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  • La carte des bibliothèques ouvertes françaises

    Publié dans bibliothèque par hguillaud le 29/04/2009 10:21

    bibliothequeouverte

    Bibliobsession vient de publier un très bon billet sur le mashup développé par Damiano Albani : Bibli.othequ.es qui consiste à dresser la carte (et l’accès) des bibliothèques dont le catalogue est accessible depuis l’extérieur. Damiano en recense pour l’instant 80 sur quelques 3000 bibliothèques (dont aucune de grande ville) et propose, via cette interface de chercher un livre dans tout ces catalogues pour le retrouver dans la bibliothèque la plus proche. Un Sudoc (le catalogue des bibliothèques universitaires) appliqué à toutes les bibliothèques en quelques sortes.

    Comptons que d’ici quelques semaines, le catalogue d’Albani va se développer car il est encore forcément lacunaire et l’on aura la cartographie des catalogues de bibliothèques ouvertes. Voilà qui devrait faire un bel appel du pied aux autres, à celles dont le catalogue n’est pas accessible ! Un place des bibliothécaires en quelque sorte, pour faire écho à Place des libraires, qui vous permet de savoir dans quelle bibliothèque de proximité trouver un livre. Un service dont nous aurions tous besoins !

    Damiano, on vous attend au BookCamp du 26 septembre ;-)

    6 commentaires pour “La carte des bibliothèques ouvertes françaises”

    1. marlene dit :

      Comment ça « aucune de grande ville » ? Il me semble pourtant que Marseille est une grande ville…

    2. Guillaume dit :

      Comme toujours, on ne peut être qu’admiratif devant le boulot de Tim !

      J’ai néanmoins une réserve sur ton dernier point, un peu sévère :) : «les bibliothèques n’ont plus d’excuses.»

      100% d’accord concernant pour la valeur des liens vers les catalogues de vente en ligne, d’ebooks, de swap, de bookcrossing, de comparaison etc.

      En revanche, l’indication des librairies et bibliothèques les plus proches est indépendante de la présence du livre dans le stock ou le catalogue. Du coup, la liste n’a pas plus de valeur que celle que l’on peut trouver sur les Pages Jaunes ou sur Google Maps. Si on fait le test sur un livre rare (en l’occurrence la Bible de Gutenberg), la liste est la même que pour Alice aux Pays des Merveilles ou pour n’importe quel livre :

      http://www.librarything.com/work/6349145/get&place=grenoble,France

      Le véritable enjeu, c’est de relier ces listes aux stocks des libraires et aux catalogues des bibliothécaires. Et en l’absence de standards en la matière, le chantier va être compliqué. Les bibliothécaires, comme les libraires, n’y peuvent pas grand chose (enfin si, mais établir ce genre de standards est un sacré boulot.)

      Ce qu’a fait Damiano Albani sur http://bibli.othequ.es/ est un premier pas dans cette direction, mais comme l’ont montré les discussions au Bookcamp, c’est surtout un exemple de ce que l’on pourrait faire de manière plus large et pérenne avec des standards…

    3. hguillaud dit :

      Oui Guillaume. Oui tu as raison, nous ne sommes pas encore connecté à des catalogues de libraires… en France. C’est un peu moins le cas à l’étranger, où LT réussi à fédérer de plus en plus de bibliothèques et de libraires (ça reste une poignée, mais la liste s’enrichit chaque mois un peu plus).

      Reste que LT montre la voie pour toutes les autres fonctions. LT montre qu’elles sont accessibles, qu’on peut les ajouter, et surtout que le catalogue est une porte d’entrée sur un tout autre univers que le seul cataloguage…

      Comment as-tu fait pour faire un commentaire sur ce billet http://lafeuille.homo-numericus.net/2009/11/du-catalogue-a-lachat-distribue.html sous un autre ? ;-)

    4. Guillaume dit :

      Et dire que je m’imaginais déjà censuré, ne voyant rien paraître ;)

      Je crois que j’ai dû ouvrir ce billet dans une autre fenêtre pour m’assurer que tu avais déjà mentionné le projet de Damiano, et coller mon commentaire dessous sans réfléchir… Du coup, je réponds ici, tant pis.

      Et je suis d’accord avec toi. Comme souvent (comme toujours…), LT montre la voie sur ce sujet. Mais son billet est à la fois enthousiasmant (sur l’énergie déployée, la qualité des fonctionnalités, le chemin parcouru) et un peu déprimant (sur le fait qu’il n’ait que 40 bibliothèques, sur le manque d’intérêt de certains libraires indépendants pour le projet : « les gens verraient ce qu’on n’a pas en magasin (sic) »)

      Ce que je voulais dire sur le point « les bibliothèques n’ont plus d’excuses », c’est que ce n’est pas juste une histoire de volonté ou de mentalité des bibliothécaires : elles ont, malheureusement, encore des excuses.

      A commencer par la diversité des catalogues, souvent fermés, parfois vétustes, sans standards pour récupérer la disponibilité des livres en webservices. Cette diversité technique rend très compliqué une interconnexion avec des services comme celui de LT. Faire descendre du LT for Libraries ou du Babelthèque dans des catalogues divers est une chose; faire remonter de l’information des catalogues vers LT ou Babelio en est une autre…

    5. hguillaud dit :

      Oui Guillaume, c’est une très juste distinction que tu introduit. Elle recouvre un problème de fond qui traverse la transformation que propose l’internet (et qui ne touche pas que les bibliothèques) : on veut bien utiliser les données des autres, mais pas rendre les siennes disponibles (et faire l’effort nécessaire pour qu’il en soit ainsi). Souvent, on ne mesure pas le potentiel de cette libération et on s’en tient aux difficultés, à l’existant…

      La vétusté des catalogues des bibliothèques les éloigne de leurs usagers, l’absence d’interconnexion va finir la séparation.

    6. La Feuille » Archive du blog » Du catalogue à l’achat distribué dit :

      [...] à jour du 17 novembre 2009 : Deux compléments à ajouter (pour comprendre les discussions) : – un autre billet de Tim Spalding revient sur le nombre de librairies indépendantes présentes [...]

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