La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
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  • Archive pour mars 2008

    31
    03
    2008

    A quoi sert l’impression à la demande aujourd’hui ?

    La guerre à la concurrence que vient de déclencher Amazon avive le débat sur le rôle de l’impression à la demande (Iad) (Printing on demand, Pod) aujourd’hui. Comme le rappelle James Bridle de Booktwo (traduit par Virginie) :

    “L’impression à la demande est passé de la niche “auto-édition” (vainity publishing), à une option d’impression très courante. Les Presses Universitaires de Cambridge viennent de franchir la barre des 10 000 titres (communiqué de presse en PDF) mis à disposition chez Lightning Source. Les grands éditeurs se tournent de plus en plus vers le POD pour diffuser leurs titres de fond de catalogue, tandis que les nouveaux éditeurs utilisent cette option pour s’affranchir de l’impression traditionnelle, avec ses coûts élevés, et de tout ce qu’elle implique : stockage, système des retours. (…)

    Ne doutons pas que l’impression à la demande va croître très vite. 50% des livres imprimés aujourd’hui ne sont jamais lus - ceci, ainsi que la croissance du livre électronique (une autre opportunité de monopole pour Amazon) fait penser que l’impression à la demande va concerner la majorité des livres publiés dans un futur pas si éloigné que cela. Pour le moment, il y a encore des petits problèmes de coût et de qualité, mais cela va changer rapidement.”

    Dans un nouveau billet, James Bridle revient sur d’autres usages et projets intéressants autour de l’Iad, loin de l’image de l’auto-édition.  Comme PublicDomainReprints, un projet de Yakov Shafranovich, qui consiste à récupérer des textes de l’Internet Archive ou de GoogleBooks pour les reformater et les préparer à l’impression (il leur faut 72heures pour reformater un texte, si le résultat est concluant, je vous en reparle). Autre projet, Tikatok, un site de partage de livres fais par les enfants. Sans compter les sociétés de services comme OpenMute qui essayent de trouver un créneau entre Lulu et l’écrivain, parce que les écrivains, malgré l’amélioration de la qualité de service et la facilité d’utilisation d’un Lulu.com, ne savent pas toujours faire par eux-mêmes.

    Vous voyez d’autres services/usages de l’iad vous ? Vous connaissez des éditeurs français qui utilisent massivement l’impression à la demande comme les presses universitaires de Cambridge ?

    Pour suivre les réactions sur la guerre déclarée par Amazon.

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    29
    03
    2008

    Web de bib

    Ce matin, je me suis retrouvé aux aurores, sur un campus universitaire rhonalpin, à devoir patienter quelques heures. J’avais prévu quelques livres et mon PC portable, de quoi passer le temps. J’espérais trouver refuge dans une petite cafette, histoire peut-être, avec un peu de chance, de bénéficier d’un peu de Wi-Fi et de courant électrique pour suppléer à ma batterie qui ne tient qu’une heure et demie, avoir le loisir de faire quelques mails, voire (bonheur !), peut-être enfin prendre le temps de ravaler la façade de lafeuille.

    Mais un campus universitaire le samedi matin, ça ressemble à un centre commercial le dimanche après-midi. Un vaste no-man’s land a peine parcouru d’étudiants. En guise de cafette, il m’a fallu saluer le distributeur automatique. Et question confort : si j’ai bien trouvé un banc, pas de prise électrique à proximité.

    Bon, heureusement il me restait les livres ;-).

    Quitte à être mal installé, je décide de m’installer dehors, et de profiter du soleil qui pointe malicieusement son nez. Quand je repère un autre nez, tiens, celui d’une superbe bibliothèque interuniversitaire. Un grand bâtiment années 60-70, un peu sale et déguingandé. Parfait ! En m’approchant, je me dis qu’il y a peu de chance qu’elle soit ouverte, mais si ! Elle accueille le public le samedi matin. Je franchis la porte au-dessus de laquelle on peut lire au marqueur, ce frontispice : “le XVIIIe a eu l’encyclopédie, le XXe a les brevets”. Joli slogan pour une bibliothèque.

    On m’explique qu’il est possible de “consulter l’internet” depuis les bornes en libre service. La bibliothèque est équipée en Wi-Fi, mais il faut charger un logiciel ad-hoc sur les PC et ce n’est disponible que pour les étudiants, et le gars qui fait ça est pas là, et vous ne venez que pour quelques heures, et c’est samedi… Je n’insiste pas, laisse mon ordinateur dans son sac, et me rend à la borne, m’y installe confortablement pour profiter de l’internet en “accès libre”.

    Me voilà face à une page d’accueil style années 70 elle aussi. 6 ou 9 icônes me donnent accès à un répertoire de choix limité. Je peux aller consulter des cours en ligne, deux des trois liens que j’y consulterais mènent à des erreurs. Je peux consulter les catalogues Sudoc et autres. Je peux consulter une base de données de revues n’enregistrant quasiment que des titres anglo-saxons. J’essaye Réseaux sans succès. Communications & Stratégies, sans plus de succès. Il n’y a que des titres américains quasiment. Je fuis.

    Un accès à une base de thèse de l’université. J’y tape le mot “internet”… Aucun résultat postérieur à 2004.

    Une base de liens recommandés. Quelques catégories, un découpage par langue référence une très petite centaine de sites. Dans la catégorie culture/loisirs, le site web de Télérama se bat avec celui des Inrockuptibles. Dans la catégorie actualité, on ne trouve que les sites de la presse traditionnelle : la radio et la télévision n’existent pas, la presse d’aujourd’hui non plus (20 minutes ? Marianne ?…). Dans la catégorie informatique, science de l’information : SVM se bat avec Le Monde informatique, Archimag et le BBF.

