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2007
La résistance du livre
“Un livre traditionnel se lit tout seul, en continu du début à la fin. Il est exclusif et fini. Et son temps de lecture est long. L’accompagner d’une bibliothèque n’est en rien un avantage, c’est au contraire une source de distraction. Mieux, l’objet livre est une promesse pour le lecteur : la promesse d’un temps long de plaisir exclusif ou d’enrichissement offert par l’auteur. Comme bien des cadeaux, il gagne à être tangible, il a même son emballage la couverture. La tablette ou le eBook, en effaçant la promesse, réduit sa potentialité.”
Jean-Michel Salaün. Lisez aussi les commentaires :
“De ce point de vue, le codex est bien un summum technologique — à la différence du ‘eBook’ donc
Et je reste persuadé que quand un quidam nous parle de ‘l’odeur’ du livre ou du ‘toucher’ du papier, il ne fait que traduire sensuellement l’hyper-complexité fonctionnelle de l’objet livre qui fonde sa valeur symbolique, économique et explique aussi, sa bonne résistance.”
Pierre Schweitzer…
“Changer de support de lecture nous demande de faire un effort inhabituel : il s’agit de changer “les choses que nous oublions” quand nous lisons, et c’est peut-être beaucoup plus difficile que de chagner des choses que nous faisons très consciemment.”
Virgine Clayssen…

19 novembre 2007 à 4:31
Résistance du livre, ou, résistances au changement ?
(N.B. Je ne suis pas satisfait des readers actuels, ni forcément du cours que prennent les choses. Beaucoup d’avis, de réflexions -et de travaux- se développent pour améliorer le cours des choses, cela est constructif, positif, mais, en ce qui me concerne, je ne peux pas admettre que la meilleure solution soit de ne surtout rien changer : au 21e siècle l’objet livre en tant que dispositif de lecture peut évoluer, donc il doit évoluer !!!)
6 janvier 2008 à 8:51
Ile me faut pas être surpis par le commentaire de Jean-Michel Salaün. Il s’agit d’un universitaire québécois qui, à l’instar du Québec en général, ne comprend pas l’évolution du livre, pas même le nouveau monde du livre sur Internet. Ici (je suis québécois), les gens se demandent encore si un livre édité en ligne est vraiment un livre. Il faut voir dans quel état est l’Internet littéraire québécois pour comprendre.
http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/dossiers.01.htm
7 janvier 2008 à 5:55
Juste une petite précision.
Je ne suis québécois que de facture toute récente, et mon opinion sur cette question n’a pas évolué en traversant l’Atlantique. Elle n’a donc rien à voir avec la situation de l’édition au Québec.. pour le reste je vous laisse juge, sans préjugé erronné.
7 janvier 2008 à 2:26
Il n’en demeure pas moin que vous êtes désormais un universitaire québécois parmi plusieurs autres à réfuter le nouveau monde du livre et à contribuer ainsi au sous-développement du Québec dans le domaine de l’édition électronique. Un de moins pour l’Europe, un de plus pour le Québec.
7 janvier 2008 à 4:26
Cher Monsieur Serge-André Guay,
Décidément, je vous suggère de mieux vous renseigner sur les personnes avant de les juger..
Sans rancune,
JMS