La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
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  • Archive pour novembre 2009

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    2009

    Qu’est-ce qu’un livre numérique et en avons-nous besoin ?

    Alain Pierrot et Jean Sarzana viennent de publier une très intéressante contribution sur la définition du Livre numérique (originellement publiée sur le site de Livres hebdo, mais inaccessible, l’article a été repris par Aldus et pdfisé par François Bon (.pdf)). Leur approche vise à cerner d’une manière conceptuelle le champ du livre indépendamment de son support et tente de faire une typologie primaire de ce qu’est une oeuvre numérique.

    « Le livre se présente comme l’inscription d’un discours à l’intention d’un auditoire indéterminé, qui va se l’approprier selon un mode aléatoire.

    C’est son caractère de référence qui confère au projet de l’auteur le statut de livre. C’est donc nécessairement une oeuvre achevée, prototype qui va imposer sa structure à ses différents avatars.

    Les techniques d’inscription et les formes de médiation de ce discours, précises et reconnues, permettent de combler la distance qui sépare, dans l’espace et dans le temps, l’auteur du discours et le public de ses lecteurs.

    L’émetteur et son discours sont identifiés grâce à un code commun implicite -la publication- entre l’auteur et ses lecteurs. Ce code donne aussi l’assurance que la forme donnée au discours, les modalités de sa diffusion et les conditions de son appropriation par le public répondent bien à l’intention de son auteur. »

    De cette définition conceptuelle, les auteurs en arrivent à caractériser le livre numérique :

    « Un livre est dit «numérisé» lorsqu’il est issu d’un ou de plusieurs ouvrages primitivement réalisés sous une forme imprimée qui ont simplement fait l’objet d’un changement de support. C’est un ouvrage «clos», achevé au même titre que l’œuvre papier dont il est directement issu. Il s’apparente à un fac-similé de celle-ci.

    Un livre est dit «numérique» lorsque l’ensemble qu’il constitue est originellement réalisé sous la forme de fichiers informatiques par un ou plusieurs auteurs dont il exprime le discours construit sous une forme achevée avec le concours d’un ou de plusieurs éditeurs. Appelé à une large diffusion par la voie exclusive d’Internet, il ne peut être lu que sur un écran, qu’il soit fixe ou mobile. Lorsqu’une oeuvre numérique fait en totalité l’objet d’un téléchargement sur un support papier, cette opération lui confère sous forme dérivée les caractères essentiels d’un livre. »

    Et de le distinguer clairement d’autres espaces interactifs comme le blog et autres wikis. « La multiplication de ces initiatives montre que si les contenus nourrissent, les formats structurent. Il faut admettre que ces espaces, sous l’infinité de leurs formes, se prêtent mal à une définition générique et relèvent plutôt de la simple description, tout au moins au stade où nous en sommes. »

    Une définition qui a l’avantage d’éclaircir plus avant ce qu’est un livre numérique de ce qu’il n’est pas… Enfin presque. François Bon, qui avait déjà initié avec Ceci est un livre, une interrogation profonde sur la structure numérique tutélaire du livre (voir les débats notamment chez Virginie), interroge : « Avons-nous besoin d’une définition d’un livre ? ».

    « Et si c’était la littérature, en termes de création comme en termes de patrimoine, qu’il fallait aborder depuis les usages numériques, et en tirer les conséquences, plutôt qu’au sens infiniment protectionniste, pour ne pas dire corporatiste, du livre transposé dans le numérique, et que cela sera de toute façon impuissant à assurer la survie de privilèges nés d’un contexte historique bien spécifique. »

