La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
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  • Archive pour septembre 2005

    30
    09
    2005

    ObjectGraph : le dictionnaire à suggestions

    ObjectGraph est un dictionnaire en ligne qui utilise une technologie proche de celle de Google Suggest pour vous indiquer comment s’écrit le mot que vous tapez et les mots apparentés. Et en plus il vous en donne le sens et la définition… On trouve plein de mots français dedans (mais il en manque aussi beaucoup), même si les définitions ne sont qu’en anglais.

    Merci Gavi pour cette belle réalisation : on espère juste qu’il y aura bientôt un bon dictionnaire français dedans.

    Via Trends.

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    29
    09
    2005

    Simon de l’espace, bientôt en livre

    On ne dénombre plus les “bookbloggers” et les “blognovel” aux Etats-Unis. Ni ceux qui décrochent par ce biais le sésame de la publication, comme Simon of Space écrit par Cheesburger Brown (tous les chapitres sont encore , mais ça risque de ne pas durer, pour ne pas concurrencer l’édition commerciale qui va en être faite). Simon de l’espace est en tout point exemplaire de l’auteur qui se fait connaître via le web et qui utilise toutes ses possibilités : le livre est disponible à l’achat chez Lulu.com, on trouve même des teeshirts de Simon…

    Comme le fait remarquer Bryan Alexander, on va bientôt avoir besoin d’un répertoire de BookBloggers. Qui s’y lance ?

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    29
    09
    2005

    Une BD pour ma PSP


    NYC2123 est une BD en ligne conçue aussi pour la Play Station Portable (480 x 272 pixels).
    Via if:Book.

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    29
    09
    2005

    Le podcast au service des auteurs

    Le grand éditeur américain Simon & Schuster (environ 2 000 titres publiés chaque année) lance, sur son site, un podcast hebdomadaire. Cette semaine, trois auteurs parlent de leurs livres respectifs, sortis à la rentrée.

    Via PointBlog.

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    29
    09
    2005

    Du même auteur… mais seulement chez le même éditeur !

    Y’a pas que chez les �diteurs de DVD que ça arrive, Vincent !… Regardez dans les livres !

    Je vais prendre pour exemple l’un de mes auteurs préféré, Jorge Amado. Dans La Terre aux fruits d’or, publié aux éditions Gallimard (Folio), on a une petite biographie introductive sur l’auteur. Dans cette courte biographie, il n’est fait mention d’aucun livre d’Amado qui ne soit pas publié par Gallimard ! Les 5 livres cités sont tous des livres édités par Gallimard (comme notamment Le Capitaine des sables dont la traduction mériterait bien d’être revue tant elle est désuète). Pas un mot des chefs d’oeuvres publiés par le “Nouveau cabinet cosmopolite” de Stock (Comme Dona Flor et ses deux maris ou Le vieux marin ou Tereza Batista)! Dans ceux de Stock, on n’a pas la chance d’avoir de biographie… Sauf dans ceux qui ont été republiés dans la collection “Biblio” du Livre de Poche comme Tereza Batista : c’est la seule biographie qui fait mention d’oeuvres traduites chez différents éditeurs.

    Dans tout ces exemples, chez tous les éditeurs on trouve en fin de volumes, seulement les livres du même auteur parus chez le même éditeur ! Aucune mention n’est faite des livres de la concurrence ! La palme de la mauvaise foi revenant même à la collection “L’imaginaire” de Gallimard qui distingue dans cette rubrique les livres disponibles aux éditions Gallimard et ceux disponibles chez d’autres éditeurs en n’y citant que Folio…

    Je suis sûr et certain qu’on trouve ces mesquineries pour d’autres auteurs et chez de nombreux éditeurs. On se dit que tout cela n’est hélas pas bien sérieux pour les temples de la culture que sont censés être les éditeurs ! Et bien pourtant, comme les éditeurs de DVD - et bientôt les maisons de disques à n’en pas douter -, personne n’hésite à brouiller les carrières de leurs auteurs. Au profit de quoi ? Du marketing ?…

    Comme vous le dites Vincent : “Détenir les droits, c’est détenir le pouvoir !” Quel bien petit pouvoir en l’occurence !

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    29
    09
    2005

    Lire est un plaisir

    Je d�couvre le remarquable blog de Brice Depasse, chroniqueur sur Nostalgie Belgique, qui non seulement parle des livres qu’il chronique, mais donne aussi la parole aux auteurs !

