Les tags dépendent du contexte bien plus que de l’objet
mai 7, 2008
Passionnante réflexion de Tim Spalding, comme toujours. L’inventeur de LibraryThing utilise un livre contreversé (Godless : the Church of Liberalism, tout un programme effectivement
) pour comparer les tags déposés sur ce livre par les utilisateurs d’Amazon et ceux de LibraryThing.


Il montre que les tags connaissent le phénomène de la longue traîne, se concentrant sur quelques-uns, mais il montre surtout que les tags dépendent du contexte dans lequel ils sont déposés bien plus que de l’objet qu’ils qualifient. Alors que les tags sur LibraryThing pour ce livre le décrivent (Politique, Libéralisme…), ceux d’Amazon n’ont pas la même fonction et servent comme des formes minimales d’expression, des mini-twitts (Détestable, Drôle, propagande, vomi…) . D’un côté le tag sert à comprendre, de l’autre il sert à donner son opinion.
“Maintenant, les tags d’Amazon signalent quelque chose d’important : c’est un livre controversé ! (…) Je pense que les tags d’opinions corrompent la valeur du tag. (…) En tout cas, je pense que cet exemple démontre que le tag ne consiste pas à mettre les utilisateurs devant des contenus à tagger.”
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mai 7th, 2008 at 8:03
Bel exemple d’appropriation de la lecture des documents et de redocumentarisation collective : l’agrégation d’un nuage de tags fait-il de l’œuvre référencée un nouveau document collectif ?
Les théoriciens de la réception et de la (progressive) élaboration d’une tradition culturelle pourraient s’intéresser à ce phénomène.
Comment la consignation de réactions — contextuelles [Hubert, formulation très bien vue, à mon avis] — à un document peuvent-elles amener à une qualification transmissible de la “valeur” socio-culturelle d’une “publication” ?