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  • D’autres formes d’histoires…

    Publié dans design, interface par hguillaud le 5/02/2010 6:24

    data_fiction

    Peut-on produire de la littérature avec d’autres choses que des mots ? Pas si simple de se dire qu’on pourrait faire de la littérature avec des petites cases… Sauf si ces petites cases servent à faire de la littérature autrement. Comme je le disais chez François toujours, on pourrait écrire avec des données plutôt qu’avec des idées. Faire de la littérature en tableur Excel. La faire entrer dans des bases de données. Créer des personnages avec des tableurs et utiliser des mahsups et Yahoo!Pipes pour créer des situations. Remplacer les mots par du code, des API, des bases de données. Transformer les phrases en formules et en requêtes SQL. Faire que l’autre soit moins maître de son oeuvre.

    A sa mesure, c’est à quoi s’essaye Jana Lange avec son projetSumedicina, un projet de fiction de données, qui utilise la visualisation de données pour raconter une histoire. Celle-ci tourne autour d’un homme qui travaille dans un laboratoire de de recherche sur les virus (Susmedicina), et qui a mis au point le 2KA6, un virus très dangereux. Tourmenté par sa conscience, il décide de détruire le virus. Avant de disparaître, il confie ses données à un inconnu rencontré dans un avion. Et ce dernier publie les données (en mode slideshow). Via Infosthetics.

    2 commentaires pour “D’autres formes d’histoires…”

    1. Tweets that mention La Feuille » Archive du blog » D’autres formes d’histoires… -- Topsy.com dit :

      [...] This post was mentioned on Twitter by Laurent Sauerwein, virgile and ownicrew, ropi. ropi said: D’autres formes d’histoires…: http://url4.eu/1K85u [...]

    2. F Bon dit :

      mouais mouais mouais…

      mais pour l’instant quand j’ai un groupe d’étudiants je préfère les entraîner à voir et sentir et passer ça en phrase, savoir comment s’orienter dans la bibliothèque (et là on est déjà entièrement numérique dans l’échange, les ressources, les outils)

      paradoxe plus profond : justement « personnages », « situations » c’est aussi catégories en travail, le lieu même qu’on doit apprendre à bousculer – il y a des mines d’avancée dans certains outils de création textuelle (immense dette à Jean-Pierre Balpe)

      mais l’impression qu’où ça bouge c’est plus quand on lit ta série « Internet nous apprend-il à penser », travailler sur l’appréhension même du monde – mais il y a toujours un moment où la langue est nue

      comment ces outils qui bouleversent nos usages dans le réel et la pensée incitent à des formes de narration imprévisibles, il y a toujours ce moment du risque individuel, du « saut » dans l’inconnu – j’arrive pas à penser qu’un tableur Excel (ô saint Bill) puisse me servir là, et pourtant : que j’aime, dans un atelier d’écriture, le bruit des claviers de leurs Netbooks se mêlant au bruits de stylo, et comment tout ça se met à circuler ensuite via le net avec images, voix etc

      ça m’intéresse beaucoup plus à rejoindre avec étudiants que le « pitch » de ce roman duquel cependant merci de nous informer!

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