La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
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  • Archive pour avril 2008

    29
    04
    2008

    Biblioclips

    Mettre en valeur et en vidéo, avec un soupçon d’humour, sa bibliothèque : tel est l’objectif du « concours » Biblioclips lancé par Melvil Dewey et Jean-Philippe Rameau ;-) sur une idée du réseau des bibliothèques publiques de Montréal. En effet, le réseau des bibs de Montréal a inauguré un concours ouvert à ses usagers pour promouvoir le livre et la lecture, dont les résultats viennent d’être affichés. Il y a eu d’excellentes contributions (voir également de ce côté-ci). Le lauréat 2008 est superbe !

    Via l’Everitouthèque.

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    28
    04
    2008

    Un .pdf est-il un substitut à un livre ?

    Intéressante histoire racontée par Chris Anderson sur son blog, autour de la promotion d’Infected, un livre de Scott Sigler dont le .pdf a été rendu disponible par son éditeur gratuitement pendant 5 jours avant que livre ne soit disponible en librairie.

    Cory Doctorow s’en est pris très violemment à cette approche marketing, selon lui inadaptée à l’internet. Sur Boing Boing, explique-t-il, les ventes de livres sont dix fois plus fortes quand le livre dont on parle peut-être acheté directement plutôt qu’en précommande. Le marketing sur l’internet doit se cristaliser sur l’immédiateté : quelqu’un qui télécharge un livre d’une manière impulsive n’attendra pas quatre jours pour l’acheter. Selon lui, soit Crown – l’éditeur filiale de Random House à l’origine de cette initiative marketing – estime que les téléchargements gratuits permettent de vendre plus de livres soit il ne le croit pas.

    Chris Anderson a demandé à Shawn Nicholls, responsable du marketing en ligne chez Crown son opinion. Pour Nicholls : les .pdf gratuits font vendre plus de livres physiques. Mais alors que le mp3 est un substitut au CD, le .pdf n’est pas un substitut au livre papier, estime-t-il. Le but de l’initiative était de faire du buzz et de créer un sentiment d’urgence autour du lancement. Même si le .pdf du livre a été retiré du site officiel, cela n’empêche pas les copies de continuer leurs vies, remarque-t-il sans visiblement le condamner.

    En attendant le résultat semble atteint : le livre a été téléchargé 45 000 fois en 4 jours (contre 15 000 fois pour The Beautiful Children, l’expérience précédente de Random, qui avait publié ce livre en janvier et permis aux gens d’accéder au pdf gratuitement après la publication). Infected a grimpé dans les listes de ventes d’Amazon et le mini-site a été très visité. Selon Nicholls, peu de personnes se sont dites incommodées par le délai de commande ou l’impossibilité d’aller acheter son livre en librairie au moment de la promotion. Il explique que ces expériences leurs servent à mieux comprendre comment placer leurs produits et le gratuit dans la chaîne du livre.

    Mise à jour du 29 avril 2008 : Dans un genre un peu différent, mais sur le même principe, Del Ray offre le premier volume de sa série de romans pour ados, basée sur la Guerre des étoiles, pendant 15 jours à l’occasion de la publication du dernier numéro de la série, rapporte le ReadWriteWeb.

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    25
    04
    2008

    HarperCollins beta

    L’éditeur anglais vient de dévoiler la beta de son nouveau site, et elle mérite le coup d’oeil.

    L’innovation de cette nouvelle version est qu’elle permet aux gens de tagguer les livres de l’éditeur, de leur attribuer des étiquettes. Fonction intéressante, car elle permet aux utilisateurs d’apporter leur vision sur le catalogue de l’éditeur (même si on a du mal à comprendre, en tant qu’utilisateur, pourquoi je tagguerais des livres sur le site d’un éditeur, ça ne m’apporte rien).

    Je trouve très intéressant aussi le coin des lecteurs, qui incite les internautes à publier leur critiques en échange d’une chance de gagner des livres gratuits (mais là, l’interface n’est pas très 2.0) et surtout en les mettant en avant en Une du site. La page d’un livre propose plein de fonctionnalités, mais peut-être peu d’info, non ?

    Qu’en pensez-vous ?

