La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
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  • Archive pour octobre 2005

    28
    10
    2005

    La transpublication

    Le gourou de l’hypertexte, Ted Nelson, en exile à Xanadu, vient de proposer un nouveau projet : la Translitterature ou le transpublishing (que Marineris traduit par Transpublication) : “un format humaniste pour la ré-utilisation de documents dans des médias”. Son intention est ambitieuse souligne Ben Vershbow : “Je crois que nous avons besoin de nouveaux documents électroniques qui sont transparents, public, et libéré des traditions de la hiérarchie et du papier.

    Le principe de son innovation repose sur de nouvelles intercommunications entre documents permettant de les citer dynamiquement, comme le montre cet exemple ou celui-ci. Mais le but de cette Transclusion n’est pas que de fluidifier le principe de la citation, il est aussi de mettre au point une alternative à la gestion actuelle des droits d’auteurs. Comment ?

    Le contenu cité, qui apparaît sur votre page internet, n’est pas copié par vos soins. Les “trans-citations” (”transquotations”) viennent directement de l’éditeur original qui fournit la citation à chaque utilisateur. Le “trans-citeur” (”transquoter“) conserve le lien entre le document citant et le document cité et peut même ainsi, gérer des flux financiers de reversement (”Transpayment“).

    Ca paraît encore un peu compliqué quand même, non ?

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    27
    10
    2005

    Les �diteurs seront-ils un jour des d�taillants ?

    Wired publie un article qui s’interroge sur la capacit� des �diteurs � vendre un jour leurs livres sur l’internet. Or, voil� que cette ann�e, en toute discr�tion, apr�s Random House, ce fut au tour de Simon & Schuster de proposer sur leurs sites l’achat en ligne de leurs livres…

    “Nous ne nous attendions pas � une avalanche de vente, rapporte le porte-parole de Simon & Schuster, mais nous aurions �t� fou de continuer � passer � c�t� de l’opportunit� de vendre des livres aux visiteurs venant pour les trouver”.

    “La demande est �norme. Pourtant, tout le monde semble avoir laiss� les ventes de livres en ligne � Amazon et aux autres poids lourds du secteur. Il n’y aucune strat�gie cr�atrice car les �diteurs n’ont pas compris la nouvelle demande cr��e par ce nouveau march�”, ajoute Marco Olavarria, du cabinet allemand de consultants Kirchner and Robrecht, cit� par cet article un peu confus du Devoir (via Lorenzo).

    Ne croyez-vous pas pourtant, que les visiteurs d’un site d’�diteur voudraient pouvoir commander en ligne les livres qu’ils y d�couvrent ?

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    27
    10
    2005

    R�dacteur de n�crologies

    Si vous voulez faire comme Victor Zolotarev dans Le Pingouin d’Andre� Kourkov (�ditions Liana L�vi), apprenez qu’il existe au moins un service de r�daction de n�crologies

    Plus s�rieusement, pour ceux qui s’int�ressent plut�t � la presse qu’� l’�dition, je signale cet int�ressant article de Steve Outing sur le sujet de la chronique n�crologique � l’aune des nouveaux m�dias… C’est lui qui a d�nich� le service cit� plus haut.

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    24
    10
    2005

    Stylo multim�dia


    Attention, l�image � gauche est trompeuse. Ce qui nous int�resse ici, sur lafeuille, ce n�est pas la jolie fille (quoique�) mais le petit objet pos� sur le dictionnaire encyclop�dique. Sa nouveaut� ? L�interactivit� du produit. Rappelez-vous tous ces esprits chagrins qui proph�tisaient la mort du livre, tu� par internet. Eh bien, Le Grand Larousse illustr� vient de r�ussir le mariage parfait entre ces deux fr�res pr�tendument ennemis : l’ouvrage peut �tre livr� avec un stylo multim�dia.­ Imagin� par Philippe Starck, cet objet fait office de “super-moteur de recherche” sur le Web, lien entre le papier et l’ordinateur. Un simple clic sur les puces imprim�es de l’ouvrage papier et la recherche sur l’ordinateur est lanc�e. Magique !
    Apr�s la mort du livre, la fin du Bic ?

