La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
  • Derniers commentaires

  • Archives

  • Derniers billets

  • Catégories

  • Meta

  • Archive pour novembre 2007

    28
    11
    2007

    18 janvier 18-20h : Bouquinosphère 3

    Juste avant la rencontre « Ecrire avec internet », nous lançons la 3e édition de la Bouquinosphère donc, de 18 à 20h, quartier Montorgueil (l’endroit sera précisé ultérieurement). La bouquinosphère est une rencontre informelle autour de ceux qui s’intéressent au devenir électronique des livres (livres en réseau, livres électroniques, édition électronique). Elle est ouverte à tous, blogueurs et non blogueurs.

    Inscrivez-vous sur le wiki ou à l’évènement sur FaceBook (profitez-en aussi pour vous inscrire au groupe Bouquinosphère sur FB).

    La bannière des influenceurs est prête, utilisez là sur vos blogs.

    PS : Si quelqu’un à une idée de bar pouvant accueillir une quarantaine de personnes près de la rue Montorgueil, je suis preneur.

    Publié dans Non classé |

    16 commentaires

    28
    11
    2007

    [rappel] 13 décembre, le jeudi du livre de laFeuille


    Je serais, jeudi 13 décembre de 9h à midi, l’invité – unique, s’il vous plait -, de Mediat Rhone-Alpes pour animer, 3 heures durant, un jeudi du livre, à la Bibliothèque de la Part-Dieu, à Lyon.

    Mon intervention portera bien sûr sur les sujet qui nous agitent ici, à savoir le livre à l’heure du web 2.0.

    Il est rare d’avoir du temps pour montrer des choses et discuter et c’est pour cela que j’ai accepté cette invitation.

    J’espère vous y voir nombreux. N’hésitez pas à signaler votre présence en commentaire, ça permettra de ne pas nous louper.

    Publié dans Non classé |

    3 commentaires

    28
    11
    2007

    18 janvier 2008 : Internet et littérature

    Vendredi 18 janvier au Centre Cerise, 46 rue Montorgueil, 75002 Paris (Plan), à 20 heures, je vous convie à une rencontre, dans le cadre des cycles de Remue.net sur le thème Internet & Littérature, où interviendront les excellents François Bon, André Gunthert et moi-même.

    Chouette, on va enfin se rencontrer pour de vrai.

    Ecrire avec Internet : paradoxes, mutations, vertiges
    Contre la littérature, immuable et fragile, l’expansion sauvage du numérique ? Imprédictible en chacune de ses étapes, le développement des usages de l’ordinateur et du réseau est désormais une onde de choc qui traverse tous les maillons de l’ancienne chaîne du livre, mais génère en même temps des approches neuves de l’écriture.
    Tentative de les formuler, les explorer, avec 3 blogs repères : François Bon (tiers livre, littérature et Internet), Hubert Guillaud (La Feuille, observatoire des pratiques virtuelles), et André Gunthert (EHESS, « actualités de la recherche en histoire visuelle »). Chacun présentera de son point de vue une brève histoire de l’Internet, avant confrontation.

    Sur FaceBook, François suggère qu’on en profite pour faire une Bouquinosphère juste avant dès 18h. Qu’en pensez-vous ?

    Si j’en crois les réponses sur FB, déjà plusieurs enthousiastes… La Bouquinosphère 3 est lancée !

    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    28
    11
    2007

    Un signet luminescent pour lire dans le noir

    « Mark » est un signet luminescent pour lire dans le noir en éclairant le texte par transparence. Une idée imaginée par la designer Avnish Gautam.

    Si ça sort un jour, j’en veux un !

    Via Melico et Yanko Design.

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    27
    11
    2007

    Tools of change for publishing 2008

    TOC 2008, c’est du 11 au 13 février 2008 à New York.

    Et dire qu’il y en a qui vont avoir la chance d’y aller…

    Publié dans Non classé |

    2 commentaires

    27
    11
    2007

    Kinset : la librairie en 3D

    Kinset vous propose de télécharger un navigateur (attention c’est lent à exécuter) pour entrer dans son magasin 3D et tenter une expérience de commerce immersive… Comparée à une librairie réelle et à un cybermarchand, est-ce que la 3D apporte quelque chose à votre expérience de découverte et d’achat ?