    Bon, je clic sur l’icône pour accéder à l’internet. Fenêtre d’alerte ! On m’explique tout ce que je n’ai pas le droit de faire sur plusieurs onglets. Pas de mail, pas de webmail ! Surf limité aux sites autorisés ! Brrr, ça vous refroidirait même un fonctionnaire des pays de l’Est. Je ferme. Le navigateur se lance. Internet Explorer. Quelle version ? 3 ? 4 ? Difficile de savoir. Pas d’accès à la barre de navigation ! Impossible de saisir une URL ou de voir quel site se charge ! Waou ! J’ai l’impression de me retrouver quelques années en arrière quand j’allais voir des collègues banquiers et d’autres, fonctionnaires, se lamentant derrière le bridage incessant qu’ils subissaient. Je pensais que c’était en voit de disparition tout ça. On est toujours trop geek.

    Le navigateur a chargé la page de recherche avancé de Google, histoire que cela ressemble plus au web des années 70 qu’à Google. Je lance une première requête : InternetActu. Waou, ça m’ouvre une page aux couleurs seventies du portail. J’obtiens une liste de résultats, mais qui ne semblent pas provenir de Google. Le premier lien est un lien profond depuis le site Fing vers le numéro 75 de la lettre qui doit dater de 2005. J’y saute néanmoins. Le site Fing s’affiche. Je pousse jusqu’à InternetActu… Une page d’erreur se charge pour me dire que le site que je recherche n’est pas un site autorisé ! Mince alors. J’arrive à accéder à Libération. Au Monde. Au New York Times. J’essaye le New Scientist et là, d’un coup, une énorme page rouge clignotante envahie l’écran : “votre accès est momentanément suspendu !” L’accès au New Scientist est interdit à cause de la présence du mot “job” sur le site ! Je pourrais ré-accéder à l’internet dans 25 secondes.
    Visiblement, le net anglo-saxon a malgré tout l’air plus accessible. Je passe un certain temps au Guardian. Puis à la BBC. Tient, cet article m’intéresse. Je vais pour copier l’URL. Impossible. Je surligne le texte. CtrlC. Je retourne à Google. Je cherche Gmail. Boum ! Ecran rouge ! 25 secondes de punition bien visible de tous. Je retourne à Google. Je cherche GoogleDoc. Boum ! Même punition. Impossible de sauvegarder le texte. Je dois pouvoir imprimer bien sûr. Bien sûr.

    Je reste plus longtemps que nécessaire. Je perds plus de temps que d’habitude. Je ne peux rien faire d’autre que consulter. Certains sites. Pas d’autres. Selon une logique que j’ai du mal à comprendre. Visiblement, il y a des sites autorisés. Parfois, la barrière semble tomber et me laisse accéder à d’autres sites web. Mais il suffit d’un mot malencontreux sur une page web ou d’un bug du navigateur et hop ! Page rouge ! Punition ! J’accède à Transnets. Mais impossible d’ouvrir la rubrique Technologie du Monde ! Un lien m’indique que je peux aller chez un éditeur qui s’appelle Amazon ! ;-) Ah, non, Punition, il y a le mot jeu et DVD sur la page !…

    Je suis face à un web incompréhensible. Un web de l’accès, dont l’accès n’a pas de règles. Un web qui sous prétexte d’interdire les pratiques privées, interdit tous les usages autre que la “consultation”. Mais peut-on croire encore aujourd’hui qu’on consulte le web comme on consulte les livres ? Visiblement, oui.

    Bien sûr, je sais que toutes les bibliothèques ne pratiquent pas ainsi. Et je ne veux surtout pas faire de cet exemple une généralité. Juste en tirer quelques enseignements sur ce que cette perspective dit de comment est encore bien souvent perçu l’internet. Une vision du web assez étrange à vrai dire, comme si le web n’existait pas en-dehors de la presse magazine ou quotidienne. Comme si le web y était circonscrit. Comme si ce filtre était le seul valide, le seul valable. On n’a droit qu’à un web autorisé. Ca vous refroidirait tout ceux qui donnent du crédit à l’idée d’un label pour le web.

    Etrange impression en tout cas que de voir perdurer ce “web de l’accès”. Soit disant pour ne pas permettre aux gens de faire du “privé”. Je me demande juste comment est-ce qu’on peut encore faire cette distinction aujourd’hui ? Comment on peut brider l’accès avec un répertoire aussi limité, aussi peu mis à jour ? Comment peut-on interdire l’accès à la barre de navigation, alors qu’elle se triture autant que le reste ? Empêcher le mail pour empêcher les usages privés ? Soit. Mais c’est aussi empêcher de noter, de copier, d’accéder, de collaborer. Drôle de web, qu’on devrait pouvoir consulter comme on consulte un catalogue. Un web dont on ne peut se servir. Un web dont on dit aux utilisateurs ce à quoi ils peuvent accéder. J’ai l’impression d’être en Chine. Il fait froid. Tout est gris dans ce grand hall stalinien.

    Je retourne dehors. La chaleur du soleil me fait du bien. J’ouvre un livre et j’allume mon ordi en même temps, histoire de noter cette histoire.

    PS : Je comprends tout à fait que les bibliothèques souhaitent restreindre certains usages, limiter l’accès à certains sites. Mais j’ai du mal à comprendre que ce puisse être le cas en bibliothèque universitaire (en municipale, à la rigueur, car ils peuvent accueillir des publics jeunes). En tout cas, il y a de bons outils de filtrages qui ne brident pas pour autant l’accès à la plupart des sites. Je crois que cela pose aussi la question d’une base de liens ou de signets, valides, actuels, renouvelés, vivantes, partagées, qui permettrait de ne sélectionner que le meilleur du web et non pas dresser un rideau de fer entre l’internet et les utilisateurs.

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    28
    03
    2008

    La guerre de l’impression à la demande ?

    Amazon vient d’annoncer (TechCrunch, WallStreetJournal) qu’il ne vendra plus que des livres imprimés à la demande en provenance de son propre service BookSurge. Exit Lulu (qui est en train de devenir la créature de Borders), Blurb, et autres… (que devient CreateSpace, d’Amazon ?).