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    28
    09
    2005

    La Citrouille n’est pas bonne poire

    J’�tais surpris de lire, sur le site de Citrouille.net, cet avertissement :

    Vous pouvez dor�navant �tablir vous-m�mes des liens vers des sites en rapport avec le livre (jeunesse de pr�f�rence). Votre message n’appara�tra cependant qu’apr�s validation par le webmaster. Attention, si le site cibl� affiche trop ostentiblement des redirections vers des sites de vente de livres, nous ne validerons pas le lien, d�sol�s :-(

    Je me devais de r�agir, avec le commentaire suivant (comme ils sont mod�r�s, je ne sais pas s’ils s’afficheront un jour sur la page) :

    Je comprends bien qu’en tant que libraires ind�pendants, vous puissiez refuser de mentionner des sites qui font de l’affiliation avec des cyberlibraires. C’est votre droit le plus strict. Mais c’est tout de m�me une �trange chasse aux sorci�res qui s’engage l� ? Qui pourrait vous conduire � refuser de parler des livres qui sont au programme des clubs d’abonnements d’�diteurs par exemple - sous pr�texte que ce sont des ventes qui vous �chappent d’avance - ou demain, refuser d’�voquer des sites de lecteurs qui sont malgr� tout vos premiers clients ?

    Pensez-vous, que si pour ma part, je recommande des livres - et propose leur vente via mon site pour essayer de r�mun�rer mon temps pass� � les critiquer (je vous rassure, il faudra du temps avant que ce soit le cas), c’est parce que j’ai horreur des libraires ind�pendants et sp�cialis�s ? Arr�tons la parano : les rares lecteurs qui ont peut-�tre achet� un livre par mon interm�diaire, l’ont fait chez leur libraire, bien plus que chez Amazon ou � la Fnac.

    Sinc�rement, ce comportement me fait penser � celui des maisons de disques qui poursuivent leurs meilleurs clients en justice. Si demain, des sites de recommandation de lectures personnels se multiplient (via les blogs, comme le laissent � penser les listes de recommandation ou de lectures qui se multiplient partout), pouvez-vous vous en couper, les ignorer, sous pr�texte qu’ils redirigent des clients vers des cybermarchands ? Pouvez-vous mettre de c�t� des choses comme �a : http://www.technorati.com/pop/books/ ou http://allconsuming.net/ ? N’est-ce pas au contraire en allant au-devant d’eux, en les encourageant, en leur montrant votre expertise suppl�mentaire que vous les ram�nerez � vous ? N’est-ce pas plut�t en montrant la pertinence de commentaires de professionnels fais sur les sites des lecteurs que vous les encouragerez � aller en librairie ?

    Je sais bien que je suis un peu juge et parti dans cette histoire, mais ce que je veux dire, c’est que les professionnels du livre, plut�t que de prendre les lecteurs de haut, devraient aller � leur rencontre, montrer leur int�r�t, commenter leurs d�couvertes, �changer avec les e-lecteurs et pas seulement �tre les passifs observateurs de ce qu’on dit de leurs livres ou des livres. Ce n’est pas en refusant les changements que permettent la technologie qu’on modifie les choses, c’est au contraire en les d�passant pour se les r�approprier. Si dans les commentaires d’un lecteur qui a lu Peau d’Ane d’Anne Romby par exemple, vous lui dites qu’il devrait aussi lire ces 3 autres livres dans la m�me veine qui lui plairaient, vous montrez que votre expertise est meilleure que celle d’Amazon (qui en l’occurence est nulle).

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    28
    09
    2005

    Pour un droit d’auteur fixe et garanti

    Manifeste pour un droit d’auteur fixe et garanti.

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    28
    09
    2005

    Et abracadabra, la Citrouille devint un blog !

    Apr�s avoir lanc� plusieurs exp�riences (comme celle-ci)… Citrouille, le site des libraires jeunesses, dont la r�daction en chef est assur�e par Thierry Lenain, �galement blogueur, est devenu un blog ou plut�t un complexe de blogs.

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    28
    09
    2005

    Movie Planet : un �diteur qui blogue

    Les �diteurs qui bloguent, on le dit souvent � La Feuille, ne sont pas l�gion. Raison suffisante pour signler le blog des �ditions Movie Planet (qui “ont pour vocation d’�diter des ouvrages d’auteurs anglo-saxons : Thrillers, romans policiers, t�moignages”). Je ne connaissais pas, mais c’est normal, l’�diteur-blogueur explique : “Je n’ai pas plusieurs ann�es d’exp�rience dans l’�dition grand public, et je ne vais publier que 3 � 4 titres par an dans un premier temps.” On peut lui souhaiter bonne chance…
    Sur son blog, il est question du travail de la maison en question, qui s’int�resse de pr�s aux forces sp�ciales et aux services secrets divers et vari�s, mais aussi de l’�dition en g�n�ral.

    A suivre, donc, par ici.

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    28
    09
    2005

    Les livres blancs pour quoi faire ?

    La plupart des �diteurs informatiques - et pas seulement eux, le ph�nom�ne se r�pand sur d’autres secteurs - s’essaye � la publication “d’�tudes” qui souffrent toujours d’�tre � la fois juges et parties. En fait, leur v�ritable raison d’�tre semble uniquement de collecter des articles de presse et d’accro�tre la visibilit� de l’�diteur sur son march�…

    Une bonne synth�se du paradoxe par le JournalDuNet.