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    21
    10
    2005

    A quoi sert un blog de livre ?

    Je m�aper�ois en relisant mes notes qu�il y a un compl�ment � la conclusion que j�aurais aim� inclure et �a ne s�est pas fait (faute de temps�). Ce site est donc le moyen id�al pour cela.

    Alain Lefebvre, auteur de “Les R�seaux sociaux”, chez M2 �ditions, ajoute des �l�ments � son livre avant m�me sa sortie officielle ! C’est �videmment sur le blog associ� � l’ouvrage en question…

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    21
    10
    2005

    Lier le Tr�sor de la langue fran�aise informatis�

    Il a suffit que Jean V�ronis s’�meuve du fait qu’il �tait impossible de cr�er des liens directs vers les entr�es du Tr�sor de la langue fran�aise informatis� (TFLI), pour qu’en 5 jours une solution soit trouv�e !

    D�sormais, pour mettre un lien vers une d�finition du TLFI, utilisez cette URL :

    http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/fast.exe?votre_mot

    Superbe efficacit� ! Ca donne envie que Jean V�ronis s’int�resse � de nombreux projets un peu enferm�s dans leur pr�-carr�s (comme celui-ci ou celui-l� par exemple) et les invite a proposer des plug-ins de recherche (pour ceux qui n’en ont pas) ou des fonctions de liens externes qui permettent aux utilisateurs de s’en servir plus librement… Voir, pourquoi pas, de rejoindre peut-�tre l’int�ressant projet Alexandria, dans lequel certains sont d�j� partenaires si je ne me trompe…

    (On voudrait bien dire la m�me chose aussi aux gens de MediaDico qui font les dictionnaires de TV5, mais c’est une soci�t� commerciale, alors c’est plus d�licat…).

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    20
    10
    2005

    Openoffice 2.0


    La sortie d’Openoffice 2.0 est sans doute l’�v�nement de l’ann�e.

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    20
    10
    2005

    Le papier �lectronique continue son avanc�

    E-ink et LG-Philips LCD ont pr�sent� leurs r�sultats en mati�re de papier �lectronique lors du FPD International trade show, qui se tient au Japon du 19 au 21 octobre 2005.
    Et les avanc�es sont encourageantes. La r�solution passe � 100 pixels par pouce (les �crans LCD atteindraient 96 ppi), en quatre niveaux de gris, l� o� une imprimante se cantonne g�n�ralement au noir et blanc. Le tout sur un support de 300 microns d’�paisseurs. E-Ink devrait commercialiser la chose en 2007.
    Parall�lement, le papier �lectronique en couleur a �t� pr�sent� avec un premier prototype � 83 ppi et 400×300 pixels.

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    19
    10
    2005

    Rendez-vous � Lyon le 24 octobre

    Je rate rarement une �dition des Carrefours des possibles (mais avec leur r�gionalisation et internationalisation, mon absence risque d’�tre de plus en plus fr�quente). Lundi 24 octobre, je serais au Palais des Beaux-Arts de Lyon, pour assister au 24e Carrefour des possibles qu�organise la Fondation internet nouvelle g�n�ration pour laquelle je travaille. J’esp�re que je vous y croiserais !

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    19
    10
    2005

    Bourse de cr�ation

    J’h�site. Pour la premi�re fois de mon existence j’ai la possibilit� de remplir un dossier de demande de bourse de cr�ation. Il suffit de peu de choses. Une lettre de demande faisant part de la pr�sentation du projet de travail et des extraits significatifs du travail en cours.

    J’avoue que j’ai du mal � parler de mon travail personnel ou � le vendre (c’est bien de cela dont il est question en fait ? Il me faut vendre mon travail, non ? Ou j’ai rien compris ?). J’ai du mal aussi � voir en quoi cette bourse peut vraiment m’aider. Peut-�tre qu’elle peut m’aider � m’isoler quelques temps pour peaufiner un peu mon travail - toujours utile, notamment quand a termin� -, mais mes obligations familiales et professionnelles ne me laisseront pas beaucoup de disponibilit�s pour cela (une semaine ou deux au plus, et encore, une semaine loin des miens me semble un objectif impossible � atteindre). En tout cas, elle ne saurait pas me donner ce dont j’aurais le plus besoin : du temps ! sauf si elle pouvait venir comme un cong� de cr�ation au sein de mes activit�s - tient, �a serait bien �a, le cong� de cr�ation !! Faut l’inventer si �a n’existe pas ! Elle ne saurait pas non plus donner l’autre chose qui pourrait faire d�faut au cr�ateur : un �diteur, et dont la recherche, patiente et diffuse, peut prendre un temps impossible.

