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  • LibraryThing : tendances par langues

    Publié dans Non classé par hguillaud le 10/09/2008 10:08

    Sur LibraryThing, désormais, on a les tendances par langues. Apprenez donc que le Français y est la 5e communauté (derrière l’anglais, le néerlandais, l’allemand et l’espagnol) avec 3753 membres (ce qui fait peu, normal puisqu’il n’y a pas d’animateurs, ni d’animation sur LT en français). Que 1984 dépasse Harry Potter dans les livres les plus populaires. Mais que JK Rowling bat Albert Camus et Georges Orwell chez les auteurs les plus populaires (parmis les bibliothèques personnes françaises). Dommage, les tendances sont moins détaillées que dans la section générale. 

    A comparer avec le zeitgeist de BabelioShelf, celui de Shelfari ou de GoodReads (et faites varier les variables). Y’a pas à dire Rowling et Orwell se portent bien. 

    6 commentaires pour “LibraryThing : tendances par langues”

    1. Guillaume dit :

      BabelioShelf ???

      :)

    2. Bibliobsession dit :

      « il n’y a pas d’animateurs, ni d’animation sur LT en français ». Tu met le doigt sur un point ambigu… cela suffit-il ? Babelio est très animé, mais la communauté est de taille équivalente… que faut-il pour qu’un réseau francophone dédié au livre prenne une vraie ampleur et donc un vrai impact?

    3. Guillaume dit :

      Du temps, Silvère, du temps…

      (et un tas d’améliorations qui sont lancées sur Babelio, qui a encore pas mal de lacunes.)

    4. Hubert Guillaud dit :

      On peut refaire le point. A minima :
      - des contributeurs actifs.
      - un système qui valorise l’échange entre contributeurs actifs.

      La force de Zazieweb était vraiment de mettre en avant les contributeurs actifs : on avait accès au fil des dernières critiques. Sur ces systèmes de bibliothèques en ligne, le fil des livres qu’on ajoute à sa bibliothèque est certainement un critère d’activité, mais il ne favorise pas trop l’échange. Ce qui est important, me semble-t-il, ce sont les contributions et les capacités d’échanges qu’elles permettent. Il me semble que mettre en avant les critiques, que mettre en avant les critiques des autres sur les livres que je viens d’ajouter, que favoriser les discussions autour des livres est le critère de succès de l’animation (plus quelques personnes qui ajoutent des critiques, font les échanges). A mon avis, c’est la discussion qui doit être centrale – et les impacts que chaque ajout de livre que je fais à sur les recommandations que je peux avoir et sur l’ensemble du système. Aujourd’hui, les interactions sur la plupart des plateformes ne sont pas assez mises en avant me semble-t-il, au profit de la gestion de sa bibliothèque (mais je ne les connait pas toutes très bien, et il faudrait les regarder d’un point de vue anglophone plus que francophone). Or la gestion de sa bibliothèque ne devrait être qu’un prétexte pour se retrouver.

      Mais je suis d’accord avec Guillaume, le temps est primordial (ce qui donne encore plus de valeur à des plateformes existantes).

    5. Guillaume dit :

      Pour parler des sites de « book cataloging » en général et pas spécifiquement de Babelio, il y a un équilibre subtil à trouver entre fonctions sociales (celles que tu décris, Hubert) et fonctions de gestion de bibliothèque. C’est très délicat, parce que sur beaucoup d’aspects, les unes peuvent prendre le pas sur les autres, et c’est chez nous un débat permanent.

      Pour prendre deux exemples américains, Librarything est un formidable outil de gestion de sa bibliothèque, tellement formidable que les fonctions sociales sont un peu noyées dans la masse.

      A l’autre bout du spectre, Shelfari a fait résolument le choix du communautaire, au prix de la qualité de la gestion de bibliothèque, aux fonctionnalités réduites. L’illustration de ce choix est le changement récent de la barre de menus du site. Historiquement, Shelfari avait une barre tournée sur l’usage de gestion de bibliothèque, comme Librarything ou Babelio, avec en gros : « Mon profil / Ma bibliothèque / Ajouter des livres ». La barre a changé : les fonctions de gestion sont regroupées dans un onglet « MyShelfari » et ont fait place à des fonctions de mise en avant du contenu collaboratif : « Books / Authors / Members / Groups ». En résumé, la barre de menu de Shelfari est devenue un zeitgeist illustré qui multiplie les points d’accès aux contenus.

      L’avantage de cette approche, c’est qu’elle privilégie les visiteurs non-membres, qui viennent lire ce que la communauté a pensé de tel ou tel livre. Le site devient un portail sur la littérature, comme peut l’être Evene ou Fluctuat, mais collaboratif. Cependant, à trop privilégier les non-membres, on néglige les membres, on relègue les fonctions de gestion de bibliothèque dans un coin du site, ce qu’on ne peut pas faire, parce que ces fonctions sont à la base de la production de contenu. Pas si simple, donc.

      L’enjeu est de fusionner harmonieusement une interface de consultation (les critiques, les citations, les recommandations, les nuages de tags etc.) et une interface d’administration (la gestion de sa bibliothèque). Cela revient à présenter simultanément les deux faces d’une même pièce de monnaie, comme le Zahir de Borges : « Autrefois, je me représentais l’avers, puis le revers ; maintenant, je les vois simultanément tous les deux. Les choses ne se passent pas comme si le Zahir était en cristal, car une face ne se superpose pas à l’autre ; mais plutôt comme si la vue offerte était sphérique et que le Zahir se présentât au milieu. » Le narrateur du Zahir y arrive, certes. Mais le narrateur du Zahir est fou.

    6. Eureka » De la bouquinosphère dit :

      [...] On reproche également à Librarything son manque de convivialité : face à Babelio, elle ne fait pas le poids (c’est la conséquence d’un manque d’animateurs, selon Hguillaud) [...]

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