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  • Marchands de bits

    Publié dans Non classé par hguillaud le 12/11/2008 5:29

    “Les nouvelles technologies du livre numérique ne sont pas plus adaptées à la lecture que n’a pu être naguère l’escroquerie, suivie de faillites retentissantes, du e-book et du cy-book. Elles peuvent accompagner le livre, au titre de l’information ou de la consultation, mais ne sont pas encore en mesure de se substituer à lui. L’éco-système constitué par les auteurs, les éditeurs, les distributeurs, les libraires et les lecteurs est mis en danger par ce nouveau venu, qui n’a pu trouver sa place que parce que l’édition et la librairie n’ont pas su à temps prendre internet à bras le corps et y inventer de nouvelles manières d’éditer qui renforcent leur pratique traditionnelle. De cela, les éditeurs et les libraires sont, certes, en partie responsables. Mais cette prise de conscience tardive commence à porter ses fruits. La librairie indépendante investit la vente en ligne, l’édition met en place ses propres structures pour valoriser ses fonds sur internet. Le lecteur de livres n’est pas dupe “d’une encre électronique qui n’est pas de l’encre et du papier électronique qui n’est pas du papier”. Différents projets de bibliothèques numériques voient le jour en prenant en compte à la fois la réalité des éditeurs et celles des libraires ; elles font l’objet, il est vrai, de procédures hypocrites et chauvines qui témoignent du caractère rétrograde des instances fédératives (et exclusives) de l’édition française. Le projet de Bibliothèque Numérique Européenne tel qu’il est conçu – et que ces mêmes instances soutiennent et encouragent – est un déni de ces efforts. Il plante dans le dos de l’édition française des e-bandrilles qui finiront par avoir raison du livre.”

    Marchands de Bits, par Michel Valensi des éditions de l’Eclat.

    7 commentaires pour “Marchands de bits”

    1. Bruno rives dit :

      Je réagirais bien, mais il n’y a pas de commentaire possible sur le site des Editions de l’Eclat. Il a raison en partie, mais des précisions s’imposeraient…

    2. Bruno rives dit :

      Bon, j’ai donné ma réaction sur mon blog. Défendons l’encre électronique!

    3. hguillaud dit :

      Réaction de François Bon.

    4. Irène dit :

      En 2005, Michel Valensi et les éditions de l’Éclat se présentaient comme des pionniers de la lecture électronique. Bizarre, bizarre. Ou simple amour de la polémique ?

      http://www.irenedelse.com/2005/10/21/google-numerise-pour-vous/

    5. guillaume dit :

      la réponse de Denis Zwirn

    6. hguillaud dit :

      Et celle de François Gèze.

    7. Hubert Guillaud dit :

      Mickaël Simon a fait le test d’acheter un fichier depuis Gallica2.

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