11
2005
Contre le tourne-page
“Pour finir sur cette question essentielle de savoir ce qui me chiffonne dans les interfaces qui “imitent” le livre, comme Open library, c’est que d’emblée elles rejettent la spécificité du média numérique.
Le tourne-page, la visualisation en double page, les petits post-its et autres gadgets sont en fait très rassurant pour des gens qui sont peu familiarisés avec Internet, ce qui est le cas de la plupart des décideurs qui tiennent les cordons de la bourse. Mais en proposant une telle interface, on se prive des possibilités ouvertes par le nouveau média pour manipuler le document. On se prive également des possibilités ouvertes par l’ancien média, puisqu’en essayant de copier ce qui était performant sur le papier, on perd de la qualité et de la lisibilité sur l’écran.
Il ne nous reste plus qu’à télécharger l’ouvrage entier en PDF ce qui, à mes yeux, est certes une fonctionnalité indispensable mais aussi un constat d’échec sur l’appropriation du numérique.”

16 novembre 2005 à 1:59
C’est vrai que c’est curieux cette simulation du livre papier. Simuler (�muler plut�t ;-)) une page est tout � fait inutile parce qu’on perd du temps et de l’�nergie, un peu mais � la longue ce n’est plus n�gligeable. Justement un des avantages du num�rique c’est de se lib�rer de ces actions m�caniques.