la marque Amazon ? Peut-on avoir confiance en des produits qui ont accès jusqu’aux entrailles de nos machines et qui peuvent du jour au lendemain y agir comme bon leur semble ?

    Tags:
    Publié dans Amazon, kindle |

    4 commentaires

    16
    07
    2009

    Bits of Destruction

    Bernard Lunn sur le RWW entame une série sur comment le numérique transforme l’industrie du livre. Il s’attarde notamment sur comment le livre électronique redistribue l’argent, au profit de l’éditeur (et d’Amazon pour l’instant en situation de quasi monopole sur le marché) plus que de l’auteur. Dans la seconde partie, Bernard Lunn revient sur tout ce qui doit changer pour l’auteur, l’éditeur, l’imprimeur et le libraire…

    Publié dans Amazon |

    Aucun commentaire

    5
    06
    2009

    Comprendre le monopole de Google

    Comme toujours, une excellente analyse d’Olivier Ertzscheid d’affordance sur le Google Book Settlement (quelqu’un aurait-il commis une traduction, au moins partielle, des 141 pages de l’accord lui-même ?). On pourrait s’arrêter sur de nombreux points, mais j’aime bien son analyse du duopole Amazon et Google :

    « L’erreur serait de penser l’opposition frontale entre Google et Amazon comme un affrontement se jouant à armes égales. Cet apparent duopole n’en est pas un. Amazon est dans une logique d’artillerie : il est à la fois son alpha et son oméga, fixant les prix d’une offre qu’il maîtrise de bout en bout pour une tablette qu’il fabrique. Soit une artillerie pensée comme une architecture en vase clôt mais à la puissance de tir phénoménale. Google est dans une logique d’infanterie. Même s’il dispose d’autant de verrous que nécessaire, il laisse les éditeurs monter au créneau et défendre ses positions en leur permettant d’établir une liste indicative de prix de vente dont il déterminera seul lequel doit être in fine retenu. Amazon contrôle son stock, son flux de marché, et fait du prosélytisme autour de sa tablette et de ses formats. Google contrôle « un » stock (qui n’est pas encore « le » stock mais pourrait bientôt le devenir), et avec le Google Book Settlement se met en position de contrôler le marché et ses flux. Sur ce terrain, c’est Google qui a l’avantage sur le long terme, car il dispose des moyens de piloter (au sens cybernétique du terme) l’ensemble de l’offre d’ouvrages sous droits en laissant l’infanterie (auteurs, libraires et éditeurs) essuyer le feu nourri et les pertes qui ne manqueront pas de subvenir dans cette période d’engagement.

    Autre avantage de poids pour Google, son flux de marché ne se limite pas aux seules tablettes électroniques, c’est toute la chaîne des périphériques (informatiques) et des services (numériques) dont il est en capacité de se servir pour déployer son offre. Google annonce (à l’occasion de la Book Expo America) qu’il se positionnera sur ce marché (celui de la lecture et non du « livre » numérique) d’ici à la fin de l’année 2009. Mais il ne parle pas d’e-books mais bien plutôt de terminaux orientés Web ( »web-enabled devices »). Plus d’un million et demi d’ouvrages libres de droits sont ainsi dès maintenant lisibles sur votre téléphone portable (et si vous n’avez pas d’IPhone, vous pouvez quand même « faire comme si » … ici). Quand Amazon pense « structuration du marché et de l’offre », Google, selon un gimmick bien ancré dans la culture de la firme, raisonne en termes d’offre de service. »

    Publié dans Amazon, google |

    2 commentaires

    27
    05
    2009

    Kindle : 10 % des ventes de livres américains en volume, 1% 0,1 à 0,01% en valeur

    Intéressantes estimations relevées par eMarketer via Marie-Catherine Beuth et la veille de Virginie et dont parlait déjà TechCrunch début mai (j’étais passé à côté). Selon l’analyste Mark Mahaney, les ventes de livres sur Kindle représenteraient 10 % de l’ensemble des ventes de livres du territoire nord américains au premier trimestre 2009, soit 4 millions de livres électroniques vendus sur les 38 millions de livres vendus pendant cette période (soit 34 millions de dollars de revenus pour ce premier trimestre – sans inclure les ventes de l’appareil lui-même).