    Il faut bien entendre la critique de François Bon : « Dans l’histoire récente, l’appropriation des contenus par l’industrialisation de masse, dans le contexte d’une société de consommation culturelle, a détourné de façon globale la fonction originelle du livre comme vecteur ou assembleur de communauté, la nôtre, celle qui se définit par le langage, et la littérature en tant que le langage comme expérience (Blanchot). » Le livre, en tant que support de la littérature, est en train de disparaître explique François Bon. Quand la littérature est déjà en train de s’engager ailleurs que sur le support papier, avons-nous encore besoin d’une définition du livre, qui risque surtout de conforter les processus de survies de structures industrielles qui ne font que du produit livre – et qui s’apprêtent à faire du produit livre numérique ? « C’est ici, dans cette relation à l’ordinateur, que nous réinventons la littérature, dans son origine », explique François Bon. Investir ce lieu neuf avec toute l’exigence qui fonde la communauté littéraire, à l’exemple de ce que propose Publie.net, cette coopérative littéraire, plutôt que de reproduire des formes déjà en parties dépassées (même si les questions de financement des auteurs demeurent entières). « Les acteurs qui naissent dans ce nouvel échiquier ne sont pas forcément les acteurs du monde papier », et ne cherchent pas nécessairement à reproduire les formes issues du papier, mais s’y superposent en partie.

    Mais je n’ai plus besoin d’une définition du livre numérique, en rapport au livre numérisé, explique clairement François Bon :

    « Sur le fond : la littérature, quand elle s’établit sur le Net, en appelle aux outils du Net. Le statut même du texte (et sa relation à la portabilité, au corpus oral, à l’image même, lui est natif) n’est pas celui qu’il avait dans le contexte de production et diffusion qui l’a constitué comme livre. »

    « Mon espace de littérature, c’est le web en tant que tel. Il n’y a pas de rupture qualitative dans le processus d’écriture (préparation de, correction et révision, versions, modes de publications et diffusion, archivages et pérennisation) entre ce qui se passe dans un blog (et c’est pareil juridiquement, d’ailleurs), et les processus actuellement hiérarchisés et industrialisés auxquels nous a familiarisé le livre.

    (…) Comment l’écriture établirait-elle une frontière, comment cette frontière pourrait nous intéresser en tant que définition négative du livre ?

    Si mon logiciel de traitement de texte me permet d’inclure une vidéo en arrière-fond du papier numérique, et qu’à mesure qu’on lit la description de la pension de madame Vauquer on projette un couloir d’hôtel filmé à Bruxelles, pourquoi je m’en priverais ? »

    Il faut « exercer notre responsabilité d’auteur – en notre nom et sans médiation – dans le lieu même de ces nouveaux usages », explique François Bon.

    On voit bien que la définition du livre numérique qu’esquissent Alain Pierrot et Jean Sarzana n’identifient que certaines pratiques. Et que le livre, réinterrogé par le numérique, en fait exploser le carcan, recompose la façon même du fait littéraire. Nous avons du mal à nous détacher de l’univers de référence que compose le livre pour y intégrer ces nouvelles formes rhizomatiques que composent la création à l’heure des réseaux. Elles sont pourtant essentielles.

    On voit bien à mesure qu’on l’explore que le concept de livre numérique se dérobe, parce qu’il recompose en profondeur la création et ses modalités (notamment sa linéarité, mais aussi ses modes de distribution, ses créations en réseaux, hyperliées…). Les formes de culture numérisées que nous allons connaître (le fameux livre au format numérique qu’incarnent les emblématiques .pdf ou .epub), ne sont certainement que des formes transitoires.

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    2009

    Bouquinosphère’s ping

    La 6e édition de la Bouquinosphère, c’est ce soir, au premier étage du Bon Pêcheur, rue Lescot dans le 1er arrondissement dès 19h ! Au programme, bière, distribution de tee-shirts…

    peut-être aurons-nous la chance de recevoir un invité surprise !, qui devrait se promener à Paris ce jour puisqu’il est invité aux Assises professionnelles du livre à l’heure du numérique organisé par le SNE (.pdf).

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    2009

    Créer des livres avec d’autres livres

    James Bridle, lors de la conférence PlayFul 09 a donné une longue conférence, un peu complexe si j’en crois Nicolas Nova… dont le tréfonds ne m’intéresse pas nécessairement. Mais il a donné deux très intéressants exemples de remixages de livres qui devraient vous plaire.

    Tout d’abord celui réalisé par Zak Smith à partir de l’Arc en ciel de la gravité de Thomas Pynchon consistant à commettre une illustration pour chaque page du livre, en essayant de rendre la densité de l’ouvrage.