    Je me demande donc, cher Philippe Camand, si je vais arriver � r�pondre � votre courrier avant le 31 octobre. J’h�site.

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    18
    10
    2005

    La caverne aux ebooks

    Envie d’un petit livre �lectronique gratuit ? Essayez Manybooks : c’est une vrai caverne aux tr�sors. 172 auteurs (internationaux), 388 livres en fran�ais. Et dans tous les formats, du PDF au RocketBook en passant par eReader et Ipod Notes. On aurait tort de se priver… m�me si tout n’est pas parfait (comme ces tags html qui pars�ment Les Amours jaunes de Tristan Corbi�re en PDF, le pauvre).

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    18
    10
    2005

    GooglePrint et la guerre culturelle

    “Consid�rez ce que signifierait, par analogie, si les fabricants de cartes g�ographiques avaient besoin de demander la permission des propri�taires fonciers pour dresser leurs cartes. En tant que propri�taire, votre point de vue serait clair : comment pouvez-vous mettre ma propri�t� sur votre carte sans ma permission ? On pourrait dire que les fabricants de cartes exploitent les propri�taires � leur profit quand ils publient un atlas. Et en tant que propri�taire, vous voudriez avoir plus de contr�le sur la fa�on dont votre propri�t� appara�t sur la carte, et si elle appara�t, le droit d’en exiger une redevance. Mais la loi serait stupide de donner aux propri�taires fonciers ce droit.(…)

    Pas plus que les cartes ne concurrencent ou ne remplacent la propri�t�, la recherche dans les livres ne remplace les livres. Les deux sont justes des outils pour trouver ce qui est autrement difficile � trouver. Et si nous voulons avoir une recherche compr�hensive dede ce qui est contenu dans les livres, nous ne pouvons pas exiger que la permission de chaque auteur soit individuellement requise.”

    Tim Wu r�agissant � la guerre culturelle entre Google et la guilde des auteurs. Via L’Institut pour le futur, o� Alex Soojung-Kim Pang analyse le conflit entre ce qu’il appelle “la culture de l’exposition” et “la culture du contr�le”.

    Visiblement, Livres Hebdo a choisit son camp, puisqu’il titre dans son num�ro 615 “Comment Google veut contourner la loi” (via ZazieWeb).

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    18
    10
    2005

    GooglePrint.fr

    La B�ta s’internationalise ! Google Print est d�sormais disponible en Fran�ais, Allemand, Italien, N�erlandais, Espagnol, Autrichien

    Via Baptiste Coulmont par mail et le New York Times.

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    17
    10
    2005

    L’Eclat dit oui � Google Print

    Int�ressante tribune des �ditions de l’Eclat - remarqu�e par Olivier -, qui r�pondent point par point � la question “pourquoi avons-nous sign� avec Google Print ?”

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    17
    10
    2005

    Graphiste de livres

    Et bien oui, c’est un m�tier. Du genre qu’on fait m�me g�n�ralement sans tirer la couverture � soi. Et quand, par hasard, on a cr�� la couverture de deux livres sur les blogs, rien d’�tonnant � ce qu’on soit blogueur soi-m�me.

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    16
    10
    2005

    Le salon de la revue � Paris



    Quelques images du salon de la revue, toujours aussi anim� et dens�ment peupl�

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    16
    10
    2005

    Le Bulletin des biblioth�ques de France

    Le BBF vient de se doter d’une nouvelle �dition �lectronique. Nouvelle plateforme technologique (SDX), nouvelle maquette et nouveaux services. Le principe de la barri�re mobile (d�lai de restriction) est d�sormais abandonn� par la revue, qui est enti�rement accessible, imm�diatement, pour tous. La revue sera bient�t moissonnable selon le protocole OAI.
    Bravo.

