La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
  • Derniers commentaires

  • Archives

  • Derniers billets

  • Catégories

  • Meta

  • Archive pour février 2009

    27
    02
    2009

    PressPedia : imprimons Wikipédia comme l’on veut et facilement…

    Imprimez vos articles préférés de Wikipédia, organisez les en chapitres… C’est désormais possible avec PediaPress, ici.

    Via Wikipédia et TechCrunch.

    Tags:
    Publié dans Non classé |

    2 commentaires

    26
    02
    2009

    Souvenirs du monde des montagnes

    Parmi les nombreux projets artistiques présentés dans le hall de Lift, je ne pouvais que m’attarder sur le livre augmenté de Camille Scherrer, étudiante à l’EPFL-ECAB Lab, intitulé Souvenirs du Monde des montagnes. Le prototype consiste en un livre de souvenirs d’enfance dont les images (des photographies personnelles) déclenchent sur un écran présenté à côté du livre, des animations quand on feuillette le livre. Cette interaction est réalisée via une lampe équipée d’une caméra qui surplombe le livre, qu’on approche comme une loupe, qu’on oriente comme l’on veut, et un logiciel capable de reconnaître les images et d’y jouer des animations. Vidéo.

    Tags:
    Publié dans Non classé |

    5 commentaires

    25
    02
    2009

    LiveWriters : toutes les vidéos d’auteurs

    LiveWriters est un  site à la YouTube entièrement dédié aux vidéos relatives aux livres : interviews d’auteurs, books trailers, etc. Via la veille de Virginie Clayssen sur aaaliens.

    Tags:
    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    25
    02
    2009

    L’autre liseuse


    Exactement fonctionnel. Via Fred Cavazza.

    Tags:
    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    24
    02
    2009

    La défense des lecteurs

    La web designer Mandy Brown, pour a List Apart, a produit une intéressante « défense des lecteurs », qui plaide pour une conception web qui invite les internautes à lire les pages web. Je me suis permis d’essayer de traduire son article, qui, me semble-t-il, dit des choses intéressantes sur comment l’électronique a encore à s’inspirer du papier pour mieux proposer ses textes à la lecture.

    « Les meilleurs lecteurs sont obstinés. Ils ont une capacité de résistance presque inépuisable qui les pousse à lire, indépendamment des circonstances où ils se trouvent. J’ai vu un lecteur absorbé dans Don Quichotte assis à un bar bruyant, j’ai vu des newyorkais marcher dans la rue avec des livres en main, j’ai vu plus d’un lecteur dévorer des livres sur son iPhone. Et des millions d’entre nous de lire les journaux, les magazines, les blogs et sur nos écrans tous les jours – et dire que certains affirment que personne ne lit plus.

    Ce que chacun de ces lecteurs ont en commun est une capacité à créer de la solitude dans des circonstances qui semblent l’interdire. La lecture est nécessairement une expérience solitaire – comme mourir, chacun lit seul – mais au cours des siècles, les lecteurs ont appris à cultiver cette solitude, comme de grandir dans des environnements les moins hospitaliers. (…)

    Malgré l’omniprésence de la lecture sur le web, les lecteurs demeurent un public négligé. La plupart de nos réflexion sur le web design s’articulent autour du sens de la circulation : les utilisateurs sont pensé comme ceux qui trouvent, qui cherchent, qui regardent… Nous mesurons la fréquence de leur clics plus que le temps qu’ils passent sur une page. Nous nous préoccupons plus de la manière dont ils naviguent et participent – comment ils passent d’une page à l’autre, à qui ils parlent – mais nous oublions les besoins de ceux dont le but est de rester sur une page. Les lecteurs s’épanouissent quand ils ont de l’espace – à quelques distances du brouhaha de la foule -, et nous, en tant que web designer, nous devons nous interroger sur ce que nous pouvons faire pour les aider à se tailler cet espace. 

    From looking to reading
    « Il est presque impossible de regarder et de lire en même temps : ce sont des actions différentes », disait Gerard Unger, dans son livre, While you’re reading

    Pensez à votre première rencontre avec un livre. Vous regardez la couverture afin de vous faire une idée sur celui-ci, alors peut-être vous regardez la 4e de couverture ou d’autres informations. A l’ouverture du livre, vous regardez la page de titre ou vous lancez rapidement le regard sur la table des matières. Peut-être vérifiez-vous le nombre de page ou évaluez le poids du livre dans votre main. (…)

    La plupart des lecteurs participent au moins à l’un voire plusieurs de ces comportements. C’est une sorte de rituel de prélecture qui fait partie de la culture du livre. Et pourtant, ils servent un objectif important, dans la mesure où ils facilitent la transition entre le fait de regarder le fait de lire. Ils aident à établir l’intérêt du lecteur et agissent comme une invitation à la lecture. Des comportements similaires peuvent être trouvés sur le web : quand vous arrivez sur une page web, vous pouvez regarder le logo pour voir où vous êtes, parcourir le menu de navigation pour avoir une idée de ce que vous pourrez trouver ici. Vous regarderez probablement le titre de l’article ou la photo qui l’accompagne. S’il y a une citation ou un chapô, vous allez le parcourir comme vous auriez parcouru une quatrième de couverture. Vous allez lire le premier paragraphe, pour voir si la voix du texte résonne en vous ou vous attire. A tout moment, au cours de ces activités de pré-lecture, vous pouvez conclure que cet article n’est pas pour vous et décider d’abandonner pour aller autre part. Mais si l’intérêt est là, il est probable que vous commencerez à lire. 

