La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
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  • Archive pour janvier 2010

    29
    01
    2010

    Ordinateurs de papiers

    Il suffit d’une feuille de papier pour créer un ordinateur, nous expliquent les chercheurs de l’Human Media Lab avec leurs « ordinateurs de papier », où l’interface de projection est le seul papier…

    Le papier permet d’envisager des objets « électroniques » pliables.

    D’imaginer que toute pièce de papier devienne un élément de commande de l’électronique. Ce qui permettrait d’imaginer qu’en dessinant un bouton, un champ de recherche (n’est-ce pas Karl), il puisse devenir actif !

    Voir d’imaginer des écrans de papier.

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    28
    01
    2010

    iTruc : le livre est un contenu comme un autre

    Comme beaucoup d’observateurs (Fred Cavazza ou Damien Douani, Tristan Nitot, Monsieur Lam), il est difficile d’être vraiment convaincu par l’iPad, qui ressemble, oui André, à un outil dédié à la consultation de contenus en provenance des magasin d’Apple. De tous les contenus et pas seulement d’un seul, contrairement à bien des objets qu’on nous a vendu jusqu’alors (les Archos like pour les films, les iPod pour la musique, les Kindle pour le livre, la DS pour le jeux…).

    Apple fait le pari que nous avons besoin de consulter des tas de contenus et pas seulement des livres, d’une manière fluide et mobile, en couleur, même sans grand confort de lecture ou sans autonomie géante. J’aurais tendance à être assez d’accord, même s’il y a visiblement encore quelques lacune dans le modèle présenté – en autonomie certainement. Une grande part de notre activité est une activité de consultation, sans interaction, sans création. Je crois assez à ce besoin de consultation mobile (avec une faible capacité d’interaction ou de création, même si elle existe tout de même – et c’est important) et agréable, de contenus variés (et pas uniquement dédiés).

    Par contre, Apple a visiblement fait le choix d’une tablette assez fermée (peu de connectique, des applications fermées et contrôlées comme le dénonce la FSF), avec peu de possibilités de communication (pas de webcam pour faire de la téléconf., etc.), uniquement branchée sur ses boutiques en lignes. Et cela est beaucoup moins intéressant… à mon goût (mais vu le succès des applications, de l’iTunesStore, etc., il n’est pas sûr que mon goût soit représentatifs).

    Du point de vue du livre, Apple n’a pas vraiment innové, l’interface du logiciel de lecture iBooks est une copie de Delicious Library. Elle est couplée à une librairie électronique : l’iBookstore (qu’on n’a pas encore eu le loisir de regarder, mais ebouquin détaille déjà tout ce qu’on en connait). Clément pose d’ailleurs quelques bonnes questions et montre un Apple moins agressif qu’Amazon envers les éditeurs – pas de marketing sur le prix des ouvrages pour l’instant – et qui propose déjà un modèle d’applications leur permettant d’imaginer des solutions pour rester maître de leurs contenus. Les catalogues ne seront pas tout de suite de la même taille, mais je fais le pari que le rattrapage d’Amazon sera rapide (les livres étant déjà disponibles au format numérique, il sera aisé pour les éditeurs de les porter d’une plateforme l’autre).

    Il semble fort probable que cet iBookstore (qui est l’annonce d’une nouvelle offre de la part d’Apple, après la musique, les films et les applications) sera ouvert à d’autres produits que l’iPad (accessible notamment aux iPhone : il n’y aurait aucune raison de se priver de 70 millions d’utilisateurs potentiels !). Comme le souligne très justement Clément Monjou, d’ebouquin : « Amazon a vendu environ 1,5 millions de Kindle depuis novembre 2007 mais Apple dispose déjà d’un parc de 75 millions d’iPhone et d’iPod touch et de 125 millions de comptes iTunes associés à une carte bancaire. Amazon garde une longueur d’avance sur le marché de la lecture numérique mais voit en Apple son premier sérieux concurrent. »

    Mise à jour du 29/01/2009 : « On est avec l’iPad dans un type de lecture qui est celui du magazine, avec tout ce que cela comporte d’esthétique, de mobilité, d’images de qualité, de mobilité du regard entre les titres, les chapeaux et les textes, entre la lecture rapide et la lecture profonde. L’écran rétroéclairé est ici un avantage par rapport à l’encre électronique des tablettes actuelles. Peu importe que cet écran soit à la longue plus fatiguant pour l’œil que l’encre électronique: la lecture d’un magazine est plus courte que celle d’un livre », explique Frédéric Kaplan pour LeTemps. Ce qui est intéressant dans la vision de Frédéric, c’est la distinction selon des critères graphiques, entre la forme web et colorée de l’iPad, et la forme grise et livresque du Kindle.

    A lire aussi : les 10 choses qui manquent dans l’iPad chez Wired, et les 10 choses qui changent dans l’iPad sur TechRadar. Pourquoi l’iPad ne dessine pas le futur sur io9

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    21
    01
    2010

    Signets pour livres

    signets

    Chaque livre son signet. Via les excellents repérages de James Brindle

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    21
    01
    2010

    Amazon : demi-tour !