    Jusqu’à ce que tout le monde finisse par comprendre que l’interopérabilité est bénéfique à tous et qu’il vaut mieux être présent partout que dans une seule boutique. Les auteurs qui utilisent ces plateformes n’ont donc pas fini de jongler des unes aux autres.

    Mise à jour : Virginie y revient aussi et signale notamment le remarquable billet de Booktwo.org qui dénonce cette tentative monopolistique d’Amazon :

    “Ce qu’Amazon tente de faire, c’est de construire monopole de l’impression à la demande. Comme Amazon est le plus grand libraire en ligne, les éditeurs souhaitant faire de l’impression à la demande seront contraints d’utiliser BookSurge, même si leurs livres sont aussi vendus dans de nombreux autres endroits. (…) Certains disent qu’il est temps de boycotter Amazon, mais la plupart n’auront pas cette option.

    Il s’agit d’une régression incroyable. Une régression qui contredit tous nos récents propos sur la personnalisation de masse qui dépend entièrement de son ouverture, sur l’indépendance des plates-formes de fabrication et de distribution (le contraire de qu’Amazon essaye de faire à ses fournisseurs). Si nous le voyions venir, cela n’excuse pas une action clairement monopolistique et contraire à l’éthique de la part d’Amazon.”

    Voir également la revue de web de Tim Spalding : après le Kindle (qui lui aussi a des tendances monopolistiques), Amazon supprime la compétition dans le domaine de l’impression à la demande.

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    28
    03
    2008

    LiveBook : cadavre exquis pour Facebook

    livebookfacebook.jpg

    Les applications pour réseaux sociaux continuent de chercher des moyens d’interagir avec les utilisateurs. Exemple avec ce LiveBook, pour Facebook et Bebo, les utilisateurs proposent une phrase et le premier qui recueille 20 votes continue l’histoire, ainsi de suite.
    Merci à Guillaume pour l’info (par mail).

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    28
    03
    2008

    Où seront les formats .pdf dans les bibliothèques ?

    Tim Spalding fait une intéressante remarque sur son blog. En prenant l’exemple de Getting Real, un livre phénomène sur les applications web, écrit par les designers de 37 signals, disponible au format .pdf payant uniquement sur lulu.com et qui s’est déjà échangé à plus 30 000 exemplaires (sans compter la version html gratuite). 6e vente de Lulu.com, traduit en 13 langues (dont le français, encore en cours pour certaines parties), Google compte 166 000 mentions du livre et 37 membres ont déclaré l’avoir lu sur LibraryThing. En consultant WorldCat, Tim constate que seulement 3 bibliothèques américaines en possèdent une copie. Bien sûr, il prend l’exemple un peu facile de regarder des livres publiés sur des plateformes d’auto-publication, et l’on sait que ce n’est peut-être pas l’endroit où les bibliothèques doivent d’abord se fournir. Il pose néanmoins une question importante (qui est aussi un marronnier pour ceux qui suivent ces sujets depuis un moment), qui est de savoir comment seront mis à disposition les pdf dans les bibliothèques et sur les sites des bibliothèques ? Peut-on les traiter comme d’autres livres ? Sont-ils voués à n’être des exemplaires que personnels, que les bibliothéques n’ont pas vocation à conserver, à offrir à la consultation ou au prêt ?

    En France, quelles bibliothèques proposent les livres de Publie.net ? Et surtout comment les mettent-elles à disposition du public ? Vous connaissez des exemples ?

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    27
    03
    2008

    O’Reilly : Comprendre l’immatériel

    Les éditions O’Reilly en France viennent de lancer un blog sur l’édition électronique intitulé Immatériel (RSS). Leur premier article frappe fort puisqu’il présente les statistiques de ventes de .pdf depuis qu’ils ont mis en place un service de vente en ligne dans ce format. Parmi les enseignements que l’éditeur en tire : la mise en ligne des .pdf n’a pas fait baisser les ventes papier. Les formats numériques représentent 44 % du CA des ventes en ligne d’O'Reilly sur leur site. Plus de 60 % des clients ont choisi un format numérique payant, encouragés par un prix moins élevé (75 à 80 % du prix du papier). “Mieux, il semble que ce format ait attiré de nouveaux clients, au lieu de détourner les clients habituels du papier.”

    “Les ventes sur le site ont représenté environ 12% de l’ensemble des ventes, ce qui le situe au niveau d’un gros libraire (Amazon, Fnac ou Eyrolles). Autrement dit, les ventes de livres électroniques représentent 5% du chiffre global des Éditions O’Reilly.”

    O’Reilly n’en déduit pas que les ventes au format numérique sont négligeables, au contraire, mais remarque que leur disponibilité limitée (seulement sur le site d’O'Reilly) est certainement une explication à cette faible part. Faut-il y lire que la stratégie à l’avenir va être de développer les canaux de ventes au format numérique ? Certainement. ;-)

    Bienvenue en tout cas à Xavier Cazin, Samuel Cuneo et Julien Boulnois - celui-là même qui avait développé cela - en espérant que les prochains billets nous plongerons en détail dans l’état du livre informatique, avec de plus jolis graphiques ;-), comme le pratique chaque année Tim O’Reilly.

    Mise à jour du 3 avril 2008 : Un second billet enfonce le clou. Rappelle le besoin de trouver des canaux de diffusion et de distribution pour les livres au format numérique, s’attaque à la peur du piratage et conclut :

    “Au lieu de dépenser notre énergie à freiner la diffusion d’un contenu que nous avons eu tant de mal à produire, proposons plutôt à nos lecteurs ce qu’ils demandent : des formats compatibles avec les outils les plus courants et des modes d’accès multiples. Nous pourrons alors commencer à exploiter toute la souplesse de l’écrit dématérialisé, proposer à chacun des ouvrages adaptés à ses besoins et à ses lieux de passage, et inventer de nouvelles formes d’accès au savoir.”