    Tout cela peut se produire en quelques secondes, mais ces secondes sont la seule préparation que le lecteur dispose, la seule aide pour passer du regard à la lecture, pour passer de l’écraimage à la concentration. C’est durant ces quelques secondes que le lecteur décide de fixer son attention sur le texte et d’engager la lecture. 

    Il existe de nombreux lecteurs tenaces, qui vont s’engager dans la lecture que le design de la page soit facile d’accès ou pas. Mais en tant que designers nous devons aider le lecteur à la transition, c’est-à-dire à passer du regard à la lecture. Pensez à tous les éléments qui accompagnent un article et organisons ceux qui sont le plus utiles pour évaluer son intérêt. Chapô ou citation, illustrations permettent au lecteur d’évaluer rapidement ce dont parle l’article. Les catégories et les liens vers d’autres contenus apportent du contexte. Le nom et l’affiliation de l’autre communique de l’autorité. Tous ces éléments se combinent pour créer une entrée en lecture. 

    Il est probable que le premier paragraphe est lu différemment de ceux qui suivent. Nous lisons souvent plus lentement le début d’un texte, comme pour nous familiariser avec la voix de l’écrivain et décider si oui ou non nous voulons continuer. Les signaux typographiques ou la création d’un texte plus grand pour le premier paragraphe peut permettre une meilleure transition vers une lecture plus confortable. En un sens le premier paragraphe doit parler plus fort que ceux qui suivent afin d’aider le lecteur à entrer dans le texte. 

    Maintenant laisse-moi tranquille
    Une fois que le lecteur a commandé à l’aura de la solitude qui l’entoure de le recouvrir, il devient presque impénétrable. Un lecteur qui est complètement absorbé dans la lecture, ne va pas vous entendre si vous l’appelez par son nom. Appelez-le encore une fois, et il va vous regarder, ennuyé. L’essentiel alors est de ne pas mettre fin à toutes les activités qui existent autour d’un lecteur, mais de lui donner son espace (souvenez-vous de la fille qui lit Don Quichotte au bar. Vous faites attention à commandez votre boisson sans la bousculer). 

    Dans la pratique, cela signifie que vous avez besoin de limiter les distractions dans la mesure du possible. Les citations – si utile en tête d’article – deviennent une nuisance plus bas car de nombreux lecteurs seront attiré par inconsciemment par eux, même quand ils veulent se concentrer sur le texte. Attention aux détails typographiques : longueur de ligne, lisibilité de la police, l’équilibre entre la taille de la police et la hauteur de la ligne, les contrastes entre le texte et l’arrière-plan… peuvent faire la différence entre un lecteur qui ira jusqu’à la fin d’un article et ceux qui abandonneront. 

    L’espace blanc n’est pas tant un luxe qu’une condition préalable. Chaque pixel de l’espace autour du texte peut aider le lecteur à rester concentré plutôt que de le laisser errer sur la page. (…)

    Il est également important de tenir compte de la chronologie de l’expérience de lecture. Le premier passage de la recherche à la lecture est suivie d’une intense période de concentration dans lequel le lecteur se perd dans le texte. À la fin d’un paragraphe cependant, le lecteur se heurte une fois de plus à un espace, et est susceptible de revenir à l’état d’observateur. (…) Le design de la page doit respecter trois phases distinctes : d’abord, inviter le lecteur dans la page, ensuite le laisser seul, enfin, lui fournir des pistes pour qu’il puisse continuer à regarder ou lire ce qui l’intéresse. 

    Beaucoup de sites dispersent le contenu autour de l’article, au lieu de le concentrer en haut ou en bas, où il est plus utile et a moins de chances d’être une distraction. (…) Le milieu d’un article devrait refléter la solitude de la lecture avec un design qui n’interrompt ni le texte ni le lecteur.

    Les concepteurs peuvent aussi être des lecteurs
    Il y a, bien sûr, les lecteurs qui évitent l’écran – ceux qui impriment de longs articles ou ceux qui achètent plutôt des livres ou des magazines. Nous attribuons souvent leur résistance aux éléments sur lesquels nous avons aucun contrôle : l’inconfort d’être assis à un bureau, la difficulté à concevoir un écran qui soit aussi confortable pour la vue que le papier, le déficit d’attention de la navigation en ligne qui fait que la transition vers la lecture semble hors d’atteinte. Mais il y a en fait d’autres questions en jeu ici, et nous sommes capables d’en contrôler beaucoup. Si le design de la page facilite la lecture ou facilite la recherche et l’écraimage. 

    En tant que designer, la seule façon de s’assurer que la page est bien conçue pour la lecture est de la lire vous-même, de reléguer votre sensibiliter au design pour prendre le temps de lire le texte que vous composez. Ce n’est pas une tâche facile, mais seule la lecture sur le web peut vous aider à éprouver de l’empathie pour le sort que vous réservez au lecteur. Le Web est encore un espace bruyant et bondé, mais il est aussi illimité, et nous pouvons trouver un espace suffisant pour la lecture, un espace où le texte parle au lecteur et le lecteur se soucis de l’entendre. »

    Via un lecteur, Nathan Chosson, qui rebondissait depuis d’autres lectures. Merci.

