Biblioth�ques num�riques : la 4e voie
octobre 6, 2005
Avec un peu de parti-pris, Manue revient sur les 3 grands projets de biblioth�que num�rique annonc�s et s’interroge pour savoir qui sont les gentils.
Heureusement, l’actualit� nous rappelle qu’il y a une 4e voie : celle des biblioth�ques faites par les usagers, comme Gutenberg.org ou WikiLivres. Sur Chat�do, Jean-Marie Tremblay, l’initiateur de la biblioth�que des Classiques en sciences sociales (1600 oeuvres disponibles, version actuelle, prochaine version), donne une interview int�ressante :
Toutes oeuvres num�riques des Classiques des sciences sociales sont disponibles librement et gratuitement � tous, en version int�grale. Ils ne sont, par contre, disponibles que sur notre site web pour une seule raison fondamentale: le contr�le de l’int�grit� des oeuvres. Chaque b�n�vole est moralement responsable de l’int�grit� de l’oeuvre num�rique qu’il produit. Je supervise personnellement chacune des oeuvres et je v�rifie l’int�grit� d’une oeuvre avant de la mettre en ligne sur le site.
[…] Le travail que nous faisons est d’un ordre tout � fait diff�rent. Nous produisons une �dition �lectronique compl�te d’une oeuvre, en texte int�gral avec mise en page soigneuse et avec la possibilit� de navigation � l’int�rieur du texte par hypelien. En traitement de textes, donc des fichiers souples dans lesquels l’on peut utiliser les fonctions de recherche et de remplacement. Enfin, des fichiers t�l�chargeables qui permettent aux internautes d’�tre ind�pendants de nous une fois le fichier t�l�charg�.
[…] Si au d�but je voulais donner acc�s aux oeuvres classiques en sciences humaines, faire d�couvrir les grands auteurs, et ainsi nous aider � comprendre la soci�t� et les �tres humains, en d�couvrant que tant avaient besoin de nous pour l’acc�s � la connaissance, cela m’a touch� profond�ment. Maintenant, j’ai le sentiment que nous contribuons � la diffusion du savoir, mais aussi d’aider beaucoup d’�tudiants et de citoyens � apprendre et comprendre � cause des oeuvres que nous rendons disponibles. Sans notre biblioth�que, il leur serait impossible, mat�riellement et financi�rement, d’acc�der � ces connaissances.
Je discute avec les autres b�n�voles et leur sentiment a �volu� comme les miens: notre engagement est plus profond maintenant qu’au d�but. Avec un sentiment d’urgence.
Enfin, il est important que les gens sentent que c’est le DON et qu’il nous permet d’esp�rer contribuer � un monde meilleur et plus de fraternit� en partageant.
Ce sont incontestablement ceux-ci les plus gentils, non ?
Via @Brest < Linuxfr.org.
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octobre 6th, 2005 at 10:38
C’est vrai qu’ils sont tr�s gentils
mais �a ne les emp�che pas de s’int�grer dans une ou plusieurs des autres initiatives. D�sol�e de les avoir oubli�s…