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    26
    03
    2008

    Wordie, comme Flickr mais sans les photos

    Wordie est un étonnant site 2.0 de partage de mots, de citations, de définitions. L’idée : que chacun y entrepose les mots qui lui plaise, y ajoute des phrases (citations, définitions, souvenirs qui y sont accolés…), des listes, les étiquette et les partage avec le reste du monde. Pour chaque mot, on peut ensuite trouver pour quels utilisateurs c’est un de leurs mots préférés, à quelles listes il appartient, les commentaires et les étiquettes qui en ont découlé.
    wordiehome.jpg

    Une jolie façon de renouveler le jeu sur les mots. Bien évidemment, il y a déjà des widgets pour afficher les nouveautés de Wordie sur votre site.

    A suivre aussi, Errata, le blog de  John McGrath, le développeur de Wordie, qui s’intéresse beaucoup aux mots.

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    25
    03
    2008

    Swotti, l’agrégateur d’opinion

    swottibook.jpg
    Swotti est un moteur de recherche d’opinion, sémantique (sémantique, parce qu’il est capable de regrouper des qualificatifs ensemble, pour construire des graphes d’opinion…). Au vue des résultats, toujours rien de révolutionnaire dans le domaine.

    Via ReadWriteWeb.

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    25
    03
    2008

    Peut-on revendre un livre électronique ?

    Quatre étudiants de l’école de droit de Columbia viennent de publier une intéressante étude (via Gozmodo) sur la question particulière de la revente de livre électronique. Dans le monde physique, vous avez le droit de vendre un vieux livre ou un vieux CD. Mais vous n’en avez pas le droit avec les livres électroniques téléchargés sur le Kindle d’Amazon ou le reader de Sony. C’est d’ailleurs marqué dans les termes mêmes de l’accord lorsque vous téléchargez un livre : vous obtenez une “licence” pour le livre numérique et non pas sa propriété. Votre licence pour lire le livre est illimitée (même si Amazon ou Sony changent de technologie), mais cette licence vous interdit de revendre votre exemplaire.

    Pourtant, expliquent les étudiants en droit, il n’est pas sûr que cette affirmation soit légale. Si la transaction ressemble à une vente (et c’est le cas), les utilisateurs conservent le droit de revendre la copie qu’ils ont acheté.

    Reste que vous n’avez pas le droit non plus de vendre votre copie numérique car ce serait l’équivalent de vendre une photocopie du livre que vous avez acheté (enfin à mon avis, pas si on ne le vend qu’une fois). Ce qui veut dire que vous seriez obligé, pour revendre votre Da Vinci Code téléchargé sur votre liseuse, de revendre votre liseuse en même temps.

    Et qu’est-ce qui se passera quand votre fichier de livre numérique ne vous sera accessible que par abonnement (et quand cet abonnement cessera ?). Le problème du droit sur les biens numériques risque de continuer à être complexe pour quelques temps.

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    25
    03
    2008

    Les services de presse bientôt en numérique ?

    “Trouille, parce qu’une maison d’édition ne maîtrise pas ces circuits. Les sites ne dépendent pas des services communication et attachées de presse, et les sites des maisons d’édition, à quelques exceptions près, sont des sites froids, sans remontée de contenu. Or les blogs fonctionnent par échange : quand l’édition apprendra à honorer, dans ses sites, le travail des blogueurs, un premier verrou sera décoincé. On connaît désormais, côté édition, les sites qui sont devenus des repères à l’image des prescripteurs large public. Mais la toile, comment peut-on la connaître sans la pratiquer soi-même ? (…)

    Ce qui change : on imprime les livres sur des machines beaucoup plus souples, à flux tendu, avec des tirages de plus en plus restreints. Le coût des services de presse à la parisienne, coursiers, racket de la Poste, est de plus en plus disproportionné dans la micro-économie de livres auxquels on laissera 6 semaines pour se défendre.


    Ainsi, titelive.com proposera, dès le mois de juin, des « liseuses » numériques avec accès aux services de presse via PDF, les éditeurs plaçant eux-mêmes les PDF protégés dans la base de donnée (moyennant modique abonnement), tandis que les libraires auront accès bien avant l’impression au livre. Difficile de penser qu’on ne puisse pas exporter très rapidement ce service numérique à la presse.

    Ainsi, la fonction de plus en plus répandue du service de presse « à la demande » : nous demandons depuis longtemps, à remue.net, qu’on ne nous envoie jamais de service de presse. Mais quel plaisir quand un éditeur propose cet envoi, qu’on fait circuler l’info parmi le comité de rédaction, et prend celle ou celui qui souhaite en faire état sur le site. Babelio propose désormais un service de ce genre : le blogueur qui souhaite un service de presse s’engage à compte rendu…”

    C’est la perspective que dessine François Bon.

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    23
    03
    2008

    Les industries de la recommandation

    Aux Polyphonies du livre, où je ne me suis pas rendu malgré l’invitation, Olivier Ertzscheid d’Affordance a fait une belle intervention critique sur les industries de la recommandation. Ecoutez son intervention (41′) en regardant ses slides… C’est comme si on y était.

    Voir les compte rendu de François Bon, Virginie Clayssen, Hervé Bienvault, Alain Perrot.

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    20
    03
    2008

    http://lafeuille.homo-numericus.net

    Tout est en travaux, mais LaFeuille vient de quitter Blogger pour rejoindre Homo-numericus. Voilà longtemps que je voulais m’en aller - même si je trouve remarquable la simplicité de la plateforme de Google -, car je pense que cela fait sens de me retrouver sur cette autre plateforme de qualité qu’est Homo-numericus, animée par Pierre Mounier et Marin Dacos. J’espère d’ailleurs que d’autres viendront nous y rejoindre (même si pour cela, ils risquent de perdre des liens internes, un page rank, et d’autres web avantages souvent un peu futiles…).

    Tout est en travaux bien sûr. L’image de ma bannière est provisoire. Mes colonnes sont à retravailler, les plug-in à installer… Et le site sera bientôt unifié à la charte graphique d’Homo-Numericus.

    Normalement le fil RSS demeure le même. Mais si vous pouviez prendre le temps de modifier l’URL de LaFeuille dans vos blogrolls, cela m’aiderait à retrouver mon référencement plus rapidement.

