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  • Ce que les technologies 2.0 doivent apprendre aux éditeurs de livres

    Publié dans Non classé par hguillaud le 25/08/2008 12:40

    Sarah Lacy, pour BusinessWeek, fait le point des 5 leçons que les éditeurs doivent tirer du web 2.0 pour développer leurs futures applications :

    • Les rendre sociales.
    • Faire sortir les tournées des auteurs des librairies et mieux utiliser les réseaux sociaux et les listes de fans.
    • Créer des stars – et ne pas seulement chercher à exploiter celles qui existent.
    • Aller à l’électronique dès le départ : les éditeurs doivent maitriser le manuscrit et ses corrections.
    • Rendre le commerce électronique plus facile.

    Via Joe Wikert.

    Un commentaire pour “Ce que les technologies 2.0 doivent apprendre aux éditeurs de livres”

    1. JM Destabeaux dit :

      Une réflexion sur « Aller à l’électronique dès le départ : les éditeurs doivent maîtriser le manuscrit et ses corrections »:

      Il me semble que du point de vue des relations entre éditeur, auteur et lecteur-correcteur ( »copy editor ») en édition non technique, la dématérialisation du processus de mise au point du texte implique des déplacements de perspective :

      – la préparation sur copie papier est d’abord un processus d’annotation de lecture, entièrement dédié à la communication multidirectionnelle entre les acteurs, et parfaitement encadré par des siècles de pratique. Le « copy editor » est à la fois « l’ambassadeur de l’auteur, et l’avocat du lecteur » (Butcher);

      – mais la préparation électronique directe ( »on-screen copy editing ») est plus proche d’un processus de rédaction, de production collaborative de texte, qui brouille la répartition des rôles et détricote les circuits en édition classique. De plus, le coût de l’adoption ou de la réinvention de techniques communes de traçabilité est difficilement mesurable.

      Dans les cas fréquents où un circuit du type « suivi de révision » est impossible, on constate sur un même job la demande de coexistence d’une intervention numérique et d’une « rematérialisation » de la préparation de copie. On demande aux « copy editors » de commencer par lire et annoter la sortie papier (efficacité cognitive, persistance des traces), puis de reporter leurs corrections annotées sur le manuscrit électronique en utilisant les outils d’édition du traitement de texte (macros, cherche-remplace, vérificateur ortho, rarement feuilles de style), et de transmettre fichier et papier au « publisher ». Double métier, double temps de travail… mais généralement même rémunération.

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