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Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
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  • Archive pour septembre 2008

    28
    09
    2008

    8000 livres numériques en sciences humaines et sociales pour les campus canadiens

    Le TGE Adonis signale l’acquisition par le RCDR canadien, regroupant 67 universités, de milliers de livres numériques en sciences humaines et sociales.

    Il a choisi 8000 livres en SHS publiés par 47 éditeurs canadiens comprenant des presses universitaires et des éditeurs commerciaux, parmi la collection des éditeurs canadiens de Gibson, un des premiers fournisseurs de livres électroniques au Canada. Cette nouvelle collection sera accessible à 900 000 universitaires, principalement via la bibliothèque électronique canadienne de Gibson développée et hébergée par Ebrary.

    http://www.tge-adonis.fr/?Le-RCDR-etend-son-offre-numerique

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    25
    09
    2008

    Est-ce que le web peut devenir notre première langue?

    Du nouveau dans la discussion sur les Digital natives. C’est Jean-Michel Salaün qui signale et traduit David White :

    Quoi qu’il en soit, l’appropriation par nos étudiants des services en ligne ne semble pas suivre le niveau des compétences. Elle semble dépendre de la façon dont ils voient le Web : un «lieu de vie» ou une collection d’outils commodes. Cette motivation sous-jacente suggère deux catégories principales pour les étudiants à distance.

    Suivent la définition du “visiteur” et du “résident”, le premier n’étant pas forcément moins compétent que le second. Le premier étant moins impliqué et moins intéressé par le monde numérique. Moins pratiquant (oh je viens d’utiliser une métaphore religieuse). L’appropriation des outils, possibilités, concepts, modalités du web devient forcément plus superficielle. La langue de l’un et de l’autre, par conséquent, se met à diverger. Le web serait-il une seconde langue pour l’un, et une première langue pour l’autre? Première langue… langue natale? Comme d’habitude, plus de questions que de réponses.

    http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2008/09/23/538-visiteurs-et-residents

    L’approche résident/visiteur me semble très parlante, notamment, comme le suggère Jean-Michel, parce qu’elle ne limite pas l’analyse à un conflit des générations, qui est une façon trop rapide de voir les choses.

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    25
    09
    2008

    “si vous avez aimé cet ouvrage, vous aimerez peut-être aussi…”

    Lu sur Biblio-fr, sous la plume de Rachel Feillel :

    Lorsqu'il s'agit de conseiller un roman pourquoi ne pas utiliser Amazon et
    sa fonctionnalité "les clients qui ont acheté cet article ont également
    acheté..." J'ai tenté l'expérience avec l'exemple de Marc Levy, et je
    retrouve les auteurs cités par les collègues précédemment sur la liste:
    Musso, Gavalda, mais également d'autres références. J'ai renouvelé
    l'expérience à partir d'auteurs que j'aime et j'ai trouvé les propositions
    assez judicieuses. Quand les OPAC des bibliothèques proposeront-ils des
    fonctionnalités similaires : "si vous avez aimé cet ouvrage, vous aimerez
    peut-être aussi..." Cet outil a néanmoins le défaut de cantonner les
    lecteurs dans des catégories. A nous donc de mettre en valeur impérativement
    d'autres ouvrages que les best-sellers.
    

    C’est si simple et évident. Du côté de l’édition scientifique, évidemment, la problématique va se déplacer. Cependant, mettre en place des outils de recommandations, s’appuyant sur des actions volontaires des chercheurs-lecteurs-auteurs, ou simplement sur l’identification de leurs circuits de navigation, pourrait être très intéressant…

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    24
    09
    2008

    Usages des liseuses

    “Mais ce qui me semble le plus intéressant dans ce que dit François et les usages que j’en constate, c’est combien ces appareils servent à lire autre chose que des livres (des manuscrits, des articles, des .doc, etc.) - et ce, pas seulement parce que les livres récents sont indisponibles, mais bien parce que nos lectures sont plus ouvertes, plus larges. Je crois que cela montre encore une fois combien la liseuse ne vient pas en concurrence du livre papier, mais sert d’autres usages, dont le livre n’est qu’une partie.

    Et encore, si ces appareils permettaient de mieux prendre des notes, cela serait encore plus criant.”

    Disais-je il y a peu chez Virginie. Et voilà que Joe Wikert nous dit qu’il se sert plutôt de sa liseuse pour lire le Time, le New York Times ou la Technology Review que des livres.

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    23
    09
    2008

    L’interopérabilité des identifiants numériques (citabilité et caetera)

    Logo DPEDigitalPreservationEurope (DPE) a pour objectif de mettre en commun l’expertise de la recherche académique, culturel, de l’administration publique et de l’industrie en Europe. En particulier, elle s’intéresse à l’amélioration des politiques de préservation des documents numériques. Elle vient de publier une synthèse de trois pages sur l’interopérabilité des identifiants numériques. Je dirais, plus simplement, sur la citabilité, parent pauvre de l’édition électronique, thème ignoré par de nombreuses politiques institutionnelles et sujet de débats verbeux, souvent inutiles et contradictoires, s’appuyant en général sur une absence d’expertise “carabinée”, si vous me passez l’expression.