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    24
    04
    2008

    Promouvoir la lecture

    A l’occasion du World Book Day (mais c’était le 8 mars ?), nous apprend le blog de Google Book Search, Google vient de mettre à jour la liste des projets innovants soutenus par le Project Literacy (le projet d’aide à l’alphabétisation) de Google. L’occasion de faire le tour de quelques projets dans le domaine du livre électronique dédiés à l’alphabétisation comme BookBox, des livres pour enfants en ligne multilingues animés ; de découvrir Booktrust, un site britannique de promotion de la lecture, qui outre des recommandations, propose une carte littéraire de Londres ; ReadUp, un site de partage de lectures pour adolescents…

    Parmi de nombreuses autres initiatives, attardons-nous encore sur celles de l’Angleterre, qui a mis en ligne un site dédié à la promotion de la lecture (cause nationale pour 2008), qui propose  une cartographie calendaire participative des évènements autour de la lecture (en Une),  des challenges de lecture et des solutions pour y parvenir, et des espaces pour coordonner des évènements ou imaginer des projets.

    C’est quand en France la lecture comme cause nationale ? Y’a en tout cas là des idées à reprendre.

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    23
    04
    2008

    Dixit Lulu

    Sébastien Célmon, attaché de presse de Lulu.com, vient d’ouvrir un blog ni officieux ni officiel autour de Lulu.com, en français : Dixit Lulu. On y retrouve les belles histoires de Lulu, typiques des sites d’autopublication qui ont pour vocation de mettre en avant leurs auteurs, comme l’expérience des éditions Malpertuis qui ont choisi Lulu pour réaliser leurs ouvrages. Mais on retiendra plutôt quelques interrogations sur le statut de ce type d’édition, la concurrence du secteur… Ainsi, dans Le marché se muscle de nouveaux entrants, Sébastien s’interroge sur ce que l’arrivée de nouveaux entrants comme Amazon va remettre en cause :

    « La bataille à venir se jouera sur un certain nombre de critères essentiels, à services comparables : la qualité des ouvrages imprimés en premier lieu, la conservation du modèle de la publication gratuite férocement révolutionnaire de Lulu ensuite, et enfin un double affrontement commercial sur les délais et les frais d’envoi. Un second aspect sera la capacité de tous les acteurs à dynamiser et rendre attractif leur offre. Publicité, témoignages d’utilisateurs, partenariats avec des évènements, des sociétés, capacité à faire entendre sa différence et à participer au dialogue très animé sur l’évolution de l’objet-livre. En un mot : à mobiliser. »

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    23
    04
    2008

    Papyrus : un autre concept de liseuse

    papyrus.jpg
    Contrairement à Lorenzo Soccavo, je m’intéresse très peu à l’actualité des liseuses. Par contre les concepts eux, m’intéressent, parce qu’ils permettent d’entre-apercevoir de nouvelles fonctionnalités qui sont, je le pense, indispensables à l’amélioration de ces outils. C’est le cas de Papyrus, que signale Lorenzo, un concept de liseuse destinée aux étudiants, imaginé par Kaleidoscope, des consultants en développement de produits de Cincinnati. La liseuse permet de prendre des notes et de les partager avec d’autres étudiants ou avec ses professeurs. Comme le souligne Lorenzo, à la différence de bien des liseuses d’aujourd’hui, elle est tactile et s’interconnecte facilement avec les autres readers pour échanger des informations et des contenus.

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    23
    04
    2008

    14 conseils pour les sites d’auteurs

    Le blog canadien IndexMB donne 14 conseils aux auteurs de livres pour leur visibilité en ligne :

    1. Si vous n’avez pas de site web vous n’existez pas.
    2. Les sites d’auteurs sont différents des sites de livres. Les blogs, Twitter, MySpace ou Facebook sont des outils différents, utilisez-les de différentes façons.
    3. La voix est importante. Les auteurs doivent mettre à jour leur site d’auteur.
    4. La fréquence est importante. C’est comme quand vous faites vos courses, les gens veulent acheter quelque chose de frais.
    5. La fréquence n’est pas aussi importante que vous pouvez le penser. Si vous êtes en train d’écrire, c’est bien de faire une mise à jour une fois toutes les deux semaines. Mettez vos informations à jour le plus souvent possible.
    6. La gratuité est votre ami. Rendez votre travail accessible dans son intégralité. Si quelqu’un est assez fou pour lire les 400 pages de votre roman en ligne, vous avez un fan pour la vie.
    7. L’accès est vital. Soyez disponible pour vos fans. S’ils veulent vous parler, parler leur.
    8. L’auteur doit enregistrer son nom de domaine. L’éditeur doit enregistrer le nom de domaine de ses livres.
    9. La meilleure url d’un site d’auteur est celle de son nom (comme francoisbon.com).
    10. francoisbon.ca passe si l’auteur est décidé à n’avoir aucune ambition internationale (on pourrait faire la même chose avec le .fr).
    11. Si possible, le mieux est d’enregistrer les deux noms de domaines.
    12. Le nom de domaine du titre du livre doit être acheté et mis à jour par l’éditeur.
    13. Le site du livre n’est là que pour rapatrier le trafic web. L’url est bookname.com pour « taper » le trafic Web. Il ne sert à rien d’essayer de faire de l’optimisation pour les moteurs de recherche dans l’espoir à ce qu’il aide à la découverte du livre.
    14. Il n’y a rien de mal à ce qu’un éditeur réoriente un nom de domaine d’un livre vers son catalogue.