    Selon Pipper Jaffrey, les revenus du Kindle (incorporant ou pas les ventes d’appareils ?) devraient atteindre 405 millions de dollars à la fin 2009 contre un chiffre d’affaire total du livre aux Etats-Unis de 30 milliards de dollars, soit seulement un peu plus d’1% en valeur (Mise à jour : en fait, après approfondissement des commentateurs, ce dernier chiffre de 405 millions intègre aussi le prix des appareils… Ce qui signifie qu’en terme de valeur de livres, c’est encore 10 à 100 fois moins).

    Un écart dont il faut prendre la mesure et qui s’explique en partie, me semble-t-il par l’attrait des titres les moins chers.

    Publié dans Amazon, kindle |

    10 commentaires

    19
    05
    2009

    De la réactivité d’Amazon

    Sur le TOC d’O'Reilly, Andrew Savikas revient sur la différence de traitement entre les livres au format numérique et ceux au format papier. C’est Cory Doctorow qui a signalé d’abord le problème : quels sont les ouvrages électroniques qu’on ne peut pas passer dans le format Text-to-Speech ? Quels sont ceux qui sont complètement sans DRM ?… L’interface d’Amazon, quand on achète un livre électronique ne permet pas de le savoir.

    Pire, il a posé plusieurs questions depuis plusieurs mois à Amazon qui sont resté sans réponses :
    - Est-il interdit de déplacer un fichier de livre sans DRM du Kindle vers une autre tablette de lecture ?
    - Existe-t-il dans le format de fichier du Kindle qui rendrait illégal le fait de produire un fichier à ce format ou de le convertir pour un service concurrent ?
    - Quelles balises sont inscrites dans le format sans DRM du Kindle et est-ce que ces balises peuvent s’annuler après achat ?

    Andrew Savikas se plaint également d’Amazon : sur les 14 mois ! nécessaires pour qu’un blog (comme celui de Toc) soit disponible au format Kindle ; ou pire, pour passer de 5 à 20 % des livres accessibles gratuitement à l’essai – et oui, ils sont comme ça chez O’Reilly :-)

    « Amazon est une entreprise comme les autres, et ils ont droit de donner les priorités comme ils l’entendent. (…) mais espérons qu’Amazon améliorera leurs programmes pour que leur chaîne d’approvisionnement numérique soit aussi bonne que leur chaîne d’approvisionnement physique. »

    Peut-on vendre du numérique exactement comme on vend du papier ? Pas si sûr…

    Publié dans Amazon, liseuse |

    1 commentaire

    7
    05
    2009

    35 % de quoi ?

    kindle-book-sales

    Durant sa conférence de presse d’hier pour le lancement du Kindle DX, Jeff Bezos, qui en est plutôt avare, a lancé un chiffre : « 35 % ! »

    35 %, ce serait le taux de pénétration des ventes au format numérique chez Amazon – uniquement pour les livres dont il existe une version papier et Kindle. C’est-à-dire, pour être clair, que pour les livres qui ont une version Kindle et papier, 35 % de ceux qui ont été vendus l’ont été au format électronique !

    Un chiffre qui a grimpé en février dernier (comme le montre les courbes projetées derrière Bezos) suite au lancement du Kindle2, ce qui semble assez normal. Un chiffre qui continuera de grimper à mesure qu’Amazon vendra des Kindle. Un chiffre qui ne dit pas grand chose à mon avis… pas grand chose d’autre que la force de la communauté captive que créé Amazon avec le Kindle. Quand ils ont le choix, ceux qui ont acheté un Kindle essayent de l’amortir en achetant plutôt un fichier électronique qu’un livre papier donc. Quelle surprise ! Ce chiffre étant une moyenne (qui doit reposer sur de grandes variétés), il est difficile a apprécier. Quel est le taux de vente au format électronique d’un livre libre de droit vendu à quelques euros et celui d’un livre électronique récent vendu au même prix que le format papier ? Quels types de livres recouvrent ces 35 % ? Nous n’en saurons pas beaucoup plus.

    Si c’est le seul chiffre qu’Amazon a réussit à rendre communicable (et visiblement, ils sont allé le chercher un peu loin) pour la conférence de presse, cela signifie-t-il qu’ils n’en avaient pas de plus alléchants ?… Où sont donc les chiffres de ventes totale en CA et en volume ? Ou sont les analyses plus précises sur le niveau de ventes électroniques par genre et types d’ouvrages ? Secret défense, comme les ventes réelles du Kindle… Bon bon, on repassera ;-) .