    Publié dans interface, lecture |

    4 commentaires

    23
    02
    2009

    Papers : l’iTunes des articles scientifiques

    Connaissez-vous Papers ? Une application pour Mac OS X qui a pour but d’aider les scientifiques à organiser leur bibliothèques de .pdf, à la manière d’iTunes et qui permet d’accéder directement aux catalogues d’articles scientifiques en ligne comme PubMed, Web of Science ou Google Scholar… Papers est même désormais disponible pour iPhone. Via les revues de web d’if:books.

    Publié dans édition scientifique |

    1 commentaire

    23
    02
    2009

    La carte des acheteurs

    Le BookDepository britannique vient de créer une cartographie des acheteurs de livres. qui se rafraichit en direct pour montrer les derniers achats de ses clients et leurs provenances.

    Publié dans cartographie |

    Aucun commentaire

    23
    02
    2009

    « Les mots produisent de nouveaux services »

    Marin Dacos a continué sa série sur TOC 2009, notamment par une synthèse des propos de Peter Brantley, de la Digital Library Federation, sur la littérature comme web service :

    « Notre civilisation est gagnée par le numérique. Ce processus doit nous mener à redéfinir le livre comme une nouvelle forme de service, au sein d’un nouveau jeu de relations. Les livres sont désormais des services en réseau, pas seulement des biens physiques. (…) Le livre en ligne nous engage à extraire ce qui compte à l’intérieur du livre. (…) Books are empowered in the digital age. (…) Là est la nouveauté : les mots produisent de nouveaux services. Le livre se définit dès lors comme une communauté, comme une société. Un livre en réseau, un livre numérique, c’est un environnement of participatory engagement. C’est le monde des crossbooks. Le livre devient un passage. Words of books can be associated among each others : les mots peuvent se rencontrer, d’un livre à l’autre. »

    Signalons encore un autre compte rendu sur les enjeux de l’édition électronique qui rappellent que les préoccupations économiques sont différentes selon les secteurs concernés par le livre électronique.

    Tags:
    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    23
    02
    2009

    Inventaire après Invention

    C’est Patrick Cahuzac lui-même qui l’annonce sur Remue.net : Inventaire/Invention, après 10 ans de bons et loyaux services, met la clef sous la porte. Dans cette belle histoire pionnière du lien de l’électronique au papier, comme la raconte Lise Benincà du Matricule des Anges, il y a celle d’un pôle multimédia de création littéraire innovant et original, qui a soutenu la création contemporaine et a montré qu’on pouvait à la fois offrir une version électronique au plus large public et vendre une version papier, comme un objet à conserver et à partager.

    Nous ne remercierons pas le Conseil Général de Seine-Saint-Denis de son brutal désengagement. Et souhaitons qu’Inventaire/Invention et son équipe, qui nous ont tous beaucoup inspiré, continuent. Via Fenêtres Open Space et le Tiers Livre.

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    14
    02
    2009

    Digital editions : support de la justification pour Epub

    Le blog de Feedbooks signale la parution d’une nouvelle version du logiciel Digital editions d’Adobe, qui permet de gérer sa bibliothèque de fichiers pour sa liseuse. Cette version offre enfin le support de la justification du texte.

    Le billet suggère également que le format Epub soit assorti de recommandations correspondant à des bonnes pratiques. A bon entendeur! On en aurait absolument besoin. On aurait également vraiment besoin d’un travail en profondeur sur les vocabulaires contrôlés. Malheureusement, cela semble être toujours le parent pauvre des formats… Dommage.

    Publié dans formats, liseuses |

    Aucun commentaire

    13
    02
    2009

    Nos outils électroniques auront-ils le droit de lire nos livres ?

    Parmi les nouvelles fonctions du Kindle 2, il y a bien sûr le text-to-speech, c’est-à-dire la capacité d’un appareil à lire le texte et donc à transformer n’importe quel livre en livre audio. Cette fonction vient de provoquer l’ire de la Guilde des auteurs américains. Selon elle, cette fonctionnalité est illégale, parce qu’Amazon n’a pas négocié les droits audio des livres électroniques qu’il propose. Est-ce à dire que tout vendeur de livre électronique doit également négocier les droits dérivés d’un livre (l’autorisation pour performance) pour prévoir la lecture automatique ? Nilay Patel, d’Engadget, estime que les arguments de chaque camps sont intéressants.  A écouter cette voix métallique, le text-to-speech est encore bien loin d’une véritable perfomance d’acteur ou d’auteur en lecture, estime Chris Donnen avec énervement, mais cela pourrait progresser rapidement. Nos outils électroniques auront-ils le droit de lire nos livres ? On attend déjà le jugement du tribunal (pas sûr que ça aille jusque là).

    Via Aldus.