    (Pour ma part, je trouve ça vraiment désastreux).

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    26
    11
    2007

    Le nouveau modèle économique de l’édition scolaire

    Intéressant article signé Jean-Pierre Archambault et signalé par @Brest sur les nouveaux modèles économique de l’édition scolaire, qui s’intéresse notamment à comment les éditeurs doivent apprendre à recomposer leurs modèles avec des communautés d’enseignants/utilisateurs (comme Sésamat) qui développent des outils logiciels et des ressources très utilisées :

    « L’éditeur est placé dans une situation où les coûts fixes de production, dépensés avant la première commercialisation, sont importants, et les coûts marginaux pour produire et diffuser un exemplaire supplémentaire négligeables. N’étant plus le passage obligé pour qui veut publier, il peut s’appuyer, dans la redéfinition partielle de son rôle, sur ses fonctions traditionnelles de sélection, de regroupement dans des collections, de facilitation de l’accès (thématique par exemple) aux documents… qui subsistent. Il doit partager avec les enseignants la « certification de la qualité », coopérer avec eux autour de la fonction de prescription qui reste fondamentale pour un bien d’expérience dont l’utilisateur ne peut savoir a priori s’il lui convient ou non, indépendamment du fait qu’il est coûteux de rechercher une information, surtout lorsque l’on ne sait pas précisément ce que l’on cherche. L’éditeur peut favoriser la constitution d’espaces publics de production, de plates-formes inter-opérables à base de standards ouverts. »

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    23
    11
    2007

    Les éditeurs bloguent…

    Chez Fayard on s’essaye au blog (et à la vidéo).

    Ne prenez pas peur. ;-)

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    23
    11
    2007

    Editeurs et cyberlibraires : l’affiliation prendrait-elle ?

    Les éditeurs qui vendent leurs livres en ligne sont encore finalement assez rares en France. Hormis de petits éditeurs spécialistes de la VPC, la plupart ne proposent pas aux internautes d’acheter leurs livres, même pas en renvoyant vers les petits ou gros cyberlibraires.

    Je constate pourtant que certains se gênent moins que d’autres. J’Ai Lu, Pocket et 10-18, trois éditeurs de livres de poche, proposent aux internautes qui souhaitent acheter leurs livres de basculer sur Fnac, Alapage et Amazon (et ils ont tous un système d’affiliation d’ailleurs qui leur offre un reversement sur la masse de titres qu’ils vendent). On s’étonnait déjà que la presse le fasse. Voici que les éditeurs s’y mettent ! ;-) .

    Je crois que cela montre surtout que le mouvement est lancé.

    Qu’on ne se trompe pas : pour ma part, je trouve ça très bien, nécessaire même : il faut que les internautes puissent accéder aux livres et les commander. Cela ne rend que plus important encore le portail des libraires et sa nécessité de réfléchir sérieusement aux modalités d’affiliation qu’il saura proposer – en espérant qu’il n’en fera pas l’économie.

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    23
    11
    2007

    Fils RSS de nouveautés : où en sommes-nous ?

    Bibliobession résume bien la situation : Où trouver des fils RSS des nouvelles parutions par domaine ?

    Une question qui intéresse tout curieux d’une discipline. J’aime bien comme il exclu de son pannel les éditeurs et les bibliothécaires finalement : cela montre bien qu’il y a certains services qu’on attend moins que d’autres. Est-ce que le fil des nouveautés d’un éditeur est vraiment pertinent ? Pour qui ? Les attachés de presse ? On voit bien que ce n’est pas cela qu’on attend d’un site d’éditeur. Si on a envie de connaître les derniers arrivages de sa bibliothèque, on n’est pas forcément curieux que le service aille au-delà (sauf si ces arrivages sont trop importants). Est-ce qu’on voudrait que notre libraire de quartier nous informe des derniers livres qu’il vient de recevoir en magasin ? Pas sûr.

    Par contre, on voudrait pouvoir suivre l’actualité de disciplines avec une certaine rigueur. Les libraires spécialisés ont là assurément une force à mettre en avant (qu’ils ont souvent avec des newsletters, mais pas sous forme de fil RSS). Mais en attendant, c’est la c’est Fnac qui est le meilleur (et Amazon.fr dans les choux).