    En voyez-vous d’autres ?

    Via Joe Wikert.

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    23
    04
    2008

    Evalue mes couvertures de livres

    ratemybookcovers.jpg

    Difficile de choisir une couverture. Et si on le faisait faire par les internautes (et surtout les graphistes qui vont s’empresser de mettre ce site dans leurs favoris) en leur permettant de noter les couvertures de livres parus ou à paraître :  RateMyBookCover. Via Joe Wikert.

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    23
    04
    2008

    Shared Books : une plateforme de personnalisation de livres

    J’avais déjà évoqué SharedBooks que j’avais rapidement rangé dans les services pour réaliser des livres depuis une plateforme, comme Qoop avec la plupart des sites de photos en ligne ou Blurb. Je comprends mieux aujourd’hui, avec un peu de retard, que l’idée du service est un peu plus large que cela.

    Il faut comprendre que SharedBooks propose une API (une interface de programmation applicative) ouverte qui permet d’écrire des programmes pour transférer des données à SharedBooks et permettre ainsi à des éditeurs notamment de créer et personnaliser leur service pour offrir à leurs clients la possibilité de créer leurs propres livres. Ce qui permet à SharedBooks de multiplier les annonces de partenariats : avec RandomHouse par exemple, autour d’un classique intitulé  “The Poky Little Puppy”, comme le signalait Virginie il y a quelques mois (le service ne permet que de personnaliser la page de garde, ce qui est tout de même encore bien limité) ; avec BigOven.com, un site de cuisine en ligne pour permettre aux gens de créer leur propre livre de cuisine ; ou avec ProfessionnalTravelGuide.com, un site de guide de voyage professionnels…

    On pourrait alors en imaginer beaucoup d’autres. Un accord avec un site de presse sportive pour que les gens fassent leur propre sélection annuelle, comme c’est déjà le cas avec le site Sportography, un accord avec une agence photographique pour que les gens construisent leur propres livres d’images, un accord avec un magazine pour permettre à leurs abonnés de se créer leur propre numéro, etc.

    En septembre dernier, Persona Non Data a interviewé Caroline Vanderlip, la présidente de SharedBooks. L’un des premiers services lancé par SharedBooks fut Blog2Print, un système permettant à n’importe quel blogueur de créer un livre depuis son blog.  La différence essentielle avec des Blurb ou des sites comme MyPublisher.com, explique-t-elle, c’est qu’eux s’adressent directement aux consommateurs finaux et ne travaille pas que l’image, alors que SharedBooks ne s’adresse qu’à des entreprises, des éditeurs qui souhaitent proposer une service supplémentaire. SharedBooks est encore à l’origine d’une autre solution, intégrée à leur offre, une technologie d’annotation de livres qui permettent de partager des commentaires contextuels à un texte.

    Leur blog est certainement un site à suivre.

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    23
    04
    2008

    Le Wikitionnaire en librairie

    Le dictionnaire Wikipedia , le célèbre « wiktionnaire », va être imprimé par Bertelsmann en Allemagne, selon le DerStandard, rapporte Didier Durand. Il coûtera 19,95 euros et 1 euro sera reversé à la fondation Wikimedia. C’est le premier « reverse publishing » de Wikipédia, et ce alors que La Britannica devient gratuite pour les blogueurs

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    22
    04
    2008

    AB Meta

    Adaptive Blue, la société à l’origine de SmartLinks, propose ce qu’il espère devenir un standard pour les métadonnées du livre, afin de rendre les pages web qui parlent de livres lisibles par les machines. AB Meta sait également lire le Dublin Core quand il est disponible, et il existe déjà un plug-in pour Wordpress qui permet d’aujouter des métadonnées à ses billets pour les rendre compatible avec ce futur standard. Reste maintenant à le faire adopter. Via ReadWriteWeb.

    abmeta.png

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    22
    04
    2008

    Sur la route

    Transformer le texte de Kerouac pour en faire apparaître les dessous, les trames, les espaces… C’est ce que propose Stefanie Posavec, rapporte AEIOU. Un travail qui cartographie le rythme et la structure de l’oeuvre de Kerouac, pour proposer d’autres navigations dans l’oeuvre.

    stephanie Posavek, Sur la Route

    Extrait de l’exposition On the Map » qui se tient actuellement à Sheffield. A voir aussi, cette représentation d’un poème de John Banck, qui fait fondre la description de Londres avec les circonvolutions de la Tamise.