    Mise à jour du 16/03/2009 : Sur Slate, Farhad Manjoo explique pourquoi le retrait d’Amazon sur cette question masque en fait les lourdes imperfections techniques des solutions de lecture automatique : « Pendant une semaine, j’ai testé la fonction lecture du Kindle sur des livres, des journaux et des magazines. Je n’ai pas réussi une seule fois à l’écouter plus d’une minute. La machine fait des pauses aux mauvais endroits, elle insiste sur la mauvaise partie de la phrase, ne change pas de ton lorsqu’elle lit une citation, et n’arrive pas à prononcer la plupart des noms propres. »
    Pourquoi la machine d’Amazon lit-elle si mal ?, explique-t-il encore : « Parce que l’élocution humaine est extrêmement variée et bien trop complexe et subtile pour être comprise et reproduite par un ordinateur. La machine parvient à peu près à lire les mots qui figurent sur une page, mais puisqu’elle ne comprend pas ce qu’elle lit, il lui est impossible d’y mettre de l’émotion, ou même du sens. »
    Exemple : « Vous arrivez à la fin d’un livre et il s’avère qu’une phrase apparemment sans importance, prononcée au début de l’histoire par un personnage secondaire, contient la clef de l’énigme. «Comment un ordinateur peut-il comprendre cela? Et donc comment peut-il savoir qu’il devrait effectuer une pause avant cette phrase pour en renforcer l’impact et créer un effet dramatique? » s’interroge Aaron. «Je ne dis pas que c’est impossible, mais pour l’instant, nous sommes encore très loin de pouvoir concevoir un système de lecture aussi bon qu’un acteur professionnel. A vrai dire, ce n’est pas même envisageable en l’état actuel des connaissances, il y a encore bien trop d’obstacles. »

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    13
    02
    2009

    Think Digital : édition numérique

    Le pôle Cap Digital développe un nouveau service de veille et de réflexion dénommé Think Digital. Son principal objectif est d’organiser des groupes de réflexion à destination des différents acteurs présents au sein du pôle. Le premier groupe de réflexion a être créé va se consacrer à l’édition numérique et aux e-readers (programme. pdf).La première réunion a lieu lundi 16 février à 18h dans les locaux de Cap Digital (74, rue du Faubourg Saint-Antoine 75012 Paris) : inscription obligatoire.


    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    13
    02
    2009

    19-20 mars 2009 : Forum des bibliothèques de Montréal

    Je suis invité au « Forum du réseau des bibliothèques publiques de Montréal » qui aura lieu les 19 et 20 mars 2009. L’occasion donc de faire un court (trop court) aller retour de l’autre côté de l’Atlantique. 

    J’espère que j’aurais l’occasion de discuter avec quelques-uns de ceux que je lis. Je serais ravi d’en profiter pour rencontrer René Audet et Christian Vandendorpe du NT2. J’espère que j’arriverais à croiser Clément Laberge plus longtemps qu’on n’a réussi à le faire quand il était à Paris. Je serais très honoré de rencontrer Karl Dubost. Je suis content à l’idée de croiser enfin Martin Lessard pour de vrai (l’instigateur de cette invitation). Et peut-être même pourrais-je croiser le fer avec Jean-Michel Salaün…  

    Cette liste n’est pas limitative (pardon pour ceux que j’oublie), au contraire. C’est le moment de prendre rendez-vous ! 

    PS : Silvère Mercier fait le voyage également.

    Tags:
    Publié dans Non classé |

    4 commentaires

    12
    02
    2009

    La vélocité de la lecture

    Gazouiller le livre qu’on lit peut sembler anodin, n’être qu’une façon d’anoter son livre et de faire profiter de sa lecture à son réseau social. Et si cela allait plus loin, et permettait de documenter plus profondément nos lectures ? C’est l’expérience que nous livre James Bridle de son utilisation de bkkeeper, qui permet de twitter les livres qu’on lit.

    bkkeepervor

    Bkkeeper a ouvert une API, dont la première application, The Velocity of Reading, permet de générer un graphique de nos lectures (voir cet exemple). TVR calcule le poids de vos lectures, compte les livres que vous lus et calcul votre vitesse moyenne de lecture, comme le montre l’exemple de son concepteur Tristan Ferne. On peut même imaginer bientôt la coupler avec son LibraryThing Twitter input, lancé il y a peu, qui permet d’alimenter son compte LibraryThing via Twitter.

    Et à ranger dans les nombreux outils de documentation de soi qui n’ont pas fini de transformer la façon dont on mesure et regarde ce que nous faisons.

    Publié dans twitter |

    Aucun commentaire

    12
    02
    2009

    Le livre automatiquement mis à jour

    Nicholas Carr imagine qu’à l’heure de l’électronique nous saurons bientôt mettre à jour très simplement un livre électronique :  « des mises à jour automatiques seront envoyé via le réseau pour éditer les mots stockés dans nos machines, de la même manière que nos logiciels sont mis à jour aujourd’hui ». Une bonne manière de mettre à jour des informations, d’intégrer des erratums et des corrections, en facilitant les éditions annuelles. Mais qui gardera les différentes versions ? N’est-ce pas la porte ouverte à une censure « soft », à la manière dont aujourd’hui, iTunes, iPhone ou Amazon, peuvent accepter ou refuser des contenus sous les prétextes de leur choix ? C’est en tout cas la question que se pose Urbzen en montrant comment le Kindle peut s’attaquer à notre vie privée et comment la censure à l’heure du Kindle sera plus subtile et donc plus dangereuse, en rendant potentiellement les mises à jour de livres invisibles aux utilisateurs… Saurons-nous encore ce qui dans un livre a disparu ?

    Nous n’en sommes pas encore là, au moins parce que les livres sont loin de se mettre à jour tout seul et que les éditeurs auront plutôt tendance à vous faire payer la mise à jour (la nouvelle édition), plutôt que de vous la livrer sans que vous soyez au courant.