    Ce document met en évidence la profusion des identifiants de documents numériques, entre les normes officielles, les états de faits hors des normes et les systèmes propriétaires. Or, il n’y aura pas de préservation, de réutilisation ni d’échanges d’information possible sans utilisation de ces identifiants, porte d’entrée vers les données qui leur sont associées. Le document n’insiste pas que sur les aspects techniques, qui ne sont qu’une partie du problème. En effet, les problèmes d’usages sont tout aussi fondamentaux.

    Pour donner l’exemple, le document est publié en PDF, à une adresse longue comme le bras explicite : http://www.digitalpreservationeurope.eu/publications/briefs/identifier-interoperability.pdf

    Ce document vous semble-t-il faire le tour de la question?

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    23
    09
    2008

    Du neuf dans les bibliothèques universitaires : l’expresso book machine

    Marlène a repéré l’arrivée du “print on demand” dans les bibliothèques aux USA :

    voici la machine à faire les livres dans la bibliothèque : les bibliothèques de l’université du Michigan viennent de s’équiper de cet appareil qui imprime à la demande (POD = Print On Demand) les ouvrages du domaine public qui ont été numérisés (et pour cette université ce n’est pas rien : 2 millions d’ouvrages à ce jour). En moins d’une dizaine de minutes, on obtient un ouvrage relié pour un coût de 10$.

    http://marlenescorner.blogspirit.com/archive/2008/09/22/pod-dans-ta-bu.html

    http://www.ondemandbooks.com/the_ebm.htm

    http://www.ondemandbooks.com/home.htm

    Qu’en pensez-vous?

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    23
    09
    2008

    OAPEN : “We plan to propose the platform as publishing service provider”

    Jean Kempf, directeur des Presses universitaires de Lyon (PUL) répond à une interview au sujet d’OAPEN, consortium européen de publication de livres en sciences humaines et sociales en libre accès.

    http://openaccess.inist.fr/spip.php?article192

    Q. : Could you explain what the objectives of the project and the main expected results are ?

    J.K. : OAPEN is not just only a dissemination project, because if it were it would suffice to simply transform paper copies into PDFs. It is all about electronic publishing. The technical objective of the initiative is to use what currently exists to set up a constantly evolving publishing platform available in the open source format. We plan to propose the platform as publishing service provider like revues.org (2) does for journals for example. Another aim of the project is to provide a catalogue of monographs based initially on works selected by each of the partners from their own collections. Adopting criteria based on quality and scientific interest will allow OAPEN to become a kind of quality label.

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    22
    09
    2008

    Google Books s’étend



    Google Books vient de faire l’annonce de nouveaux partenariats et de nouvelles fonctionnalités. De nouvelles fonctionnalités d’affichage des livres (exemple) référencés par Google Books (Google Preview, baptisé en français Aperçu Google), à l’intégration de fonctions de gestions (évaluations, tags et critiques notamment), plutôt que de capacités sociales (il est toujours impossible de se connecter à des bibliothèques amies).

    De nouveaux partenaires comme des cyberlibraires : BooksAMillion, Blackwell Bookshop, Book Depositary, A1books, LibreriaNorma, Van Stockum, Livraria Cultura. Des universités comme Melvyl, le catalogue des bibliothèques de l’université de Californie, ou WorldCat. Des éditeurs et des auteurs comme O’Reilly, MacMillan, Houghton Mifflin, ou les Presses universitaires de Stanford. Enfin des sites de lecteurs sociaux dont GoodsRead, BookJetty, BookRabbit, iRead ou aNobii…

    Bien sûr, la fonctionnalité n’est pas disponible sur tous les titres de ces éditeurs, de ces catalogues, mais petit à petit Google Books fait son nid.

    Mise à jour du 25/09 : J’ai oublié le plus important ! Google annonce officiellement l’ouverture d’interfaces de programmation ouvertes pour permettre aux utilisateurs de construire des applications avec Google Book Search. Via O’Reilly.

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    20
    09
    2008

    Congrès crossXwords - Multilinguisme et travail en réseau

    26-29 septembre 2008

    “Multilinguisme et travail en réseau”

    LE PROGRAMME ET LES ACTEURS DU CONGRES

    A l’initiative de Eurozine et de Sens Public, le Congrès crossXwords explorera les thèmes du multilinguisme en Europe en relation avec le journalisme critique, sur fond des transformations des médias et de la consolidation des structures en réseaux. Le Congrès rassemblera une centaine de revues et magazines, auteurs, éditeurs et intellectuels de toute l’Europe.

    Les samedi et dimanche à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (Palais de la Porte Dorée, 12e) seront ouverts au public. Les langues parlées lors du Congrès seront le français et l’anglais (avec traductions simultanées).

    Vendredi 26 septembre :

    Ouverture de la conférence. Accueil des participants par les organisateurs et partenaires.

    19.30h: Discours d’ouverture par Michel Deguy, suivi d’un buffet à l‘Hôtel de Ville (sur invitation)

    Samedi 27 septembre :

    Cité nationale de l’histoire de l’immigration

    10.00-10.15h: Discours d’accueil par Patricia Sitruk, directrice de la CHHI. 10.15-13.00h: « Multilinguisme, territoires, Europe ». Discussion plénière avec Ruth Wodak (Royaume-Uni), Abram de Swaan (Pays-Bas) et Clarrisse Herrenschmidt (France) ; suivie de discussion et échange avec les éditeurs présents. Président : António Sousa Ribeiro (Portugal)

    15.00-18.00h: « Travail en réseau/Devenir commun - langues, médias et production de savoir ». Discussion plénière avec Geert Lovink (Pays-Bas), Barbara Cassin (France), et Gérard Wormser (France) ; suivie de discussion et échange avec les éditeurs présents. Président : Paul Mathias (France). Soirée : programme culturel.