    Quid des diffeuseurs/distributeurs ? Ils sont tout de même les grands absents alors qu’une grosse part de leur travail consiste à traiter ce type d’information ? Quand aux offreurs de bases de données de livres comme Electre, carton rouge :

    « A cet égard il est temps de décerner un gros carton rouge à Electre qu’on paie tous des milliers d’euros par an pour une plateforme qui ne propose même pas de fils RSS en 2007. Si des gens d’Electre tombent sur ce billet ouvrez vos oreilles : on veut des fils RSS de toutes les parutions par domaines, avec des listes classées par ordre de parution. On veut aussi un catalogue qui génère des fils rss en fonction des requêtes qu’on fait dans la base. Entendu ? C’est assez clair? »

    Reste à Electre à arriver à monétiser ce système de flux (avec une authentification dedans). On devine bien que c’est pas pour demain… On n’a jamais vu quelqu’un scier la branche sur laquelle il était assit. Ca laisse des places pour d’autres.

    Je me demande que pourraient imaginer des LibraryThing like pour y remédier ?

    Publié dans Non classé |

    2 commentaires

    21
    11
    2007

    Les plus belles couvertures de livres de 2007

    Superbe.

    Publié dans Non classé |

    2 commentaires

    21
    11
    2007

    Imaginez le lecteur numérique de demain

    Flammarion organise un concours de jeunes designers pour imaginer « le lecteur numérique de demain ». Infos.
    Via Livres Hebdo et quelques commentateurs.

    Publié dans Non classé |

    2 commentaires

    21
    11
    2007

    L’encre électronique n’est plus réservée aux e-books

    Sur InternetActu, j’ai commis une brève sur les futurs capacités de l’encre électronique : la couleur et surtout l’affichage de vidéos. De nouvelles capacités techniques qui devraient considérablement élargir et diversifier le marché des écrans souples.

    Qui dit d’ailleurs que les e-books seront encore un marché pour l’e-paper demain ?

    ;-)

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    21
    11
    2007

    BookGlutton : Avaler les livres pour mieux en discuter

    Voici le BookGlutton, un site de commentaires et de tchats autour des livres (en beta).

    Le principe est assez simple. Vous accédez à des livres (a priori des oeuvres du domaine public) et vous pouvez les commenter en ligne, soit via une interface de tchat (à gauche), soit via une interface de notes (à droite) (vidéo explicative). L’idée est bien de permettre de créer des éditions commentées de livres, de voir le côté palimpsestique des oeuvres, et les questions, qui, à leur lecture, ont agitées les lecteurs.

    Le concept me semble assez frais (une variation plus communautaire de CommentPress pour Wordpress). On imagine très bien par exemple ce qu’une dizaine de spécialiste d’un auteur pourrait faire sur une oeuvre, en la commentant en commun. On imagine aussi tout à fait une classe triturer un contenu… Et j’avoue que commenter des livres, dans le détail, ouvert à d’autres gens qui l’ont apprécié n’est pas une perspective qui va pour me déplaire, au contraire. On peut même y uploader du contenu (format RTF ou XHTML seulement pour l’instant).

    Visiblement, l’un des inconvénients de la version, c’est que ses auteurs ont reproduit une interface de livre pour circuler dans l’ensemble des textes, ce qui entrave considérablement l’intérêt, explique Alex Lee (mais les développeurs lui répondent). Parions que les critiques vont porter leurs fruits et que l’ensemble évoluera. En attendant d’avoir accès à la beta (je dois avoir une ou deux invit), le blog explique quelques autres de leurs fonctionnalités.

    Publié dans Non classé |

    7 commentaires

    21
    11
    2007

    Et toujours des nouveautés chez LibraryThing

    Il est très important de suivre les directions que prend LibraryThing, car il est certain qu’à force de chercher et d’expérimenter, Tim Spalding va aller forcément beaucoup plus loin que les autres.

