Pourquoi acheter un livre qu’on a d�j� lu ?
octobre 13, 2005
Publier un ou plusieurs romans sous forme de feuilletons dans un blog, et puis d�crocher au bout du compte un contrat d’�dition permettant d’en faire une republication sous forme de livre papier, ce n’est pas courant, mais pas totalement inconnu.
C’est ce qui est arriv� � David Wellington qui a ainsi publi� trois fictions : Monster Island, puis Monster Nation, puis Planet (des histoires de morts-vivants apparemment), selon Boing Boing. Plus int�ressante est la question que l’auteur se pose face � ses lecteurs : pourquoi diable acheteraient-ils un livre qu’ils ont d�j� lus ? Parce qu’ils auront droit � des bonus, r�pond-il en substance, en plus du plaisir de relire leur histoire favorite sur papier : un recueil de nouvelles de la m�me veine au format PDF, avec des illustrations.
Il y a deux mani�res de voir la chose : d’un c�t�, c’est la marchandisation extr�me du livre, via la mise en place d’un syst�me de produits d�riv�s qui le d�sacralisent. Aujourd’hui un PDF, pourquoi pas demain des stylos, des radio-r�veils, voire un mug ? mais le m�me ph�nom�ne peut �tre d�crit autrement : comme la possibilit� pour un auteur d’entretenir une relation privil�gi�e avec ses lecteurs sur la base de l’univers imaginaire ou de la repr�sentation du monde qu’il porte en lui dans une dur�e que la commercialisation du livre comme objet (du livre-objet ?) respecte de plus en plus mal.
Posté sur 
content rss

octobre 13th, 2005 at 10:58
C’est amusant, mais commencer de publier un feuilleton, jour apr�s jour, ou semaine apr�s semaine, et en faire un livre qui se vend ensuite, il me semblait que cela avait d�j� �t� vu quelque part, � une certaine �poque…
Les journaux ne publiaient pas des feuilletons ? Cela emp�chait-il d’en faire des livres ? Et sans paire de tong en bonus…
On a parfois tendance � se poser de dr�les de questions…
octobre 13th, 2005 at 2:24
“Les journaux ne publiaient pas des feuilletons ? Cela emp�chait-il d’en faire des livres ? Et sans paire de tong en bonus…”
oui, �videmment, on pense � Dumas, ou � certains romans de La Com�die humaine, entre autres ; mais
1. il n’est pas s�r que les auteurs en question aient mieux (ou moins mal) v�cu de la vente de leurs romans en livre plut�t qu’en feuilleton
2. Dans le cas pr�sent, il n’y a pas de r�mun�ration sur le feuilleton. La vente du livre prend dont une autre dimension pour l’auteur.
3. Le journal imprim� est �ph�m�re. Le Web est une publication permanente (� moins de retirer les �pisodes publi�s, ce qui n’a pas l’air d’�tre le souhait de l’auteur). Le rapport � l’acte d’achat du livre est donc n�cessairement diff�rent.
octobre 18th, 2005 at 12:11
Voil� des objections qui me semblent tenir la route…