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    22
    04
    2008

    Les éditeurs britanniques foncent

    A lire chez Virginie et Livres Hebdo : « Penguin a annoncé qu’il publierait désormais toutes ses nouveautés – à l’exception des livres illustrés – à la fois en format papier et en format numérique », dès septembre, au même prix que le format papier (hum). Random House U.K. lancera ses premiers e-books en juillet et Macmillan en janvier 2009, avec des bonus comme les DVD.

    Voir également l’annonce de Penguin sur le format ePub, toujours chez Virginie.

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    21
    04
    2008

    14 juin, BookCamp : les inscriptions sont ouvertes !

    bookcamp

    Les inscriptions sont ouvertes !

    Si vous souhaitez faire des choses, si vous avez des idées : n’hésitez pas à me contacter, je me ferais le relai et le connecteur de vos propositions, avec les autres participants ! hubertguillaud@gmail.com – 0965 206 848

    N’oubliez pas que, même si nous essayons de structurer un peu les interventions et les sujets, tout le monde est appelé à être intervenant de cette journée. Son succès reposera sur la diversité des participants et des métiers représentés et sur le fait que vous viendrez y échanger vos connaissances et vos savoir-faire parce que c’est cet échange qui nous permettra à tous de nous enrichir. Que vous soyez lecteurs, éditeurs, auteurs, critiques, libraires, bibliothécaires… cette journée est pour vous.

    PS : Je ne désespère pas de trouver des partenaires supplémentaires pour cette journée et notamment offrir un cadeau souvenir aux participants, comme le symbolique tee-shirt des barbookcampers !

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    21
    04
    2008

    Diffuseurs 2.0

    On le comprend de mieux en mieux. Demain, le livre au format électronique sera disponible plus facilement. On pourra acheter le fichier électronique d’un livre (à un prix moins élevé que le livre papier), peut-être le stocker ailleurs que sur sa machine (pour moins le perdre), sur des plates-formes auxquelles nous serons abonnés, membres ou simples passants. Soit. Mais des plateformes, il y en a des dizaines, des centaines, des milliers ! Qui va diffuser mon fichier sur Le Monde en ligne (pour que les gens puissent y avoir accès depuis leur journal), mais aussi sur mon journal local en ligne ou les sites web des magazines culturels ? Qui va me permettre de faire que mon fichier soit accessible sur les plateformes plus puissantes que la mienne ?

    Voila qui repose d’autant plus cruellement la question de la diffusion au format numérique. Qu’un éditeur propose un de ses livres au format numérique sur son site, c’est normal. Mais on le voit à l’aune de l’expérience de ceux qui s’y sont déjà lancés… Comment rendre ces fichiers accessibles depuis d’autres sites, d’autres boutiques, dans d’autres réseaux ? Comment assurer leur diffusion ? Quels partenaires vont me permettre cela ? Est-ce que moi, auteur ou éditeur, je vais devoir démultiplier des partenariats (exclusifs, ou pire, excluants) pour que mon fichier soit disponible sur d’autres sites que le mien ?

    Car l’enjeu est bien là finalement. Le problème, n’est pas de rendre son texte disponible au format numérique, mais de le diffuser, de faire qu’il soit accessible, dans ma boutique, mais aussi dans toutes celles des autres – SmartLinks est un piste, mais est-ce la seule ? Comment demain vais-je pouvoir rendre mon fichier disponible chez Amazon, Lulu, Numilog, Google, Galica, Place des libraires, dans les boutiques de confrères, sur les sites web d’autres éditeurs, sur les sites marchands quelconques (Chez Carrefour, Leclerc, Cultura, Ooshop…), mais aussi sur les sites communautaires comme Zazieweb, LlibraryThing, Babelio… Mais aussi sur Facebook ou MySpace…

    Je peux être demain l’éditeur de mon propre texte numérique. C’est facile. C’est simple. Je peux le vendre sur une ou deux, voire trois plateformes, facilement. Mais est-ce suffisant ? Est-ce que cela me permet de toucher suffisamment de public, d’être suffisamment accessible ? Comment puis-je le diffuser mieux que je ne sais le faire, et ne pas être cantonné depuis mon propre site, mon propre réseau ? Comment mon fichier peut-il être accessible sur d’autres sites, depuis d’autres réseaux ? Ce n’est pas l’URL de mon fichier qui est important à diffuser, mais le fichier en tant que tel ? Et comment, sur toutes ces plateformes, je saurais ce qui doit m’être crédité, à moi éditeur et à mes auteurs ?

