La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
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  • Archive pour janvier 2007

    31
    01
    2007

    Pop-up book 2.0


    Et si les livres numériques de demain ressemblaient à cela !

    Via Thomas Bécard pour Télérama qui s’extasie avec raison.

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    30
    01
    2007

    Peut-on continuer à opposer la librairie en ligne et la librairie réelle ?

    Les petits libraires contre l’ogre Amazon. On croyait le combat du Géant et des Lilliputiens enterré avec la bulle des années 2000. Et revoilà le retour de la rengaine des petits libraires assassinés par l’ogre américain. On a l’impression de se retrouver 6 ans arrière… Comme si depuis le paysage éditorial et commercial du livre n’avait pas changé. Or celui-ci a tellement évolué, qu’on est surpris de retrouver dans la bouche des petits libraires les mêmes arguments que ceux qu’on entendait il y a 6 ans.

    Cher Hervé [Cherchez Lettre ouverte a François Bon dans Google et regardez le résultat en cache pour voir ce dont il était question, dans un soucis d'apaisement lekti a supprimé la tribune d'Hervé Fleury], c’est faire un très mauvais procès d’intention à François Bon de dire qu’il a déclaré la guerre aux libraires indépendants ou de croire qu’il ne connait pas le métier de libraire. Son propos disait tout le contraire. Il constatait cependant combien en 6 ans, comme nous l’avait prédit André Schiffrin, l’édition et la distribution ont changé.

    Oui, la loi Lang a permis de préserver un réseau de libraires indépendant. Oui, c’est une chance assez unique en Europe. Mais à quel prix ? Comme vous le remarquez, c’est au prix d’un mépris commercial de la part des distributeurs de plus en plus croissant. Les libraires indépendants sont étouffés sous les offices, jusqu’à ce que, ce qui fait leur particularité - leur possibilité de choix - disparaisse. Mais qu’y peuvent les auteurs ? C’est aux libraires de se battre contre le système qui les tue et qui tue le marché du livre. C’est à eux de porter leur récriminations auprès des autorités de tutelle, et je suis persuadé que dans ce combat là, bien des auteurs et des lecteurs les rejoindraient et les soutiendraient, s’ils portaient sur la place publique ces débats qui les agitent. Qui réformera ce système commercial aberrant qui tire tout le monde dans une spirale toujours plus infernale ? Qui osera un jour s’attaquer au “saint office” ?

    Oui, il existe une chaine du livre dont les maillons sont en train de se briser. Sous prétexte de vouloir la préserver, on ne se rend pas compte qu’elle craque de toute part : éditeurs qui ferment, libraires qui se transforment en supermarchés, auteurs qui n’en vivent plus. Sans compter qu’elle continue de passer à côté de l’internet : chaque maillon essayant de continuer à croire que le web n’a jamais existé.

    Pourtant, une communauté commence à prendre vie sur la toile, une communauté totalement délaissée par toute la chaine du livre. Sur le web, en 6 ans, personne ne s’est précipité : ni les libraires (pour quelques gros indépendants qui ont fait certes des efforts - mais forcément insuffisant face à la force d’innovation du leader Amazon -, ceux-ci sont restés très segmentés : chacun construit sa machine dans son coin, la pensant encore comme un outil de vente par correspondance, là où Amazon montre qu’il faut construire des outils communautaires ouverts à l’innovation des internautes), ni les éditeurs (complètement absents de l’internet), ni les auteurs (qui fuient l’internet de peur qu’ils leur révèle, pour beaucoup, leur vacuité). Les internautes sont délaissés. Ils créent leur propres idoles (provenant de la blogosphère, que l’édition tente de récupérer, sans grand succès). Ils créent leurs propres réseaux de critiques (à mille lieux de toute la critique officielle). Ils créent leurs nouveaux référents en matière de livre (Amazon et Google Books en sont les 2 mamelles, à défaut aussi de trouver d’autres initiatives), parce que personne d’autre, de la chaine du livre n’a pris le train des usages de l’internet.