    On sait trop souvent combien les nouvelles technologies servent toujours plus à surveiller les gens. Chez notre libraire on pouvait acheter un livre sans avoir à donner notre identité… Votre cyberlibraire, lui, connaît vos achats, vos goûts, vos préférences et s’en souvient : c’est même l’un de ses principaux argument de vente. Pourrons-nous un jour acheter des livres en ligne d’une manière anonyme ? Pourrons-nous lire parfois sans que notre réseau social soit au courant de ce que nous avons lu ? Ou n’y aura-t-il que les réseaux P2P cryptés qui nous offriront la tranquilité de l’anonymat ?

    Publié dans Non classé |

    7 commentaires

    11
    02
    2009

    TOC 2009 : Expériences marketing d’édition électronique

    Superbe revue d’expérimentations marketing de publication électronique depuis TOC, toujours signée Marin Dacos : vente par chapitre (Shortcovers), sérialisation (DailyLit), Vidéo Books (des synthèses vidéos payantes d’ouvrages par l’auteur, en vente en vidéo à la demand, comme nous le disait Virginie Clayssen), des livres électroniques vendus sur cartes (Symtio), des livres gratuits en ligne avec publicité (très bien fichu, Wowio)…

    On espère que Marin complètera ses notes pour nous signaler d’autres exemples…

    Tags:
    Publié dans marketing |

    Aucun commentaire

    11
    02
    2009

    TOC 2009 : « Un livre est un endroit où lecteurs et auteurs se retrouvent »

    Marin Dacos continue sa série de publication depuis TOC 2009. Avec un billet stimulant de l’intervention de Bob Stein de l’Institut du futur du livre qui explique que les livres ne sont plus des choses qui permettent aux humains de manipuler des idées à travers le temps et l’espace, mais des endroits où les lecteurs, et parfois les auteurs, se retrouvent. « Se plaçant délibérément dans une approche prospective, il soutient que nos arrières petits-enfants penseront la lecture comme une expérience socialisée, quelque chose que l’on fait à plusieurs. » Et de défendre le concept de livre en réseau que les travaux de l’Institut ont popularisé (notamment par le logiciel CommentPress dont nous avons souvent parlé), notamment en valorisation l’annotation, cette forme de conversation entre le lecteur et l’auteur, qui par le réseau, transforme le livre en support d’une conversation. 

    « Désormais, le livre n’est pas la fin du processus. Le livre ne procède plus seulement des réflexions, discussions et échanges qui précèdent son impresion et le figent. Il y a désormais un processus après, qui relève de l’écrit, et qui est notoire, public. Et la boucle peut être bouclée. Le potentiel de rétroactivité est important, puisque la conversation post-publication peut donner naissance à une évolution du livre, voire à une véritable réédition de celui-ci. »

    Et Marin Dacos d’ajouter :

    « Le livre, par certains aspects, est parfois devenu l’objet d’une vénération quasi-mystique, qui me paraît négative, parce qu’elle en fige la dynamique, la forme et les modalités. Le livre n’est pas sacré, il est précieux. L’annoter, c’est entrer en relation avec lui. C’est lui marquer la plus grande marque de respect, puisqu’il s’agit de commencer à penser ou à ressentir avec lui. »

    Tags:
    Publié dans Non classé |

    3 commentaires

    11
    02
    2009

    Google Books Search : la concurrence est en marche

    Virginie Clayssen a eu l’excellente idée de traduire la réaction de Tim O’Reilly au dernier billet de Robert Darnton paru dans la New York Review of Books. Tim y explique que Darnton, qui dénonce le risque que fait peser le Google Book Settlement (GBS) sur l’industrie du livre (cf. « Le marché du livre comme algorithme« ), se trompe : le GBS ne va pas étouffer la concurrence car le marché du livre numérique est en train de décoller et que la concurrence n’y a jamais été aussi rude. Chez O’Reilly, tous les canaux sont bons pour vendre des livres : Safari est leur second canal de vente derrière Amazon, et leur premier titre en vente sous forme d’application pour iPhone est en passe de passer devant tout le monde. « Il n’existe aucune raison pour que les éditeurs utilisent le canal Google au détriment d’autres canaux possibles. Google va devoir faire la preuve de sa valeur, comme  n’importe quel autre canal de vente », assène Tim O’Reilly avant de détailler les principes et recommandations à mettre en place pour ceux qui souhaiteraient contester le GBS (en s’inspirant des réflexions de James Grimmelman).

    Et O’Reilly de conclure :

    « Google Book Search est une bonne chose pour les éditeurs, les auteurs et les lecteurs. Alors que l’accord donne effectivement à Google ce qui semble un pouvoir sans précédent sur le marché du livre épuisé mais toujours sous copyright, je ne suis pas certain que ce marché importe beaucoup aux éditeurs, alors qu’il importe BEAUCOUP au public. Et, dans tous les cas ;
    1 – S’il y a une valeur significative à tirer des ces livres “épuisés mais encore sous copyright”, GBS va faire remonter cette valeur à la surface, et devrait mettre ces ouvrages à portée de radar de ceux qui en possèdent les droits (si ces ayant-droits existent encore). Ces parties pourront alors commencer à exploiter ces droits, en utilisant d’autres canaux disponibles.
    2 – S’il est impossible de trouver les ayants-droit (…) ce n’est pas pire que la situation qui prévalait auparavant, dans laquelle de toute manière personne d’autre que Google ne dépensait d’argent pour numériser ces œuvres. »

    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    10
    02
    2009

    Place des auteurs

    Random House vient de mettre en ligne son site dédié aux auteurs annoncé depuis octobre dernier, AuthorsPlace. Quelques 21 auteurs pour l’instant se sont retrouvés là, certains se dotant d’un blog, d’autres simplement d’une page référençant leur présence en ligne (pages MySpace souvent), chacun proposant et visiblement gérant ses propres outils de contact avec le public (newsletter, rss, calendrier…). L’ensemble est intéressant, car il permet de mettre au coeur les auteurs plutôt que les produits, et cela donne certainement une incarnation moins commerciale à ce regroupement.

