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  • Nous faut-il un nouveau modèle de livre ?

    Publié dans Non classé par hguillaud le 6/02/2009 3:01

    Nous faut-il un nouveau modèle de livre à l’heure où notre capacité à comprendre et utiliser l’information en ligne a évolué ? C’est la question que pose le spécialiste du marketing David Meerman Scott sur son blog. Partant du constat que pour ses derniers livres il a ajouté plein de notes avec des URL, il s’est demandé s’il pouvait faire mieux ou autrement. Il a posé la question au designer et dessinateur de bd Zak Nelson qui lui a répondu par un schéma pour réorganiser le contenu des livres.

    zaknelsonbook

    Pour Zak Nelson, la littératie des gens a progressé, c’est-à-dire, que nous savons tous de mieux en mieux lire une bd, une planche graphique ou un site internet. Pour lui, cette nouvelle alphabétisation doit avoir une conséquence sur la façon dont nous concevons les livres. A quoi ressemblerait un livre s’il était conçu comme un site web ? S’il était davantage conçu comme un livre dont vous êtes le héros, avec des liens vers d’autres chapitres, pages, concepts, ressources ? Pourquoi ne pas plus souvent intégré des storyboard dans les livres pour se rapprocher de l’intégration de la vidéo, pour montrer une scène quand c’est nécessaire ? Zak imagine même qu’on puisse y intégrer de la publicité.

    Je ne sais pas si toutes ses suggestions sont bonnes à prendre, mais je reste persuadé que le web va forcer le papier à faire plus d’effort en terme de mise en page ou de typographie. Qu’accéder à des livres en ligne, eux aussi présentés au kilomètre, interroge la valeur ajoutée du papier surtout quand le papier se contente de faire du texte au kilomètre également (ah, l’industrialisation de la culture) et ne propose pas de fonctionnalités « supérieure » par rapport au livre au format électronique (alors que lui en propose : la recherche plein texte, notamment).

    Via Joe Wicket.

    20 commentaires pour “Nous faut-il un nouveau modèle de livre ?”

    1. JM Salaun dit :

      Bonjour Hubert,

      Juste une petite remarque en passant. Autant les Cédéroms multimédias ont eu une influence bénéfique sur l’évolution de la place de l’illustration dans le livre, parmi d’autres, l’excellente collection Découvertes de Gallimard (http://www.gallimard.fr/collections/decouvertes.htm ), autant je me demande si ces propositions n’apauvrissent pas le livre, d’un point de vue esthétique et fonctionnel.

      On peut aussi penser qu’au contraire le livre papier a intérêt à maintenir son identité et austérité, qui est une réelle valeur ajoutée par rapport au Web : stabilité et finitude. Ce qui n’exclue évidemment pas les déclinaisons et dérivations dans les deux sens.

    2. Alain Pierrot dit :

      Autant que je me souvienne, la maquette de la collection Découvertes, largement due au style (et aux accords signés)) de Dorling-Kindersley, a bien précédé la création de la collection de cédéroms par Alan Buckingham, qui étaient à l’époque exportés à partir des mise en page (XPress) grâce à des outils spécifiques.

    3. hguillaud dit :

      Je ne sais pas Jean-Michel. J’ai toujours été très décontenancé pour ma part par la collection Découvertes que je trouve vraiment peu réussie, le format étant peu propice à cette profusion d’illustrations (illustrations trop petites bien souvent).

      Je pense pour ma part que l’industrialisation du livre a tout de même un peu tendance à tuer son produit. Sincèrement, toutes ces pages aux kilomètres, bien souvent sans une once de travail dans la pagination, le titrage ou le format du livre… utilisant toutes le garamond, avec une largeur de page et des espaces entre les lignes égales, toujours tout en noire (je ne parle même pas de couleurs, mais juste d’utilisation des gris)… Je connais les règles d’or de la composition, mais je pense néanmoins qu’on s’est peut-être trop assis dessus et que l’industrialisation nous a empêché de nous poser des questions importantes, notamment sur la désirabilité des livres.