    Alors oui, on peut continuer, comme il y a 6 ans, à faire d’Amazon un ogre qui va tuer la librairie : le grand méchant de la mondialisation. Si cela continue ainsi, il est probable d’ailleurs que ce soit le cas. Les libraires indépendants qui construisent des sites marchands n’arriveront jamais à concurrencer l’ogre sur son propre terrain, surtout tant qu’ils restent, comme c’est le cas, divisés et morcelés en une multitude d’initiatives indépendantes. Oui, Amazon est capable d’avaler la librairie si celle-ci ne se défend pas, si celle-ci ne construit pas les outils technologiques, les marchés, les modalités de son innovation. Ce n’est pas en essayant de battre sur son secteur - le site marchand - le leader mondial que les libraires arriveront à montrer ce dont ils sont capables. C’est un combat perdu d’avance. Ce n’est pas non plus en se croyant les seuls vertueux dans un monde qui se transforme qu’on fera avancer les choses. Le combat de la librairie indépendante ne peut se mener sur le même front. Il est certain que ce n’est pas en signant des marketplace d’Amazon que ceux-ci vont faire entendre leur différence. Mais bien en se demandant et en agissant de concert pour négocier de l’intérieur leur apport de stocks contre une visibilité plus grande, voire la possibilité, à eux aussi, de tenir boutique en ligne, à des conditions particulières et négociées, comme Amazon l’offre déjà à tout un chacun.

    Au lieu de cela, les libraires continuent de croire qu’ils vont pouvoir construire un outil plus fort, plus innovant, plus universel… Alors que leur combat en ligne devrait être d’ouvrir la porte à des innovations sur lesquelles Amazon ne pourra jamais venir les concurrencer : innover dans l’impression à la demande, dans le service, le direct, la proximité, la communauté locale, le conseil, l’édition à tirage très limitée… Où sont les libraires qui ont investi les sites communautaires de critiques ? Où sont les conseils de libraires en ligne ? Où sont leurs clients ? Ce n’est pas en chassant les clients de l’internet qu’on les fera revenir dans les magasins, bien au contraire !

    Arrêtons de croire que l’internet est le temps de l’immédiateté. On voit bien que l’internet fait vivre aussi et avant tout le catalogue de fond (regardez le succès de la musique classique sur Amazon, alors qu’elle a disparu des magasins). L’internet n’est pas l’ogre du consumérisme… Il l’est bien moins en tout cas que l’essentiel du marché du livre dont les rotations ne cessent de s’accélérer. L’internet dont nous parle François Bon n’est pas l’internet commercial et financier… Mais bien un internet à visage humain, qui met des gens, des lecteurs en réseau. Qui permet à des lecteurs d’échanger leurs goûts, leurs passions. Oui, Amazon pourra peut-être un jour nourrir une réflexion sur la place du livre, de l’écrit, de l’auteur, du musicien, compositeur et artiste dans l’environnement qui est le sien… Il le pourra si nous, acheteurs, lecteurs, si vous, libraires, éditeurs, faisons de la machine du livre qu’il est, notre machine. C’est à nous de prendre d’assaut la forteresse Amazon. C’est à nous de nous battre pour lui imposer ce qu’on souhaite. Amazon n’est qu’une machine, qui ne remplacera jamais le travail et la passion des hommes, mais il peut la servir.

    N’opposons pas la communauté des acheteurs du livre en ligne et ceux des acheteurs du livre en librairie ou en supermarché. Tissons des complémentarités entre ces trois univers où vit le livre. Ce sont les mêmes clients qui les parcourent à la recherche de produits différents. N’ignorons pas les communautés qui se créent. Arrêtons de les mépriser ou de vouloir les enfermer dans nos propres outils comme si ceux-ci étaient forcément la panacée : offrons leur des passerelles, des applications qu’ils pourront habiter. C’est ce que nous apprend Amazon. Et c’est la leçon que l’éditeur, le libraire, l’auteur et le lecteur doivent retenir.

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    30
    01
    2007

    22 février : l’avenir du livre

    Colloque Livre 2010 sur l’avenir du livre à Sciences Po, le 22 février : Programme, inscription. Hormis le 9h30-10h45 (Bazin, Latour quand même) et le 14h15-15h45, débat Christian Thorel-Xavier Garambois (Ombres blanches/Amazon), le reste du programme ne devrait pas apporter de grande révélation.

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    30
    01
    2007

    Le bulletin des lettres

    Comme le dit le Bulletin des lettres (un collectif anonyme d’auteurs qui publieraient chez Pol et Minuit : en quoi est-ce légitimant ? Pourquoi cet anonymat : peur des représailles de libraires ?), les réactions à l’encontre de l’initiative de François Bon sont vives, mais on en compte beaucoup moins pour dénoncer par exemple le lien entre Télérama et Fnac.com ! (voir par exemple).