    Merci à Pierre et Marin pour leur aide et soutien.

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    20
    03
    2008

    William Gibson a une relation particulière à Google

    Quand j’ai commencé à écrire sur l’informatique au début des années 80, les gens parlaient d’hypertexte et de l’avènement de nouvelles formes de littérature dans laquelle chaque mot et phrase serait connecté à d’autres. C’est le cas aujourd’hui selon moi pour chaque écrit existant ou nouveau. Chaque mot, chaque phrase, chaque expression sont littéralement des hyperliens. Quand j’écris un roman, j’ai cette conscience aiguë que quelqu’un, quelque part, entrera par Google dans la phrase que je viens d’écrire. Le texte n’existe plus seulement par lui-même.

    William Gibson, écrivain, 60 ans, incarnation vivante de la cyberculture, dans Libération

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    19
    03
    2008

    Persée 2.0

    “Proposé encore en version Beta, Persée 2 s’inspire hardiment des innovations du Web 2.0. Outre l’interface renouvelée, plus dynamique, plus légère, on voit en effet apparaître des fonctionnalités qui incitent les lecteurs à contribuer et enrichir les documents. Chaque utilisateur enregistré se voit en effet proposer un « espace de travail personnel » au sein duquel il peut gérer l’historique de ses recherches et de ses consultations. Dans ce cadre, il est invité à décrire au moyen de mots-clés les articles qui collectionne dans son espace. Ces mots-clés alimentent un classique nuage de tags qui propose un mode différent de navigation dans le corpus.

    Plus osé, le portail propose au lecteur un outil qui lui permet d’annoter les différentes pages des articles qu’il lit, ainsi que de créer de nouveaux documents qu’il peut rédiger et partager directement à partir de son espace de travail avec d’autres utilisateurs. D’autres outils intéressants sont proposés au public lecteur : la présence d’un agrégateur de fils RSS par exemple, mais aussi d’un système de liens automatiques permettant de naviguer d’un article à un autre en suivant les citations croisées des articles entre eux, complète utilement la palette.”

    Via Homo-numericus

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    14
    03
    2008

    Vers le graphe social du livre

    CanGoogleHearMe.com est un projet mené par Aaron Stanton, qui avait une bonne idée mais qu’il n’arrivait pas à mettre en place. L’année dernière il a donc pitché Google via ce site qui a depuis reçu du soutien et de l’intérêt. Mais ça, c’est pour la petite histoire. Le plus intéressant, c’est le projet d’Aaron lui-même : BookLamp, un système pour matcher les livres entre eux, en utilisant un outil d’analyse de leurs contenus. Son logiciel analyse un livre pour en dresser les caractéristiques : densité, action, rapport description/dialogue, ton, tension… Cela sert à trouver des livres similaires en comparant les qualités, les caractéristiques profondes de chaque livre. Ces valeurs sont calculées pour chaque scène d’un livre et génèrent un graphe qui caractérise le livre, comme le montre celui de 1984 de Georges Orwell, ci-dessous. Ce graphe est ensuite comparé à celui d’autres livres pour mettre en avant leurs relations, à la manière du graphe social appliqué aux sites sociaux.

    “Vous aimez Ca de Stephen King, mais vous penser qu’il était trop long ? La technologie derrière BookLamp vous permet de chercher des livres qui sont écrits avec un ton, un tension, une perspective, un niveau d’action, de description ou de dialogue similaires… et qui vous permette en même temps de spécifier des détails comme : moitié moins long. Il est imperméable aux influences extérieures - tels que la publicité - qui ont un impact social fort sur les systèmes de recommandation, et n’est pas tributaire d’un grande base d’utilisateurs pour fonctionner”, expliquent ses promoteurs.

    Reste que la base de livres référencés est encore un peu mince pour être pertinente. Voici pour l’instant les recommandation en similitude autour de 1984 : Le Patriot Act du Congrès américain arrive en tête, pas sûr que ça le fasse vraiment ;-).

    En tout cas, voilà un outil dont il faudra suivre l’évolution, c’est certain.

    Via Pierre, par mail qui l’a vu sur GoogleSystem.

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    13
    03
    2008

    L’API de Google Books

    Google Books vient de sortir sa nouvelle API (interface de programmation), permettant à d’autres programmes d’échanger avec le sien (explications). Google donne déjà des exemples de catalogues de bibliothèques ou de services qui ont déjà intégré l’API et permettent donc, quand on est sur une fiche d’un livre dont Google Book possède une version intégrale ou partielle, de le consulter directement (voir les explications de Tim Spalding). LibraryThing, Open Library et Scriblio l’ont déjà intégré… d’une manière assez discrète.

    Et LibraryThing propose la sienne.

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    13
    03
    2008

    FollowText d’Immanens : le livre vocal synchrone avec le texte

    Présentation de FollowText, développé par Immanens, un logiciel qui permet de lire un texte en ligne (type .pdf) via un logiciel ad-hoc, et qui ajoute une synthèse vocale dont vous suivez à l’écran la progression sur le texte lui-même.

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    13
    03
    2008

    Numilog vs. GoogleBookSearch

    Numilog, allié à un pool d’éditeur français et à Gallica, se lance dans la contre-offensive contre l’ogre de MountainView, en proposant, comme le remarque justement Olivier, un reader permettant d’accéder à une sélection partielle d’ouvrages récents en ligne - et de les acheter.

    Comme GoogleBookSerach, les extraits consultables gratuitement devraient pouvoir aller jusqu’à 50 % des quelques 2000 ouvrages récents proposés (un chiffre qui devrait progresser rapidement si l’on en croit Numilog ou les dithyrambes communes du ministère de la Culture et de la BNF).

    Mieux que GoogleBookSearch, la plateforme permet non seulement d’acheter des livres au format papier, mais aussi déjà au format numérique. Elle devrait aussi permettre (pour l’instant moins bien que Google) d’acheter son ouvrage au format papier chez le cybermarchand de son choix, voir chez des libraires indépendants.