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    15
    10
    2005

    Blogs de livres

    Il va d�cid�ment falloir ouvrir un annuaire des blogs de livres.

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    13
    10
    2005

    Num�rique et droits d’auteur

    La question de savoir si le num�rique est un bon ou un mauvais plan pour les auteurs, du point de vue de leurs droits est donc pos�e, au Salon des auteurs, ce vendredi 14 octobre 2005 � 15h. Table ronde � la quelle je participe et pour laquelle il me faut donc pr�parer quelques arguments. [Crosspost ici]

    Le num�rique menacerait les auteurs parce qu�il permet la copie de leur livre pour un coup r�duit. Ce manque � gagner serait insupportable : voil� le discours qu�on peut parfois entendre.

    Ce discours est depuis longtemps battu en br�che, notamment par Tim O�Reilly, �diteur reconnu. Le texte qu�il a rendu public en novembre 2002 reste d�actualit�. Et il n�a rien perdu de sa vigueur. Pour r�sumer : le piratage est un imp�t progressif. Etre pirat�, � grande �chelle, cela veut dire que l�on int�resse un grand nombre de lecteurs, et que l�on gagne d�j� tr�s bien sa vie. Comme le piratage est progressif, il concerne donc les auteurs � la mesure de leur notori�t�. Autant dire que pour la plupart des �crivains, ce risque est quasi nul !

    Rappelons � ce propos que, dans le monde, un livre nouveau para�t toutes les trente secondes. Pendant que vous passez trois heures � lire un livre, 360 livres nouveaux sont sortis ! La plupart ne d�passent pas une diffusion de quelques milliers d�exemplaires. On reste dans le domaine du confidentiel : le livre n�est pas un m�dia de masse. Chacun a un lectorat potentiel, fut-il de 100 lecteurs, mais les best-sellers ne sont pas nombreux.

    La probl�matique, pour un auteur, devrait moins �tre d�emp�cher que son livre soit lu, que de faire en sorte qu�on parle de lui.

    Qu�on parle de lui avant la publication, avant m�me qu�il ait trouv� un �diteur, et, pour cela, le num�rique est une chance. Prouver que l�on a su r�unir une communaut� autour de soi sur Internet est un moyen de plus en plus courant de se faire rep�rer par un �diteur. Il ne s�agit pas forc�ment de mettre son livre tel quel en ligne, sans autre forme de proc�s et d�attendre qu�il soit vu, et lu, mais d�utiliser des techniques que l�on pourrait qualifier de � marketing social � pour cr�er les conditions propices au bouche � oreille. M�me si l’�diteur est d�j� trouv�, on parlera du livre entrain de se faire..

    Quelques exemples en France, dans des genres tr�s diff�rents:

    Le pornithorynque est un salopare (en ligne et sur papier)
    Le journal de Max (en ligne, et en livre)
    Frantico (en ligne, et en livre)
    Kelbook (en ligne, et en livre)

    Qu�on parle de lui apr�s la publication, de fa�on � ce que chaque lecteur potentiel sache que le livre existe. En s�appuyant sur les m�mes techniques.

    Faut-il ou non, mettre son �uvre � disposition du public, gratuitement sur un site Internet ? Les avis divergent. Chaque cas est � �tudier. Parfois, on publiera un feuilleton [en]. Parfois, on se contentera d’extraits, ou encore de documents annexes au livre, pour app�ter le chaland. D�autre fois, on mettra tout en ligne : pariant que le lecteur s�duit ach�tera le papier, en parlera autour de lui et, finalement fera vendre ce livre, ou d�autres du m�me auteur. D�autres fois encore, apr�s publication, on tiendra � jour un site pr�sentant des d�veloppements autour de l��uvre publi�e.