    Au programme des nouveautés de LibraryThing, outre les concours réguliers pour entretenir la flamme des fans, la base de connaissance commune, c’est-à-dire un wiki disponible sur la page de chaque auteur et qui permet de structurer des champs additionnels à la base (genre, date de naissance, lieu de la sépulture, les endroits où il vit ou a vécut, les organisations auxquelles il a appartenu, les récompenses, les agents…). Ce n’est pas encore de l’article à la Wikipédia, mais vraiment une façon supplémentaire de structurer la base (plus de 17 000 éditions en 48 heures). Cela permet par exemple de faire ressortir tous les auteurs qui ont gagné le prix Hugo de Science Fiction. La sémantisation qui repose sur les utilisateurs plutôt que les machines… A l’heure où l’intérêt des Users Generated Content est battue en brèche par ceux qui disent que ces contenus sont sans valeur, voici encore un exemple qu’on peut leur faire faire des choses intéressantes à ses utilisateurs !

    Autre fonction ajoutée : est-ce que votre libraire en dispose ? (une fonctionnalité gratuite pour les libraires comme pour les internautes) qui permet de croiser la base de donnée de livres d’un libraire local avec celle de LT. Pour l’instant, seul 3 libraires américains se sont interconnectés avec LT. Mais le programme est ouvert et on peut légitimement penser que cela va exploser dans les semaines qui viennent. A quand le premier libraire français ou francophone ?

    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    21
    11
    2007

    Tara Duncan : Entretenir la communauté

    Nous avions déjà parlé de Sophie Audouin-Mamikonian, l’auteure de la série Tara Duncan. Le Figaro (nouvelle mouture en ligne) fait un papier sur les séries cultes pour la jeunesse et évoque bien sûr l’incroyable viralité en ligne de ces séries, et notamment de Tara Duncan :

    Making of : lorsque Sophie Audouin-Mamikonian a demandé, en 2003, à son éditeur d’ajouter l’adresse de son site internet sur la couverture des Sortceliers, celui-ci l’a regardée « comme une extraterrestre ». Répondant à chaque message, elle instaure alors un lien direct avec ses lecteurs. Dans les cours d’école, sur les forums, le bruit court qu’un auteur répond aux e-mails. Les deux premiers tomes se vendent à 35 000 exemplaires et le troisième à 40 000. A partir du Sceptre maudit (2005), elle multiplie les rencontres dans les Salons du livre avec son public, qu’elle prend soin d’avertir personnellement via internet (sa base de données compte 40 000 adresses). En 2007, c’est l’apothéose avec la location de la Scala pour la sortie du Continent interdit (tirage : 65 000 exemplaires) où concours de déguisements, discours, poèmes, chansons et vidéos font patienter les 2 000 fans venus de la France entière et même du Canada.

    Organisation : « SAM » connaît le prénom de ses fans les plus actifs. Grâce à des concours de dessins, de déguisements, de nouvelles, tous les lecteurs sont sollicités et récompensés. Les gagnants voient leurs oeuvres publiées à la fin de ses livres ou sur son site internet. Le teaser du dernier tome de la série a été entièrement réalisé grâce à la musique, aux poèmes et aux dessins des fans.

    Fan club officiel : www.generation-taraddicts.com

    Site internet : www.taraduncan.com. L’auteur vérifie ce qui se passe sur le forum du site toutes les demi-heures et ne répond pas aux messages SMS. »

    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    20
    11
    2007

    Puis-je écrire ? Puis-je penser ?

    Après le devoir de réserve des fonctionnaires – qui est souvent une raison suffisante à l’hystérie des services, au stalinisme des élus, et à la censure de l’intelligence (souvenons-nous de l’affaire Garfield pour ne prendre qu’un exemple) -, voici l’autorisation d’écrire : « une autorisation préalable par voie hiérarchique pour produire “des oeuvres de l’esprit”. »

    « Un agent en congé (maladie, formation, longue maladie, congé de longue durée, accident du travail) ne peut exercer aucune activité accessoire, donc ne peut pas écrire (même s’il en a la force, le courage). »

    On marche sur la tête.

    Via François.