    Dimanche 28 septembre :

    Cité nationale de l’histoire de l’immigration

    10.00-11.30h et 12.00-13.30h: quatre ateliers se tiendront organisés par des revues partenaires et institutions, incluant un atelier avec le directeur du TGE-Adonis/CNRS, Yannick Maignien, au sujet des sciences humaines et de l’édition numérique, un atelier avec Ghislaine Glasson Deschaumes de la revue Transeuropéennes sur la traduction de l‘Europe et un atelier avec Daho Djerbal (Revue Naqd, Algérie), Odile Chenal (Fondation Européenne de la Culture) et André Chabin (Association des Revues Plurielles, France) autour des revues au Maghreb et en Europe.

    15.15-17.15h: Réunion inter-professionelle du réseau Eurozine avec les éditeurs et revues partenaires (sur invitation).

    20.00h: Théâtre National de la Colline: Discours de clôture par Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau. Suivi d‘un dîner.

    LE JOURNAL CROSSWORDS

    Crosswords se double d‘une plate-forme collaborative et multilingue en ligne (http://xwords.fr). Elle nourrit le travail préparatoire et l’élaboration thématique du Congrès. Un travail d’écriture s’y tient par lequel sont expérimentés à vif les thèmes du Congrès à la jonction du multilinguisme, de l’espace public et du travail en réseau. Des contributions et entretiens d’auteurs renommés tels que Rada Ivekovic, Homi Bhabha et Jean-Luc Nancy peuvent être discutés par les participants du Congrès. Crosswords lancera un journal grand format, distribué gratuitement lors du Congrès.

    INSTITUTIONS PARTENAIRES ET SPONSORS

    Le Congrès Eurozine 2008, co-organisé par Eurozine et l‘Association Congrès européen des éditeurs de revues (Paris), fait partie des manifestations de la Saison culturelle de la présidence française de l’Union Européenne, ainsi que de l’Année européenne du dialogue interculturel. Il est sponsorisé par la Région Ile-de-France, le programme culturel de la Commission européenne, le programme de recherche du CNRS ‚Adonis‘, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, la Mairie de Paris, et par les Ambassades des Etats-Unis, de Norvège et des Pays-Bas. Il est soutenu par et se tiendra à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Le comité éditorial de Crosswords et le comité organisateur du Congrès sont soutenus par la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord.

    Renseignements:
    carole.dely@sens-public.org
    et roman.schmidt@sens-public.org

    Source de l’information:

    http://www.passerelle.sens-public.org/?p=16

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    19
    09
    2008

    Préservation et diffusion numériques des sources de la recherche en sciences humaines et sociales

    Calenda, le calendrier des sciences sociales, annonce :

    À l’initiative des centres nationaux de ressources numériques CN2SV, CRDO (Paris) et TELMA une école thématique CNRS aura lieu en octobre 2008 sur le thème de la préservation et diffusion numériques des sources de la recherche en sciences humaines et sociales. Réalisée pour un public de chercheurs souhaitant préparer un projet d’informatisation de sources numériques ou numérisées, elle est financée par le CNRS (sciences humaines et sociales) et par le très grand équipement ADONIS.

    http://calenda.revues.org/nouvelle11001.html

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    19
    09
    2008

    Lire ensemble

    L’un de mes grands plaisir de lecteur, que j’ai découvert depuis que j’ai des enfants, c’est la lecture du soir. Tant et si bien que je suis angoissé à l’idée qu’un jour mes enfants grandissent, ne me la réclament plus - on a les stigmates du vieillissement qu’on veut.

    La lecture du soir - à ne pas confondre avec la lecture au lit, qui est une lecture silencieuse et personnelle - est une lecture assez particulière. Lecture collective, à voix haute, à la fois intime (réservée au cercle familiale) et ouverte (par rapport à la lecture individuelle), elle est un moment de partage, de calme, d’attention et de réflexion assez unique. Nous la pratiquons chez nous tous les jours depuis presque huit ans à haute dose (demandez à mon bibliothécaire, les wagons de livres que nous lui empruntons !). Une vraie boulimie. Une maladie dont nous nous portons bien.

    L’histoire du soir, c’est toujours une au moins. C’est rarement une seule. Ce pourrait être sans fin, s’il n’y avait pas aussi le plaisir de clore, de fermer le livre, de partager nos impressions, des plus petits au plus grands.

    La lecture du soir évolue avec les enfants. Tous petits, il faut arriver à mobiliser leur attention plus de 30 secondes, perturbés par deux cent mille choses plus importantes. Il faut parvenir, un peu plus grand, à en renouveler l’attrait sans cesse. Très grand, il faut les emmener sur des terrains encore plus audacieux (la lecture de véritables romans et non plus d’albums) pour développer de nouveaux plaisirs, indépendants de ceux qu’ils connaissent en tant que lecteurs solitaires.