    Les droits d�auteurs sur lesquels on fait une croix en mettant � disposition des lecteurs tout ou partie de son livre doivent en tout cas �tre consid�r�s comme un investissement. Au m�me titre que ceux consentis lors des envois � la presse. Notez qu�eux aussi sont progressifs, de l�auteur r�gional qui envoi cinq ou six services de presse � l�auteur de best-seller qui en envoie 200, les sacrifices ne sont pas les m�mes. Et ne sont jamais consid�r�s comme tels. Notez �galement, au passage, que les livres qui d�passent 200 ventes ne sont pas si nombreux.

    Proposer son livre gratuitement en ligne fait parfois augmenter les ventes. D�autres fois, on peut s�attendre � ce que ce soit sans effet, ou, plut�t n�gatif, � la marge. Il convient de se tenir au courant de ce qui s�est d�j� fait, et d��tre imaginatif, r�actif, incisif�

    Si le num�rique menace les droits de quelques uns, ce n�est s�rement pas ceux de la majorit� des auteurs, qui ont au contraire, de mon point de vue, tout � gagner du num�rique. A chacun de trouver la voie num�rique qui lui permettra de rencontrer son lectorat plut�t que d’abord �riger des barri�res entre son livre et son public.

    Cette direction, c’est encore Tim O’Reilly qui la montre :

    Chez O�Reilly, nous publions un grand nombre de nos livres en ligne. Il y a des gens qui en profitent pour redistribuer des copies non pay�es. (le probl�me principal, entre parenth�ses, n�est pas celui des r�seaux de partage de fichiers, mais celui des copies des CD que nous publions qui sont mis en ligne sur des serveurs Web, copi�s ou offerts � la vente sur eBay). Ces copies pirat�es peuvent �tre d�sagr�ables pour nous, mais elles sont loin de d�truire notre activit�. Nous n�avons observ� que peu ou pas de baisse des ventes des livres qui sont ainsi offerts en ligne.[...]

    La question � laquelle nous sommes confront�s n�est pas de savoir si des technologies comme les r�seaux p2p de partage de fichiers saperont le r�le des cr�ateurs ou des �diteurs, mais celle de savoir comment les cr�ateurs peuvent utiliser de nouvelles techniques pour accro�tre la visibilit� de leurs oeuvres. Pour les �diteurs, la question est de savoir s�ils vont comprendre comment jouer leur r�le dans le nouveau m�dia avant que quelqu�un d�autre ne le comprenne. L��dition est une niche �cologique : de nouveaux �diteurs se pr�cipiteront pour la remplir si les vieux y �chouent.

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    13
    10
    2005

    Pourquoi acheter un livre qu’on a d�j� lu ?

    Publier un ou plusieurs romans sous forme de feuilletons dans un blog, et puis d�crocher au bout du compte un contrat d’�dition permettant d’en faire une republication sous forme de livre papier, ce n’est pas courant, mais pas totalement inconnu.

    C’est ce qui est arriv� � David Wellington qui a ainsi publi� trois fictions : Monster Island, puis Monster Nation, puis Planet (des histoires de morts-vivants apparemment), selon Boing Boing. Plus int�ressante est la question que l’auteur se pose face � ses lecteurs : pourquoi diable acheteraient-ils un livre qu’ils ont d�j� lus ? Parce qu’ils auront droit � des bonus, r�pond-il en substance, en plus du plaisir de relire leur histoire favorite sur papier : un recueil de nouvelles de la m�me veine au format PDF, avec des illustrations.

    Il y a deux mani�res de voir la chose : d’un c�t�, c’est la marchandisation extr�me du livre, via la mise en place d’un syst�me de produits d�riv�s qui le d�sacralisent. Aujourd’hui un PDF, pourquoi pas demain des stylos, des radio-r�veils, voire un mug ? mais le m�me ph�nom�ne peut �tre d�crit autrement : comme la possibilit� pour un auteur d’entretenir une relation privil�gi�e avec ses lecteurs sur la base de l’univers imaginaire ou de la repr�sentation du monde qu’il porte en lui dans une dur�e que la commercialisation du livre comme objet (du livre-objet ?) respecte de plus en plus mal.

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    13
    10
    2005

    Le forum d’Actes Sud

    Tef a raison de me faire remarquer (par mail) le forum des �ditions Actes Sud.