    Publié dans Non classé |

    2 commentaires

    19
    11
    2007

    S’abonner à son éditeur

    Il fallait bien que Marvel réponde à l’hémorragie de lecteurs lié au P2P nous explique Ratiatum, l’offre de Marvel évolue encore et propose un abonnement mensuel à 9,99 dollars (4,99 dollars pour une souscription d’un an) permettant de consulter 2 500 BD en ligne, des premières sorties de 1963 aux dernières parutions (20 nouveaux titres par semaine !). Le site offre 250 extraits de comics afin de vous laisser vous faire une idée de leur qualité.

    Qui dit que demain je ne pourrais pas m’abonner aux nouveautés littéraires de POL ou de Minuit ? Aux essais en psycho de chez Odile Jacob, aux nouveautés de chez Verdier… Politique de marque ? Why not, si le prix est suffisamment attractif ?

    Il suffit de faire un calcul simple : combien de livres mes lecteurs lisent-ils ou achètent-ils chez moi, éditeur, par an ? Que se passe-t-il si pour ce même prix, ou légèrement plus, je leur propose d’accéder à tout mon catalogue ?
    ;-)

    Publié dans Non classé |

    10 commentaires

    19
    11
    2007

    Kindle : ce qui change !

    Pour résumer
    Ce qui change :
    1. Amazon casse le prix du marché : 9,99 dollars prix maximum pour un livre électronique.
    2. Amazon délaisse l’USB, le Wi-Fi pour les réseaux mobiles. But : fluidifier la mise à jour du lecteur.
    3. Amazon joue la carte de la communauté avec l’ouverture d’une place de marché dédiée au livre numérique et ouverte à tous : http://dtp.amazon.com

    Ce qui ne change pas :
    1. Pas plus que ces concurrents, l’appareil ne propose de formats ouverts ou de solutions d’interopérabilité : le Kindle est un produit full DRM qui ne permet d’accéder à sa boutique que par l’appareil.
    2. Comme beaucoup de ses concurrents (ebook connect de Sony), Amazon essaye de créer un marché captif et fermé (aux formats concurrents, aux autres lecteurs, aux autres librairies…) : la seule ouverture concédée va vers les clients (avec la DTP) ? Est-ce que ce sera suffisant ?
    3. L’appareil reste mal conçu et ne révolutionne pas l’offre, ni dans le catalogue, ni dans la formule d’abonnement, ni dans le lecteur : le catalogue n’est pas révolutionnaire, la logique de l’abonnement couplé au lecteur ne va pas jusqu’au bout et le lecteur, s’il offre de l’autonomie et de l’ouverture, grâce à son clavier, reste cher et laid pour un appareil de cette gamme.

    _____


    Le Kindle d’Amazon ne fait pas que la Une de Business Week

    Ce qui est intéressant dans l’offre ne repose pas sur l’appareil lui-même comme le rappelle Lorenzo. C’est là assurément sa plus grande faiblesse : reposer sur un lecteur unique, très laid, encore cher, et qui n’a quasiment aucun avantage par rapport à ses concurrents. Mais cela s’améliore facilement… Beaucoup critiquent son clavier, mais j’y vois pour ma part un avantage (grâce à son clavier, il offre du pouvoir et de l’autonomie).

    Est-elle dans l’offre d’accès à 88 000 titres au format numérique disponibles pour 10 (9,99) à 2 dollars ? Non, pas dans la taille de l’offre. La plupart des bestsellers aux Etats-Unis sont disponibles au format numérique, comme le montre le catalogue d’eBooks.com. La force d’Amazon n’est pas tant de proposer 102 des 112 livres de la sélection des Best Sellers du New York Times. Quand au chiffre de 88 000 titres, il faudrait le regarder plus précisément, mais il n’est pas a priori dans une révolution de l’offre : on est sur des tailles de catalogues assez classiques et on se doute que la majeure partie de celle-ci est composée de livres tombés dans le domaine public. Une vraie offensive sur une part de catalogue (essais récents par exemple, serait certainement différenciante) : ça n’a pas l’air d’être le cas (mais il faut approfondir). La vraie force d’Amazon est bien de redéfinir le prix du livre numérique et de proposer plus de 50 % d’économie sur le prix de chacun de ces livres. Amazon casse le prix du livre numérique et c’est assurément là le point le plus important de l’offre (voir : quel prix pour le livre électronique). Désormais, le prix du livre numérique, ce sera 9,99 dollars maxi (et cela paraît encore cher quand une chanson se vend 99 cents, quand un film en VOD périssable se vend 5 dollars).