      La mise en page des livres est pauvre par rapport, bien souvent, à la presse ou à la presse magazine par exemple. A mon avis, cela signifie également que l’éditorialisation est pauvre – le travail des éditeurs. Le livre est conçu comme une suite sans fin, alors qu’on pourrait tout à fait, depuis cette matière organisée au kilomètre, la concevoir autrement, avec ses exemples, ses digressions, ses apartés… sans enlever à son contenu, mais en le rendant visuellement plus accessible. Si la cartographie mentale joue un rôle dans la mémorisation ou la compréhension que nous avons du monde, alors la spatialisation de l’information est elle aussi capitale pour son assimilation.

      Surtout : si le livre continue à ne pas proposer d’avantage typographique par rapport au livre électronique (qui a la couleur, dont on peut agrandir les caractères, faire varier l’affichage, la mise en page, la typo…), il risque d’avoir juste un peu plus de mal à faire valoir ses qualités.

      En tout cas, si l’électronique pouvait avoir comme conséquence de ramener les éditeurs à s’intéresser au design, à la conception de leur produits, en dehors de leurs seules couvertures, alors l’électronique aura joué un rôle salvateur pour le livre.

    4. Virginie Clayssen dit :

      Je souscris à la remarque de Jean-Michel Salaün : pour bon nombre de lectures, l’austérité de la page est utile. S’il s’agit de littérature, cette austérité laisse à notre imagination tout son pouvoir. Le livre se fait oublier. Il me semble que toute lecture immersive met en veille nos perceptions sensorielles, et libère ainsi plus fortement l’imaginaire. C’est ce passage qui est le plus précieux à obtenir lorsqu’un enfant apprend à lire : qu’un objet peu séduisant, cette page couverte de signes noirs, devienne par la magie de la lecture la clé d’un monde.
      Cela n’empêche pas d’autre plaisirs de lecture, qui se font sur d’autres modes, en consultation plus qu’en immersion. Notre regard alors s’aiguise, on regarde alors la page plus qu’on ne la lit, et la perception reprend ses droits, avec un plaisir visuel qui est assez différent du plaisir de la lecture. Et la BD jongle avec les deux d’une manière étonnante, toutes les variations sont possibles. Jeux vidéos, lectures en ligne, ajoutent à cela un plaisir supplémentaire, celui d’agir et d’intervenir.

      Je crois très féconde cette séparation que le texte impose avec le mouvement de la vie, le chatoiement des images, les sons. Il me semble que c’est une séparation indispensable, qui s’inscrit parmi toutes les séparations qui ponctuent notre vie, avec leur dimension d’arrachement inquiétant : on quitte le connu et le confortable pour aller vers le nouveau, le différent, l’autre. Et vers un peu plus de liberté, dans la capacité à habiter chacun son « espace du dedans ».

    5. F dit :

      en accord avec Jean-Michel (et salut amical!) et j’avais réagi de même façon – c’est-à-dire que la surface de lecture dense, et son ergonomie, je tiens à ce qu’elle soit préservée de tout parasitage, y compris textuel – par exemple, si Hadrien passe ici, ô combien je préférerais être dispensé du méta-texte genre notices wikipédia dans FeedBooks (mais ce n’est pas une critique, c’est une interrogation)

      par contre, où le billet d’Hubert a rejoint complètement nos réflexions en cours, c’est qu’évidemment le texte numérique (j’ai de moins en moins besoin du mot « livre ») c’est DEJA cet ensemble, incluant métadonnées, notices éditoriales, images et fichiers son, liens externes… la présence ou non de ces éléments « centripètes » sur la page ou pas est secondaire par rapport à ce qui se déplace