    Mais à l’heure de Facebook, autant dire que l’ensemble paraît un peu posé là comme un ovni, proposant au visiteur peu de modes d’interaction ou de suivi. J’aimerais d’un clic pouvoir m’abonner à la page Facebook ou MySpace d’un auteur, me déclarer fan, via une application qui ferait le lien entre l’auteur et moi.  La plupart des blogs créés sont isolés, ne comportent pas plus d’un billet sans qu’il soit sûr que ce soit l’auteur lui-même qui l’ait écrit… Vouloir transformer les auteurs en blogueurs est loin d’être évident, car ce n’est certainement pas pour tous le même métier. Dommage que la relation de l’auteur aux lecteurs ait été également ratée. Car c’est bien cela que devrait faciliter l’éditeur non ? Recenser l’actualité d’un auteur et faciliter la relation entre l’auteur et ses lecteurs…

    Pas sûr que ces pages évoluent beaucoup finalement, ni que le public se précipite. Via BookTwo.

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    9
    02
    2009

    TOC 2009 : tendances sur le marché et les usages des livres électroniques

    Marin Dacos, directeur du Centre pour l’édition électronique ouverte (Cleo) et de Revues.org est à TOC, Tools of Change for Publishing, qui se déroule actuellement à New-York. Il vient de publier en quasi live son premier compte rendu sur le blog du Cleo : et constate que le marché du livre électronique est en très forte croissance (mais on part de très bas), mais pas de manière homogène :

    « Le marché est très différent selon les catégories :
    - Littérature générale : 1% du marché du papier
    - Enseignement supérieur : 30% des revenus
    - Ouvrages de référence : 60% des revenus
    - STM (Sciences, techniques et médecine) :  “Lower double digit percentage of total book revenue”. »

    Mais le plus intéressant est ce qu’il rapporte sur les différences d’usages, de besoins de recherche ou d’annotations, qui montre que selon les types de livres en ligne auxquels vous accédez, la consultation est différente (hors ligne pour la littérature générale, plutôt en ligne pour l’enseignement supérieur ou les ouvrages de références).

    Publié dans Non classé |

    2 commentaires

    9
    02
    2009

    La réalité augmentée et le livre

    C’est amusant de voir que la réalité augmentée s’inspire souvent du livre. Que ce soit pour augmenter les livres d’information que pour augmenter notre rapport aux livres d’information.

    Vous voici dans une librairie, ce livre vous intéresse. Vous regardez la couverture… Pas besoin de scanner son code barre avec votre mobile, il suffit que votre « Sixième Sense » observe la couverture pour vous donner la note des internautes qui l’ont déjà lu, il suffit de taper sur le livre pour voir son sommaire et même le faire lire par une machine…

    Voir la vidéo, entre la 30e seconde et 1′25 notamment.


    Voir ce que j’en dis sur InternetActu.net.

    Publié dans Non classé |

    2 commentaires

    9
    02
    2009

    BookScraper

    Les laboratoires du Times en ligne ont mis en place le BookScraper, un outil qui permet de chercher et comparer 126 oeuvres classiques anglaises. L’outil n’a pas beaucoup d’intérêt en soit, parce qu’il met côte à côte des oeuvres qui n’ont que leur classisisme en commun, mais il permet de montrer et de générer des graphiques comparatifs de vocabulaires d’oeuvres plutôt amusants. On reste encore à la surface de l’analyse automatique de livres à la BookLamp. Via Actualitté.

    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    9
    02
    2009

    La mutation de la fonction éditoriale

    « Pour l’ensemble des biens culturels et informationnels numérisés, semble s’opérer progressivement une modification de la fonction éditoriale. Celle-ci est, sur l’internet, davantage tournée vers l’animation et la mise en relation des contenus alors qu’elle était auparavant plutôt dédiée à leur sélection et à leur promotion. [...]

    Dans les industries de la culture et de l’information, le travail traditionnel de l’éditeur consiste à trouver un marché pour les oeuvres sur lesquelles il détient des droits ou qu’il a lui-même contribué à produire. L’aide à la conception du morceau musical ou de l’article de presse est donc pensée par l’éditeur en fonction de sa connaissance, plus ou moins rigoureuse, du public potentiel pour ses biens culturels et informationnels. [...]

    Le travail éditorial reste d’accorder des oeuvres avec des marchés, mais cette activité se trouve modulée par les spécificités de l’internet. Les oeuvres y sont de nature fort diverse, tant d’un point de vue esthétique que juridique, et y sont souvent proposées et échangées gratuitement par les agents sociaux qui composaient jusqu’ici le marché.