    La lecture est un prétexte à plein d’autres choses qui tiennent de la vie familiale. Mais elle est aussi un prétexte pour partager des émotions : pour rire, s’amuser, comprendre, réfléchir, s’émouvoir, être touché… Elle est aussi l’occasion de lire, de développer la maîtrise de la langue, la mémoire, l’attention, la concentration. Et plus encore, elle développe le plaisir de lire, même pour ceux qui ne savent pas encore lire. Alors que la lecture personnelle peut être vécue comme une contrainte via l’école (il faut apprendre à lire, ou lire tel ou tel livre), un isolement social (on lit seul), la lecture du soir développe le sens du partage qui contribue encore un peu plus au plaisir. Et je crois que c’est peut-être cela le plus important : le plaisir. La lecture du soir montre la voie du plaisir à lire !

    Chez nous, la lecture du soir n’est pas un fardeau, mais une saine émulation où tout le monde à une place, où tout le monde participe. Ce n’est pas un fardeau que ou moi ou ma femme chercherions à éviter - on contraire, on se bat pour y être, et même celui qui ne lit pas est bien souvent présent. Même si son cérémonial se répète chaque soir, il est toujours différent. Même si les histoires reviennent ou même si, bien souvent - ah la nullité crasse des éditeurs et auteurs jeunesses ! [1] - elles ne sont pas formidables, voire décevantes, elles sont là. Elles nous ont accompagné un moment. Elles nous ont offert un moment autour duquel nous retrouver.

    Lire à plusieurs, passer un moment ensemble à découvrir une histoire, lire à haute voix, scénariser la lecture, comprendre ce qu’elle nous dit, permettre un moment d’attention, un moment où l’esprit peu aussi voguer entre les mots, les images, les idées au gré de la voix du lecteur… me paraît primordial.

    La lecture est trop souvent un plaisir intime et solitaire, or la lecture du soir est une occasion rare de lire ensemble. On lit rarement ensemble. Trop rarement. Pas forcément avec un lecteur unique qui fait la lecture à un auditoire silencieux (avec une passivité respectueuse de l’auditoire), mais avec des lecteurs qui tournent, des rôles qui évoluent et qui sont pour tous très importants (bruiteurs, enfants sages ou turbulents, voix et rôles dans les dialogues…).  La lecture est alors un prétexte pour construire des relations entre chacun.

    Les bienfaits de la lecture du soir ne sont plus à démontrer comme le rappelle l’excellent Actualitté. Mais cette activité décline paraît-il. Je suppose qu’on pourrait certainement transposer ces chiffres britanniques à notre petit pays.

    Je me demande ce que nous pourrions faire pour redonner ce plaisir là. Ce plaisir là qui rappelle que la lecture (même si ensuite elle est pratiquée de façon solitaire) est un plaisir. Que faisons-nous pour inculquer aux gens le temps de lire ensemble ? J’ai envie de demander aux bibliothécaires, aux auteurs, aux libraires - peut-être plus encore aux psychologues et aux maîtres des écoles -, comment ils s’y prennent pour promouvoir la lecture du soir, la lecture familiale ? J’ai l’impression que la lecture publique fait beaucoup pour la lecture publique (lire en classe, lire à la médiathèque, écouter l’auteur, le comédien ou l’intervenant lire…), mais peu pour faire lire les gens, les familles, à haute voix, ensemble, en faisant même tourner les lecteurs ? On connait les ateliers d’écriture ou de théâtre, mais existe-t-il des ateliers de lecture pour apprendre à lire des histoires, à plusieurs, et en faire une représentation publique peut-être ? Je suis sûr que vous avez quelques belles expériences à nous raconter.

    Je vois beaucoup de parents pour qui la lecture du soir est une contrainte, qui tirent au sort pour savoir à qui la tâche reviendra, qui sautent sur la moindre occasion pour la zapper. Comment leur dire que c’est important ? Que malgré la fatigue, le ras le bol ou l’envie de faire autre chose, c’est capital ! Que peut-on imaginer pour donner aux familles où le livre est rare, où les excuses sont nombreuses, le temps de lire ensemble ?  Mais comment faire ? Faut-il imaginer des lecteurs du soir itinérants qui viennent compter aux enfants et aux parents une histoire le soir à l’heure du coucher ? Faut-il venir faire lire les gens à la bibilothèque ou à l’école comme dans huit jour des centaines de gens vont lire Proust ? Comment développer la présence des parents à leurs enfants, via le livre ?

    _____________

    [1] J’aurais beaucoup à dire de cette longue expérience. 70 à 80 % des livres que nous voyons passé sont souvent médiocres, avec des histoires nulles, sans inventivité, cherchant à éviter la complexité du monde, bétifiantes - et les enfants finissent vite par être les premiers critiques, croyez-moi. Si les illustrateurs sont souvent intéressants (au moins par la diversité), la mise en page est toujours catastrophique : manque de repérage des dialogues et des personnages, manque de “lecturabilité à haute voix” des textes, manque de lisibilité des textes (écrits toujours trop petits), etc. Heureusement, il y a quelques perles, quelques titres qui émergent : splendides, magiques, forts et qui laissent au petit groupe des souvenirs pour plusieurs rêves…

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    19
    09
    2008

    Le “place des libraires” américain

    Publisher Lunch a lancé une cartographie des libraires américains (voir par exemple). Même si la carte recense déjà quelque 4200 libraires, nous sommes loin de notre Place des libraires français : il n’y a là qu’une base de donnée géolocalisant des librairies, voire leur site internet, sans aucun service associé et notamment pas la possibilité de chercher la localisation d’un livre particulier. La base de donnée permet facilement aux libraires de mettre à jour et corriger les données les concernants. Parmi les développements prévus, permettre de générer des cartes des tournées d’auteurs.

