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  • Les marchés fermés

    Publié dans Non classé par hguillaud le 27/08/2008 12:32

    L’avantage des marchés fermés, c’est qu’on peut y pratiquer les prix de son choix. Après avoir fait un peu de dumping, Amazon ou Apple font comme bon leur semble. Un livre au format électronique plus cher que sa version papier, c’est quand même effectivement le monde à l’envers. On comprend que Francis Pisani en soit tout retourné.

    10 commentaires pour “Les marchés fermés”

    1. Lorenzo Soccavo dit :

      Echanges pas inintéressants aussi à la suite du post de Francis Pisani.
      Il a raison je pense de dénoncer de telles pratiques qui pourraient, à mon avis, se révéler contre-productives, si elles venaient à engendrer un buzz négative sur le Web, par exemple.
      Amazon aura beau jeu ensuite de dénoncer le piratage que d’une certaine manière il incite en prenant ainsi les consommateurs pour des c… :-(

    2. hguillaud dit :

      Serait-ce suffisant ? Maintenant que Francis a acheté son Kindle, s’il veut le nourrir, il faudra qu’il achète les fichiers au bon format… et au prix qu’aura décider Amazon tant qu’il n’y aura pas une autre place de marché où acheter son fichier pour Kindle.

      Tiens, y’en a même qui disent que les e-manuels doivent être vendus au même prix que les manuels scolaires papiers.

    3. Irène Delse » Transnet découvre les joies du monopole avec Amazon – et le Kindle dit :

      [...] On verra dans l’avenir si le “pouvoir des foules” (de clients mécontents) sera supérieur à celui du marché (fermé)… [...]

    4. Irène dit :

      Hubert, en fait, c’est vraiment le modèle d’iTunes. Pour nourrir le Kindle, on peut y mettre des fichiers au format propriétaire (.AZW), qui ne sont vendus que sur Amazon. Mais le Kindle accepte aussi les fichiers Mobipocket sans DRM au format .mobi, par exemple ceux vendus sur Fictionwise. Tout comme l’iPod accepte du mp3 simple autant que le format propriétaire d’Apple.

      Un autre aspect intéressant souligné par des commentateurs sur le blog Transnets, c’est que chez nous, avec la loi Lang sur le prix unique du livre, Amazon ne pourrait pas s’amuser à monter les prix des livres les plus demandés…

    5. guillaume dit :

      Irène la loi lang ne s’applique pas pour les ebooks.
      Amazon ne s’est pas “amusé” à monter le prix du livre numérique, il s’est plutôt “amusé” à descendre le prix du livre papier (ce qui n’est pas possible en France): la version Kindle est offerte avec un rabais de 20% alors que la version papier est reduite de 34%.

    6. MaTT- dit :

      Je pense que du fait de la TVA particulière des produits numériques, ce prix pourrait tout à fait être fixé arbitrairement en France, loi lang ou pas.

      Pour ce qui est d’Amazon, pourquoi n’augmenteraient-ils pas les prix si les cliens achètent ? S’ils n’achètent pas, ils baisseront, le marché s’adapte :)

    7. MaTT- dit :

      A ceci près que la loi Lang ne couvre pas la question du format numérique qui, pour l’instant, légalement n’est pas soumis à une régulation de prix identique à celle de l’imprimé (TVA différente). C’est un vide juridique.

    8. hguillaud dit :

      Autre désavantage de ce type de plateforme : les seigneurs et maîtres décident de qui est en vue et de qui est censuré.

    9. Hubert Guillaud dit :

      En parlant de marchés fermés, une intéressante comparaison entre les prix de livres électroniques sur Amazon et sur Fictionwise, un elibraire, qui n’est pas à l’avantage du second.

    10. hguillaud dit :

      La Fnac et Sony reproduisent le même modèle, les livres électroniques seront accessibles en exclusivité sur la Fnac (et pas ailleurs) : “Pour remplir ce Reader, Hachette proposera ainsi 2000 références de livres qui seront distribués en exclusivité pendant six mois dans les 81 Fnac de France.”

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