    J’essayerais de revenir sur les propos d’Hervé Floury dès que je trouverais un peu de temps, mais je trouve que La Littérature commence bien.

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    30
    01
    2007

    Apprendre à vivre avec le numérique

    Je n’avais pas vu cette tribune dans le Monde et signée Joël Faucilhon, qui date de novembre dernier. Elle me semble importante sur les rapports entre librairie réelle et virtuelle :

    “Amazon est devenu le premier lieu de vente, et il n’existe plus aucune librairie française qui puisse rivaliser avec ce site Internet. Par ailleurs, les ventes réalisées sur Internet, particulièrement Amazon, touchent de manière importante les fonds des éditeurs, ceux-là même qui nécessitent un engagement important de la part des librairies françaises, puisqu’il s’agit de livres à rotation lente, mais dont la présence est essentielle.

    Devant ces difficultés, une partie de la librairie indépendante française a d’ores et déjà décidé de capituler ; ces derniers mois, de nombreuses librairies indépendantes ont rejoint le programme Marketplace d’Amazon, qui permet à la firme américaine de vendre les livres présents physiquement ailleurs, dans les librairies indépendantes associées à ce programme. Selon Amazon, Marketplace représenterait d’ores et déjà près de 30 % de son chiffre d’affaires. Amazon mène depuis deux mois une campagne agressive à l’attention des librairies indépendantes, selon un principe toujours identique : une librairie indépendante reçoit un e-mail de la part d’Amazon France, pour lui présenter les atouts du programme Amazon Marketplace. Le lendemain, l’équipe commerciale d’Amazon France prend contact, par téléphone, avec la librairie qui a reçu l’e-mail. Le “partenariat” proposé est le suivant : le libraire met à la disposition d’Amazon son stock, et ce dernier apparaît comme “vendeur”, sous un pseudonyme plus ou moins évocateur, sur les fiches des livres présentés par Amazon, s’il dispose de ce livre en stock. L’internaute peut alors commander ce livre par le biais de son compte Amazon. En tant qu’intermédiaire, Amazon prélève 15 % sur le montant global de la commande.

    La marge demandée par Amazon ne paraît pas excessive pour l’instant, afin d’attirer le plus grand nombre de librairies possibles. Une fois les librairies présentes en nombre suffisant, Amazon pourra durcir ses conditions commerciales. A ce moment-là, les librairies, qui réaliseront un pourcentage de leur chiffre d’affaires important avec Amazon, seront condamnées à accepter les nouvelles conditions de vente du site Internet. C’est d’ores et déjà ce qui se passe sur la plate-forme Amazon Marketplace, aux Etats-Unis.

    Mais l’argument n’est pas seulement économique, il tient aussi à la nature et aux envies des librairies indépendantes françaises. En rejoignant le programme Amazon Marketplace, nos librairies françaises sont destinées à devenir des lieux vides de sens, de simples entrepôts au service d’une grande place de marché qui ne veut pas faire un choix, mais propose de présenter côte à côte des livres qui font sens, et d’autres publiés à compte d’auteur. Puisque c’est bien de cela qu’il il s’agit : Amazon ne veut pas faire un choix parmi l’ensemble des livres publiés, son objectif n’est pas de trier, de qualifier un fonds comme c’est le cas pour un libraire indépendant. L’objectif est de proposer une bibliothèque de Babel dont la seule vertu serait la quantité des titres disponibles à la vente. Une librairie est un lieu fini, clôt de murs, et les libraires français sont obligés de faire des choix dans une production éditoriale pléthorique. Trier, organiser, afin que le lecteur ne se retrouve pas “perdu” dans les méandres d’une production éditoriale inégale, puis conseiller et guider le lecteur : telles sont les vertus de la librairie indépendante française, qu’un site Internet tel qu’Amazon ne peut ni ne veut assumer.

    Ainsi, les librairies françaises qui rejoignent actuellement la plate-forme Amazon Marketplace hypothèquent de manière importante leur avenir, mais également celui des autres librairies indépendantes, par l’accélération de processus déjà en cours, avec la polarisation des ventes de livres sur quelques sites Internet seulement, pour ne pas dire un seul. Par ailleurs, il faudrait souligner que le site Amazon France a fait l’objet d’un dépôt de plainte de la part du Syndicat de la librairie française (SLF) pour non-respect de la loi sur le prix unique du livre (loi Lang).