    Comme quoi…

    Via PersonaNonData.

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    17
    09
    2008

    Equation économique à résoudre

    “Comme tout le monde s’accorde à le dire, le livre électronique est très avantageux pour les gros lecteurs. Or les gros lecteurs sont indispensables aux librairies indépendantes.”

    Renaud, d’Attrape-Coeurs, chez teXtes.

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    16
    09
    2008

    Plastic fantastique

    Si vous ne savez pas déjà tout sur le concept de liseuse qu’a dévoilé Plastic Logic à la dernière session de Demo, alors regardez leur vidéo de présentation. Outre le design épuré, la taille (format A4), l’écran tactile, le clavier logiciel, c’est la robustesse qui me semble particulièrement intéressante.

    Comme vous le savez déjà, ils annoncent une commercialisation pour janvier 2009 !

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    16
    09
    2008

    La liseuse Sony/Hachette/Fnac

    Sony/Hachette et la Fnac sortent leur liseuse (on attend plus que celle d’Orange). 299 euros. Avec un catalogue de quelques 2000 titres dont le prix devrait être inférieur de 10 à 15 % de celui des livres papier. Seulement ?”, s’étonne avec raison Emmanuel de Saint-Bon. “A 15 - 25 € le prix moyen d’un livre, vous gagnez 2 € environ. Avec un lecteur coûtant 300 €, il vous faudra acheter 150 bouquins avant de rentabiliser votre achat. C’est beaucoup. C’est sans-doute le reproche principal que je ferais à cette offre.”
    Comme le dit Aldus, nous n’aurons pas la rentrée littéraire à 9,99 euros !

    On aura accès à un catalogue de 2000 références de livres sur le site de la Fnac et “en exclusivité pendant six mois dans les 81 Fnac de France”. Et oui, en exclusivité.

    La Loi Lang est définitivement enterrée par les faits.

    Mise à jour du 19/09 : si j’en crois un de mes bons commentateurs, l’exclusivité serait sur le reader, pas sur les références… Ce n’est pas ce que j’avais compris du tout pour ma part ! L’un de vous a-t-il des éclaircissements ?

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    16
    09
    2008

    Macropaiements vs. Micropaiements

    Pour Cory Doctorow, les micropaiements ont toujours été de la science-fiction et n’ont jamais marché. Faire que demain les auteurs les collectent à la place des éditeurs risque de les transformer en intermédiaires commerciaux (avec tous les inconvénients que cela implique, notamment dans leur relation auprès du public) : une situation que Cory Doctorow ne désir pas un seul instant : Ce n’est pas le boulot de l’auteur !
     
    Pour lui, il est difficile de vendre un fichier électronique, “un téléchargement n’a aucune valeur intrinsèque”, explique-t-il. “Je ne se soucie pas que tout ceux qui téléchargent une copie d’un de mes livres me paient pour cela - ce qui m’importe c’est que tout ceux qui ont suffisamment d’argent pour acheter un de mes livres aient la possibilité de le faire.  Je ne veux pas tenir les gamins de 13 par les chevilles et les secouer jusqu’à ce que toutes leurs économies tombent de leurs poches, mais je veux être sûr que quand leurs parents réfléchiront à un cadeau pour eux, la première chose qui leur viendra à l’esprit soit mon dernier livre relié.” 

    Pour Cory, donner son livre est important car les gens à qui ont le donne insoufflent une autre diffusion au livre par leurs conseils, par les critiques, par le bouche à oreille qu’ils essaimeront autour du livre. Par contre, ceux qui ont assez d’argent doivent pouvoir acheter de multiples versions du livre : exemplaires dédicacés, éditions limitées, places pour une lecture, manuscrits originaux… Ce qu’il appelle les macropaiements. 

    “Prendre de l’argent à quelqu’un coûte cher. Il augmente le coût des livres et celui de la transaction, il augmente le coût émotionnel et social. Le micropaiement a toujours insisté sur l’élimination des frais de facturation, tout en ignorant les coûts intangibles de ce changement. Mais pour un écrivain dont la carrière pourrait porter sur des décennies et des centaines de milliers de lecteurs, ces coûts ne peuvent pas être ignorés.”

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    15
    09
    2008

    Logiciels d’écriture

    Christian Fauré ouvre le capot de son mac pour nous parler des logiciels d’écriture qu’il utilise. En utiliseriez-vous d’autres (pas nécessairement sous mac d’ailleurs) ?

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    12
    09
    2008

    Livre électronique : laisser la liberté au lecteur !