    Dans les 2 annonces d’Amazon de ce jour que rapporte eBouquin, l’une est plus importante que l’autre. Amazon vient d’ouvrir le Kindle au développement d’application – ça peut être sympa, mais ça risque d’être assez limité (problème de téléchargement et d’interface et surtout déluge d’applications peu adaptées – jeux… – pas toutes, Fred Cavazza fait un très bon point sur les contenus que ces nouvelles formes peuvent créer). Mais surtout, Amazon ouvre un nouveau programme permettant aux auteurs et éditeurs de bénéficier d’un taux de partage des revenus plus attractifs sur la vente de livres électroniques : 70 % pour eux et 30 % pour Amazon (alors que c’était plutôt l’inverse jusqu’à présent) à condition que l’auteur ou l’éditeur propose un livre au prix comprit entre 2,99$ et 9,99$. Et pourtant, comme l’analyse finement eBouquin, c’est bien sur les applications au final que risque de se faire la différence entre l’offre de lecture d’Amazon et celle que risque de proposer Apple le 27 janvier prochain.

    Ces deux annonces montrent un profond changement de politique d’Amazon vers un peu plus d’ouverture. Il était temps. Avec la concurrence, ça ne risque que de s’accentuer. Tant mieux. Vive la diversité !

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    21
    01
    2010

    Droits des auteurs : il est temps de s’imposer !

    François Bon donne d’excellents et très clairs conseils aux auteurs :

    - Maîtrisez votre identité numérique : « Lorsqu’une requête est faite sur votre nom, elle doit mener à des ressources que vous contrôlez. »
    - Ne signez pas de cession de droits trop longues : « Un contrat d’éditeur se signe pour 10 ans, éventuellement renouvelables par tacite reconduction, si vous ne vous sentez pas assez fort pour l’imposer à votre éditeur, prenez un agent. »
    - Votre éditeur ne peut exploiter vos oeuvres au format numérique sans votre accord contractuel. « Vous pouvez publier en ligne tous les textes dont la cession ne vaut que pour publication initiale (archives, entretiens, conférences, textes parus en revue, …). »
    - Refusez les closes de vente à l’exemplaire : « Les avenants standards actuellement diffusés par les éditeurs, rétribuant « à l’exemplaire » comme pour l’ancien livre sont obsolètes, et fixer la rémunération à 11/14% comme pour le livre une insulte. Beaucoup ont signé, ça les regarde. Sachez que n’importe quel auteur passant par un agent ou rétorquant tranquillement à l’éditeur que pour lui c’est 25% sera respecté. »

    - Revendiquez votre travail ! « quoi qu’il advienne du Google settlement à échelle internationale, revendiquez votre travail sur Google Books, c’est un point sur lequel on ne fera pas basculer le droit américain, prenez 10 minutes, allez pointer ce qui est accessible de votre travail, articles de presse, de revue, parutions collectives, et bien sûr vos livres, et déclarez-vous leur auteur. Balise urgente, protection indispensable. »

    Et François Bon de rappeler sa position : « Les indicateurs pourtant convergent tous : temps de présence en librairie de plus en plus peau de chagrin, pics de vente énormes sur un nombre extrêmement limité d’ouvrages et quasi disparition instantanée des autres, masse consensuelle de produits à rotation rapide envahissant tout le système de diffusion papier… Un monde bi-polaire en train de se créer : d’un côté ceux qui webent, de l’autre côté ceux qui se raidissent – c’est bien dommage.

    Et abonnez-vous à publie.net, besoin de renfort, de soutien, besoin d’oeuvres. »

    Publié dans auteur, droit |

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    19
    01
    2010

    Imprimer des circuits électroniques dans les livres

    L’impression de circuits électroniques en est encore à ses balbutiements comme le montre cette vidéo et cet article du New Scientist, regardant la technologie mise au point par la société britannique Novalia. Pour l’instant, ça ressemble à ces affreuses cartes de voeux musicales… Mais qui sait de quoi demain nos livres seront imprimés !

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    19
    01
    2010

    Le lecteur moderne doit savoir décoder la lecture classique et la lecture numérique

    Il est dommage qu’Alain Giffard ne se serve pas de son blog pour mieux rassembler ses écrits, disséminés et peu accessibles. Précipitez-vous néanmoins sur ce « Lecture numérique et Culture écrite », qui fait suite aux « Lectures industrielles » qu’on trouvait dans l’ouvrage Pour en finir avec la mécroissance. Extraits (significatifs) :

    « On voit bien que la navigation initiale est une sorte de pré-lecture. Or la pré-lecture ne vaut que si elle est effectivement suivie d’une lecture. Par quel mécanisme l’opération de préparation peut elle être prise pour la lecture elle même?