    Je pense que nous allons avoir besoin de diffuseurs 2.0. De gens capables de prendre votre fichier et de le diffuser pour vous dans d’autres réseaux que les vôtres. De vous assurer de ses ventes, de vous faire parvenir les décomptes de vente. Comment peut-on imaginer que les éditeurs sauront faire tout ce travail là, autrement qu’en ne passant que par le biais d’une poignée de gros sites marchands – ce qui n’est pas envisageable à terme ? J’avais la même interrogation sur les libraires : comment mon libraire de quartier sera-t-il accessible depuis GoogleBookSearch, pour que je puisse commander mon exemplaire numérique chez lui, si je le veux ? Comment sera-t-il accessible depuis le site de FranceCulture, de Télérama ou de Bibliobs, de Zazieweb, Babelio, etc. ?

    L’enjeu est d’autant plus important que le libraire ou l’éditeur est petit. Un gros groupe pourra gérer des partenariats multiples avec des centaines de plateformes. Mais cela ne pourra pas être le cas, pour de petites structures. Or mon problème, demain, à moi éditeur, auteur ou libraire notamment, c’est de pouvoir toucher avec mon exemplaire en vente, d’autres structures que la mienne ou que les plus grosses.

    C’est ce que disait O’Reilly : si je veux vendre plus d’exemplaires en .pdf de mon bouquin, il faut qu’il soit disponible sur d’autres boutiques que la mienne. Il faut que moi, petit éditeur, je puisse accéder à XXX boutiques, qu’un intermédiaire le fasse pour moi. Développe les partenariats, les API, qui rendront cela possible. Développer et multiplier les canaux de ventes. On voit bien qu’il y a là, un vrai métier à venir. Et que pour pouvoir être partout, il va nous falloir des gens dont c’est le métier, qui permettront de porter vos ouvrages numériques sur des plateformes toujours plus variés.

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    16
    04
    2008

    Manuels universitaires : suite du débat

    Suite du post publié par Hubert sur le piratage des manuels universitaires, avec plusieurs publications en ligne depuis :

    Le  rebond d’Olivier d’Ertzscheid sur Affordance

    L’initiative indienne pour les manuels scolaires  en libre accès mentionnée sur OA news de Peter Suber

    Aux Etats-Unis, la campagne Make textbooks affordable vient de publier un communiqué défendant l’idée de manuels sous licence libre (comme Sesamath)

    Le Jisc vient d’organiser un débat sur les « E-textbooks » avec une partie sur la question de l’open access

    Bref, ça bouge !

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    8
    04
    2008

    La carte des salons du livre français

    cartedessalonsdulivre.jpg

    Les étudiants de l’IUT métiers du livre de la Roche-sur-ForonYon (pardon) ont développé cette année une carte des salons du livre en France. Une carte collaborative et ouverte qui n’attend que vous pour être améliorée… Je viens de rajouter la Fête du livre de Bron et le salon de Romans. Et vous ?

    Via l’un de leur professeur.

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    8
    04
    2008

    Des étiquettes sur les livres

    L’interaction en ligne c’est pratique : les moteurs de recommandations et les critiques en ligne nous sont utiles pour naviguer dans la masse de livres à découvrir. Mais voilà. Souvent, quand on est face à un livre, on n’a pas tout nos outils électroniques pour nous aider à choisir. On est face à des rayonnages, avec pour seules aides, notre mémoire (voire une  liste griffonnée sur un bout de papier) et les quatrièmes de couverture (de plus en plus laudatives et sèches).

    D’où l’idée défendue par Silvère Mercier et le réseau des médiathèques du Val d’Europe. Ajouter des étiquettes sur les livres ! Des étiquettes comportant à la fois des critiques de bibliothécaires (ou de lecteurs), et des étiquettes de recommandation (si vous avez appréciez tel livre, allez voir celui-ci !). Génial !

    Vous me direz qu’on a déjà vu dans des librairies, des compte rendus de lectures rédigées par le libraire, posés sur une pile de livre…(mais plus rarement des recommandations écrites). Mais il y a là des choses qui changent : d’abord, par l’interaction entre le site des médiathèques (d’où proviennent les critiques) et la bibliothèque physique. Et c’est là la plus grande promesse que réserve cette idée. Il faut jeter un oeil sur le processus d’élaboration des étiquettes (qui se fait visiblement sur un wiki, qui permet d’avoir des étiquettes normalisées et dactylographiées (donc repérables), l’organisation pour le collage des étiquettes…) qui semble vraiment intéressant.

    On pourrait même aller plus loin. Dans bien des livres, il reste des pages vides. Les éditeurs s’en servent parfois pour faire de la publicité pour d’autres ouvrages d’un même auteur ou d’auteurs proches. On pourrait imaginer qu’eux aussi collectent et y publient des avis et des recommandations, multiples et pas seulement conçues par des attachées de presse.