    La librairie indépendante française n’a pas su (ou pu ?) anticiper, ou seulement s’inscrire dans la logique des nouveaux modes d’achat des lecteurs, avec l’apparition de l’Internet. Le lecteur, aujourd’hui, souhaite commander ses livres de son lieu de travail, lors d’une pause déjeuner, ou encore le soir, au moment où les librairies sont fermées. La librairie indépendante française doit prendre acte de ces mouvements de fond. Il n’est pas trop tard, malgré les années perdues et les tentatives avortées, et différents projets qui visent à mutualiser l’action de plusieurs librairies sur Internet, afin d’obtenir une force de frappe importante et de riposter de manière pertinente à l’offensive, sont en cours d’étude, et devraient voir le jour d’ici quelques mois.

    Au niveau de Lekti-ecriture.com, nous donnons rendez-vous aux internautes en juin 2007. A cette date, une librairie générale indépendante en ligne, basée sur un réseau de librairies physiques, et sur le principe essentiel de la complémentarité entre le lieu physique et l’espace virtuel, sera mise en place sur le site afin d’affirmer notre soutien à la librairie indépendante française. En attendant, il est essentiel que les librairies “tiennent le rang”, pour reprendre une expression tirée du vocabulaire militaire, et n’acceptent pas de rejoindre certains projets tels que celui d’Amazon, qui leur sera fatal à brève échéance.”

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    30
    01
    2007

    François Bon ferme sa librairie

    François Bon a fermé sa librairie, ouverte il y a à peine 2 semaines.

    Les critiques auraient-elles été trop fortes ?

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    30
    01
    2007

    Revues.org blogue

    Le Blog de Revues.org.

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    29
    01
    2007

    Cartographie automatique de livres

    Google annonce avoir créé un mashup entre Google Map et Google book, dont le but est de fournir des cartes de lieux cités dans un livre. “Quand nos technologies automatiques déterminent qu’il y a un bon nombre de localisation de qualité dans un livre à vous montrer, vous trouverez une carte sur la page A propos de ce livre.”

    Via Google Book search blog.

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    25
    01
    2007

    Le nouvel Amazon

    Intéressant tour d’horizon des fonctionnalités 2.0 d’Amazon sur Read/Write web.

    Le JDNet se demande si Amazon est toujours un cybermarchand.

    Et Read/Write web, encore lui, nous signale le lancement d’Amapadia, une communauté pour partager de l’information sur les produits culturels, qui ressemble plutôt à un wiki… A surveiller.

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    24
    01
    2007

    Présentation publique de Revues.org

    Revues.org organise une présentation publique du portail, de ses activités et de ses évolutions. Elle est destinée à informer les revues qui souhaitent rejoindre la fédération. Elle intéresse également les équipes qui désirent utiliser Calenda, le calendrier des sciences sociales, L’Album des sciences sociales ou In-extenso.org, moteur de recherche des sciences sociales. Elle s’adresse, enfin, aux enseignants et aux professionnels de la documentation qui souhaitent en savoir plus sur un site qui propose plus de 25 000 documents scientifiques en ligne et bientôt cent revues.

    Voir le programme complet de la présentation publique sur Calenda : http://calenda.revues.org/nouvelle7993.html

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    24
    01
    2007

    De nouveau processus éditoriaux

    Séminaire Économie politique de l’édition numérique
    De nouveau processus éditoriaux

    Jeudi prochain, Jean-Claude Guédon et Paul Mathias discuteront à Lyon des nouveaux processus éditoriaux, dans le cadre d’un séminaire sur l’économie politique de l’édition numérique.

    Jean-Claude Guédon (Université de Montréal) et Paul Mathias (Collège International de Philosophie, Lycée Henri IV)

    ENS Lettres et sciences humaines, Parvis René Descartes, Métro Debourg,

    Lyon 7e Salle F 05

    Jeudi 25 janvier,

    De 17h à 19h, entrée libre

    Séminaire coordonné par Pierre Mounier et Gérard Wormser

    (contact : pmounier@ens-lsh.fr ou gwormser@free.fr )

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    22
    01
    2007

    Réseaux de livres

    Et encore un réseau social pour amateur de bouquins… Shelfari, s’ajoutera aux Library Thing, Listal et autres Delicious Monster

    Vous en connaissez d’autres ?