    Pour devancer l’offre de GoogleBookSearch (qui, comme la place de marché Kindle d’Amazon, vendra sans doute les livres au format numérique à un prix différent du format papier), Numilog propose, lui, une intéressante offre de location en ligne. Une manière intelligente de contourner les problèmes imposés par la Loi Lang au numérique (même prix que les ouvrages papier), même si les modalités de durée (une heure ou 24 heures), semblent peu compatibles avec les usages réels : pourquoi n’avoir pas proposé des offres de location plus longues (au moins la semaine) ?

    Reste qu’il est intéressant de regarder par le détail les différences entre l’offre GoogleBookSearch/MyLibrary et l’offre Numilog. En regardant précisément les différences de conception et d’ergonomie entre les deux readers (j’ai peur que l’avantage soit pour celui de GoogleBook : plus simple, couleurs plus agréables, qui n’ouvre pas de pop-up, navigabilité plus essentielle, même si le reader de Numilog offre peut-être plus de fonctionnalités). Regardez un même titre, sur le reader de Numilog et celui de Google.


    Les différences ne se limitent pas au liseuses en ligne. Sans aller jusqu’à un réseau communautaire à la LibraryThing, Google ou Amazon sont de ce côté là plus avancés : c’est votre bibliothéque que vous collectez et que vous partagez avec d’autres. Visiblement, Numilog, lui n’a pas compris cet intérêt communautaire et continue de proposer une offre assez classique, personnelle, et peu racordée à la communauté d’utilisateurs.

    Enfin, il faudrait s’interroger plus en profondeur sur la teneur du partenariat entre Gallica et Numilog, ce “e-distributeur agréé”. Déjà qu’on avait vu passer des aides largement discrétionnaires à l’avantage des quelques gros éditeurs, et qui laissaient les miettes du gâteau à des éditeurs plus petits à qui on ne laissait qu’une dizaine de jours pour répondre à l’appel d’offre… Dit autrement, au terme de l’expérimentation, comment vont se redéfinir ces partenariats, qui pour l’instant tout de même, ressemblent, dans les faits, à un partenariat très favorisant au bénéfice de Numilog (assez proche de celui de Google qu’a longtemps dénoncé la BNF, non ?). Y’aura-t-il une place pour d’autres offreurs de livres au format numérique ? Seront-ils contraints d’utiliser la plateforme Numilog et sous quelles conditions ?… Attendons de voir ce que va donner l’intégration de Cyberlibris dans Gallica.

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    12
    03
    2008

    Tastebook vs. Foodsville : construire son livre

    Vous avez du voir passer TasteBook chez Cavazza . A comparer avec Foodsville d’HP via ReadWriteWeb.

    Intéressant ces deux approches pour fabriquer son propre livre à partir d’autres livres. Un peu les mashups de contenus appliqués au livre.

    Mais pourquoi donc cela commence par les livres de cuisine ?

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    12
    03
    2008

    Autopromo

    En préfiguration du Salon du Livre, LaFeuille inspire Blog à part ce matin.

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    12
    03
    2008

    Histoires d’écrivains


    Pinguin lance un site périssable avec 6 de ses auteurs phares qui vont revisiter 6 classiques et raconter, pendant six semaines quelques histoires en ligne.

    Virginie a interviewé Adrian Hon qui a réalisé le site.

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    10
    03
    2008

    Durée des droits d’auteurs

    François Bon s’interroge sur la durée des contrats de cessions de droit d’auteur. Selon lui, et avec raison, les conditions du livre on changé : développement des cycles courts et concentration, qui entrainent, pour les auteurs, un recours à un nombre croissant de maisons d’éditions. Fini le temps où on entrait chez un éditeur pour n’en ressortir que 70 ans après sa mort. Mais cette dispersion bloque des textes dans des maisons disparues ou revendues. Ajoutez à cela le numérique, qu’on essaye de faire rentrer dans le cadre du contrat d’édition classique, alors que son économie est elle aussi radicalement différente.

    “Donc voilà : à nous d’être forts, dans les bureaux ouatés, pour demander, sur le contrat, que soit ajoutée à la main une mention « valable 10 ans, et 10 ans seulement ». Ou bien : « accord pour 1 tirage initial à tant d’exemplaires, et 1 retirage à convenir ».”

    Facile à dire. Plus difficile à faire. Qui prendra le risque de ne pas être publié en se disputant avec son éditeur pour ergoter sur un avenir improbable ?

    Néanmoins, François Bon nous offre encore une fois un bon exemple. Celui de Xavier Bazot, dont l’oeuvre a été surtout publié au Serpent à Plumes et qui est désormais inaccessible… Sauf sur Publie.net.

    “Mais je prends cette confiance pour un signe qui vaut évidemment bien au-delà, pour nous tous. Et pour tous ces manuscrits exigeants qui ne trouvent plus place, désormais, dans la circulation imprimée : il ne s’agit pas de la remplacer. Il s’agit d’affirmer pour nous ce qui compte. Affirmons-le via Internet, c’est le meilleur moyen de faire pression, infléchir encore ce qui peut l’être.”

    Voir également chez Marc Pautrel.

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    10
    03
    2008

    BookCamp, 14 juin, Paris

    L’idée nous trottait dans la tête à quelques-uns depuis un moment. Elle est en train de prendre forme.

    Dès à présent, réservez votre date. Samedi 14 juin, de 14h à 20h, il y aura, à LaCantine à Paris, un BookCamp, c’est-à-dire une demi-journée d’expérimentations et de réflexions autour du livre et du numérique. Une série d’ateliers “main à la pâte”, à la mode des BarCamps (ce que c’est), pour mieux partager nos pratiques, nos questionnements concrets sur les impacts de l’innovation numérique sur la chaine du livre. Une occasion de rencontre et d’échanges entre bibliothécaires, libraires, éditeurs, auteurs, critiques et lecteurs et surtout ceux qui ont aujourd’hui les mains dans le cambouis du livre et du numérique.