      et hommage aux bibs qui nous permettent d’avancer matériellement dans ce domaine : tout à l’heure, j’écoutais à distance les échanges entre immateriel.fr et BU d’Angers sur SIGB / unimarc / ISO 2709 etc – où JMS aurait pu me servir de traducteur, mais d’où il ressort en tout cas qu’on peut très bien partir d’un mot-clé sur Google Books ou sur un catalogue de librairie, et que la sollicitation du texte appelle l’ensemble des métadonnées associées, qu’elles soient rédactionnelles ou consistent en ces ressources élargissant le domaine du livre (chercher ARTAUD ou CORTAZAR sur YouTube)

      convaincu donc qu’on avance tous dans le même sens (même si V et son iPhone vont plus vite que nous des fois!), mais de l’intérieur d’un basculement où n’a plus le choix de la marche arrière, et où pourtant l’enjeu d’écart, de distension du temps (je n’aime pas trop « austère », parce qu’on le contrebalance par plaisir des matières, de l’objet, voire le plaisir à cet écart même) qu’impose la lecture dense nous laisse d’autres chemins, y compris numérique, que la page gadgétisée… ?

    6. Christophe D. dit :

      Vos commentaires me rappellent l’aventure des CDRom culturels, dont la France fut un terrain précurseur, dans les années 90, avec notamment des éditeurs comme Montparnasse Multimedia ou Hyptique. J’ai d’ailleurs moi même travaillé sur l’un de ces projet pour le compte de Montparnasse Multimedia. Le CDRom le plus vendu, distribué dans le monde entier, fut celui sur le Louvre, à la fin des années 90. On trouvait sur ces CDRom à peu près tout ce qui est aujourd’hui présenté comme l’avenir du « livre » en version numérique : du texte interactif, du son, de la vidéo, des images, des liens, des moteurs de recherche, des interface novatrices proposant différents modes de navigation ou de lecture. Le tout lisible sur n’importe quel support capable de lire un CD (même un lecteur audio pouvait lire la partie son par exemple). Bien entendu, un projet de ce type demandait en moyenne au moins 6 mois de travail, pour une équipe d’une dizaine de personnes et de gros investissements. Après quelques courtes années de réussite commerciale, Montparnasse Multimedia et Hyptique ont cessé leurs activités dans ce secteur au moment ou le net s’est démocratisé en France. MM a même fini par couler avec pertes et fracas. Aujourd’hui, encore plus de Français ont accès à l’information disponible sur internet et de mon point de vue, il n’est pas certain que de tels projets d’interfaces de lecture puissent être rentables car dans l’esprit de beaucoup de gens, ce type de « livres » numériques enrichis par le multimédia entre en concurrence directe avec la sacro sainte « gratuité » du net (même si l’info que l’on y trouve est fragmentée, pas forcément fiable et pas forcément plus fonctionnelle que les CDRom culturels d’autrefois). La majorité silencieuse a une vision du « mieux » qui n’est pas forcément tournée vers la qualité absolue ou vers l’ultra fonctionnalisme et dans tous les secteurs (y compris la mise en page de livre), c’est d’ailleurs l’un des principaux problèmes que rencontrent les designers et les prospectivistes de tous poils, sans cesse confrontés à une réalité d’usage et/ou commerciale qui est loin de leurs idéaux, pourtant pas si bêtes que ça.