    L’activité de repérage avant de collecter et produire le texte à lire nécessite une double compétence: sur les textes, mais aussi sur la technologie numérique (par exemple, savoir distinguer les différentes fonctions du lien hypertextuel). Le lecteur qui n’a pas cette compétence simule en réalité la prélecture. (…) Par exemple, lorsqu’on forme à la navigation sans insister sur le fait qu’elle doit être suivie par une lecture attentive, comment éviter que beaucoup d’internautes, notamment parmi les jeunes, confondent pré-lecture et lecture, navigation et lecture numérique et croient qu’elle peut remplacer la lecture classique ? »

    (…) Situation étonnante: la lecture-consommation, telle que la porte l’espace des lectures industrielles suppose un lecteur amateur, responsable, compétent, qui adopte la lecture comme technique de soi, c’est-à-dire très exactement le contraire du consommateur. La lecture numérique appelle ce que l’étude d’Olivier Donnat nomme « cumul des modes d’accès », c’est-à-dire une double formation, à la lecture classique et au numérique. Toute autre orientation ne peut être qu’une catastrophe cognitive et culturelle.

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    18
    01
    2010

    Sans titre

    Sans titre Greg Sand

    Sans titre Greg Sand

    Untitled (Sans titre) de Greg Sand confronte notre connaissance et notre histoire à notre mémoire. Via Acidolatte et Today and Tomorrow.

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    18
    01
    2010

    Les 3 dimensions du livre

    « L’idée de livre, qui précède le livre, en se réalisant en livre imprimé, s’inscrit dans un espace physique doté de propriétés : il se leste de matérialité, il se déploie dans le temps et l’espace. Lorsqu’il se réalise en livre numérique, il s’inscrit dans un espace virtuel qui lui attribue ses propriétés intrinsèques : discursives, computationnelles et réticulaires. Il fonctionne dans un système d’objets numériques comme le livre imprimé a sa place dans un système d’objets physiques. Mais dans l’un et l’autre cas, il échappe partiellement à son environnement : La Recherche du Temps perdu n’est pas réductible à l’une ou même à l’ensemble des objets imprimés par l’intermédiaire duquel elle peut être lue. La Recherche du Temps perdu est une Idée de livre, qui dépasse largement ses actualisations physiques. Lorsque je désigne cette œuvre, pour en faire l’éloge, la commenter ou la critiquer, ce n’est jamais l’objet que je désigne, mais le texte, qui échappe d’une certaine manière à toute matérialité. Cela ne signifie pas que l’objet imprimé ne compte pour rien dans mon expérience du texte – la lecture – ; il va jouer un rôle déterminant par ses propriétés physiques : son apparence et ses dimensions, son poids, son coût, sa résistance physique. Le système des objets dans lequel il s’inscrit va même influer jusqu’à un certain point la forme de la Recherche dans la mesure où son auteur a nécessairement anticipé les contraintes formelles (de taille, de progression, de structuration, de langue même, jusqu’à un certain point) qu’impose le système éditorial à tout texte qui prétend être publié. Mais il est évidemment impossible d’affirmer qu’elle est le pur et simple résultat de ces contraintes. Elle est essentiellement portée par une idée créatrice qui transcende cet environnement.

    Et que pourrait-on dire du livre numérique ? Y a-t-il une raison pour laquelle le texte serait davantage enfermé dans son environnement numérique qu’il ne l’est dans son environnement physique ? Je n’en vois pas. Il est possible voire probable que l’environnement numérique impose des formes particulières aux textes qui y sont publiés. Mais pas plus que dans le cas précédent, le texte n’est ou ne sera réductible à ces formes. »

    Courrez lire la magnifique conclusion du ReadWriteBook.

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    16
    01
    2010

    Existe-t-il un LibraryThing pour les films ?

    Je ne fais pas que lire des livres. Je regarde également beaucoup de films. Depuis que je suis client chez Glowria, j’ai pris l’habitude de faire une petite critique des films que je vois. Ce n’est pas très subtil, c’est vite fait, mais ça me permet de garder trace des films que j’ai vu, ceux que j’ai apprécié et ceux qu’il ne faut pas que je reloue ;-) .

    Problème. L’interface de Glowria n’a pas évolué depuis l’origine. De nombreux films ne sont pas dans la base et Glowria ne me permet pas de faire de critiques sur des films qui ne sont pas dans sa base – ça c’est un vrai problème de l’aficionado : même chose dans bien des catalogues, soit dit en passant ! Glowria ne propose pas de modules d’exports, ni de modules d’affichages et la communauté n’a pas grand intérêt (peu d’échanges entre les membres).

    Je vais donc arrêter de renseigner mes films sur Glowria et cherche un autre système pour cela. Un système 2.0 (pas une solution logicielle, l’absence de partage n’a pas d’intérêt et j’ai envie que ce soit accessible facilement). J’aurais voulu trouver quelque chose d’aussi génial que LibraryThing… Mais force est de constater que pour l’instant, je suis un peu déçu par ce que je trouve.

    D’abord, la plupart des plateformes sociales de recommandations de films (comme celles référencées par la TechCrunchBase – rubrique Competitors ou tags équivalents) ne sont destinées qu’aux publics anglophones. Les Flixter, AllConsuming, itrackmine, FilmCrave ne sont pas pour les internautes étrangers. Dans cette longue liste, si j’avais à choisir, je regarderais certainement du côté de Jinnimerci Benoît.