    L’autre innovation n’est pas tant dans l’offre d’abonnement (la plupart en proposent une) journaux et blogs (oui oui, c’est amusant, pour s’abonner à une short liste de blogs, il faut payer, une somme certes modique, mais payer tout de même : ce qui offre des perspectives de monétisation intéressante) : mais dans la technologie d’accès. Kindle n’utilise pas l’internet, mais les réseaux mobiles pour se connecter à Amazon (et donc certainement pour facturer ?). Cet accès, que TechCrunch annonce gratuit, (alors que comme tout abonnement mobile, il devrait couter à hauteur de votre téléchargement) est assurément l’autre innovation intéressante du lecteur. Attention, ce programme de souscription est visiblement gratuit si vous vous engagez à acheter une quantité définie de livre). Il signifie que le lecteur se met à jour de n’importe où. Que vous avez toujours la dernière version de votre quotidien sous la main. Que vous pouvez à tout moment télécharger un livre, que vous soyez dans un train ou en vacances. Pas besoin de connexion internet, qui est la vraie faiblesse des offres existantes. Comparé au prix des autres lecteurs, avec cet avantage, le Kindle devient d’un coup beaucoup moins cher que les 399 dollars auquel il est annoncé. Pour beaucoup de commentateurs cependant, si les livres sont payants et sous DRM, alors le lecteur devrait être quasi gratuit.

    Mise à jour du 20/11 : Comme me le signale Clément Laberge en commentaire (j’avais pas vu), il y a une troisième innovation majeure liée au Kindle. C’est la Digital Text Plateform, un outil d’autopublication qui permet de transformer son document Word en livre électronique et surtout de le vendre dans le magasin Kindle. Ce n’est pas une innovation de bas étage, c’est ce qui rend le Kindle en phase avec sa communauté. Tout utilisateur peut donc intégrer des documents dans son Kindle et mieux, les vendre, ou avoir une place de marché pour les échanger. Amazon connaît la valeur des places de marché pour en être une. Il ouvre (d’une certaine manière) sa boutique (non pas sur les formats, mais dans sa force commerciale) en espérant que cet attrait sera un puissant vecteur d’échange. Voilà qui change des librairies fermées sur leurs contenus : c’est le moyen qu’a trouvé Amazon pour être ouvert sur ses utilisateurs. Intéressant. Sans compter que votre compte se souvient de ce que vous avez acheté et vous pouvez à tout moment retélécharger les livres numériques que vous aviez déjà.


    Abaisser le tarif, fluidifier la mise à jour, créer une place de marché
    : voilà qui me semble vraiment deux trois perspectives intéressantes dans la voix que trace Amazon. On peut compter que bientôt, d’autres lecteurs se mettent à ce double triple standard et que beaucoup d’offreurs de lecteurs essayeront de proposer un accès à la boutique d’Amazon.

    Reste à en savoir plus sur la relative ouverture/fermeture du magasin Kindle. Visiblement, un Kindle est fait pour télécharger des livres chez Amazon et pas ailleurs (tout est fait pour ça). Quid de l’intéropérabilité des formats ? Puis-je lire dessus ou y transférer d’autres formats d’ebooks que ceux proposés par Amazon ? L’iPod permet d’ajouter à son appareil des titres qui n’ont pas été acheté sur iTunes : le Kindle permet-il d’ajouter des livres qui ne sont pas dans le KindleStore (ou des blogs qui ne sont pas proposés par le kindle store ?) ? Si vous trouvez la réponse avant moi, je suis preneur ;-) . Complément : à priori, pas de .pdf sur les Kindle (pas un mot non plus des formats Mobipocket ou Microsoft !), ce qui coupe le pied à la plupart des formats ebooks existants. Amazon essaye-t-il de construire son propre format propriétaire ? Voila assurément une fragilité supplémentaire. C’est en tout cas celle que dénonce de nombreux commentateurs comme le note if:books : des DRM, le format Mobi comme unique alternative.

