William Gibson a une relation particulière à Google

Date mars 20, 2008

Quand j’ai commencé à écrire sur l’informatique au début des années 80, les gens parlaient d’hypertexte et de l’avènement de nouvelles formes de littérature dans laquelle chaque mot et phrase serait connecté à d’autres. C’est le cas aujourd’hui selon moi pour chaque écrit existant ou nouveau. Chaque mot, chaque phrase, chaque expression sont littéralement des hyperliens. Quand j’écris un roman, j’ai cette conscience aiguë que quelqu’un, quelque part, entrera par Google dans la phrase que je viens d’écrire. Le texte n’existe plus seulement par lui-même.

William Gibson, écrivain, 60 ans, incarnation vivante de la cyberculture, dans Libération

3 commentaires pour “William Gibson a une relation particulière à Google”

  1. BS said:

    Moi qui suis pris d’une géolocalisation aigüe, je dois aboslument lire ce roman.
    Car je suis encore en crise : je viens de géolocaliser mon site de photos, les membres d’un site d’une association, et puis sur Bibliosurf, je continue, après le polar, la cuisine, je viens géolocaliser un roman.
    J’invite même les internautes à publier commentaires et photos !
    Bref, si vous aimez Pascal Dessaint et Toulouse, venez participer à cette expérience :
    http://www.bibliosurf.com/spip.php?page=tuneverrasplus

  2. Christian Vandendorpe said:

    Oups ! Il s’agit non pas de Gibbons, mais de Gibson, auteur du célèbre Neuromancer, qui a été à l’origine du courant de cyberfiction.

  3. sbailly said:

    Christian> Merci… j’ignore totalement lesquels de mes neurones sont coupables, mais l’enquête est en cours…

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