5
01
2007
01
2007
Editeurs et libraires se chamaillent autour d’Amazon
Comme le rapporte le site de Livres-Hebdo, la polémique continue autour de l’accord entre éditeurs français et Amazon permettant d’offrir des recherches dans le programme “Au coeur du livre”. Les tribunes pleuvent :
- Christian Thorel, Jean-Marie Sevestre et Matthieu de Montchalin, vice-présidents du Syndicat de la librairie française (SLF) : “Les librairies dans la tourmente”
- François Gèze, patron de la Découverte, “L’enjeu ce n’est pas Amazon, c’est l’amélioration de la productivité et de la diffusion du livre (.pdf)”
- Arnaud Nourry, Pdg d’Hachette Livre “Nos livres continueront d’exister (.pdf)” et Claude Tarrène directeur commercial du Dilettante

6 janvier 2007 à 1:46
A la lecture des arguments de cette controverse j’ajouterai un point : Amazon est un formidable moteur à concentration de l’édition. Non seulement le conseil, contrairement aux librairies, est totalement absent, mais en plus les petits éditeurs sont très mal traités s’ils ont des difficultés à entrer dans les circuits de distribution importants. Mon expérience à ce sujet l’atteste. Durant quelques mois (ce n’est pas rien) mes livres ont été annoncés à tort comme indisponibles ou épuisés… Jusqu’à ce que mon diffuseur arrive, par le biais de Cyber Scribe, à faire disparaître cette mention chez Amazon…
Pour les petits éditeurs et les genres de fond comme la nouvelle, seul le travail de proximité avec les libraires, soutenus par les autres acteurs de la lecture, peut permettre de publier encore.
Il ne faut pas confondre les secteurs. La grande édition est à la petite ce que le commerce de masse est à l’artisanat. Il doit y avoir une place pour chacun. Mais comme les libraires sont à la croisée de ces deux secteurs, alors je propose un contre-feux aux éditeurs : n’accordez pas au commerce en ligne, s’il exclu la librairie, la même remise qu’au libraires !