    Intéressante réflexion - bien qu’un peu technique - d’Hadrien Gardeur sur l’avenir du format ePub qui explique que le format, aujourd’hui installé, est à la frontière entre 2 chemins : 

    • “ceux qui veulent orienter le standard vers une restitution maximale (un rendu type PDF donc)
    • ceux qui veulent s’inspirer du Web et ouvrir le standard vers plus d’interactivité, de services etc…”

    “On se retrouve dans une position où la volonté de restitution de l’oeuvre de l’éditeur rentre en conflit avec la volonté de personnalisation du lecteur. (…)

    Le livre éléctronique doit être un média qui laisse plus de liberté au lecteur, et une fois n’est pas coutume, il faut absolument éviter de rentrer en conflit avec l’utilisateur. Il s’agit de trouver un nouvel équilibre entre éditeur et lecteur, tout en poussant le format et les systèmes de lecture en avant pour proposer une meilleure expérience de lecture.” 

    Hadrien Gardeur, “ePub : ne pas se reposer sur ses lauriers“.

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    12
    09
    2008

    Le web : outil marketing des éditeurs français ?

    Intéressant papier des Echos qui évoque l’utilisation du net par les éditeurs français en cette rentrée 2008… sous un angle uniquement marketing. C’est assez révélateur il me semble de l’approche du net par nos éditeurs, qui ne le voient que comme un outil de promotion. “Aujourd’hui, on lance déjà certains livres comme un jeu vidéo ou un film”, reconnaît Morgan Le Gall, de l’agence Supergazol. Et effectivement, le traitement du livre sur le web, par les éditeurs, semble constitué pour beaucoup de lancements bling-bling et d’opérations promotionnelles. 

    Reste que quand on tape rentrée littéraire sur Google, ce ne sont pas les auteurs de la rentrée ni ces sites qui arrivent en tête (bravo Bernard !). Comme quoi, la logique du Net n’est pas encore tout à fait assimilée.

    Le papier des Echos évoque beaucoup de sites (sans liens !!!), comme les mini-sites du Livre de poche (dont celui consacré à Amélie Nothomb), le site rentrée de Gallimard, le site du dernier Marc Levy pour Robert Laffont ou celui d’Anne Brashares, Toi et moi à jamais,  par Gallimard Jeunesse qui permet aux jeunes filles de raconter leurs histoires de vacances en les géolocalisant sur une carte Google (une vingtaine de contributions apparemment, bof).

    J’ai mis un temps fou à trouver ce site ! Non référencé nulle part, le site Gallimard jeunesse en panne, pas même de lien depuis le site de la série précédente de l’auteure, pourtant également turbiné par Gallimard. J’ai fini par trouver une piste via un site de fan, qui comme d’autres, référence presque uniquement du matériel américain. On est vraiment plongé en plein marketing: ce site n’a pour but que de collecter des bases de mails et ne vise à fonctionner que via la pub en ligne (mais s’ils ne font pas de liens entre les sites, croyez-vous qu’ils utilisent les adresses e-mail pour annoncer les nouvelles sorties ?). Pourtant, on peut trouver d’autres types d’échanges bien plus généreux autour d’un titre de ce type

    Le papier évoque encore le groupe Facebook pour la collection nouvelle génération chez J’ai Lu (mais qui n’a servit qu’à annoncer la fiesta des 10 ans : rien pour continuer la promotion ni d’annonce pour les nouveaux titres de la rentrée…).

    Dans le genre, j’ai tendance à préférer GirlAttitude, par son approche communautaire et d’échange et pas seulement promotionnel. Mais bon, je suis un peu allergique à la promo. J’ai tendance à penser que le livre n’est pas un produit comme les autres et que sa promo ne peut pas ressembler à celle d’un film ou d’un jeu.

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    11
    09
    2008

    Brèves de blog : publier ses commentateurs

    Brèves de Blogs, l’anthologie des commentaires laissés sur La République des Livres, de Pierre Assouline, sort aujourd’hui aux Arènes. Assouline livre une bonne partie de la préface sur son blog. L’idée du livre : proposer une sélection de 600 commentaires sur les 150 000 qu’à reçu le blog en 4 ans (vidéo). 

    “Il faut voir dans ce florilège tant un hommage à une pratique et à des pratiquants qui n’ont pas toujours bonne presse, qu’une tentative de décryptage des nouvelles formes de la conversation. Je ne me suis pas préoccupé de complaire à tel ou tel, de mettre en valeur l’un au détriment ou à l’exclusion de l’autre. Seuls m’ont attiré l’intérêt, l’originalité, la singularité des commentaires, qu’ils fussent monologue isolé ou partie d’une conversation à plusieurs, morceau de bravoure ou colloque. De toute façon, ceux qui y sont me reprocheront de les avoir pillés, et ceux qui n’y sont pas de les avoir censurés (…) Il est évidemment impossible de rapporter les échanges complets sur tel ou tel sujet ; des volumes n’y suffiraient pas ; l’édition n’aura jamais l’élasticité de la Toile. Pour ça, il faut se reporter au blog où toutes ces conversations sont toujours en ligne. Mon propos est de n’en saisir que des éclats afin d’en restituer l’esprit, le goût et la couleur. Soit par des saillies isolées qui se suffisent à elles-mêmes, soit par de courts échanges(…)”

    Nicolas Kayser-Bril tente une analyse et estime à 24 000 le nombre de commentateurs différents sur le blog d’Assouline. Le livre a été tiré à 16 000 exemplaires, ce qui devrait correspondre au nombre d’internautes ayant laissé 2 commentaires ou plus, suffisamment assidus et impliqués pour envisager de débourser 21 euros. En tout cas la rentabilité du livre devrait être bien supérieure à celle du blog. Décidémment, publier un livre reste un bon moyen de monétisation de son activité électronique. 