    C’est là où l’on comprend mieux la force d’un réseau de critique en ligne et d’un moteur de recommandation. C’est qu’il pourrait impacter le réel ! Dit autrement, j’adorerais trouver en fin de chaque livre que je feuillette chez mon libraire ou  mon bibliothécaire, des recommandations provenant de plusieurs plateformes (avec la source de celles-ci) et une sélection de critiques (positives et négatives, elles aussi sourcées), plutôt que la phrase facile du critique de l’Express ou du Monde, toujours dithyrambique.

    En tout cas, il y a là une idée qui devrait illuminer les bibliothécaires bien sûr, mais aussi les libraires (qui pourraient trouver là un avantage supplémentaire à travailler en commun, en alimentant par exemple un site à la Zazieweb et se servir des critiques de leur réseau pour « augmenter » d’information les livres qu’ils vendent !), et également les éditeurs (pour autant qu’ils comprennent que vendre un produit culturel ne signifie pas seulement le couvrir de superlatifs).

    A n’en pas douter, l’impact majeur de ces processus collaboratifs ne sera pas dans le virtuel, mais dans le réel.

    Bravo Silvère.

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    7
    04
    2008

    Des couvertures aux Services de presse

    couverturesdugroupeeyrolles.jpg
    Un communiqué de presse d’Eyrolles, accompagné du mot de passe et du login approprié, m’emmène vers ce site qui me permet, en tant que journaliste, de récupérer les couvertures de leurs ouvrages pour les exploiter dans mon journal au format adéquat. Le login/mot de passe ne marche, mais ce n’est pas grave… L’important c’est l’idée que propose ce type de service. On pourrait imaginer qu’ils y ajoutent des formats numériques des ouvrages, plutôt que d’envoyer de services de presse, et permettre ainsi à des journalistes d’accéder à des ouvrages anciens ou à des ouvrages dont le quotas de SP est dépassé, des photos d’auteurs… etc.

    Reste à savoir comment gérer les droits d’accès sur des sites pareils ? Faut-il d’ailleurs en restreindre l’accès aux seuls journalistes ? Pourrait-on imaginer une API avec la Commission de la carte ? (Comment ! un service d’identification des journalistes en ligne ?!!) Pourrait-on imaginer d’autres modalités de personnalisation sans identification ?

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    7
    04
    2008

    Quels livres partagez-vous avec votre auteur préféré ?

    Il suffit d’intégrer la bibliothèque d’un auteur, comme Ernest Hemingway ou Francis Scott Fitzgerald, pour comparer sa bibliothèque avec la notre et comparer leurs bibliothèques entre eux ?

    Via le blog de LibrayThing.

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    7
    04
    2008

    HarperCollins : à la recherche d’un nouveau modèle économique pour l’édition

    A lire sur Par-delà :

    « En rupture avec les pratiques traditionelles, HarperCollins lance le 14 avril prochain une marque basée sur un nouveau modèle économique. La marque (…) publiera environ 25 titres par an au prix de 20 dolars. Ils seront disponibles aux formats hardcover, livres électroniques et livres audio. Les ventes seront fermes (pas de retours) et les à-valoir (avances sur recettes des auteurs) seront réduits à portion congrue. En revanche, les droits d’auteurs seront largement supérieurs à la moyenne et les efforts commerciaux seront concentrés sur Internet (…).

    Cette nouvelle entité cherche à améliorer le modèle économique du secteur (…) « L’idée est d’examiner tous les aspects que nous pensons être mauvais et d’essayer de les modifier. Il y a tant d’inneficience dans notre secteur, tant de gaspillage qu’il est temps d’au moins expérimenter des approches qui peuvent éliminer ce gaspillage. »
    (…) Les libraires qui, selon Miller, ne sont pas satisfaits par le système du retour, vont devoir faire face à un nouveau durcissement des conditions commerciales. Ceci au moment où les géants que sont B&N et Borders alertent les marchés de l’impact du ralentissement de l’économie US sur leur activité. »

    Via Wall Street Journal et New York Times.