    Via Techcrunch.

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    22
    01
    2007

    La sélection par la popularité

    Le festival Romans de la création sur Internet se tiendra les 1, 2 et 3 février 2007, à Romans sur Isère. En amont était organisé un grand concours, basé sur les votes des internautes, pour aboutir à une sélection : 10 sites pour chacune des 9 catégories. Ces sélections passeront désormais dans les mains des jurys.

    Ceci donne un champ d’observation pour scruter ce que la popularité fait émerger, question qu’on peut se poser sur la pertinence de tout contenu sur Internet. Le “populaire” renvoit-il forcément au plus petit dénominateur commun, au banal, à l’effet de mode etc. ? Pour Christophe Ginisty, l’organisateur du festival, “même si l’audience n’est pas un gage de qualité absolue, c’est aussi le signe du travail et de la régularité de l’auteur du site/blog et, dans certains cas, de vrai talent” (source).

    C’est avouer que ce type de sélection comporte d’emblée une faille et que les jurés auront sans nul doute à exclure d’emblée quelques sites pour se recentrer sur “certains cas”. Je ne veux pas mâcher le travail du jury “littérature” , présidé par Gonzague Saint Bris, mais j’ai bien peur qu’il n’ait véritablement à plancher que sur 9 des 10 sites retenus. J’ajoute tout de même que les organisateurs sont conscients de ce point et pensent à améliorer leur système en vue de la prochaine édition, comme on peut le lire dans les commentaires du blog du festival.

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    19
    01
    2007

    La vente de livres en ligne a explosé en 2006

    Merci au commentateur anonyme d’avoir pointé vers cet article du Monde qui fait un bilan de la vente de livres en ligne en 2006 : “La croissance des ventes en ligne de livres est de 30 % à 40 %, alors que le marché du livre sera en recul (- 1 %) en 2006.” (…) “Pour des éditeurs comme La Découverte, Les PUF ou Dunod, les ventes sur Internet représentent jusqu’à 8 % du chiffre d’affaires. Même des maisons comme Minuit, Au Diable Vauvert ou Le Dilettante ont Amazon.fr comme premier client, mais pour un montant modeste.” (…) “La part de la vente en ligne dans le chiffre d’affaire de l’édtion ne représente que 4,5 % en 2006 (contre 3,7 % en 2005), soit 130 millions d’euros.” (…) “Internet est en passe de “devenir un média à part entière pour les livres car il contribue à accroître leur visibilité”, estime Juan Pirlot de Corbion, PDG de Chapitre. Les ouvrages de fond demeurent le point fort de ses ventes.”

    Dernière bonne nouvelle : “Cette mutation constitue un défi pour les libraires indépendants. Certains, comme Decitre à Lyon ou Mollat à Bordeaux, n’ont pas attendu pour créer des sites performants. Lors d’une réunion, les 13 et 14 janvier, le syndicat de la librairie française (SLF) a décidé de lancer un portail de vente en ligne en septembre.”

    Clément Laberge me signale que les libraires indépendants du Québec ont le même projet.

    Et André Schiffrin en profite pour en rajouter une couche sur la concentration du secteur.

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    18
    01
    2007

    La librairie de François Bon

    Elle fait du bruit, la librairie-Amazon de François Bon.

    L’auteur part d’un constat de fond, sur lequel tout amateur de livres ne peut qu’être d’accord : “Le visage des librairies a changé : rotation des stocks, besoin de chiffre avec les livres dits d’actualité, le fonds de longue traîne a fondu (je serais curieux de savoir combien d’exemplaires du Méridien de Greenwich, de Jean Echenoz, sont actuellement disponibles en rayon sur toute la France…). La force d’Internet, c’est de pouvoir privilégier seulement ces livres-là, ceux qui ont compté. Etrange par exemple de découvrir combien d’entre eux sont proposés à moins de 10 euros…

    Et chacun d’entre nous a désormais des pratiques mixtes, nous avons besoin des librairies, du dialogue, de la lecture : mais ici, sur ce site, on propose aussi — et depuis longtemps — ces rencontres, même de la voix, et des ouvrages singuliers. Cette librairie en est un prolongement : soutien modeste, qui aidera à assurer les frais d’hébergement, la présence et le développement du site. Il ne s’agit pas de prendre aux libraires, mais d’être présent et proposer un petit fragment du champ contemporain depuis l’autonomie même des pratiques virtuelles.