    Publié dans Amazon, kindle |

    2 commentaires

    30
    04
    2009

    Amazon : Délai ou déni de livraison

    Amazon aurait des problèmes pour s’approvisionner chez les petits éditeurs rapporte Dominique Fagnot des éditions Absalon sur le blog de Lekti-Ecriture. La cause ? La procédure de sauvegarde du Celf, qui le prive d’un opérateur logistique pour les éditeurs non distribués.

    Publié dans Amazon |

    Aucun commentaire

    9
    02
    2009

    Le Kindle 2 et le Sony Reader 700

    Si l’on en croit les rumeurs, le Kindle 2 devrait être annoncé demain matin (lundi), à New-York (donc dans l’après-midi pour la France). Ca tombe bien, j’y suis dans le coin pour « Tool of change for publishing », comme un millier de professionnels de l’édition. C’est une bonne chambre d’écho pour introduire un nouveau produit, n’est-ce pas.

    J’ai profité de mon passage aux Etats-Unis pour regarder le Sony Reader 700. Pas de chance, l’écran de l’exemplaire de démonstration ne fonctionnait plus et je n’ai donc pas pu me rendre compte de l’intérêt de cet écran tactile. Par contre, j’ai eu la joie de découvrir que l’ergonomie avait été repensée et, surtout, que l’outil proposait désormais un petit moteur de recherche. Là encore, je n’ai pas pu aller bien loin, l’écran tactile, sur lequel s’affiche le clavier permettant de saisir sa recherche souhaitant me faire payer mon billet sur son petit frère, le 505.  Ca lui passera sans doute. Et je vous raconterai la suite des aventures.

    Tags: , , ,
    Publié dans Amazon, kindle, liseuses, édition électronique |

    1 commentaire

    28
    10
    2008

    WindowShop : interface commerciale

    Amazon lance Windowshop, une interface d’accès à une sélection de produits du catalogue d’Amazon pour le grand public, qui outre l’image plein écran, utilise aussi l’audio puisque chaque notice est également lue quand on y accède…

    Publié dans Amazon, interface |

    Aucun commentaire

    21
    10
    2008

    Amazon est devenu le premier vendeur de livres d’Amérique

    La guerre de la vente de livre a démarré il y a quarante ans, avec l’arrivée des premières chaines de magasins du livre aux Etats-Unis et la montée de Barnes &Nobles, Borders… Pour la première fois en 2008, rapporte Morris Rosenthal dans son blog, Amazon est en passe de vendre plus de livres aux Etats-Unis que la totalité des magasins de Barnes & Nobles (plus si l’on ajoute les magasins internationaux d’Amazon). Si Amazon a libéré les éditeurs des chaînes de librairie analyse Morris Rosenthal, il leur d’un autre côté apporté de nouvelles chaînes dans un jeu où il règne en maître. Et de spéculer sur le rôle que va tenir l’impression à la demande dans ce nouvel écosystème, alors qu’elle pourrait permettre aux chaînes une nouvelle jeunesse et  après l’annonce d’Amazon UK de servir des exemplaires épuisés de cette façon.

    « L’internet est l’infrastructure sur laquelle le futur du monde de l’édition dépendra, plus que l’impression offset. Eventuellement A l’avenir, la transition d’un business basé sur « l’impression et le stockage » à un « stockage de données et d’impression » fera plus pour diligenter l’arrivée des livres électroniques que tous les plus beaux readers du monde. »

    Via TOC.

    Mise à jour du 23/10/2008 : Excellent rebond de Bernard Strainchamps :

    « Quand on parle d’Amazon et de la Fnac à des libraires, ils se bouchent le nez. Ces nouvelles plateformes de ventes ne sont pas considérés comme des librairies mais des bazars où le livre n’est que prétexte. Perso, je n’ai jamais été client de ces plateformes. Et même, depuis que je suis libraire, je n’étais pas été voir ce qu’ils fabriquent.

    Par contre, je sais sur quoi repose leur succès : l’exhaustivité —l’hypermarché a conditionné même les lecteurs qui veulent accéder à tout tout de suite—  et une application ouverte que blogueurs comme professionnels du livre peuvent utiliser librement à condition de respecter le contrat : garder un lien vers Amazon derrière la couverture récupérée !

    Aussi, nouveau libraire en ligne qui passe mes nuits à constituer un catalogue, je pose la question aux éditeurs voire aux diffuseurs : à quand de telles applications ouvertes ?