    Associer des contenus multiples au sein de relations d’échange interindividuels revient dès lors pour l’éditeur, sur l’internet, à gérer et orienter les relations et les flux d’oeuvres et de nouvelles. En fait, il fournit l’architecture technique (logiciels peer-to-peer, capacités d’hébergement et de bande passante pour les sites d’échange de vidéo) et intellectuelles (procédés de mise en relation par affinités de goûts, indexations personnalisées ou folksonomy) qui permettent aux internautes de déposer et d’échanger leurs contenus.

    Dans ce contexte, la sélection intellectuelle et la promotion des contenus est en partie déléguée aux internautes par le biais d’un filtrage éditorial collectif et d’une diffusion de proche en proche, mais reste médiée par l’organisateur de cette publication distribuée ou méta-éditeur.

    On le voit encore ici, la fonction éditoriale sur l’internet ne correspond ni complètement aux modèles « classiques » des industries de la culture et de l’information, ni totalement à l’autopublication sans intermédiaire rêvée par les contemplateurs du web 2.0. Elle est un entre-deux, ou plus exactement une fonction éditoriale aux logiques qui s’appuient sur les précédentes tout en les dépassant. [Ce sont] des logiques hybrides, en cours de constitution [...]. »

    Frank Rebillard, Le Web 2.0 en perspective, cité par Narvic dans un très intéressant billet sur l’information à l’état gazeux.


    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    9
    02
    2009

    Le Kindle 2 et le Sony Reader 700

    Si l’on en croit les rumeurs, le Kindle 2 devrait être annoncé demain matin (lundi), à New-York (donc dans l’après-midi pour la France). Ca tombe bien, j’y suis dans le coin pour « Tool of change for publishing », comme un millier de professionnels de l’édition. C’est une bonne chambre d’écho pour introduire un nouveau produit, n’est-ce pas.

    J’ai profité de mon passage aux Etats-Unis pour regarder le Sony Reader 700. Pas de chance, l’écran de l’exemplaire de démonstration ne fonctionnait plus et je n’ai donc pas pu me rendre compte de l’intérêt de cet écran tactile. Par contre, j’ai eu la joie de découvrir que l’ergonomie avait été repensée et, surtout, que l’outil proposait désormais un petit moteur de recherche. Là encore, je n’ai pas pu aller bien loin, l’écran tactile, sur lequel s’affiche le clavier permettant de saisir sa recherche souhaitant me faire payer mon billet sur son petit frère, le 505.  Ca lui passera sans doute. Et je vous raconterai la suite des aventures.

    Tags: , , ,
    Publié dans Amazon, kindle, liseuses, édition électronique |

    1 commentaire

    6
    02
    2009

    Nous faut-il un nouveau modèle de livre ?

    Nous faut-il un nouveau modèle de livre à l’heure où notre capacité à comprendre et utiliser l’information en ligne a évolué ? C’est la question que pose le spécialiste du marketing David Meerman Scott sur son blog. Partant du constat que pour ses derniers livres il a ajouté plein de notes avec des URL, il s’est demandé s’il pouvait faire mieux ou autrement. Il a posé la question au designer et dessinateur de bd Zak Nelson qui lui a répondu par un schéma pour réorganiser le contenu des livres.

    zaknelsonbook

    Pour Zak Nelson, la littératie des gens a progressé, c’est-à-dire, que nous savons tous de mieux en mieux lire une bd, une planche graphique ou un site internet. Pour lui, cette nouvelle alphabétisation doit avoir une conséquence sur la façon dont nous concevons les livres. A quoi ressemblerait un livre s’il était conçu comme un site web ? S’il était davantage conçu comme un livre dont vous êtes le héros, avec des liens vers d’autres chapitres, pages, concepts, ressources ? Pourquoi ne pas plus souvent intégré des storyboard dans les livres pour se rapprocher de l’intégration de la vidéo, pour montrer une scène quand c’est nécessaire ? Zak imagine même qu’on puisse y intégrer de la publicité.

    Je ne sais pas si toutes ses suggestions sont bonnes à prendre, mais je reste persuadé que le web va forcer le papier à faire plus d’effort en terme de mise en page ou de typographie. Qu’accéder à des livres en ligne, eux aussi présentés au kilomètre, interroge la valeur ajoutée du papier surtout quand le papier se contente de faire du texte au kilomètre également (ah, l’industrialisation de la culture) et ne propose pas de fonctionnalités « supérieure » par rapport au livre au format électronique (alors que lui en propose : la recherche plein texte, notamment).

    Via Joe Wicket.

    Publié dans Non classé |

    20 commentaires

    6
    02
    2009

    Google Book Search devient mobile

    Pour y accéder depuis votre mobile, c’est là. Via le GoogleBookBlog.

    Les analyses arrivent, comme celle d’Adam

    Mise à jour du 9/02/2009 : Safari aussi devient mobile. Via Toc.
    Mise à jour du 10/02/2009 : Amazon annonce préparer rendre ses livres électroniques pour Kindle accessibles sur d’autres plateformes pour mobiles. Via le New York Times.