    21 centimes d’euros de rétribution, ce premier jour, sur Aimer la grammaire de Pierre Bergounioux, qui a été la première commande d’un anonyme via ma très petite librairie : je suis plutôt fier d’avoir permis à quelqu’un de se procurer Aimer la grammaire du grand Pierre, que de la piècette de 20 centimes ! Et merci à ce visiteur inconnu d’avoir ainsi placé, via la commande du livre à 4, 63 euros, cette librairie sous le meilleur signe possible. C’est le paradoxe et la justification de cette démarche.”

    L’accusé, c’est la librairie traditionnelle qui n’a pas su évoluer, proposer et développer ses outils. Plutôt que de prendre l’internet comme un potentiel, les libraires ont regardé l’internet de loin. A force de tergiversation, force est de constater qu’il faut bien prendre les moyens où ils sont. François Bon propose donc sa boutique parrainée par Amazon.

    Le débat est comme d’habitude sur LaLittérature. Bibilobsession fait une analyse intéressante des market place d’Amazon. Et Nicolas se pose des questions sur la Loi Lang.

    Ce que j’en pense moi ? François Bon a raison de tester et de vouloir faire bouger les positions des uns et des autres. La défense de la librairie indépendante ne passe pas par un respect de l’image qu’elle véhicule. Le constat me semble assez juste, la librairie, l’édition, la distribution et la communication autour du livre a changé comme Schiffrin nous l’a raconté. Ce sont donc tous les outils qui sont à réinventer.

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    18
    01
    2007

    Merci

    C’est nous !

    (et on espère que c’est une farce, car si ce retrait est sincère, voici la page de poésie qui va le plus me manquer).

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    17
    01
    2007

    Footnote : annoter des documents d’archives

    Apposer des commentaires sur des documents publics, visibles par tous, telle est l’idée de Footnote, dont le partenariat avec les Archives nationales américaines (4,5 millions de documents rendus accessibles via Footnote) fait parler de lui. L’idée visiblement est de permettre aux gens d’annoter des documents anciens pour en partager le sens. Via SmartMobs.

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    17
    01
    2007

    "Le droit à l’image à l’ère de la publication électronique"

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    11
    01
    2007

    La littérature par e-mail

    Vous passez tout votre temps à lire des mails plutôt que des livres ? Daily Lit est un service qui vous envoit par e-mail les morceaux de livres de votre choix (que du domaine publique bien sûr). Vous choisissez le livre et la fréquence d’expédition.

    Devraient faire ça par RSS. ;-)

    Via Caterina Fake.

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    11
    01
    2007

    Editeurs et archives ouvertes ?

    Marlène a raison. On ne connaît pas toujours la position des éditeurs sur la question des archives ouvertes (l’auto-archivage par les auteurs de leurs publications sur les archives institutionnelles ouvertes comme HAL) :

    “Parce qu’on a beau discuter sur les archives ouvertes (sur ce qu’elles sont, à quoi elles servent, comment ça marche, etc), si on n’a pas dès le départ la position des éditeurs, on ne pourra pas faire grand-chose : ni sensibiliser les chercheurs, ni faire évoluer la position des éditeurs réfractaires, ni au final remplir nos archives, ce qui est quand même dommage, vu le temps (et l’argent) que ça mobilise dans les universités en ce moment.”

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    9
    01
    2007

    Crise de l’édition, de la librairie et des auteurs : quelles solutions ?

    Je vous invite à lire et à participer à cette conversation.

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    8
    01
    2007

    Vers un syndicat des écrivains ?

    Créé à l’occasion du salon de Montreuil fin novembre 2007, le Syndicat pour une convention collective de l’écrit et de l’image (Rss) a pour ambition de défendre la rémunération des écrivains et des illustrateurs. Initié notamment par Thierry Lenain, le collectif du droit d’auteur fixe et garanti a recueillit des dons via le web pour réaliser une étude de faisabilité auprès d’un cabinet d’avocat. Les conclusions de l’étude ont transformé la notion de droit fixe en celle de Prix spécifique du travail de l’auteur (PSTA) et ont montré que l’idée de réserver par exemple 0,50 euros sur chaque exemplaire vendu à l’auteur n’était pas incompatible avec le Code de la propriété intellectuelle.