    Il est vain de vouloir contrôler le réseau voire avoir de l’influence en envoyant des services de presse. Ouvrez vos catalogues ? »

    Publié dans Amazon |

    4 commentaires

    26
    08
    2008

    Librarything vs. Shelfari

    Certes, comme l’annonce TechCrunch, Amazon va manger Shelfari et on ne sait pas à quelle sauce va être mangé LibraryThing (ça discute sur les forums de LT).

    Mais ce qui m’intéresse plutôt, c’est de comprendre quelles sont les différences entre les deux services. Pourquoi, si l’on en croit ce rapide graphique de PersonaNonData, LibraryThing est en perte de vitesse depuis mars alors que Shelfari continue de progresser.

    Certes, LibraryThing est payant, alors que Shelfari est gratuit. Mais est-ce la seule raison à cette différence ? Est-ce que les communautés d’utilisateurs sont les mêmes ? Est-ce que les livres dont on y parle sont les mêmes ? Assurément, nous aurions besoin d’une étude comparative. Et oui, si leurs fonctions sont similaires, les sites de lecteurs 2.0 ne se ressemblent pas forcément.

    En tout cas, voilà un rachat qui doit marteler chez chacun l’importance d’avoir une communauté de lecteurs. Car si Amazon rachète pareils sites, c’est bien qu’il doit y avoir une corrélation entre vendre des livres et avoir une communauté de commentateurs passionnés, non ?

    Mise à jour du 27 août 2008 :
    Tim O’Reilly va un cran plus loin dans son analyse, puisqu’il y intègre GoodReads.com, qui semble être le leader des sites de lecteurs.

    Et d’en profiter pour en appeler à une solution interopérable ou une application transversale qui permette à chacun de voir ses amis quelque soit le réseau social de lecteur qu’il utilise.

    Pierre Fremaux de Babelio m’envoie deux graphiques supplémentaires, provenant d’Alexa et Google Trends, qui tenderaient à montrer que Shelfari ne serait pas nécessairement devant LT dans la course à l’audience  (décidémment, impossible de se fier à un quelconque service d’analyse d’audience).

    Tags:
    Publié dans Amazon, librarything |

    Aucun commentaire

    17
    07
    2008

    RSS sur Amazon

    Ca y est, plus d’un an après l’intégration des fils RSS sur la version anglaise, la version française d’Amazon lance ses fils RSS, nous apprend Bibliobssession. De quoi rattraper son retard sur ceux de la Fnac, lancés il y a 7 mois.

    Le système est complètement intégré au site et permet de s’abonner à un fil RSS où que l’on soit dans le site : par genre, par auteur, par nouveautés ou meilleures ventes, etc.

    Intéressant en tout cas de comparer les deux flux. Voici donc les nouveautés du flux Sciences humaines de La Fnac (haut) et celle de la même rubrique d’Amazon (bas).


    Plein de détails intéressants à comparer. D’abord, le flux de la Fnac est peu mis à jour. Trois livres depuis début juillet dans cette catégorie ! Mais le flux est plus lisible et mieux présenté (titre notamment). Celui d’Amazon.fr est plus riche mais la dispersion trop forte.J’ai essayé de m’abonner au flux Sciences Humaines > Internet d’Amazon, mais il n’était pas disponible car ne comporte pas de mise à jour !!

    Le plus important, dans les flux RSS est leur éditorialisation (je le disais il y a longtemps pour la Presse). On voit bien qu’ici, pour quelqu’un qui voudrait suivre l’actualité d’une rubrique précise, ces flux sont nuls. Ou trop riches et pas assez spécifiques. Ou trop pauvres.

    A bien y regarder, je crois que je préférerai m’abonner au tag internet de LibraryThing, qui certes ne va pas faire remonter que des nouveautés, mais ne sera pas contraint par des catégories obsolètes. Si un livre de philo parle d’internet, je vais être au courant. Et c’est justement cela que je veux. Le constat que nous faisions avec Silvère il y a quelques mois est donc toujours d’actualité.

    Publié dans Amazon, RSS |

    6 commentaires

    14
    07
    2008

    Rayonnages de librairie en ligne

    J’avais raté cette information sur Zoomii dans Papier électronique.

    Une simulation de rayonnages de librairie, avec mise en valeur de la couverture et du format du livre. Je me méfie souvent des tentatives d’imitation des anciens supports (n’est-ce pas la malédiction qui pèse en fait sur les « liseuses » électroniques ?). Cependant, la métaphore du bureau, des dossiers, des documents et de la corbeille ont bien fonctionné… il ne faut donc pas s’interdire d’essayer, isnt’it ?