    7. Ferocias du blog Les Peuples du Soleil (fictions précolombiennes et livres anciens) dit :

      Pour ma part, j’aime le livre papier avec passion. Ce n’est pas qu’un texte, c’est aussi un objet. On peut le prendre, le tenir, le caresser, le jeter. Je n’imagine pas faire la même chose avec un mobipocket.
      Les éditions électroniques, qui ont leur rôle, permettent certes beaucoup d’usages que le livre papier n’aura jamais (recherche en mode texte, hyperliens,…) mais ne peuvent me donner autant de plaisir. Je suis bien heureux de trouver en version numérique des textes introuvables. Je suis encore plus heureux de feuilleter un livre sur la plage.
      Les liens dans tous les sens sont aussi un frein à la linéarité (je suis un vieux réac’ parfois). J’aime me laisser transporter par une intrigue, un style,…
      Personnellement, je lis un livre papier et je consulte une édition électronique: ce n’est pas tout à fait la même chose. Plaisir vs Utilitarisme?
      Je pense que ce qui est proposé plus haut convient pour des ouvrages documentaires mais beaucoup moins pour des fictions. Les Livres dont vous êtes le héros ne sont tout de même pas l’acmée de la littérature.

    8. hguillaud dit :

      Je n’aime pas trop l’argument du principe d’austérité. Il me fait penser aux cours des bons pères, où il faut souffrir pour mériter le résultat. Je ne suis pas sûr que ça fonctionne partout, tout le temps et pour tout le monde. Au contraire. J’ai l’impression que ça en laisse plus sur le côté que le contraire. Il me semble que c’est croire que tout le monde fonctionne pareil. Je n’en suis pas persuadé.

      L’idée n’est pas nécessairement de créer demain des livres clignotants (ce n’est pas ce qui fera leur qualité), nous sommes d’accord. Néanmoins, l’industrialisation de la culture a tendance aujourd’hui à faire des produits sans la moindre imagination typographique. Or les meilleurs éditeurs nous séduisent aussi par la qualité des produits éditoriaux qu’ils proposent, sur le fond, mais aussi sur la forme. Souvenons-nous de l’apparition des livres d’Actes Sud, avec leur format original, la qualité du papier et du grammage. Aujourd’hui, quand vous allez en librairie et que vous ouvrez les livres d’une table, leur intérieur est quasiment similaire. Papier cheap, typographie et mise en page clonée… Aucun effort de conception (qui utilises le gris ? qui ajoute une couleur pour les intertitres par exemple…). Ne serait-ce que pour faire des notes de bas de pages dans la marge, que pour travailler les niveaux de titres, améliorer les polices, etc. Les livres seront toujours couverts de signes noirs peu attirants, mais ce n’est pas pour autant qu’ils doivent être laids, moches, uniformes, industrialisés. Il me semble que graphiquement, il y a vraiment besoin d’un retour à la création que nos logiciels de mise en page (qui semblent avoir permis à chacun de faire un livre) et que l’industrialisation du livre ont tué. A mon avis, la « concurrence » de l’électronique devrait donner envie d’avoir des produits livres plus réussis.

      Dans d’autres domaines que la littérature, je suis même persuadé qu’on peut peut-être aller plus loin, comme l’indique Zak Nelson. Mais pour cela, il faudrait aussi que les éditeurs travaillent plus l’éditorialisation des livres. Le but n’est pas nécessairement de mettre des images, encore une fois, mais de voir que nous avons des données sur les contenus de nos pages et qu’on pourrait peut-être les exploiter également dans les livres. Sur certains livres complexes, j’aimerais pouvoir avoir par exemple des résumés en haut de page, des graphiques ou chemins de fers pour me rappeler où nous en sommes, des définitions, une mise en avant des concepts importants. Pour consulter plus vite de gros essais, j’aimerais aussi avoir accès aux métadonnées qui le structurent ou à une synthèse qui me permette d’avancer plus vite sur des passages qui me paraissent moins importants.

      A terme, si les métadonnées inscrites dans le corps du livre ne sont accessibles que dans sa version électronique, c’est le livre papier qui perdra « en qualité ».

    9. hguillaud dit :

      PS : Virginie nous a traduit un affreux argumentaire sur les raisons qui pourraient nous pousser à basculer dans l’électronique.