    Une centaine d’écrivains et d’illustrateurs ont déjà rejoint le collectif. Il en faudra encore beaucoup d’autres avant de pouvoir aller négocier avec les ministères et les éditeurs.

    Via la lettre de l’Arald.

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    5
    01
    2007

    Editeurs et libraires se chamaillent autour d’Amazon

    Comme le rapporte le site de Livres-Hebdo, la polémique continue autour de l’accord entre éditeurs français et Amazon permettant d’offrir des recherches dans le programme “Au coeur du livre”. Les tribunes pleuvent :

    - Christian Thorel, Jean-Marie Sevestre et Matthieu de Montchalin, vice-présidents du Syndicat de la librairie française (SLF) : “Les librairies dans la tourmente”
    - François Gèze, patron de la Découverte, “L’enjeu ce n’est pas Amazon, c’est l’amélioration de la productivité et de la diffusion du livre (.pdf)”
    - Arnaud Nourry, Pdg d’Hachette Livre “Nos livres continueront d’exister (.pdf)” et Claude Tarrène directeur commercial du Dilettante

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    5
    01
    2007

    Le succès de l’audio-livre

    Mais Assouline a lu le NYT avant moi.

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    5
    01
    2007

    Ecrivains sur MySpace ?

    Les blogauteurs continuent leur liste d’écrivains sous MySpace : dont Serge Joncour, Olivier Adam, Arnaud Cathrine (dont j’avais bien aimé Les yeux secs) pour ne retenir que les plus intéressants dont il m’est arrivé de lire un livre.

    Malgré ma fascination pour cet univers, j’ai beaucoup de mal à comprendre comment on peut trouver ce genre d’endroit fascinant quand on a dépassé 18 ans, alors que des écrivains l’habitent ?!!! - mais est-ce vraiment eux, j’ai tout de même de sérieux doutes pour certains ? Personnellement ça ne me donne pas très envie de les lire (certains semblent même en profiter pour tenir un semblant de blog - fermés sur l’extérieur, sans RSS, j’hallucine), quant aux messages des amis beaucoup vous foutraient plutôt une trouille bleue).

    J’ai acheté des livres d’Alain Mabanckou et de François Bon depuis que je lis leur blog - j’achèterai bien ceux de La Littérature, si je savais qui c’était -, mais là, ça me fait plutôt l’effet inverse. Si le contenu s’adresse aux plus jeunes, on pourrait comprendre… Mais ça n’a pas l’air d’être le cas de la plupart… Bon, disons que je ne dois pas être dans la cible.

    Et vous ?

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    5
    01
    2007

    "Le CNL (n’)abandonne (pas) les revues"

    Mise à jour : L’appréciation ci-dessus vient d’être infirmée, grâce à André Chabin, d’Entrevues : Information prise, il s’agit - en partie - d’une fausse alerte qui résulte d’une erreur dans la mise en ligne des nouvelles dispositions d’aide. La traditionnelle aide au fonctionnement (avec des critères il est vrai plus restrictifs) est bien maintenue (même si elle a été “zappée” malencontreusement du site). L’aide au développement est donc un dispositif nouveau qui s’ajoute à la panoplie des subventions (source: liste revues_shs@cru.fr, 05/01/2007, 11h59). Réjouissons-nous avec lui de ce démenti. Le point de vue développé ci-dessous conserve sa pertinence comme critique du volet de l’aide au développement. Il porte également témoignage de la vigilance - voire de la méfiance - des éditeurs dans un contexte de perte de crédit des pouvoirs publics.

    “En guise de voeux de bonne année, le centre national du Livre (CNL) vient de publier ses nouveaux critères d’attribution des aides aux revues. On s’attendait à une douche froide. C’est un plongeon dans des eaux glacées. Le CNL change fondamentalement les règles du jeu – a un point tel qu’on peut se demander si, après le CNRS, il n’a pas lui aussi décidé d’abandonner le secteur des revues à son triste sort.

    (…) En abandonnant le système de l’aide au fonctionnement pour une aide exclusive au développement, le CNL étend désormais cette logique à l’ensemble du paysage. Au lieu d’une subvention régulièrement reconduite, calculée sur les frais de fabrication et de diffusion, les nouveaux critères définissent une aide ponctuelle sur projet, dont le total ne pourra en principe pas dépasser un tiers du montant dudit projet. Cette aide pourra être attribuée sur un, deux ou trois ans, contrôlée par des contrats d’objectifs, période après laquelle la revue bénéficiaire devra attendre trois ans avant de présenter une nouvelle demande.