    Voici ce qu’en dit son créateur :

    Why Zoomii ?

    Because I love bookstores. Spending afternoons wandering the shelves. Happening across great books I didn’t even know existed. But it’s an experience I never found online. Online bookstores are wonderful. They’ve got amazing prices, huge selections, and they’re open all the time. If you know exactly what you want, they’re perfect. But somehow I kept coming back to the bookstore just to browse. Zoomii is my attempt to bring online as much of the real bookstore experience as possible.
    -Chris Thiessen

    Publié dans Amazon, librairie |

    6 commentaires

    2
    06
    2008

    Book Pipes

    Yahoo!Pipes est outil fascinant qui permet de mixer des flux ou des fonctionnalités et de composer des services à la demande. Pas si facile que cela à apprivoiser, mais qui peut donner des résultats étonnants. Pour preuve, la récente liste d’applications développées depuis Pipes, signalée par le ReadWriteWeb. Dans celle-ci, plusieurs nous concernent à plus d’un titre :
    - Les plus désirés : un flux qui signale les livres les plus désirés par les clients d’Amazon, c’est-à-dire ceux qu’ils mettent le plus dans leur whislist.
    - Les plus secoués : un flux qui signale les livres qui connaissent les plus grosses fluctuations dans les ventes ou en popularité, sur Amazon.
    - Le flux de recherche configurable : un flux pour chercher des termes dans les multiples index d’Amazon. On peut ainsi imaginer faire une requête sur un nom d’éditeur, de personnage ou d’auteur dans tout le catalogue de livre d’Amazon et être tenu au courant des nouvelles occurrences…
    - Le flux des bestsellers, mis à jour en continu…

    Un autre que je trouve très intéressant : une passerelle entre votre compte Netflix et Amazon, qui convertit le fil des DVD que vous louez chez Netflix en fil des DVD disponibles chez Amazon. Vous pouvez ainsi créé un badge de vos location pour les proposer à la vente sur votre site. On pourrait imaginer la même chose avec nos fils de livres qu’on loue dans une bibliothèque pour qu’ils se transforment en fil de livres chez Amazon ou chez LibraryThing par exemple. Mon fil de location me permettrait ainsi à moindre effort d’entretenir facilement la liste de livre que j’ai lu ou ceux que je critique ou le fil de livre que je revends. A l’inverse, on pourrait imaginer transformer sa whislist Amazon en liste de livre de sa bibliothèque, pour faire matcher plus facilement l’un avec l’autre…

    Y’a des jours où on aurait envie d’être un peu plus geek qu’on est, pas vous ?

    PS : l’auteur de la plupart de ces flux a aussi créé le flux des livres les plus offerts

    Publié dans Amazon, RSS, mashup |

    2 commentaires

    2
    06
    2008

    Kindle : 2,6 fois plus… d’amour

    « Le Kindle ré-allume l’amour de la lecture » - après l’achat d’un Kindle, les clients d’Amazon voient leur total de livres acheté augmenter de 2,6 fois (format papier et électronique confondu) ! Via TOC.

    « Les ventes de livres numériques pour Kindle représentent 6% des ventes sur Amazon pour les 125 000 titres disponibles pour le Kindle ». O’Reilly via TeXtes.

    Publié dans Amazon, kindle, liseuse |

    Aucun commentaire

    19
    02
    2008

    Les critiques de lecteurs sur Amazon.com


    Vous l’avez déjà certainement déjà lu, mais Fred Cavazza revient dans le détail sur les nouvelles fonctionnalités d’Amazon.com dédiées aux critiques de lecteurs (lecture comparative, filtrage des avis…).

    Publié dans Amazon |

    Aucun commentaire

    15
    03
    2007

    Le facteur d’impact des livres


    Visiblement, Amazon vient encore d’innover, comme le relève Bob Stein d’If:book. Via le programme au coeur du livre, Amazon indique désormais, pour certains livres, quels sont les livres qui citent ce livre et quels sont les livres cités dans un ouvrage. Un exemple bien choisi avec Le manifeste du Parti Communiste de Marx et Engels, cité par 2061 livres de la base de donnée d’Amazon et cette édition cite elle-même une quinzaine d’ouvrages.

    Bien qu’incomplet, voici là quelque chose de puissant. Comme le dit Bob Stein, il ne manque plus qu’une carte sémantique interactive permettant de mieux voir les liens entre les livres… La prochaine fois ;-) .

    Publié dans Amazon, facteur d'impact |

    Aucun commentaire