    Si je veux une interface en français, que me reste-t-il ? Amazon (pas trop envie), Allociné (l’interface n’est pas formidable, mais la communauté est riche), Ulike et Cinetrafic (merci Guillaume). En voyez-vous d’autres ? CineFriends.

    Je fais des tests. Je cherche surtout des possibilités techniques (RSS, Widgets, import/export), de la simplicité d’utilisation… Si la socialisation n’était pas trop mauvaise ce serait un plus. Mais pour l’instant, ce n’est pas si simple…

    En tout cas, il semble qu’il y a un créneau à prendre sur le marché francophone, non ?

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    14
    01
    2010

    Une plateforme commune pour le livre homothétique ?

    À l’occasion d’une conférence de presse organisée hier, le Syndicat des Distributeurs de Loisirs Culturels (SDLC) et le Syndicat de la Librairie Française (SLF) ont appelé à la mise en place rapide d’une plate-forme unique pour le téléchargement du livre numérique, faute de quoi le marché français risque rapidement d’être sous contrôle d’entreprises étrangères, comme Google, Amazon ou encore Apple.

    Via l’AFP relayé par LeMonde, Numerama, eBouquin

    Une plateforme unique pour les gouverner tous… ?
    On comprend l’inquiétude : il est probable qu’un acteur de l’internet emporte le marché du livre numérique. On comprend également le besoin : il faut permettre aux détaillants de vendre facilement des livres électroniques et aux consommateurs d’y comprendre quelque chose. Une plateforme commune aurait bien sûr des avantages (facilité d’intégration, regroupement des titres, communication fédérée…), mais également des inconvénients (difficultés notamment à distribuer des livres qui ne soient pas homothétiques ou des contenus gratuits – et oui, les plateformes payantes ont du mal à distribuer les contenus gratuits : vous rigolez ! Demandez à Revues.org qui offre des Revues gratuites de vous parler de sa présence dans les bouquets de revues payantes auxquelles s’abonnent les bibliothèques !).

    Derrière cet appel, le SLF semble surtout chercher de l’aide pour faire le Portail de la librairie qu’il n’a pas réussi à lancer.

    Notre chance pourtant est de proposer de la diversité avec plusieurs plateformes numériques, comme je le disais il y a peu : face à un acteur unique, comme Amazon aux Etats-Unis, c’est une vraie opportunité. D’ailleurs, ne commence-t-on pas à trouver des livres numériques sur la plupart des plateformes de librairie en ligne en France, sauf sur Amazon – qui ne distribue que des titres en anglais (mais ça ne va pas durer).

    Le problème c’est de permettre leur intégration facilement (et on sait que ce n’est pas si simple) : il faut aujourd’hui des compétences en informatiques pour brancher son catalogue sur les tuyaux d’e-Pagine, d’Eden-Livre ou d’Immatériel – ce n’est pas facile, mais c’est possible comme le montre la librairie Dialogues à Brest ou Bibliosurf. Une plateforme décentralisée et ouverte pourrait – peut-être – faciliter ce type d’intégration, pour autant qu’elle soit conçue dans ce but.

    Mais je ne suis pas sûr qu’on sache penser les choses de manière décentralisée chez nous ;-) .

    PS : où va l’argent sur les plateformes.

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    14
    01
    2010

    Lirions-nous plus qu’avant ?

    evolutiondelalecture
    Selon une étude américaine nous lirions plus que dans les années 60 et 80 (tout supports confondus en nombre de mots que nous consommons quotidiennement) ! Enfin une bonne nouvelle ! Voir sur InternetActu.

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    13
    01
    2010

    … Et la bibliothèque, sera-t-elle « homothétique ? »

    Après le Zelnik décortiqué par François Bon, voici le Tessier passé au crible par Olivier Ertzscheid :

    « Son principal intérêt ? Celui de l’idée d’un troc (compliqué mais possible) permettant d’atteindre très rapidement une masse critique considérable d’ouvrages numérisés francophones du domaine public.

    Ses principaux défauts ? Trois.
    * Le traitement erroné ( »joint-venture » …) et insuffisant de l’impérieuse nécessité de déployer une infrastructure de numérisation nationale mutualisable et capable d’absorber les numérisations déjà réalisées par toutes les bibliothèques publiques.
    * Le dangereux mélange des genres autour d’un impossible portail interprofessionnel à la fois public et marchand.
    * L’erreur de positionnement concernant l’utilité de toute éditorialisation. »

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    13
    01
    2010

    Récits augmentés

    Après le Monde des montagnes de Camille Scherrer, voici une autre installation de récits augmentés par les Catalans de ReCreat. Le livre est une interface.

    ImaginArt from recreat on Vimeo.

    Via le toujours excellent Geoffrey Dorne.

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    13
    01
    2010

    Bibliothèques : supprimer les catalogues ?

