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Les livres électroniques: pas vraiment des livres, pas vraiment électroniques
Vous connaissez peut-être déjà cette intervention de Cory Doctorow, Ebooks : neither e, nor books (.txt), qui a été faite en février 2004. J’en découvre la traduction que je vous recommande chaudement.
Mais les livres électroniques *ne devraient pas* être une simple histoire de marketing: les livres électroniques sont un but en soi. En fin de compte, plus de gens lisent plus de mots sur plus d’écrans et moins de mots dans moins de pages, et quand ces deux chemins se croisent, les livres électroniques devront être dans le format qui permet aux écrivains de gagner leur pain, pas dans le format qui fait
la promotion d’une branche mourante de l’édition.
[...]
Avant l’avènement complet du livre électronique, la possession d’une version papier sera moins considérée comme une question de propriété que d’avoir une version numérique du même texte.
[...]
La valeur des livres électroniques est othogonale à celle des livres imprimés, et s’articule autour de la souplesse et de la sensibilité du texte numérique. Plus vous restreignez les “plus” qu’offre un livre électronique - c’est-à-dire plus vous limitez la possibilité pour un lecteur de copier, transporter ou transformer un livre électronique - plus sa valeur se rapproche de l’abscisse d’un livre classique.
[...]
Cela m’amène aux deux certitudes que j’ai à propos des livres électroniques:
- Plus de gens lisent chaque jour plus de mots sur plus d’écrans.
- Moins de gens lisent chaque jour moins de mots sur moins de pages.

10 mai 2006 à 12:26
Merci de nous faire partager cette intéressante découverte que je me permets de relayer sur mon blog de veille Nouvolivractu…