    Dans un ou deux mois, les inscriptions seront ouvertes (80 personnes maxi). En attendant, l’équipe informelle qui en tente l’organisation essaye de structurer une partie - une partie seulement, il restera des places pour proposer des sessions - des ateliers sur les 12 à 15 ateliers qui seront disponibles pour cette journée.

    Nous recherchons dès à présent des gens qui souhaitant organiser des ateliers. Cependant, nous souhaitons y mettre une contrainte de partage afin que les ateliers ne soient pas le lieu de la promotion d’un service, mais regroupent des gens qui travaillent sur des idées proches afin qu’ils exposent leurs approches, leurs problématiques, leurs différences et qu’ils se parlent. L’idée est vraiment de profiter du moment pour montrer des choses aux autres, pour travailler avec eux sur un sujet (un sujet resserré, car les ateliers ne durent qu’une heure). Discuter d’idées à partir d’exemples concrets. On peut bien sûr y développer des réflexions, mais normalement, l’idée est d’y être assez concret : pas d’exposer un service dans sa globalité, mais travailler à un de ses aspects (qui pose question ou problème). L’idée est que chacun amène quelque chose à montrer parmi ce qu’il fait, ou sollicite des gens qu’il connait et qui font des choses, pour en débattre, en discuter, le soumettre aux discussions constructives des autres, en exposant pendant un quart d’heure maximum avant d’échanger, faire réagir les participants à leur problématique, etc. L’idée est de déclencher des connexions, de faire émerger des idées ou des propositions.

    Exemples d’ateliers imaginables : un atelier sur la géolocalisation des catalogues, avec un libraire et un bibliothécaire qui exposent leurs réalisations et discutent des problèmes rencontrés, sollicitent des idées pour faire de meilleurs croisement de données entre livres et données géolocalisées. On pourrait imaginer un atelier widget autour de sociétés qui en proposent pour partager leur réflexions sur le fonctionnement, imaginer des pistes d’améliorations. On pourrait imaginer un atelier sur les wiki encyclopédiques avec quelqu’un des PUF, de Larousse et de Wikipédia qui viendraient confronter leurs expériences, etc.

    L’idée est aussi que tous nos métiers soient représentés. Des blogueurs critiques amateurs aux éditeurs, en passant bien sûr par des libraires, des bibliothécaires, des auteurs… Nous avons à gagner à discuter ensemble, à partager les différences de nos expériences et leurs problématiques. L’idée est bien de se dire que pour réussir un atelier, il ne faut pas être seul à le porter, mais trouver les gens qui vont montrer et discuter des choses ensembles, part des problématiques communes. Le BookCamp doit être un moment de rencontre et d’échange autour de projets qui ont des choses à se dire tout en se confrontant au regard d’autres acteurs.

    Sollicitez vos contacts. Soumettez vos idées, discutons-en pour les affiner, connectons-les pour les enrichir… Partez à la recherche de vos partenaires et n’hésitez pas à me contacter pour en discuter.

    hubertguillaud@gmail.com - 0965 206 848 - skype : hubertguillaud

    PS : parmi ceux qui se sont déjà mobilisés autour de ce projet, citons en vrac : Isabelle Aveline de Zazieweb, Hélène Clémente du Syndicat de la librairie française, Virginie Clayssen et Clément Laberge d’Editis, Marin Dacos et Pierre Mounier de Revues.org et du Cléo, Malo Girod de l’Ain de M21 Edition, Guillaume Teisseire et toute l’équipe de Babelio, Constance Krebs, Bernard Strainchamps de Bibliosurf, Lionel Dujol de la médiathèque Monnaie, Sylvère Mercier de Bibliobession, Jean-Louis Fréchin de NoDesign.net… N’hésitez pas à les rejoindre. Le succès de cette journée d’échange dépend de vous.

    Nous sommes aussi à la recherche de partenaires souhaitant offrir pots, cafés, tee-shirts, badges… aux participants.

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    6
    03
    2008

    Hello world!

    Welcome to WordPress. This is your first post. Edit or delete it, then start blogging!

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    6
    03
    2008

    Apprenons à éditer des textes numériques

    Virgine Clayssen nous rappelle que les textes des éditeurs, quand ils passent à l’impression, ne sont pas vraiment prêt pour le numérique :

    “Ne croyez pas qu’il suffira de mettre la main sur le fichier imprimeur à jour (ce qui d’ailleurs n’est pas toujours une mince affaire : qui l’a archivé, est-il resté chez vous, est-il chez l’imprimeur, êtes-vous sûr qu’il s’agit bien de la dernière version ?) puis de le passer dans une quelconque moulinette pour le mettre dans un format lisible par tous les outils de lecture actuellement disponible. Outre qu’il vous faudra soit opter pour un format lisible sur certaines machines et pas sur d’autres, soit créer différentes versions de votre fichier, il faudra également adapter le fichier aux caractéristiques des différents terminaux de lecture auxquels vous le destinez.” (…)

    Editer des textes numériques, ce n’est pas seulement fournir des fichiers pour les PC, les liseuses ou les téléphones portables. C’est aussi, et Jean-Michel Salaün le rappelle aujourd’hui, tout un pan de l’édition qui bascule vers une logique de plate-forme, avec un accès payant à des contenus consultables en ligne, selon différents modèles.”

    S’ensuit une passionnante discussion sur les formats. Au final, en dépassant les problématiques techniques, on voit encore combien les formats, leur manque d’interopérabilité, leur manque de continuité dans la chaîne de traitement, rend la cohérence difficile. Le besoin de format compatibles, de platesformes ouvertes est toujours bien présent. “Essayons déjà de trouver moyen de fournir aux lecteurs des livres en version électronique ( en grand nombre) avec une qualité de restitution qui leur procure une expérience de lecture de qualité, ce sera déjà pas mal”, rappelle encore Virginie Clayssen. Comme le dit François Bon, dans une réflexion que je partage complètement : “alors oui nos chers éditeurs pourraient comprendre qu’il ne s’agit pas de transférer leur métier dans autre support, mais d’ “éditer” un ensemble différent (qui pourrait donc aussi passer par les bornes de téléchargement libraires) ou le texte numérique seul peut bien circuler tant qu’on veut sur eMule.”