    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    4
    02
    2009

    Yann Leroux : « Le texte est social, l’hypertexte est hypersocial »

    « Massif, global, local, l’internet a toujours été une expérience sociale. Je l’ai ramassé en une formule : le texte est social, l’hypertexte est hypersocialIl y a un travail de l’écrit qui traverse toute la culture et l’écriture numérique, par ses propriétés : le copier-coller, l’édition, la suavegarde, la destruction en multiplie les effets. Ecrire, c’est lier, de Lascaux à l’OuLiPo, des tatouages à l’hypertexte. L’écriture est en lien avec la trace et le dépôt, deux choses que nous rencontrons quotidiennement dans nos usages du réseau. Partout, nous laissons des traces de nous même. Et il nous faut des espaces de dépot pour stocker un moment ce qui nous passe entre les mains et le redistribuer. Il n’est pas un endroit de l’internet qui ne fonctionne sur ces deux modalité : store et foward. »

    Le psychologue Yann Leroux préparant son intervention au Copes

    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    4
    02
    2009

    Google et l’avenir des livres

    Robert Darnton a regardé en détail l’accord entre Google et les éditeurs et conclut :

    « Que j’ai compris ou non correctement le réglement, les conditions sont verouillées ensemble si étroitement qu’elles ne peuvent pas être prises à part. Tant et si bien que ni Google, ni les auteurs, ni les éditeurs, ni le tribunal ne peuvent modifier considéréblement l’accord. Pourtant, cet accord est également d’un point de basculement dans le développement de ce que nous appelons la société de l’information. Si nous faisons pencher la balance du mauvais côté à ce moment, les intérêts privés pourraient l’emporter sur le bien public pour un certain temps et le rêve des Lumière devenir plus insaisissable que jamais ».

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    4
    02
    2009

    Les mots sont importants

    C’est un marronnier annuel (on a le même en France à chaque édition du Larousse ou du Robert), mais Next Nature relate les nouveautés et abandons de la nouvelle édition de l’Oxford Junior Dictionary. Les termes technologiques qui apparaissent se font au détriment de ceux qui décrivaient la nature. Quand la « base de données » remplace les « Crocus ». Nostalgie. Oui, les mots sont importants.

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    4
    02
    2009

    « Le domaine public est-il vraiment public quand il est numérisé ? »

    Rien de neuf sous le soleil me direz-vous. Oui, la numérisation d’oeuvres anciennes fabrique une base de données de contenus dont les contenus eux-mêmes (le produit de la numérisation) est sous copyright (même si les oeuvres sont tombées dans le domaine public depuis longtemps). Dit autrement, vous n’avez pas le droit d’utiliser cette photo de Victor Hugo, car sa numérisation même fait qu’elle appartient à celui qui a accompli cette numérisation.  C’est d’ailleurs comme ça que la Réunion des musées nationaux a bâti sa fortune.

    « Cela pose en effet un problème puisque ça revient à « réouvrir » une période d’exploitation, même non commerciale, pour un document dont c’estl’entrée dans le domaine public qui a bien souvent facilité la numérisation ! », s’énerve Silvère Mercier.

    Comme je le dit là-bas en commentaire :

    « C’est pour cela qu’il y Gutenberg.org ou OpenStreetMaps.

    Les bibliothèques ne veulent pas que les produits de leur numérisation (qu’elles payent bien souvent) puissent être exploitées par d’autres sans contrepartie. Il n’y a qu’a regarder comment les textes de Gutenberg.org aujourd’hui servent à faire vivre toute l’industrie du livre électronique qui récupère des fichiers gratuits pour essayer de les vendre ou faire un marché de prix d’appel pour le livre électronique. Gutenberg et les petites mains qui scannent ou copient des livres entiers s’en moque. Leur raison d’être est ailleurs. Leur but est que ces oeuvres soient diffusés au plus grand nombre, qu’importe si certains s’en servent pour essayer de faire de l’argent.

    La BNF, elle (ce n’est qu’un exemple) ne veut pas que sa numérisation soit utilisée par Stanza ou FeedBooks ou d’autres… Ca peut être tout à fait compréhensible car elle a payé la numérisation. L’inconvénient d’y ajouter un copyright, c’est qu’en le gardant retenu dans ses silos, elle ne fait pas le travail qui est sensé être le sien, à savoir que ces oeuvres rencontrent le plus large public possible. En fait, cela serait pardonnable, si les bibliothèques mettait en place des outils pour que ces numérisation soient plus largement exploitables : des API (payantes pourquoi pas) pour que d’autres services puissent exploiter ces numérisations, des accords pour que ces textes puissent être utilisés (sous conditions) par d’autres services (et même par Google Books, pourquoi pas ;-) .

    Google ne fait pas mieux d’ailleurs, lui aussi conserve le copyright sur les oeuvres qu’il numérise, mais on peut penser qu’il ouvrira (en partie et sous condition) ses silos pour que les oeuvres puissent être exploiter de multiples manières.

    Il faut peut-être aussi se poser la question de “pourquoi ce schéma” économique là domine ? Pourquoi n’imagine-t-on pas d’autre schéma que de rendre l’immatériel payant à l’heure où les modèles de la gratuité sont nombreux ? C’est dans ces modèles qu’il y a certainement des réflexions à mener et des actions à prendre. Mais la bibliothéconomie s’est toujours plus occupée d’organisation de l’information que d’innovation dans les modèles d’affaires ;-) . Reste qu’on a l’impression que ce patrimoine auquel on redonne vie n’est là que pour le bénéfice de la bibliothèque, pas pour devenir un bien public ou un bien commun. »

    Publié dans Non classé |

    14 commentaires