    Alors que le cataloguage (cette activité qui consiste à ficher et référencer les documents accessibles dans une bibliothèque) « serait » en recul (pas suffisamment hélas : la plupart des bibliothèques faisant chacune ce travail, alors que les fiches varient peu d’un établissement à l’autre : mais certaines se mettent au partage), il reste encore à gérer et administrer le catalogue, à les synchroniser entre eux (pour que les échanges de fiches soient fluides). Pourrait-on pourtant imaginer s’en passer ? Ou faire autrement ? C’est la question très pertinente que pose Jacques Kergomard de BiblioTic.

    Certainement via la Bouillon.

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    11
    01
    2010

    Le livre numérique « homothétique » et les autres

    François Bon a pris le temps de lire dans le détail le rapport Zelnik – allez-y, c’est truculent, si ce n’était pas si triste. Il y relève la jolie expression de livre numérique « homothétique » (« c’est-à-dire reproduisant à l’identique l’information contenue dans le livre imprimé, tout en admettant certains enrichissements comme un moteur de recherche interne, par exemple »). Belle formule pour évacuer les pure players du numérique au profit des éditeurs classiques, aussi bête que la taxe Google. Décidément, ce gouvernement et nos représentants sont une catastrophe pour entendre et comprendre le numérique.

    Je retire ma signature de cette pétition (attrape-couillon).

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    11
    01
    2010

    Print vs. Web : Limites de la mise en page

    Le graphiste Jean-Christophe Courte redécouvre le plaisir de lire du .pdf : « Quel bonheur de retrouver une mise en page soignée et une véritable réflexion typographique qui aide à la lecture…! Du coup, je me suis retrouvé dans le même état d’esprit qu’en lecture de l’édition papier. » Ah, le plaisir de la mise en page ! « Le PDF en couleurs, c’est certainement l’une des voies les plus intéressantes pour la diffusion de documents écrits ! », s’extasie-t-il ! Et c’est juste, que pour un document complexe (comme un journal), le .pdf est idéal… Idéal, si c’est la mise en page que l’on souhaite mettre en avant. Et force est de constater que les CSS, HTML et autres formats d’affichages web sont pour l’instant beaucoup moins riches typographiquement et qu’il est dommage que cette lacune perdure. Mais est-ce pour autant une raison pour croire que le format .pdf doit s’imposer partout ?

    Pas sûr, lui répond Olivier Meunier. Doit-on conserver ce schéma de pages, comme nous le proposent de nombreux ebooks et touchbooks que recense Fred Cavazza ?

    C’est au métier de composition d’évoluer, explique Olivier Meunier. Nous avons besoin non pas de formats finaux, mais de formats qui permettent d’être peut analysés, transformés, divisés, remis en page selon le support sur lequel ils s’affichent. En commentaire, Jean-Christophe Courte en appel au besoin d’un éditeur de CSS à la manière d’un simple InDesign… C’est-à-dire qui permette d’éditer des CSS d’une manière Wysiwyg ? Pour le graphiste, « ce n’est pas à la machine d’adapter ma maquette au contexte mais bien au graphiste de répondre aux besoins spécifiques à cette contrainte de format. ». Pourtant, comme le souligne très bien François Granger en commentaire, il est impensable de servir à terme des formats pour toutes les machines et tous les supports.

    Le débat entre l’efficacité et la fidélité n’est pas nouveau. Pour l’instant, la mise en page web n’a pas les qualités de la mise en page press, mais elle a d’autres avantages (partage, fluidité…) qui joue à son avantage. Il semble difficile d’envisager revenir à un web de documents, nous faisant aller d’un pdf l’autre. Ce qui signifie que la seule solution qui nous reste pour améliorer la mise en page est d’en faire progresser les normes et standards web.

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    11
    01
    2010

    Passer d’un modèle centré sur la distribution à un modèle centré sur le lecteur ?

    « Transformer les livres en livres électronique n’est pas le défi que rencontrent les éditeurs et les auteurs aujourd’hui. En fait, se contenter de penser en terme de traduction de texte dans différentes interfaces oublie totalement le problème de la création de nouvelles expériences de lectures », explique l’éditeur et auteur Mitch Ratcliff, dans un billet plutôt intéressant – même s’il n’est pas sans certaines naivetés. « Les livres ont bien servi bien, et continueront à être des conteneurs pour acheminer des informations textuelles et visuelles entre les lieux et à travers les générations. Ils fonctionnent et ne vont pas arrêter de fonctionner. Mais quand ils évoluent vers un environnement numériques, les livres doivent être conçus en portant attention aux interactions que le contenu va susciter. Ces interactions se produisent entre l’auteur et le travail, le lecteur et le travail, l’auteur et lecteur, parmi les lecteurs et entre les contenus et divers services. Or aucune de ces interactions n’existent aujourd’hui dans les livres électroniques. »

    « Tout comme avec le Web, où la valeur a émergé de la connexion de
    documents par les éditeurs et les lecteurs, les livres doivent être conçus non seulement comme une œuvre unique, mais comme une collection d’oeuvres capables d’interagir avec d’autres oeuvres, en interne ou via un réseau IP. Il ne s’agit pas seulement de l’utilisation des médias sociaux dans le livre, même si cela devrait être un bénéfice important, mais de rendre le livre accessible comme outil de communication. »