     

    Mise à jour du 12/09 : Publier ses commentateurs sans leur demander leur avis… Forcément, ça commence à râler. Comme c’est le cas de Lignes de fuite. Il y en aura d’autres. Des contents et des mécontents d’ailleurs. 

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    10
    09
    2008

    LibraryThing : tendances par langues

    Sur LibraryThing, désormais, on a les tendances par langues. Apprenez donc que le Français y est la 5e communauté (derrière l’anglais, le néerlandais, l’allemand et l’espagnol) avec 3753 membres (ce qui fait peu, normal puisqu’il n’y a pas d’animateurs, ni d’animation sur LT en français). Que 1984 dépasse Harry Potter dans les livres les plus populaires. Mais que JK Rowling bat Albert Camus et Georges Orwell chez les auteurs les plus populaires (parmis les bibliothèques personnes françaises). Dommage, les tendances sont moins détaillées que dans la section générale. 

    A comparer avec le zeitgeist de BabelioShelf, celui de Shelfari ou de GoodReads (et faites varier les variables). Y’a pas à dire Rowling et Orwell se portent bien. 

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    10
    09
    2008

    L’été du POD

    Pour Sarah Wilson de Publisher Weekly, cet été, aux Etats-Unis, a été celui de l’impression à la demande (Print on demand, POD). De nombreux éditeurs s’en sont en effet servit pour rendre disponibles des livres que l’actualité à mis en avant, comme celui de Sarah Palin la colistière de John McCain : “Je comprends que certaines questions inquiètent toujours les éditeurs traditionnels, comme le fait qu’un livre en POD coûte toujours plus cher à produire qu’un exemplaire ordinaire offset. Je leur dis, considérez ceci : il est probablement mieux pour un éditeur de choisir de réduire sa marge sur livre et de le rendre immédiatement disponible plutôt que de courir le risque que le public l’oublie pendant deux semaines, le temps que les magasins soient réapprovisionnés de versions traditionnelles. De plus, si vous prenez en compte votre cout de revient, vous gagnerez presque toujours à passer par l’impression à la demande.”

    Via Teleread.

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    10
    09
    2008

    Comment le numérique peut-il augmenter nos capacités de lecture ?

    “Il est certes possible de s’entraîner à optimiser nos saccades visuelles , mais la plupart des bons lecteurs, qui lisent aux alentours de 400 à 500 mots par minute, sont déjà proche de l’optimalité : avec le capteur rétinien dont nous disposons, il n’est sans doute pas possible de faire beaucoup mieux. On peut démontrer que ce sont bien les saccades oculaires qui limitent notre vitesse de lecture. En effet, si l’on supprime la nécessite de bouger les yeux en présentant les mots sur ordinateur, l’un après l’autre, au point précis où se fixe le regard, un bon lecteur peut atteindre des vitesses de lecture faramineuses : 1 100 mots par minute en moyenne, 1 600 pour les meilleurs - soit trois à quatre fois plus que la lecture normale, et environ un mot toutes les 40 millisecondes !  Avec celle méthode de “présentation séquentielle visuelle rapide”, l’identification et la compréhension restent satisfaisantes, ce qui montre bien que la durée de ces étapes centrales n’est pas contraignante dans la lecture normale. Peut-être cette présentation informatisée représente-t-elle l’avenir de la lecture, dans un monde où les écrans remplacent progressivement papier ?

    Quoiqu’il en soit, tant que le texte reste présenté en pages et en lignes, c’est bien son acquisition par le regard qui ralentit la lecture et constitue une limite incontournable. Les méthodes de lecture rapide, qui prétendent faire atteindre des taux de 1000 mots par minute ou plus encore, sont donc à considérer avec le plus grand scepticisme. “

    Stanislas  Dehaene, dans le passionnant Les neurones de la lecture, Odile Jacob, 2007, p. 42. A écouter sur Canal Académie ou à approfondir sur Lecture.org (.pdf).

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    7
    09
    2008

    La bibliothèque n’est pas aux bibliothécaires

    Bertrand Calenge, responsable de la prospective à la Bibliothèque municipale de Lyon, répond aux critiques suscitées par la réaction de Jean-Claude Guédon (voir les compléments d’Olivier Ertzscheid) au fait que la BM de Lyon ait signé un partenariat avec Google pour numériser ses livres :

    “On s’indigne enfin du fait que l’original de la copie numérique reste propriété de Google. Certes, c’est un partenariat, non du mécénat. Mais l’essentiel de notre métier tient dans l’accès, non dans la possession.  (…)

    La “bibliothèque universelle”, conçue et possédée par des bibliothécaires, n’existera jamais, et c’est très bien comme ça : dans l’univers de la Toile, il faut trouver les moyens non tant de numériser nous-mêmes avec nos propres forces que d’offrir à nos publics la bibliothèque locale qui satisfera leurs besoins d’information.”

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    5
    09
    2008

    Twitter pour les éditeurs ?