    PS : Le Kindle en fait, c’est un téléphone mobile conçu pour la lecture.

    PS : voir cette liste de réponses pratiques fournies par un utilisateur du Kindle.

    Publié dans Non classé |

    18 commentaires

    19
    11
    2007

    The Martine Cover Generator is closed


    « Désolé, le Martine Cover Generator n’existe plus…

    Pour ceux qui arrivent un peu tard : ce site permettait de créer des parodies de couvertures de la série pour enfants « Martine ». Il suffisait de choisir une couverture, puis de remplacer le titre original par un titre de son choix.

    A la demande (amiable) des éditions Casterman, le site a fermé ses portes le 18 Novembre 2007. Toute l’équipe du site tient à vous remercier pour vos contributions, vos nombreux mails de remerciement, et pour ces grands moments de rigolade ! »

    C’est fou de ne pas comprendre que le remixage, la viralité que le Martine Cover Generator faisait naître autour du personnage de Marlier est une façon de le faire vivre et revivre (et surtout que ce type de phénomène si rare qui arrive autour d’un personnage est éphémère et, le temps qu’il dure, rajoute de l’appartenance et de la sympathie plutôt que le contraire). Le phénomène pouvait mourir tranquillement de sa belle mort, après quelques mois de viralité. Casterman va se prendre une contre publicité désastreuse en demandant la fermeture du MCG… Ecrans est plutôt gentil.

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    19
    11
    2007

    La résistance du livre

    « Un livre traditionnel se lit tout seul, en continu du début à la fin. Il est exclusif et fini. Et son temps de lecture est long. L’accompagner d’une bibliothèque n’est en rien un avantage, c’est au contraire une source de distraction. Mieux, l’objet livre est une promesse pour le lecteur : la promesse d’un temps long de plaisir exclusif ou d’enrichissement offert par l’auteur. Comme bien des cadeaux, il gagne à être tangible, il a même son emballage la couverture. La tablette ou le eBook, en effaçant la promesse, réduit sa potentialité. »

    Jean-Michel Salaün. Lisez aussi les commentaires :

    « De ce point de vue, le codex est bien un summum technologique — à la différence du ‘eBook’ donc ;-) Et je reste persuadé que quand un quidam nous parle de ‘l’odeur’ du livre ou du ‘toucher’ du papier, il ne fait que traduire sensuellement l’hyper-complexité fonctionnelle de l’objet livre qui fonde sa valeur symbolique, économique et explique aussi, sa bonne résistance. »

    Pierre Schweitzer…

    « Changer de support de lecture nous demande de faire un effort inhabituel : il s’agit de changer « les choses que nous oublions » quand nous lisons, et c’est peut-être beaucoup plus difficile que de chagner des choses que nous faisons très consciemment. »

    Virgine Clayssen…

    Publié dans Non classé |

    5 commentaires

    17
    11
    2007

    Jeff Bezos : "Nous ne pourrons pas toujours compter sur les livres, la musique et la vidéo

    Lors du dernier O’Reilly Oscon, Steve Yegge, aurait rapporté :

    « Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit quand vous pensez à Amazon.com ? Les livres oui. J’ai travaillé sept ans pour Amazon, et ça me fait souffrir d’entendre encore cela, oui, des livres. Des livres. Et c’est parce que Bezos a dit un jour : « Et bien, je vais créer la plus grande librairie de la terre ». (…) Jeff est un type vraiment brillant et il a fait un travail fantastique en faisant de sa marque le synonyme du livre, et un jour, bien des années plus tard, il a fini par nous dire : « Nous ne pourrons pas toujours compter sur les livres, la musique et la vidéo ».

    Pourquoi ? Parce qu’ils sont tous numérisables ! Qui achète un CD en Chine aujourd’hui ? Nous devons aller vers des rayonnages en dur. Nous devons aller vers le vêtement et tout ce type de trucs. Nous devons aller vers les services. Bezos est plutôt visionnaire, et il pense que plus personne ne va continuer à acheter des livres. Et si votre marque est faite de quelque chose qui se meurt, alors votre marque n’est plus bonne. »

    Via Teleread, LisNews.