    Le livre comme outil de communication ? C’est-à-dire, dans l’esprit de Mitch Ratcliff, des capacités de création de méta-livres combinant texte originale et notes de lecteurs. « Nous devons reconnaître que capturer les discussions autour des livres, permettre un accès au pistes que les lecteurs ont suivis de leur propre chef ou par leurs discussions avec d’autres vers de nouvelles interprétations ou usages des textes, et les myriades de commentaires qui rendent le livre important à ses lecteurs, sont une nouvelle source de valeur infinie de ce que nous appelons la lecture. La Grande découverte littéraire de demain ne sera peut-être pas la découverte d’une oeuvre originale d’un grand auteur, mais le commentaire ou la satire écrite par d’autres en réponse à l’oeuvre originelle. »

    Sans communauté, « sans personne pour parler des idées contenues dans les livres, ceux-ci ne vont nulle part ! » D’où l’importance, pour des gens comme Cory Doctorow ou Seth Godin d’offrir leurs livres : car la valeur du partage est plus forte que celle de la rétention ou de la vente.

    « Or, la mise en interaction de toutes les différentes versions d’un livre est quelque chose que les éditeurs pourraient faire facilement pour augmenter leurs revenus. »

    Le projet de serveur de livres de l’InternetArchive est l’une des étapes pour réaliser cette vision (le projet a pour objectif de relier justement toutes les versions d’un même ouvrage, cf. explications sur CNet). Mais il laisse de côté la valeur ajoutée par le public, par les auteurs qui ont libérés de nouvelles éditions et par les échos culturels d’une oeuvre. D’où son idée de défendre un « projet d’édition Infini », fondé sur un index universel des livres et permettant d’ajouter de nouvelles fonctionnalités comme : la recherche textuelle avec une pagination respectée permettant d’accéder à toutes les versions d’un même texte ; une synchronisation des signes et des annotations ; des mécanismes de partage des versions et des annotations ; la transmission et la pérennité des versions… Pour Mitch Ratcliff, derrière cette vision assez savante du partage de lecture, il faut surtout voire dans sa proposition, une piste pour redessiner le modèle d’affaire des éditeurs. La valeur ajoutée de la publication proviendrait du choix des annotations qui seraient faites par les éditeurs. L’édition devriendrait alors un moyen pour élargir l’accès au livre plutôt que le restreindre. La différentiation ce faisant sur la richesse des services proposés aux lecteurs.

    « Ce qu’est la page (papier ou numérique) n’importe pas plus que ce qu’il y a sur la page. Perdre de vue la valeur de la publication, penser que le packaging est plus important que le contenu a distribuer, est ce qui a presque détruit l’industrie de la presse. Le contenu est le roi, mais il vient aussi des masses et toutes ces voies ont une valeur individuelle aussi importante que le roi. Donc, il est important d’aider ces communautés de pensée ou de divertissement à demeurer une contributeur essentiel pour vos clients. »

    Que peut-on vendre ? Les contenus ? Les contributions qui font que les contenus ont de la valeur ? Je ne suis pas sûr qu’on puisse passer d’un modèle à l’autre, pas plus que je ne crois que les gens seront partant pour acheter des contributions plus que des contenus. J’ai l’impression que les gens sont prêts à acheter des services ou des produits. Mais pas vraiment autre chose. Le contenu en tant que tel n’est ni l’un ni l’autre, d’où sa caractéristiques à devenir libre, ouvert et gratuit. La valeur est ailleurs.

    Via if:books.

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    11
    01
    2010

    Comment se repérer dans un texte ?

    Dans le monde physique, l’indication de la page (sert à se repérer dans la plupart des publications) : mais comment nous repérer dans des contenus numériques ? s’interroge Karl Dubost. « Imaginons que je souligne un texte, que je garde une trace d’un passage dans un texte numérique et que je veuille l’annoter. Imaginons maintenant que je change d’appareil ou que je veuille notifier une personne utisant un autre appareil mais qui possède ce livre du même passage. Nous voulons pouvoir pointer dans le texte pour pouvoir en parler. Car les textes offrent aussi la possibilité d’un arc-en-ciel, d’un pont entre les humains. Lire et partager.

    Se pose alors la question évidente comment géolocalise-t-on le passage d’un texte numérique ? »
    Comptage de paragraphes ? De caractères ? Par ligne de texte ? De nouvelles formes de métriques ?

    Quelque soit le métrage utilisé, les séquences, de caractères, de mots, de phrases, de paragraphes et sections sont plus faciles à gérer sur un texte seul dont la mise en forme est linéaire : mais ce n’est pas le cas de tous les textes, rappelle Karl qui fait référence à d’intéressantes perspectives… Mais semble conclure qu’il n’y pas grand chose d’accessible.

    Hormis finalement le plein texte, c’est-à-dire une séquence de mots uniques…

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    8
    01
    2010

    Copia : des liseuses sociales ?