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    4
    04
    2008

    « Livres, Internet, sciences humaines »

    Olivier Donneau signe une tribune piquante dans la revue COnTEXTES, intitulée « Livres, Internet, sciences humaines » :

    « Les écrits académiques, pourtant déjà agréés par un jury compétent dont l’avis devrait suffire, n’échappent pas à la règle. Les exigences formelles des éditeurs exercent parfois une influence sur le fond. Les textes doivent être remaniés, leurs notes infrapaginales élaguées, leur vocabulaire simplifié. Ils doivent subir le démantèlement partiel du dispositif érudit qui avait permis la consécration universitaire des sciences humaines. Ils doivent se soumettre au traitement d’une industrie qui les grée afin de les envoyer à la recherche d’un lectorat. Car, pour eux, il y aurait un public. Le discours des sciences dures n’a pour horizon que le monde savant. Celui des sciences humaines doit de surcroît atteindre le vaste monde. Il a deux audiences et pratique donc deux langages. Celui réservé à un jury universitaire ou à une revue érudite n’est pas celui que l’on destine à un éditeur. Au chercheur échoit l’étonnant devoir de se traduire lui-même. À cette contrainte s’ajoute une série de prestations techniques. La composition, la mise en page et l’illustration lui sont souvent confiées. Les résultats déconcertants, bien que cautionnés par les logos de grandes maisons, nous rappellent cruellement qu’il existait jadis des maquettistes et témoignent que l’attachement des littéraires aux « beaux livres » n’est peut-être pas si viscéral. Enfin, le financement peut, lui aussi, incomber au chercheur qui consacre un temps considérable à ces diverses opérations. Après avoir tant donné, est-on au moins certain d’atteindre le but ? Rien n’est moins sûr. L’émiettement des sciences humaines, la spécialisation croissante, la prolifération des textes académiques, la défaite des grands systèmes explicatifs ainsi que le retour du sujet, du particulier et du singulier comme objet ont pour effet la mise sur le marché d’ouvrages dont la portée est de plus en plus réduite. Qui les achète ? Essentiellement les chercheurs et les institutions qui les abritent, bouclant ainsi le cycle de la commercialisation du livre savant. « 
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    Olivier Donneau, « Livres, Internet, sciences humaines », COnTEXTES, Prises de position, mis en ligne le 3 avril 2008. URL : http://contextes.revues.org/document902.html. Consulté le 04 avril 2008.

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    4
    04
    2008

    20 % pour qui ?

    Je rebondis encore sur le dernier billet du blog des éditions O’Reilly en France, suite au commentaire de François Bon. Le billet montre que le livre électronique (en bleu) dégage une marge immédiate (ou moyenne) de 20 % par rapport au livre papier (même en gonflant bien l’administration des serveurs ;-) .

    margedeleditionelectronique.jpg

    Le calcul n’est pas très clair et il faudrait un objet interactif pour mieux comprendre, mais il a le mérite d’exister. Dans le cas du livre papier, une fois le seuil de tirage minimum amorti (entre 800 et 1200 exemplaires), ensuite, les marges s’accumulent (au moins jusqu’à épuisement du tirage). Mais dans l’électronique, le calcul va être le même ! Pour mieux apprécier, il faudrait comprendre où se situe le point d’équilibre de l’électronique par rapport au papier. Grosso modo, combien d’exemplaires électronique  dois-je vendre pour rentabiliser mes coûts fixes (et qui sont quasiment tous fixes, contrairement à l’édition qui a des couts variables d’impression selon le tirage et surtout aux retirages) ?

    Enfin, si on veut continuer les mathématiques, on calculera le prix du livre électronique comparé à celui du papier pour un équilibre à la même quantité vendue. Histoire de savoir à partir de combien de livres électroniques vendus je couvre tous mes frais, sachant que les couts variables sont beaucoup plus réduits que dans le cas de l’impression. Et après, on fera bouger le prix, pour ajuster le prix du livre aux quantités vendues tout en rentrant dans mes frais (ça me rappelle mes cours, monsieur Weber).

    Dit autrement, la perspective d’une marge de 20 % (et encore, sans imaginer une seconde que les ventes de livres au format numériques s’envolent, je suppose) va attiser les convoitises. Des auteurs, qui en ont marre d’être les dindons de la farce, et on les comprends. Des distributeurs (les libraires) qui voudront avoir un pourcentage peut-être plus fort sur les ventes numériques que sur les ventes papiers. Des lecteurs enfin, qui feront pression pour payer les livres électroniques au moins 20 % de moins que les livres papiers ! Et je pense que 20 % ne suffira pas ;-) .

    Et encore, c’est sans parler du prix de vente. Car contrairement au livre qui se protège derrière l’argument de la réimpression pour que son prix reste unique, on pourrait même imaginer, soyons horrible, que le chiffre de vente d’un produit livre électronique baisse avec le temps ! Et oui, malgré les apparences (tout le monde s’accorde à vouloir vendre le livre électronique quasiment au prix du papier), le livre électronique pour l’instant, peut s’ajuster. Ce qui signifit que le prix d’un exemplaire numérique pourrait varier. On le fait à 15 euros pour les 4000 premiers et ensuite on le brade à 3 euros !