      Le 5e point concerne le sujet que nous évoquons ici :
      « L’apparition de livres écrits pour une lecture électronique. Le passage de l’imprimé au numérique aura un impact sur la nature même des livres. Beaucoup de livres seront plus courts. Ils seront plus dans l’air du temps et en phase, culturellement, avec les lecteurs. Ils seront plus colorés et d’une écriture plus engageante. Et ils séduiront les jeunes lecteurs comme rien d’autre avant. »

      Présenté comme cela, cela donne plutôt l’idée d’un renforcement de l’industrialisation de la culture. Ce qui est hélas fort possible.
      Il semble assez évident que les livres disposeront de versions longues en ligne. De là à dire que les livres imprimés ne seront que des livres de l’ère du temps, j’ose espérer que non. Ni qu’on ne trouvera plus que des livres commerciaux. Au contraire. Les outils numériques permettent aussi des résistances.

    10. F dit :

      tu nous enverras journal du voyage New York ? (et peut-être même des photos ?) bon séjour en tout cas, couvre-toi bien!

    11. Virginie Clayssen dit :

      @Hubert Quelle sera la relation livre imprimé / livre numérique ? Si on écarte l’idée d’une substitution pure et simple (progressivement, on n’imprimerait plus que des beaux livres, et le livre imprimé deviendrait un objet luxueux), on peut imaginer toutes sortes de relations entre les différentes versions d’un livre, celle qu’on imprime et celle qu’on diffuse en numérique.

      L’exemple récent de la sortie chez HarperCollins de ce qu’ils appellent des « Video-books », soit une interview de 20 mn de l’auteur d’un livre, qui en résume les idées principales, et qu’Harper Collins va VENDRE, provoque d’ailleurs des réactions très mitigées : pour beaucoup, il s’agit d’une tentative, non pas de produire une vidéo dérivée d’un livre, qui se suffirait à elle-même, mais bien d’amener le lecteur à payer accéder à un « trailer », soit une vidéo destinée à faire vendre un livre.
      Alors que sont ces video-books ? Des équivalents filmés d’un extrait type « readers disgest » ? Un message disant « ne vous donnez pas la peine de lire ce livre, vous en apprendrez autant en regardant cette vidéo de 20 mn » ? Je me demande ce qu’en penseraient les Bons Pères !

    12. F dit :

      à nouveau, entre vs 2 et sur les 2 blogs en parallèle, débat central, qui nous éloigne des simples modèles de transposition ou portage – alors même qu’éclose de plus en plus des typologies d’objets numériques incluant texte + images + activité live de l’auteur (performances, lectures) + support web qui créent peu à peu leur niche économique (y compris par l’importance de + en + grande pour nous auteurs du côté « live »), et que ces typologies neuves trouvent leur place hors des territoires de l’édition classique – en même temps que se multiplient les ventes de bouquins à 200 à 300 exemplaires, mais qui entretiennent le système puisque les couples éditeurs/diffuseurs se rémunèrent à l’aller comme au retour (d’où en partie leur politique de l’autruche ?) – en tout cas contribuant à déplacer ce troll majeur de tous ces billets sur le numérique « je préfère le livre papier » : non, de plus en plus d’objets culturels de haute densité à n’avoir existence que numérique, ou – au pire – avec numérique

    13. Diogene dit :

      Je souscris au billet de Virginie, et me demande un peu de quels livres David Meerman Scott parlent ? Si je pense qu’une certaine littérature mériterait ce changement (livres techniques, petites encyclopedies illustrées) le reste a t’il besoin d’autres choses qu’un bon contenu ou au moins quelque chose qui nous fasse vibrer. Si j’en crois David il faudrait transformer la collection Harlequin en collection Découvertes de Gallimard la pub en plus ! (bon c’est aussi un marketeur et la culture il s’en tape un peu) Les audaces typographiques ont toujours existees pour mettre en scène le texte comme les romans déstructurés. L’excellent La maison de feuilles de Mark Z. Danielewski (http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Maison_des_feuilles) écrit sur le net et publié en papier avec ses pages ou le texte est reconstruit, est un exemple ou le papier et le numerique se rejoignent et donne peut être des pistes avant que les liseuses électroniques puissent accueillir des textes vivants (sons, photos, films et textes) conçus pour ce type d’appareil. Une extension des possibilités des livres, mais plus un livre ou seul votre cerveau se « multimédiatise » On appelle cela l’imaginaire.