    Mais plus encore saluons le travail de Tom Phillips dans son livre The Humument : l’auteur a utilisé un roman Victorien pour créer une nouvelle narration : dessins, jeu avec le texte et les mots partant à la recherche de nouvelles histoires dans l’histoire.

    jamesbridle-playful.007

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    2009

    L’édition scientifique française en SHS face au numérique

    Le Très grand équipement adonis vient de publier une étude sur l’édition scientifique française en SHS, riche en données et en chiffres qui montre la grande fragmentation de ce secteur (très morcelé, faibles capacités d’investissement, pas très 2.0…) et sa spécificité par rapport aux sciences exactes (structuration de la communauté différente, potentiel économique des contenus plus développé – sans en faire la preuve). L’étude a la vertu de ne pas poser la question uniquement sous un angle économique, mais de prendre en compte également la question du libre accès – et ça c’est plutôt rare. L’étude souligne le rôle structurant que jouent les plateformes françaises – notamment Cairn et Revues.org.

    L’étude expose plusieurs enjeux comme celui du maintien (ou non) de la valeur ajoutée éditoriale (à savoir l’enregistrement – qui a publié quoi -, la validation certification scientifique, la mise en forme/enrichissement, la diffusion et la préservation) notamment face au modèle de l’open access. Ou encore celui du décloisonnement des communautés de recherche par le web collaboratif. Mais surtout, celui qui me parle le plus concerne le rétrécissement de la diffusion : « Mais plus fondamentalement on doit constater que le modèle de l’accès payant, consubstantiel dans l’édition classique de l’économie de l’imprimé, assure de moins en moins bien la fonction de diffusion des résultats de la recherche en SHS. » Enfin, le rapport conclut ses enjeux par celui du maintien d’un « tissu éditorial SHS » en France, tant public que privé, économiquement viable.

    Et d’esquisser des réponses par quelques mots clefs : la nécessaire mutualisation (pour reconsolider le secteur et indépendamment du modèle économique), la transformation des processus de validation (pas sûr qu’ils soient plus couteux comme l’explique la synthèse du rapport), la question de la labelisation (j’ai peur que ce soit une mauvaise piste pour ma part)… et d’autres plus classiques (droits, métadonnées…).

    Au final le rapport esquisse 3 scénarios d’avenir : l’inaction l’inertie, l’instance de mise en cohérence de l’action publique et celui du volontarisme industriel, qui me semblent, sauf dans le premier cas hélas, relever de politiques qui n’ont plus vraiment d’existence. D’un coup, on se dit, mais où sont passées les ressources dégagées et investies dans des projets innovants de communication scientifique en SHS qu’évoquait le rapport dans ses premières pages ?

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    2009

    Place de l’auteur

    « Autant l’offre aux accès, aux services qui entourent un livrel, contribue à donner une valeur symbolique au texte. Cette valeur symbolique redonne du sens à notre compréhension du monde. Elle nous implique à nouveau dans la constitution du monde parce qu’elle nous engage à y participer. Au fond, elle fait prendre au texte une valeur symbolique bien supérieure à toute valeur marchande. Le lecteur vit avec le texte, pour le texte, et de son implication dépend la vie de ce texte dans la durée.

    Cette perte de la valeur marchande fait douter les éditeurs et les libraires de l’intérêt du web. Pas les bibliothécaires. Le gain de la valeur symbolique que permet ce don en échange d’un contre-don déplace la valeur marchande du livre. Forcément. Il faut donc redéfinir le livre en fonction des nouveaux types d’édition. Sans décalque, mais en fonction de ce qui déroule. Regardons les lecteurs, observons-les. Sont-ils sagement installés sous la lampe à lire en silence ? Non, ils sont face à l’écran, à écrire et à lire alternativement. Silencieux, et actifs.