    Les éditeurs vont-ils découvrir le capitalisme sauvage ?

    Assurément, cette marge que vous montrez là messieurs, avec un grand chiffre, va pousser tous les acteurs de la chaîne à vouloir prendre leur part de gâteau, avant même qu’il ne soit levé. Et ce d’autant plus que le régulateur regarde ailleurs… Si l’on croit toujours que la culture n’est pas un produit comme un autre, il est tant de se dire qu’il faut adapter la loi Lang au numérique.

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    04
    2008

    Student Bay : le piratage des manuels universitaires

    piratebay.jpgAprès PirateBay, les suédois lancent StudentBay, un site de partage, non plus de musique, mais de manuels universitaires. Les étudiants sont invités à scanner leurs pages de livres et à les partager sur un système P2P. Les étudiants qui veulent télécharger un livre sur StudentBay sans y avoir préalablement versé un autre livre, devront s’acquitter de 2 dollars par titre téléchargé. Via The Local et ArsTechnica, qui explique par ailleurs longuement qu’il ne faut pas avoir peur du piratage.

    Voila qui ne va pas rassurer les éditeurs, alors que justement on leur explique par A+B qu’il ne faut pas avoir peur !

    N’interprétons donc pas mal en fait cette innovation suédoise. Comme le piratage de musique, elle montre la détresse des utilisateurs ! Ce contournement n’est rien d’autre qu’un appel des étudiants pour avoir accès à des manuels sous forme électronique. Des ouvrages moins chers que les ouvrages papiers (c’est la revendication principale : le livre ne vaut pas le prix qu’on le vend !), mais dont ils pourront aussi avoir un autre usage. Encore une fois, le piratage se développe quand l’offre ne répond pas à la demande. Libérez les livres de leur gangue de papier ! Libérez les fichiers électroniques de leur DRM ! Démultipliez les formes de diffusion et de distribution de ces nouveaux matériaux pour qu’on puisse les acheter partout, à un prix compatible avec les usages et non pas imposé par les éditeurs.

    Comme conclu Xavier dans le long billet du blog d’O'Reilly : « Au lieu de dépenser notre énergie à freiner la diffusion d’un contenu que nous avons eu tant de mal à produire, proposons plutôt à nos lecteurs ce qu’ils demandent : des formats compatibles avec les outils les plus courants et des modes d’accès multiples. Nous pourrons alors commencer à exploiter toute la souplesse de l’écrit dématérialisé, proposer à chacun des ouvrages adaptés à ses besoins et à ses lieux de passage, et inventer de nouvelles formes d’accès au savoir. »

    Oui, même pas peur !

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    1
    04
    2008

    Le phénomène BD en ligne

    On connaissait déjà Webcomics (sur le modèle des américains ComicGenesis, WebComicsNation) qui héberge quelques 100 auteurs et plus de 2500 planches réparties dans près de 200 webcomics précise son concepteur, et bien voici le prometteur Dijiko (via Techcrunch) qui viendra trouver sa place auprès d’autres anciens que sont Abdel-inn, Webamag.fr ou Foolstrip.

    Les plateformes de BD en ligne vont certainement se démultiplier dans les prochaines années (sans compter celles qu’accueillent, déjà ou bientôt, les éditeurs de BD eux-mêmes), mais toutes seront confrontées à un problème majeur : celui de trouver un modèle économique pérenne qui permette de rémunérer les auteurs.

    En attendant, profitons de l’occasion de décrypter le phénomène des BD blogs avec Flore Tilly, étudiante en Master de communication à l’université de Rennes 2, qui, sur le blog de Julien Falgas, explique d’où vient le phénomène :

    - Introduction :

    « La proportion de lecteurs féminins ou masculins apparaît plus équilibrée que celle des albums BD (…). Ces lecteurs sont suffisamment aisés pour se permettre une connexion haut débit et suffisamment libres pour découvrir des distractions inhabituelles. (…) Ils sont exaspérés par la fadeur de la ville idéale et parfaite présentée dans la plupart des strips américains ; leur sens de l’humour est plus spirituel, plus grossier, plus extravagant. »

    - 2e partie : Bandes dessinées en ligne et bandes dessinées interactives

    « En somme, cliquer sur une vignette pour poursuivre l’histoire n’est pas fondamentalement différent de tourner la page d’une bande dessinée papier. (…) Nous pouvons considérer simplement que la condition sine qua non d’existence d’une bande dessinée est la présence de texte associé à des images. »
    [mince ça exclu Megalex alors ;-) , mais pas Le Tueur]

    - 3e partie : les blogs BD
    - 4e partie : les supports

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