    Copia lance les liseuses sociales rapporte le ReadWriteWeb, une solution disponible à la fois en ligne et sur liseuses. L’idée de Copia visiblement est de créer un réseau social de lecteur, qui pourront échanger des livres et des annotations, en ligne sur l’internet et via une gamme de liseuses connectées.

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    5
    01
    2010

    Affiliation perpétuelle

    « Ceci est un élément très intéressant dans le système de l’économie de l’objet physique. Nous pouvons user de cet objet comme bon nous semble. Nous pouvons le détruire ou le revendre, une fois que nous avons acquis cet objet une fois. Nous n’avons pas le droit cependant d’en faire une performance, lire à haute voix pour un livre, jouer la musique dans un contexte commercial.

    Pensez aux revenus manquées par les auteurs de cette multiple vie du texte. Imaginons un texte d’un auteur imprimé sur un livre et vendons ce livre à une personne. Dans le monde physique, le droit d’auteur (le scandaleux 10%) est touché une seule fois. Le lecteur revend ce livre à une autre personne ou le donne. Et il est alors hors du circuit économique de l’auteur. La même chose se passe pour les musiciens et les chanteurs. Cependant, ils ont les concerts qui rapportent beaucoup plus aux artistes que la vente des CDs. La lecture silencieuse a démarré relativement tard, mais tout de même bien avant les droits d’auteurs. Avant on lisait à hautes voix et rarement seul.

    Revenons aux textes sous la forme numérique et imaginions qu’une fois acheté, nous pouvons le revendre à loisir et qu’à chacune de ces reventes, un pourcentage non négligeable passe à l’auteur du livre. L’auteur continuerait à toucher des dividendes tout au long de sa vie sur les textes publiés et revendus. Il est peu probable que ce soit important, mais cela pourrait être une expérience intéressante dans lequel tout le monde aurait intérêt à participer. »

    Karl, « Le livre est mort, vive la littérature ».

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    5
    01
    2010

    Kindle : les chiffres (et les métriques) en question

    Voilà longtemps que je répète qu’il faut prendre avec des pincettes les chiffres d’Amazon. La polémique serait-elle en train de s’envenimer ?

    Le blogueur Mike Cane, qui a émis de profonds doutes sur les rares chiffres avancés par Amazon, vient d’inviter les éditeurs à publier les chiffres de ventes qu’ils reçoivent d’Amazon pour qu’on tire au clair la réalité des ventes de livres électroniques (et ses commentateurs semblent aussi féroces que lui, souligne Actualitté). Bobbie Johnson du Guardian s’étonne qu’Amazon ait un vocabulaire très choisit pour chacun de ses communiqués concernant le Kindle, sans jamais dévoiler le moindre chiffre précis (il explique également pourquoi le Kindle est « techniquement » le produit le plus vendu d’Amazon). Sarah Wienman pour DailyFinance laisse également planer des doutes, en suggérant qu’il ne faut pas beaucoup de ventes pour créer un bestseller sur le Kindle, comme le montre d’ailleurs le succès de plusieurs titres d’une maison d’édition jusqu’alors confidentielle qui a profité de Noël pour proposer quelques titres contemporains gratuitement ce qui lui a permis de placer ces mêmes titres au sommet du top des ventes (hum !) du Kindle. Mêmes interrogations pour Nora Rawlinson, d’EarlyWorld. Même les financiers de Wall Street commencent à perdre patience

    Nombreux sont ceux, comme Mediabistro, qui rappellent qu’un très fort pourcentage des livres les plus vendus sur le Kindle sont des livres gratuits (64 sur 100 à l’un des derniers comptages, mais la liste évolue sans cesse). Le Kindle a décidément du mal à générer de la valeur et à développer un modèle économique pour le livre et pas seulement pour ses tablettes de lecture. A moins que ce ne soient les métriques du physique qui ne soient plus valables pour l’électronique. Que signifie en effet une métrique des ventes qui s’applique à des livres gratuits ? Peut-on mesurer de la même manière des distributions de livres gratuits et de livres payants ? Le nombre de livres vendus a-t-il un sens quand l’essentiel de ces ventes n’en sont pas ?

    Pourtant d’autres estiment plus probables les chiffres avancés par Amazon. C’est le cas de Mumsey qui vend depuis janvier 2009 une version de la Divine Comédie de Dante pour le Kindle et qui constate l’envolée des ventes de décembre 2010 (alors que le mois n’était pas encore terminé). Il en a vendu 1376 copies (dont 475 pour le seul mois de décembre) et a gagné 481 dollars depuis janvier 2009. En regard, les 200 000 exemplaires numériques du Lost Symbol ne paraissent pas exorbitants (contre 4 millions de copies vendues aux Etats-Unis).

    En attendant, l’Association des éditeurs américains constatent que la vente de livre au format électronique continue de progresser : 4,1 % de la vente totale de livres aux Etats-Unis en octobre 2009 (derniers chiffres disponibles). Force est de constater que les doutes de Mike Cane ne sont étayés par rien d’autres que la suspicion. Est-ce à dire que tout le monde a du mal à y croire ? Ou que la transformation du marché qu’opère le numérique n’est pas telle qu’elle devrait être ou qu’on s’attendrait à ce qu’elle soit ?