    (…)Ce n’est pas tant le livre (support) ou le texte (oeuvre) qui se modifie, c’est la relation que le lecteur a avec cette oeuvre. Cette relation est basée sur l’écriture, l’interjection, le commentaire critique amateur. Le silence est de mise dans les maisons, les bureaux, les biblios; devant les écrans. Pourtant on perçoit le bruit des autres, leurs pensées, sentiments, réflexions. La lecture se développe parce que la relation se déplace. Lecteur et auteur sont quasi face à face. Non pas frontalement mais dans un échange sensible. Épistolaire pas tout à fait, critique de manière désinstitutionnalisée, social certes, et plus profondément qu’avant. Je lis, je commente à la suite du texte, sur les réseaux ou sur mon blog – et, contrairement à ce que j’aurais pu en dire lors d’un dîner en ville, par le biais de ce commentaire à la fois personnel, sociable, et public, ce moi lecteur instaure une relation sociale directe avec l’oeuvre. Cette relation à l’oeuvre est visible, publique, au même titre que l’oeuvre. C’est cela qui est nouveau, et qui contribue à la valeur de l’oeuvre. C’est la nécessaire barrière critique dont parle Eco, qui fait rempart contre la barbarie. En outre, la vitesse du Net donne de la force à ce texte, à ces liens, à ce rhizome constitué autant de ces lectures que des textes d’auteurs.

    Le lecteur, écrivant, rentre en contact avec l’oeuvre. Au plus près. Il interpelle l’auteur qui peut, s’il le souhaite, réagir. La relation peut alors être perçue comme unique entre l’auteur et le lecteur (c’est le syndrome midinette du lecteur, et ça arrive), mais elle est toujours multiple et protéiforme. Le texte ainsi commenté prend son envol, se diffuse auprès des lecteurs du lecteur qui écrit. Il prend de la valeur grâce à la relation sociale rendue publique par le commentaire du lecteur, publiée par le lecteur.

    (…) Publie.net vise sans doute cela : redonner à l’auteur la valeur dont le système marchand de l’offre et de la demande l’a dépossédé. Confirmer sa valeur symbolique : l’auteur n’est auteur que lorsque la relation sociale entre l’oeuvre et le lecteur se joue. (…) Ce sont donc les auteurs qui vont contribuer à donner de la valeur à une maison d’édition. »

    Je ne sais pas si on peut assimiler auteurs et livres au format électronique comme le fait peut-être trop facilement Constance, mais je partage entièrement ce qu’elle dit de la nouvelle place de l’auteur. François Bon également.

    Voir également le récent rapport de Constance Krebs sur le livre numérique.

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    2009

    Du catalogue à l’achat distribué

    LibraryThing vient d’ajouter un petit bouton dans son interface, une fonction toute simple : get.

    librarythingget

    Par ces trois petites lettres, d’un coup, vous accédez à la liste de tous les endroits où vous pouvez obtenir le livre, en ligne, mais aussi physiquement, comme le montre cet exemple d’Alice au pays des merveilles. La fonction existait mais a été transformée, explique Tim Spalding, le créateur de LibraryThing : en intégrant plus de sources disponibles pour acquérir le livre au format électronique (Amazon, Google Books, Gutenberg, Sony, Open Library, etc.), au format audio (iTunes, Audible, LibriVox…), un index de comparaison de prix (BookFinder.com), des outils de Swap et Bookcrossing (permettant donc d’échanger des livres plutôt que de les acheter ! Révolutionnaire !) et enfin en améliorant le référencement de librairies et bibliothèques locales, vous permettant, selon votre position géographique, de vous indiquer la librairie ou la bibliothèque la plus proche et référencée qui devrait avoir votre livre (voir Alice au pays des merveilles pour Paris, France, mais ça marche même à Romans en m’indiquant des bibliothèques et libraires grenoblois !).

    Les bibliothèques n’ont plus d’excuses.

    Mise à jour du 17 novembre 2009 : Deux compléments à ajouter (pour comprendre les discussions) :
    - un autre billet de Tim Spalding revient sur le nombre de librairies indépendantes présentes dans LT (une quarantaine seulement). Si les libraires indépendants anglophones ont tendance à partager leur catalogue avec des sites comme IndieBound, ils ne le font pas avec tous les sites… Une éducation à l’API auprès des développeurs de sites marchands est plus que nécessaire…

    - LT fait part de difficultés à utiliser le catalogue d’Amazon qui réclame que les sites qui utilisent ses informations pour cataloguer leurs livres ne mettent pas en avant d’autres cybermarchands qu’Amazon comme l’explique Actualitté. Il y a donc un vrai avantage à prendre sur Amazon quant à la libération des métadonnées bibliographiques, dont les conditions d’exploitation deviennent toujours plus draconiennes et finiront par susciter le rejet. Charles Kermanaec ne dit pas le contraire : « Libérez vos métadonnées au profit des vendeurs de livres », adresse-t-il aux éditeurs.