    Virginie encore, en rebond :

    “Ce n’est pas tant le support qui fait rupture, que la façon dont certains écrits demeurent disponibles, en ligne. Disponibles pour la lecture, certes, mais aussi pour la citation, le lien, le renvoi. L’énorme réservoir alimenté et mis à jour en permanence qu’est le web nous dissuade progressivement de désirer posséder, récupérer en local, de vouloir télécharger. Je m’aperçois que depuis quelques années non seulement je n’imprime plus (sauf si on me le demande), mais je ne télécharge quasiment plus jamais un PDF : je le consulte, je stocke quelque part son adresse, éventuellement dans un document lui-même stocké en ligne, et je sais que je peux accéder à son contenu à volonté. Il m’est indifférent de me constituter “ma documentation”. Il m’importe au plus au point de trouver mes chemins dans l’information disponible sur le web.”

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    5
    03
    2008

    Les livres restent nos objets préférés

    Dans la grande gamme des médias de culture et de divertissement, le livre serait notre média préféré (devant les télévisions, les postes de radios, les journaux, les jeux vidéos…) estime un sondage britannique relevé par Ars Technica.

    53 % des sondés estiment qu’ils ne voudraient jamais ou détesteraient devoir se séparer du livre papier. 61 % des sondés ne sont pas très attirés par les liseuses. Pour Entertainment Media Research, le cabinet auteur de l’étude (.pdf) (pp. 138-147 notamment), “le livre imprimé demeure l’un des médias avec lequel nous avons les plus fortes attaches émotionnelles”. Les innovations numériques dans le secteur risquent donc d’être lente à devenir grand public, estime les auteurs.

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    5
    03
    2008

    Production numérique éditoriale et évolution des métiers

    Lu sur la liste RTP-DOC.

    Séminaire GDR-TICS, groupe « Acteurs et production numérique éditoriale »

    « Production numérique éditoriale et évolution des métiers », 11 Avril 2008 (9h-17h)

    CNAM-Paris, (Amphi Jean Prouvé accès 11 - r-ch)
    292 rue Saint Martin - 75003 Paris-
    Métro : Réaumur-Sébastopol ou Arts et Métiers

    Matin (animation G. Chartron)

    -Introduction, problématique (G. Chartron, CNAM)
    -Croissance de l’information interne aux organisations et impact sur
    les métiers (Christiane Volant, IUT de Tours).
    -Cartographie des métiers et méthodologie (Claudine Masse, ADBS)
    -Evolutions des métiers du livre : les perspectives issues de la
    mission Livre2010. (Thierry Ermakoff, ENSSIB)
    -Bibliothécaire, Documentaliste, Archiviste : quelles convergences
    observables ? (Arlette Boulogne, CNAM)

    Après-midi (animation : Muriel Amar)

    - Les compétences pour le document numérique (Patrick Dugué, APROGED)//
    - L’évolution de la médiation des contenus, le cas de l’image (Bruno
    Bachimont, INA et professionnelle de l’INA)
    - Le devenir des journalistes (Olivier Delteil, Les Echos)
    - Le Knowledge Management en question (Dominique Cotte, Lille 3)
    - Conclusion de la journée (F. Moatty, CEE-CNRS)

    Entrée libre, inscription à elodie.ozanne@cnam.fr

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    5
    03
    2008

    Hypertextopia : l’écriture hypertextuelle accessible

    Faire de l’écriture hypertextuelle est désormais facile avec Hypertextopia.

    Reste que, si la forme est assez finement amenée, l’intérêt et la limite de l’écriture hypertexte continue de poser problème comme le résume assez bien Ben Vershbow : “Le problème est que l’hypertexte est ennuyeux, tout comme les histoires dont vous êtes le héros. Plutôt que de nous sentir libéré par mon choix augmenté de lecteur, on se sent plutôt chargé. Le labyrinthe qui vous est proposé ressemble plutôt à une corvée. Cela ressemble à un gadget, un truc pas cher. Pas étonnant que l’hypertexte n’ait jamais vraiment trouvé un public.

    Pensé de cette manière, l’écriture hypertexte devient plus une expérience sur la navigation dans un paysage narratif qu’une expérience de narration elle-même. L’histoire est une sorte d’alibi, un prétexte pour se livrer à un type particulier de forme, une forme qui porte beaucoup plus de ressemblance avec un jeu plutôt que de n’importe quel autre type de fiction.”

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    4
    03
    2008

    La bibliothèque en 2020 ?

    JC Brochard s’interroge : à quoi ressemblera une bibliothèque en 2020 ?

    “Je pense que le risque est effectivement grand que le modèle traditionnelle de la bibliothèque se sclérose et se muséifie.”

    En attendant, certains agrègent déjà quelques bouts de solutions pour penser la nouvelle bibliothèque. D’autres triturent leurs chiffres

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    4
    03
    2008

    LibraryThing local

    Comme le signale Nicolas Morin, LibraryThing passe en mode local (l’annonce).

    LibraryThing local permet de localiser ses libraires, festivals et bibliothèques favoris (rappelons que ceux-ci peuvent d’ailleurs interfacer leurs catalogues avec le site). Chaque utilisateur peut également se localiser et localiser les autres usagers à proximité.

    Avec la gélocalisation, LibraryThing ajoute un pas de plus vers le réseau social du livre.

    Comme le dit Nicolas, admiratif (admiration partagée) : LibraryThing a

    “l’agilité d’une start-up, qui avec de petits moyens, beaucoup d’idées et d’énergie, avance et fait avancer le livre en ligne dans des proportions qui n’ont rien à voir avec ce que font, malgré les millions (de dollars et d’euros), les grands du secteurs, libraires ou éditeurs. Surtout éditeurs.”

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