    14. Hubert Guillaud dit :

      @F : c’est Marin qui est à TOC. Pas moi hélas. Mais on lui demandera son journal de bord ;-) .

      @Virginie : comme le montre bien ton exemple de VideoBooks (excellent, il mériterait un billet), c’est un vrai débat, qui montre la complexité de la relation à naître entre les différentes formes.

    15. F dit :

      je proteste, Hubert : vous auriez dû y aller tous les deux (et même Piotrr comme arbitre) suis sûr que les compte-rendus auraient été complémentaires ! – on vous offrait un maillot bleu…

    16. JM Salaun dit :

      Bon puisque vous n’aimez pas «austérité», j’essaie une métaphore en clin d’oeil : la relation à un livre papier a beaucoup de points communs, il me semble, avec dans le transport la bicyclette ;-)

      Un apprentissage difficile, mais on n’oublie pas. Une technologie simple, robuste, maniable, réparable. Une relation individuelle et pourtant sociale. Un transport qui permet d’apprécier le paysage et maintien en forme, et j’en passe.

      La bicyclette traverse les âges et aujourd’hui retrouve une jeunesse. On l’améliore sans fondamentalement la transformer. On ne la changera jamais ni en tracteur, ni en Ferrari et c’est très bien comme cela. Voilà ce que j’entendais par «austère».

    17. Alain Pierrot dit :

      Il faudrait que nous nous astreignions à bien séparer le point de vue économique des éditeurs (fin et début de siècle compris), de plus en plus purement gestionnaires de la pérennisation/rentabilisation d’une entreprise (et du meilleur usage des ses capitaux) — et professionnels jusqu’au bout des ongles, i. e. avec priorité à la prise de parts de marché — et le point de vue socio-politique de la lecture et de l’écriture.

      La simple appllcation des règles du jeu envoie les premiers vers industrialisation, « mondialisation », formats courts, marchandisation, accélération de toute rotation.

      Les seconds réfléchissent demande, envie, désir et manières de la satisfaire dans les nouvelles conditions ou opportunités, sans préjuger d’une époque où s’était cristallisées toute une série de réponses hétéroclites autour d’un média qu’on savait où trouver, en librairie, en bibliothèque, sur les étagères. Au point qu’on oubliait l’hétérogénéité.

      Comme le faisait remarquer il y a quelques heures Bill Kasdorf, « The book is a mess ».

      Le problème (véniel, diraient les « bons » pères) est que nos ambitieux jeunes loups de TIC ne soupçonnent pas (encore) la complexité sous-jacente à l’apparente rusticité du « livre » et tardent à répondre précisément aux diverses attentes, en une attente impatiente d’investir l’ensemble d’un champ en train d’éclater. Comme en plus, il se font des illusions sur la rentabilité dudit champ…

    18. Alain Pierrot dit :

      Yaargh! « Ils se font des illusions »

      Quand est-ce que vous vous décidez à mettre en place une fonctionnalité de relecture/correction pour les commentaires ?

    19. La Feuille » Archive du blog » TOC 2009 : Expériences marketing d’édition électronique dit :

      [...] synthèses vidéos payantes d’ouvrages par l’auteur, en vente en vidéo à la demand, comme nous le disait Virginie Clayssen), des livres électroniques vendus sur cartes (Symtio), des livres gratuits en ligne avec [...]

    20. Numérisation, e-books, etc. (15/02/09) « pintiniblog dit :

      [...] Nous faut-il un nouveau modèle de livre ? (source: Lafeuille, [...]

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