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    2005

    Amazon, Google, Microsoft, Yahoo!… et le livre

    A la différence de la musique - et peut-être demain de la vidéo - où des acteurs comme Apple ont prouvé qu’il existait un marché pour des achats de contenus dématérialisés, les tentatives de ventes d’ouvrages numérisés, comme on en trouve sur des sites spécialisés, n’ont pas encore prouvé que le commerce des livres électroniques peut être rentable.

    Christophe Alix dans Libé.

    Peut-être que le livre n’a pas encore trouvé le média qui va l’imposer, ni le prix auquel s’échanger. Aujourd’hui, le livre numérique est essentiellement au format .pdf et on voit bien que ce format est difficilement exploitable sur n’importe quel support (vous imaginez des pdf dans votre iPod vous ?). Tant qu’un vrai format ne s’imposera pas, je crains qu’on soit encore bloqué un moment. [Ce format, c'est peut-être tout simplement l'XHTML ou le RSS... Nonobstant, il faudrait qu'il s'impose.]

    Ensuite, le prix du marché n’a toujours pas été fixé ? Aujourd’hui, un livre numérique se vend au même prix qu’un livre papier (en France). Or, on voit bien que ce raisonnement n’est pas tenable. Comme pour la musique ou la vidéo, les usages ne sont pas les mêmes. Dans la vidéo, Apple vient de fixer le prix d’un clip ou série télé à 2 dollars, contre 1 dollars dans la musique.

    Que vaut un livre numérique ?

    2 commentaires pour “Amazon, Google, Microsoft, Yahoo!… et le livre”

    1. Anonymous dit :

      La question du prix est d�licate et la comparaison avec la vente de musique en ligne atteint vite ses limites.

      Avec la musique, acheter 1, 2 ou 3 morceaux � 1 euro revient aussi � exclure les 10 autres titres de l’album (vendu 15 euros) qui sont jug�s moins valables.

      Si le succ�s de la vente par titre est bien r�el, je ne suis pas s�r qu’on trouve beaucoup d’acheteur payant l’int�gralit� d’un album d�mat�rialis� entre 15 et 20 euros… Sans pochette, sans livret, sans support !

      Et de ce point de vue, le cas du livre me semble tr�s, tr�s diff�rent. Car la plupart des livres ne se mettent pas en morceaux.

      Seules quelques formes �ditoriales ou quelques types de livres seraient capables de ’subir’ une telle mise en pi�ce. Mais l�, probl�me : ces contenus seront vraissemblablement plus attir�s par le Web directement, plut�t que par le mirage de l’�dition �lectronique (cf. guide de recettes, de voyages, litt�rature grise et scientifique, etc.)

      Quant au prix, il y a ce soir un article d’Alberganti dans Le Monde (p.8) qui mentionne 5 centimes d’euros par page pour le projet Amazon Pages. On n’est pas loin de mes observations � partir des tarifs du CFC (ci dessous).

      Mais si en France, le CFC doit se payer aussi bien qu’Amazon, �a va faire 10 centimes et pas 5 ;-)

    2. robin_max@hotmail.com dit :

      Bonjour ! Je cite : “Ensuite, le prix du march� n’a toujours pas �t� fix� ? Aujourd’hui, un livre num�rique se vend au m�me prix qu’un livre papier (en France).” Faux ! S’il est vrai par exemple que les �ditions Gallimard refusent de diff�rencier les prix entre les versions papier et num�rique - un �diteur doit aussi se soucier de ses libraires, et ne pas succomber aux sir�ne d’un lib�ralisme � tout crin est tout � son honneur - le m�me site propose notamment les ouvrages publi�s par Jean Jacques Pauvert aux �ditions La Musardine � un prix bien inf�rieur, comme la loi l’y autorise. La question du prix du livre num�rique est importante et complexe en cela qu’elle concerne beaucoup d’acteurs. Elle me semble beaucoup moins d�terminante que la question de l’usage du livre num�rique, qui reste semble-t-il � inventer. Au passage, je pr�pare un m�moire sur le sujet (livre num�rique/biblioth�que num�rique et bouleversements �ventuels de “la cha�ne du livre”) dans le cadre d’un dipl�me au CELSA. Les contacts et contradicteurs son bienvenus. Et f�licitations � “la feuille”. Max Robin.

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