    Visiblement ouvert depuis juillet, il reste encore peu fr�quent�… Mais, chose rare, il y a un administrateur derri�re qui r�pond aux questions ! Oui, je sais �a peut para�tre �trange de dire �a, mais on est tellement habitu� � l’indiff�rence parfois, qu’on est tout �tonn� quand on d�couvre qu’il y a quelqu’un derri�re un site internet, qui est l�, qui r�pond, argumente, explique…

    Le mod�rateur s’appelle Bruno et il a l’air particuli�rement attentif aux d�sirs des internautes. Il a m�me r�pondu � Tef sur comment Actes Sud envisage l’internet, ici.

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    12
    10
    2005

    Salon des revues : c’est reparti !

    Comme chaque ann�e, les revues se f�tent ce week-end � l’Espace des Blancs-Manteaux. Plusieurs d�bats int�ressants autour du m�tissage intellectuel : “penser l’interdisciplinarit� en sciences sociales”, ou encore “Comment faire penser ensemble arts, sciences et philosophie” ; voire “Pour un espace europ�en des revues”.

    A ne pas manquer �galement, les 4�me rencontres de la revue �lectronique qui f�tent les 10 ans d’Internet (ah bon ?) en marge du Salon. Il para�t que les revues purement �lectroniques disposeront d’un stand en commun.

    Dans la rubrique “derri�re les portails, des hommes”, on pourra enfin y rencontrer les acteurs de deux grands portails de revues en sciences humaines selon Lib�ration : Cairn et Revues.org

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    11
    10
    2005

    Blooks

    BlogNovel et BookBloggers �taient un peu compliqués. Lulu.com, la start-up de l’auto-édition, popularise le terme de Blooks en ouvrant le Blooker prize (et son blog), pour évoquer les livres basés sur des blogs.

    Via Pointblog.com

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    11
    10
    2005

    La po�sie en podcast

    Voici le Poet Cast de Marelle, le bloc-notes de Pierre M�nard.

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    10
    10
    2005

    AdWordis�

    M�me en temps qu’auteur, on ne s’appartient plus !

    Je suis une marchandise.

    Tout comme Fran�ois Bon, Thierry Lenain, Pierre Assouline et quelques autres…

    Mais pas Michel Houellebecq !

    Le commerce a parfois des d�lin�aments tortueux qui m’�chappent !

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    10
    10
    2005

    Les Annales en ligne


    Les Annales sont en ligne sur Pers�e. La c�l�bre revue, fond�e par Marc Bloch et Lucien F�bvre, a �t� num�ris�e enti�rement. Sept ann�es sont d�sormais accessibles, en mode image, avec reconnaissance d’�criture en arri�re-plan : de 1993 � 1999.

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    7
    10
    2005

    LibraryThing : le zazieweb nouvelle génération

    LibraryThing vous permet de mettre en ligne votre bibliothèque et de la partager, un peu comme avec Del.icio.us ou FlickR. Les internautes utilisent des tags pour décrire leurs livres, enregistrent leurs critiques, les partagent autour d’un entrepôt de donnée de référence commune (les livres). Un ZazieWeb nouvelle génération ou un “Bibliodelicious” au choix.

    Voici par exemple une fiche livre (celle de L’enquête Corse de P�tillon). Les résultats du tag French par exemple.

    Le site récupère les notices dans les catalogues de vos choix (Amazon fr/us/ca/jp… ou la bibliothèque du Congrés pour l’instant) et vous permet ensuite d’ajouter vos commentaires ou tags et de les partager avec les autres utilisateurs.

    Simple et assez brillant. Faut que je me plonge dedans… Le plus fort, c’est qu’on peut aller voir les gens qui ont les mêmes livres que vous, regarder les bibliothèques de ceux qui ont plein de livres que vous avez aussi, et regarder (un peu comme on le fait dans les catalogues de musiques en P2P des ordinateurs des gens chez qui on télécharge des chansons qu’on aime bien) s’ils n’auraient pas des choses qui nous intéressent aussi.

    C’est formidable !

    Y’a même un blog pour tout comprendre…

    Via Smart Mobs et BlogOKat.

