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2007
HarperCollins vs. GoogleBookSearch
Très intéressant billet de Peter Brantley pour O’Reilly qui rebondit, plus d’un an après sur le précepte de Tim O’Reilly : “les moteurs de recherches devraient être des tableaux de bords, pas des “référentiels”" (les moteurs ne devraient pas dupliquer les contenus des éditeurs, mais diriger le trafic vers eux). Et d’expliquer le problème que rencontre HarperCollins avec Google Book Search : Harper voudrait que les gens qui tombent sur un livre d’HarperCollins depuis Google Book Search soient redirigés vers ses contenus. Bien sûr, comme tout éditeur de site, Google refuse de se voir déterminer sa politique de liens par un autre : Google Book Search est seul à même de décider quand une destination est suffisamment bonne pour y conduire un internaute. Sans compter son “eugénisme documentaire”, comme le dit Olivier, qui, fait que les fichiers numérisés demeurent la propriété du moteur américain, qui exige d’en devenir l’unique diffuseur commercial (en en bloquant l’accès à d’autres moteurs de recherche et en érigeant diverses barrières à la circulation des fichiers, qui sont pourtant des biens collectifs).
Peter Brantley voit dans cette politique une “conception fermée” - c’est à croirs qu’il a du mal comprendre l’eugénisme documentaire de Google ;-). Si le site d’HarperCollins génère une pauvre expérience utilisateur, c’est le problème d’Harper, pas celui de Google. Et Google devrait pointer vers le propriétaire légitime d’un contenu.
Un moteur de recherche devrait être une plateforme de diffusion ouverte. Alors que Google revêt le manteau du protocole ouvert pour le web social, il l’écarte avec une certaine hypocrisie pour le monde du livre.
Peter Brantley en profite alors pour comparer les résultats d’une indexation entre Google Book et l’Open Content Alliance (une alternative à la numérisation promu par Google). L’expérience utilisateur de l’OCA est supérieure. Sur un même titre du domaine public par exemple proposé par l’OCA comme par Google, tout deux proposent de le télécharger en .pdf ou d’avoir une interface de lecture en ligne plaisante, mais, sans même juger de la qualité de la numérisation, OpenLibrary propose de nombreux formats que ne propose pas Google (comme la transformation du texte en discours) ainsi que des métadonnées (informations sur les droits, notamment droit de citation, etc.).
“HarperCollins et l’Open Content Alliance regardent un monde où il y aurait plein de bibliothèques et d’éditeurs, tout autant que pleins de moteurs de recherche”, et pas seulement un seul.
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