    Publié dans Non classé |

    2 commentaires

    17
    11
    2007

    BookRiper


    Le copieur de livre (presque) personnel (1595 dollars, 500 pages à l’heure) d’Atiz.

    Publié dans Non classé |

    1 commentaire

    16
    11
    2007

    Fnac : la solution contre le piratage

    Dessin de Kak via Facebook, via Olivier

    Publié dans Non classé |

    3 commentaires

    15
    11
    2007

    Optimiser la typographie pour le web

    Intéressant plug-in pour Wordpress (qui s’adapte aussi sur une base PHP) qui permet d’éviter les veuves et les orphelines, distinguer les acronymes, gérer les espaces fines, les doubles citations, les guillemets…

    Reste que cela est optimisé pour les conventions typographiques anglosaxones, mais c’est déjà mieux que le vide auquel nous étions habitué…

    Via I Love Typography.

    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    15
    11
    2007

    Hacking et livre numérique

    « Le vrai livre numérique auquel je travaille, c’est mon site. » François Bon, embarqué dans une intéressante discussion sur les terminaux de lectures : « Intrinsèquement, ce qui fera le succès d’un terminal sera son ouverture au hacking et à l’expérimentation – et même si les éditeurs de contenu et les distributeurs n’ont pas tellement envie de l’entendre, c’est bien cela qui créera le marché. » (Peter Brantley) La culture libre et le hacking : “le jour où l’on s’inquiétera à propos du téléchargement illégal massif des livres électroniques, c’est que le virage du numérique aura bel et bien été pris.” (Virgine Clayssen résumant Peter Brantley)

    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    14
    11
    2007

    Thierry Lenain blog toujours

    Tef/Schmul plonge un intéressant regard sur le blog de Thierry Lenain. « C’est une approche qui joue pleinement le jeu d’internet à travers les liens avec ses lecteurs mais aussi avec d’autres créateurs, ce qui permet d’avoir aujourd’hui un contenu spécifique au net sans qu’il s’agisse de goodies à vertu promotionnelle ni l’exacte transposition de ses albums. »

    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    14
    11
    2007

    Un format d’impression facile


    Diffusion ebook est un projet en ligne de générateur d’ebook (enfin, pas vraiment) que les gens peuvent utiliser pour produire une petite édition de leur travail. Des travaux, passés dans le générateur, sont ainsi réduits, coupés, mixés pour créer un travail original, entre la synthèse, le florilège et l’oeuvre hasardeuse. Le terme d’ebook est trompeur car au final, le générateur produit un format A4 qui s’assemble et se monte comme un petit livre pour qu’on puisse le lire en toute mobilité, comme l’explique la vidéo. La bibliothèque est déjà fournie. Et le générateur devrait bientôt pouvoir être accessible à tous.

    L’auteur imagine aussi d’intéressants story cube.

    Via Booktwo.

    Ca va plaire aux Petits Papier de Tef ;-) .

    Publié dans Non classé |

    2 commentaires

    14
    11
    2007

    La RFiD dans les bibliothèques

    Travaillant avec la nouvelle bibliothèque publique d’Amsterdam pour y déployer un système RFID pour la gestion des documents, Willem Velthoven de Mediamatic, interrogé sur le manque de sécurité de cette technologie, suggérait d’inverser le problème. « La question de fond concerne le changement de rôle des bibliothèques. Velthoven suggère que, via de nouvelles technologies et des sites de réseaux sociaux, la bibliothèque pourrait devenir un lieu de rencontre public, où plutôt que de lire en silence, on pourrait rencontrer des gens avec qui l’on partage des lectures. Est-ce que cela pour autant doit devenir le but premier des bibliothèques ? »

    Via Master of Media, suite à un travail commencé ici.

    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire

    14
    11
    2007

    Print is dead


    Après le blog, le livre. Jeff Gomez directeur des ventes en ligne et du marketing du groupe Penguin aux Etats-Unis publie un livre concis qui montre comment l’édition a besoin de se transformer pour se confronter au numérique, qui montre pourquoi nous en sommes arrivés là et enfin qui montre quel pourrait être le monde idéal des écrivains, lecteurs et éditeurs. Des extraits en ligne et audio sont disponibles.

    Publié dans Non classé |

    Aucun commentaire