    Reste à savoir qui doit libérer quoi ? Les éditeurs comme certains le font via GiantChair ? Ca risque d’être long et compliqué, car leurs données ne sont pas nécessairement formatées… mais c’est possible. Plus certainement, comme on l’a vu ici, l’enjeu repose sur les catalogues des distributeurs et des diffuseurs, voire sur Electre. Mais du cas Electre, on en a déjà parlé 1000 fois sans que rien ne bouge. Car cela suppose de changer de bout en bout le modèle économique d’Electre et des catalogues de ce type (qui vendent la donnée justement)… Un pas que personne ne souhaite faire.

    On a le choix au final entre un catalogue payant (ce qui interdit bien des utilisations) et un catalogue gratuit mais à contrainte (que tout le monde utilise faute de mieux). Soit il faut créer un autre catalogue (c’est ce qui finira par arriver), soit les catalogues évoluent : le payant en proposant des modules innovants avec d’autres tarifications par exemple ; le gratuit en proposant des tarifications payantes pour continuer à garder son ouverture maximale. Plus que payant ou gratuit, le dilemne (toujours le même) repose sur l’ouverture et la fermeture.

    Publié dans bibliothèque, catalogue de livres électroniques, librarything |

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    2009

    Linked Book Mashup

    Que donnent les données des livres quand elles sont produites de façon standards, ouvertes et réutilisables ?

    Gautier Poupeau s’est lancé dans la création d’un démonstrateur de ce que l’on peut agréger comme données sur les livres, depuis les données disponibles dans le linked data (c’est-à-dire ouvertes, disponibles et encodées en RDF pour qu’elles soient facilement intéropérables), nous explique le Figoblog. Le démonstrateur agrège les données de Dbpedia, Freebase RDF interface, Libris, RDF book mashup, Dewey en SKOS, Open Library via Data incubator, Autorités de la Library of Congress en RDF via id.loc.gov, Rameau en SKOS et Library Thing et permet par exemple de proposer la page suivante sur le Seigneur des anneaux (biographie de l’auteur, info bibliographiques, les différentes éditions, les personnages principaux…).

    Talis a réalisé le même type de démonstrateur avec SemanticLibrary (voir la page de Tolkien, pour comparer).

    Deux exemples qui, comme le dit Emmanuelle Bermès permettent de voir, concrètement, ce que le web de données peut vraiment apporter en termes de services. Plutôt que d’avoir à développer ses propres services, l’information peut provenir de plusieurs supports pour compléter la notre, l’augmenter. Belle démonstration par l’exemple en tout cas.

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    2009

    Comprendre l’interaction des livres dont vous êtes le héros

    Christian Swinehart a étudié une douzaine de livres dont vous êtes le héros, vous savez, ces livres jeux (dont certains font collection), un genre né dans les années 70 qui a connu son heure de gloire dans les années 80 et qui connaît même un petit revival en France depuis un ou deux ans.

    livredontvousetesleheros

    Christian Swinehart a voulu observer la trame interactive de ces LDVH (ou CYOA en anglais pour Chose your own adventure). Pour cela, il a décomposé la trame d’une douzaine de titres pour observer la complexité des choix offerts. Son étude montre la baisse dans le temps du nombre de terminaisons proposées et de celui des choix proposés. Mais surtout, elle utilise de superbes techniques de visualisations (voir aussi les animations) pour regarder la distribution de l’histoire. Bien sûr, vous pouvez jouer avec l’un des titres. Via Infosthetics

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    2009

    Logiques du tournefeuilles

    Après les réflexions sur le Vook (Vook, ces livres auxquels on ajoute des contenus vidéos), très intéressante analyse des tournefeuilles sur le nt2, vu par l’exemple de Calameo :

    « Calaméo ne propose qu’une image numérique du livre, une figure du livre. Il s’agit d’un autre symbole de notre période de transition médiatique : le livre à l’écran, comme objet transitoire entre la culture du livre et celle de l’écran.

    (…) Calaméo semble donc produire