    (…) Qu’est-ce qu’un “projet de développement” pour une revue? Sont pris en compte la participation à un salon, la diffusion de plaquettes de présentation ou la réalisation de mailings. Plus sérieusement, des projets lourds comme l’organisation d’un colloque ou le passage à une illustration intégralement en couleurs (les projets de numérisation font l’objet d’une aide spécifique), susceptibles d’ouvrir à des aides substantielles, constituent évidemment des opérations ponctuelles que seules les revues en bonne santé pourront se permettre, puisqu’elles devront assumer seules les deux autres tiers des dépenses. La curieuse mention en principe semble indiquer que le CNL se donne une marge d’appréciation pour observer l’application de ces nouvelles règles. Il n’en reste pas moins que se passer de toute subvention pendant trois ans représente une barrière insurmontable pour la majorité des revues, et la promesse d’une hécatombe. Dans ce système, seules les publications les plus riches auront une chance de survivre, seuls les organes n’ayant pas besoin d’une aide se la verront octroyer. La piétaille des revues petites et moyennes est priée d’aller se faire voir sur internet, ce nouveau cimetière de l’édition. Les plus malins créeront de nouveaux organes tous les trois ans, pour se plier aux nouvelles conditions d’attribution des aides. Il ne faut pas se voiler la face: il s’agit d’une catastrophe de plus pour les périodiques. Si de nouvelles conditions politiques ne permettaient pas de revenir en urgence sur ces dispositions, il est à craindre qu’une partie importante du paysage éditorial français ne sombre définitivement.”

    André Gunthert réagissant aux nouvelles conditions de subvention des revues dont parlait Marin.

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    4
    01
    2007

    4 exigences de base pour la numérisation de masse

    • adopter une approche “archivistique” (moi j’aurais dit “patrimoniale”, c’est-à-dire dans le respect de l’authenticité de la source)
    • numériser des éditions récentes avec un appareil éditorial adapté pour les étudiants (ici ça se discute, il y a le problème des droits bien sûr, mais aussi une évolution à envisager - un monde où les chercheurs construiraient leurs éditions directement en ligne à partir de la numérisation…)
    • présenter les documents dans un environnement permettant les annotations et les commentaires (quelle bonne idée :-)
    • permettre aux machines de travailler sur le contenu : data mining, extraction d’information.

    Manue citant J. Esposito.

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    4
    01
    2007

    Archiloque

    Les propos d’Archiloque sont rares, c’est peut-être pour cela qu’ils sont riches. A savourer.

    Le nom d’Eric Hazan m’était familier mais je n’avais rien lu de lui et sans que je sois capable capable de l’identifier à quoi que ce soit ; quand j’ai lu qu’il sortait un livre d’entretiens1, je me suis dit que cela devrait me permettre d’avoir un aperçu global de ce qu’il avait à dire sans avoir à prendre le temps de lire un vrai livre.

    Dans la partie consacrée à l’édition :

    [...]on ne peut pas gagner beaucoup d’argent avec le livre. Ce maudit “produit” comporte une trop grande part d’imprévisible. Les études de marchés sont à peu près impossibles et les méthodes classiques de marketing sont inadaptées (p95)

    Je sais que les entretiens doivent êtres lus avec bienveillance, et spécialement ceux qui retracent une carrière (tant il est tentant, face à un interlocuteur bien intentionné, de réécrire l’histoire) ; mais quand les chiffres des meilleures ventes correspondent si bien aux publicités vues dans le métro, tomber sur une affirmation pareille est plutôt rude.

    Archiloque, 15 avril 2006.

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    4
    01
    2007

    Une (petite) bibliothèque dans votre téléphone

    Acheter facilement des livres audios, telle est l’idée de cette carte pour téléphones Nokia qui devrait être commercialisée en Allemagne cette année. Le concept est très simple : vous achetez une carte pour votre téléphone qui contient un à 6 livres audios dedans dans laquelle se trouve un livre audio. Un partenariat a déjà été lancé avec 2 éditeurs Allemand et Nokia discute avec des éditeurs britanniques pour développer le concept.

    Via Le Times.

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    01
    2007

    Subvention aux revues 2007 (CNL)

    Le Centre national du livre diffuse les conditions de subvention aux revues pour 2007. Il y a également une subvention pour la numérisation des revues.

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