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    6
    10
    2005

    Biblioth�ques num�riques : la 4e voie

    Avec un peu de parti-pris, Manue revient sur les 3 grands projets de biblioth�que num�rique annonc�s et s’interroge pour savoir qui sont les gentils.

    Heureusement, l’actualit� nous rappelle qu’il y a une 4e voie : celle des biblioth�ques faites par les usagers, comme Gutenberg.org ou WikiLivres. Sur Chat�do, Jean-Marie Tremblay, l’initiateur de la biblioth�que des Classiques en sciences sociales (1600 oeuvres disponibles, version actuelle, prochaine version), donne une interview int�ressante :

    Toutes oeuvres num�riques des Classiques des sciences sociales sont disponibles librement et gratuitement � tous, en version int�grale. Ils ne sont, par contre, disponibles que sur notre site web pour une seule raison fondamentale: le contr�le de l’int�grit� des oeuvres. Chaque b�n�vole est moralement responsable de l’int�grit� de l’oeuvre num�rique qu’il produit. Je supervise personnellement chacune des oeuvres et je v�rifie l’int�grit� d’une oeuvre avant de la mettre en ligne sur le site.

    [...] Le travail que nous faisons est d’un ordre tout � fait diff�rent. Nous produisons une �dition �lectronique compl�te d’une oeuvre, en texte int�gral avec mise en page soigneuse et avec la possibilit� de navigation � l’int�rieur du texte par hypelien. En traitement de textes, donc des fichiers souples dans lesquels l’on peut utiliser les fonctions de recherche et de remplacement. Enfin, des fichiers t�l�chargeables qui permettent aux internautes d’�tre ind�pendants de nous une fois le fichier t�l�charg�.

    [...] Si au d�but je voulais donner acc�s aux oeuvres classiques en sciences humaines, faire d�couvrir les grands auteurs, et ainsi nous aider � comprendre la soci�t� et les �tres humains, en d�couvrant que tant avaient besoin de nous pour l’acc�s � la connaissance, cela m’a touch� profond�ment. Maintenant, j’ai le sentiment que nous contribuons � la diffusion du savoir, mais aussi d’aider beaucoup d’�tudiants et de citoyens � apprendre et comprendre � cause des oeuvres que nous rendons disponibles. Sans notre biblioth�que, il leur serait impossible, mat�riellement et financi�rement, d’acc�der � ces connaissances.

    Je discute avec les autres b�n�voles et leur sentiment a �volu� comme les miens: notre engagement est plus profond maintenant qu’au d�but. Avec un sentiment d’urgence.

    Enfin, il est important que les gens sentent que c’est le DON et qu’il nous permet d’esp�rer contribuer � un monde meilleur et plus de fraternit� en partageant.

    Ce sont incontestablement ceux-ci les plus gentils, non ? :)

    Via @Brest < Linuxfr.org.

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    5
    10
    2005

    Le salon des auteurs

    Le salon des auteurs se tiendra le vendredi 14 et le samedi 15 octobre 2005, � Paris, � la mairie du VIII�me arrondissement. Un salon, cette fois, pour les auteurs, alors que tous les salons qui tournent autour du livres sont con�us pour les lecteurs, ou pour les �diteurs.
    De quoi sera-t-il question ? De tous les probl�mes que peuvent rencontrer les auteurs, de la recherche de l’�diteur, en passant par les contrats, le droit (d’auteur, �videmment), le num�rique…
    Bref, un �v�nement � ne pas manquer, � l’origine duquel on retrouve l’association Cose-Calcre.

    [autopromo] Je tenterai une intervention vendredi 14, � 15h, lors d’une table ronde intitul�e “Le num�rique : bon ou mauvais plan pour les auteurs ?”

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    4
    10
    2005

    Livres, blogs, etc.

    Les exp�riences de livres/blogs se succ�dent aussi en France avec La ville qui tue les femmes, enqu�te � Ciudad Juarez de Jean-Christophe Rampal et Marc Fernandez publi� chez Hachette Litt�rature (via Pointblog) ou Des souris et un homme de Nick alias Lewis Wingrove de DuBuzz qui va para�tre chez Laffont (via Lo�c Le Meur).

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