    Si l’on regarde la position des livres dans les classements des applications iPhone (ici par exemple ou cette vidéo), on se rend compte que la structuration particulière du marché du livre a une incidence directe sur la structuration des applications et leurs répartition entre gratuites et payantes. Dit autrement, on compare le marché du livre et le marché du livre électronique avec les mêmes grilles économiques, alors qu’ils sont profondément différents. Si les livres forment la troisième catégorie d’applications en nombre sur iTunes, les livres ne sont dans plus aucun autres tops (ni des plus vendues, ni des gratuites, ni de celles qui progressent le plus). Dans la musique on ne compte pas les albums comme les mp3 ou comme la musique téléchargé sur les plateformes P2P ou de streaming. C’est un peu la même chose pour le livre électronique : il faut en recomposer les métriques. On ne peut pas mettre sur le même plan des livres gratuits, des livres presque gratuits et des livres payants. C’est en entretenant ces confusions là qu’Amazon sème le trouble.

    Publié dans kindle, marketing |

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    4
    01
    2010

    France, le livre numérique s’est-il perdu dans les tuyaux ?

    Clément Monjou d’eBouquin ouvre l’année par un constat : le livre numérique en France n’a pas décollé. Même Marc Levy, qui vend des centaines de milliers d’exemplaires en papier, n’a vendu que 140 exemplaires numériques sur Fnac.com de son dernier titre en quinze jours – malgré le prix inférieur de 5 euros par rapport au livre physique -, rapporte Le Nouvel Obs. Ces 140 exemplaires ne totalisent pas toutes les ventes électroniques de l’ouvrage, mais montrent bien l’atonie du marché francophone, quand le marché américain semble lui, pulser de toutes les promesses (même s’il y a encore beaucoup de marketing la derrière, tant les chiffres demeurent distillés avec une grande parcimonie : on ne dispose d’aucuns chiffres de ventes réels !).

    Ce n’est pas très surprenant finalement. On trouve très peu de liseuses en France. Quelques milliers d’exemplaires ont certainement été vendues, pour l’instant à des usagers qui ne sont certainement pas très grands publics pour faire de Marc Levy un succès. Le marché de niche français s’établit donc pour l’instant sur des publics de niches, faisant la part belle certainement aux livres d’informatique ou aux livres de littérature contemporaine. Quant à acheter des contenus pour les lire sur son ordinateur (et bénéficier des capacités de recherche que cela offre), pas sûr que Marc Levy soit une locomotive pour ce type de lecture savante.

    Partout les ventes sont encore modestes. Bibliosurf a vendu 35 livres au format électronique en décembre (tous titres disponibles confondus). Les ventes sont faibles, comme le disait déjà en octobre dernier l’Immatériel, et Marc Levy n’a rien changé à cela, certainement parce qu’en l’absence de parc de liseuses, Marc Levy n’est pas assez spécifique pour séduire les Happy Few.

    La poule ou l’oeuf ?
    Est-ce l’absence d’ereader star et sa plateforme d’achat centrale qui empêche le décollage ou la dispersion des rares catalogues de titres disponibles au format numérique qui rend l’offre invisible ? Certainement un peu des deux. On ne peut pas vraiment dire qu’il y ait un marché de la liseuse en France parce qu’il n’y a pas de liseuse, ni de centrale d’achat ni une diversité de titres suffisante pour attirer au-delà des Happy Few. Et puis surtout, comme le rappelle très justement François Bon, il n’y a pas de modèle de vente innovant. Les prix sont encore prohibitifs (alors que le Kindle a bâti son offre marketing d’abord sur une différence de prix, même si celle-ci s’est révélée souvent de façade).

    Pour imposer le livre électronique en France, il faudra un ou plusieurs eReader (peut-être que l’offre d’Orange va justement bouleverser un peu la donne – si elle est accompagnée d’une plateforme d’achat). Il faudra une offre de titres (elle se construit doucement via ePagine, Eden-livres et Immatériel notamment). Il faudra une plateforme (pour l’instant, nous en avons plusieurs qui bâtissent un excellent écosystème, démultipliant les points de ventes – voire la liste des libraires numériques -, ceux-ci étant capables d’agréger des fonds provenant de plusieurs fournisseurs et ce même en étant une « petite » librairieet pas seulement une Fnac -, et ça c’est plutôt une force à venir). Et il faudra une politique commerciale ambitieuse : car pour développer un nouveau marché, il faut aussi que celui-ci soit attractif, qu’il se démarque des autres marchés. Et de ce côté là, la division des acteurs en place, en France, et le scepticisme des éditeurs, risque bien de peser longtemps en contre.

    Publié dans liseuse, édition électronique |

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    4
    01
    2010

    Histoires de papier

    Les livres nous racontent des histoires nous explique le Conseil du livre néozélandais. Via Nosololibros.

    Publié dans art |

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