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  • Traiter les livres électroniques comme des logiciels

    Publié dans marketing par hguillaud le 11/06/2008 3:01

    Intéressant point de vue de Peter Kent, responsable d’une société qui développe un logiciel de publication électronique, Dnaml, qui propose de distribuer les livres électroniques comme les logiciels, avec des versions gratuites limitées dans le temps (trialbooks).

    “Si les versions limités de logiciels fonctionnent - et ils fonctionnent - alors vous voudrez que le plus de gens possible aient votre livre entre leurs mains. Les éditeurs établis vont avoir un choc quand ils vont comprendre le nouveau monde de la distribution de livres. Ce n’est plus un jeu de gentlemen dans lequel chacun achète son livre à une librairie et où tout le monde se bat au même niveau. Dans l’avenir, des éditeurs plus agressifs vont apparaître partant à la recherche des lecteurs avant mêmes qu’ils n’achètent le livre.”

    Trouvera-t-on demain des livres électroniques sur Télécharger.com ?

    Pourquoi pas, répond Peter Kent. “Si le site de téléchargement de Zdnet n’a pas encore de catégorie ebook, elle a déjà un tag. Download.com a une catégorie musique ou jeu, pourquoi pas une catégorie livre ? Ils vont s’y mettre à mesure que de plus en plus de livres vont devenir accessibles. Mais une chose va être déterminante : l’essor des livres gratuits ou à l’essai. Une fois que les livres des grands éditeurs vont être vendus comme des logiciels à version limité, les sites de téléchargement vont y porter une plus grande attention.”

    Et d’imaginer déjà les trialsbooks sur les réseaux P2P. Peter Kent va plus loin, et son propos est tout de même intéressant, même si extrêmement marketing. Selon lui, les éditeurs doivent marquer leurs livres, leur ajouter un code d’identité afin de leur permettre de savoir ce que font les gens de leurs produits. Les livres qu’on essaye (A try-before-you-buy book) ouvrent de nouvelles opportunités de distribution :

    “Vous vendez des livres d’informatique ? Discutez avec un assembleur qu’il mette vos livres sur les bureaux des nouveaux ordinateurs qu’il vend et discutez avec les concepteurs de logiciels pour qu’ils mettent votre livre dans leurs logiciels. Vous vendez des livres de photos ? Vendez les sous format numérique avec des appareils ? Des livres sur les vins, proposez les à l’essai sur des sites spécialisés ?…”

    On doit pouvoir envoyer par mail à un ami le livre qu’on vient de lire ou la version d’évaluation. le bouche à oreille a toujours été essentiel, et l’e-mail en est sa version moderne.

    2 commentaires pour “Traiter les livres électroniques comme des logiciels”

    1. F Bon dit :

      mouais… déjà en admettant que les drm “biodégradables” soient au point et qu’on ait envie de les utiliser… et cette logique de supermarché, vendre, vendre, vendre - alors que nous autres on sait bien et de plus en plus, dans tous les domaines, que l’immense valeur d’Internet c’est de nous permettre l’accès au rare, au singulier - en musique comme en films, et évidemment tout autant pour nos lectures - et que c’est dans cette reconnaissance du rare et du singulier que les communautés s’établissent et comptent… enfin, moi je veux bien faire le contraire : que les marchands de vin me proposent de livrer une bouteille à chaque texte de poésie téléchargé…

      à part ça, Hubert, tu nous organises un peu l’aprem de samedi, qu’on Cantine ?

    2. Serge-André Guay dit :

      Bonjour,

      Juste une petite note pour vous souligner que ce dont il est question ici, c’est de livres «numériques» et non pas de livres «électroniques», ces derniers étant des appareils de lecture portables.

      Petit dictionnaire de l’édition électronique :

      http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.70.htm

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