    Francis Pisani et le Read/Write Web ont compilés des expériences d’écritures via Twitter. IndexMB propose aussi que les éditeurs s’en servent et donne quelques bons conseils. Voir les gazouillis de Penguin ou HarperCollins Canada.

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    4
    09
    2008

    “Naviguer n’est pas feuilleter”

    Marin Dacos, sur Blogo-Numericus, revient sur l’édition électronique du Journal de Georges Orwell sur un blog. Excellent !

    “Cette initiative est intéressante d’abord en raison de sa stratégie éditoriale : ne pas publier le texte en un seul bloc, ou en quelques volumes, comme on l’aurait fait dans l’édition papier. Mais s’appuyer sur la nature liquide du numérique. (…) La publication cherche donc à être particulièrement fidèle au processus d’écriture du carnet, et non à un processus discret de publication de celui-ci par volumes papier. J’utilise le terme discret au sens mathématique. Dans ce sens, la publication numérique peut être considérée comme continue. Elle ne l’est pas seulement en raison de son rythme. Elle l’est plus globalement, me semble-t-il, par nature.

    (…) Si les éditeurs du journal d’Orwell parviennent à tenir le niveau d’enrichissement par tags, catégories et liens hypertextes dont ils font preuve actuellement, ils construiront un corpus hautement enrichi. Les informations inscrites dans le texte, mais pas encodées sémantiquement, comme la date de publication originale, par exemple, pourront être ajoutées à l’avenir. Il faudra changer de plateforme ? Qu’à cela ne tienne ! Il faudra ré-encoder le contenu ? Où est le problème ? L’édition papier nous a habitués à une forme textuelle et informationnelle figée. L’information numérique est constituée de couches, qui peuvent être ajoutées à des époques successives. [D’une part, parce que ses promoteurs ont fait le pari des usages. Faire le choix d’une plateforme publique et célèbre, facile d’accès, rapide à alimenter et où les commentaires sont aisés, c’est en effet faire le choix des usages de lecture et d’annotation. C’est-à-dire qu’ils ont choisi de rendre le texte largement public. Ils l’ont publié, au sens noble.

    D’autre part, et surtout, parce que les éditeurs ont fait le choix d’une plateforme ouverte, dans laquelle il est possible de rapatrier à tout moment la totalité du contenu, sans appauvrissement, sans altération, sans perte donc, mais aussi sans barrière, sans douane, sans cerbère. Wordpress.com joue la carte de l’ouverture des données et des formats, au plus grand bénéfice des auteurs des carnets publiés sur cette plateforme. Tous ne peuvent pas en dire autant…”

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    3
    09
    2008

    Des créatures en machines à écrire


    Des créatures de science-fiction réalisées avec de vieilles machines écrires, tel est le travail de Jeremy Mayer. Pourra-t-on faire aussi beau avec nos vieux ordinateurs ? Via Wired et Ecrans aussi je crois (mais je ne retrouve pas le lien).

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    3
    09
    2008

    Déplacer les liseuses de la culture du livre à celle de la mobilité

    Dans le Journal of Medias and Culture, Sherman Young propose de repositionner les liseuses et s’interroge sur comment faire passer les liseuses de la culture du livre à la culture de la mobilité :

    “Au lieu de chercher à faire des ebooks une culture de remplacement pour la culture de l’imprimé, c’est-à-dire de faire passer la lecture de livres dans un silo séparé de nos autres activités quotidiennes, il serait peut-être préférable de postionner les ebooks dans une culture de la mobilité, comme une part de la gamme en plein essor des activités sociales tournant autour des objets mobiles connectés.  La lecture devrait être comprise comme une activité qui ne commence pas avec un appareil particulier, mais qui se fait avec n’importe quel appareil à portée de la main. De la même manière que d’autres producteurs de médias rendent leurs contenus disponibles pour de nombreuses plates-formes, les éditeurs devraient explorer le potentiel des nouveaux appareils mobiles.”

    Via TOC.

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    2
    09
    2008

    Une base de données de couvertures

    Cory Doctorow s’énerve sur BoingBoing : il voudrait que chaque éditeur propose une base de donnée de couvertures de leurs livres de bonnes qualités dans un répertoire /covers sur leurs sites (certains le font déjà) et avec comme nom, le numéro ISBN.png par exemple, ce qui permet de les retrouver très simplement. En favorisant la copie et la reprise de l’URL, les éditeurs pourraient même mettre à jour facilement les images des couvertures de leurs livres, voir transformer ce type de services en API. Reste que LibraryThing a lancé un service cet été qui répond exactement à cela.

    N’empêche, on voit bien que l’enjeu de la couverture, qui est souvent la seule image du livre est devenue un enjeu d’importance. Toute la chaine veut que le livre soit disponible tôt dans les bases de données des cyberlibraires, et sa couverture également. Ce qui va souvent à l’encontre des pratiques éditoriales, qui tendent au contraire à terminer la couverture de plus en plus tard.

    Via les commentaires, on peut découvrir les archives intelligentes de Random House qui permettent justement de retrouver les fiches de livres, les photos de couvertures ou d’auteurs, etc.

    Via le Twitter d’Alain Pierrot. Joe Wikert en parle aussi.

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    2
    09
    2008

    Dans la longue traîne

    BookFinder dresse son rapport annuel des livres anciens les plus demandés (sur le marché américain).

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