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    28
    09
    2005

    Rapport de l’OCDE : quelles options politiques pour promouvoir les publications scientifiques num�riques

    Le r�sum� de Cordis est un peu n�buleux et la port�e du rapport sera certainement proche de celle de ses pr�d�cesseurs (il ne s’�tendra pas beaucoup plus loin que l’espace du tirroir qui le renfermera). Il n’emp�che que le rapport du groupe de travail sur l’�conomie de l’information est l� (.pdf).

    Maintenant, quand on lit dans le communiqu� que “75 % pour cent des revues scientifiques sont disponibles en ligne en 2003″ - qui a pu pondre une estimation aussi abh�rante ??? - �a ne donne pas tr�s envie de lire la prose de ces experts…

    Sans compter que le rapport est certainement assez lib�ral sur la question - c’est l’OCDE rappelons-le -, il pointe au moins du doigt une v�rit� qu’on ne leur enl�vera pas : “L’acc�s au contenu de la recherche b�n�ficiant d’un financement public et gouvernemental est une question primordiale, et les gouvernements disposent d’un potentiel consid�rable pour montrer la voie � suivre et ainsi permettre une livraison num�rique et un acc�s am�lior� � l’information scientifique et technique financ�e par l’Etat.”

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    28
    09
    2005

    De la biblioth�que aux presses universitaires, en passant par l’OAI

    Ghislaine Chartron et Marc Minon viennent de mettre en ligne un nouveau rapport sur l’offre de revues en sciences humaines et sociales en Espagne, Italie et France. Pas grand-chose de nouveau sur la France, territoire d�j� bien d�frich� par de pr�c�dentes publications. La lecture des parties espagnoles et italiennes n’est pas � n�gliger. Un exemple parmi d’autres :

    A notre connaissance la seule �tude syst�matique sur le co�t global de la d�pense faite par une institution pour les publications dont elle est propri�taire ou productrice a �t� faite par l�Universit� de Florence en 1999. Il en r�sultait que cette Universit� �tait productrice de 26 revues, qui en utilisaient les structures et le personnel. Elle �tait �galement le si�ge de 478 revues, qui lui versaient une location pour l�occupation des locaux et l�utilisation de l�infrastructure universitaire (� moins que le S�nat de l�Universit� n�ait pas pris de d�cision contraire).
    L��tude de l�Universit� de Florence examinait dans le d�tail le contrat type avec l��diteur et montrait que la seule obligation de celui-ci �tait de d�poser deux exemplaires de la publication aupr�s de l�organisme auteur et trois exemplaires aupr�s de la biblioth�que universitaire. Malgr� ces conditions contractuelles, les oeuvres financ�es par l�organisme auteur ne figuraient pas dans le catalogue de la biblioth�que.
    L��tude mentionnait une d�pense de L. 810.000.000 (418.388 �) pour l�impression de 150 publications (livres et revues confondus) en 1996, qui s��levait � L. 1.367.889.000 (706.554 �) en 1998. C�est � la suite de ces donn�es que l�Universit� de Florence a d�cid� de cr�er au sein de la Biblioth�que sa propre maison d��dition, reprenant les treize revues et les convertissant en format �lectronique.
    [...]
    Le deuxi�me type de mesure concerne les archives ouvertes, qui ont �t� cr��es dans les universit�s de Trento, Bologna, Firenze et Padova. La premi�re de ces exp�riences et la plus achev�e est celle de la Firenze University Press. En r�alisant le service d��dition �lectronique pour l�Universit� de Florence, la FUP :
    ? assiste les auteurs universitaires � la publication �lectronique en offrant un service �ditorial ;
    ? facilite l�acc�s et la diffusion des publications �lectroniques de l�universit� en utilisant des technologies avanc�es ;
    ? valorise la production �ditoriale de l�Universit� en garantissant la certification d�authenticit� et les droits de propri�t� intellectuelle.
    La FUP a mis en marche un syst�me presque totalement �lectronique de production et de distribution des publications en adoptant le protocole OAI. Sa mission ne consiste pas � concurrencer les petits �diteurs, pour lesquels elle souhaiterait avoir une fonction subsidiaire, en n�gociant les contrats d��dition pour l�universit�, en mettant � la disposition des petits �diteurs son infrastructure �lectronique et en encourageant les co-�ditions. FUP publie treize revues �lectroniques et une bonne centaine de publications.

    Bon, en allant voir de plus pr�s, il s’av�re que le serveur E-prints des FUP a quelques soucis techniques. Mais Oaister y d�tecte environ 400 titres. A surveiller donc.

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    27
    09
    2005

    Les t�l�visions des livres

    Je d�couvre l’existence de Book TV.org, une cha�ne c�bl�e am�ricaine qui ne parle que des livres, dont des tas de morceaux d’�missions sont disponibles sur Google Video. Il y a aussi Book Television (mais qui n’est pas r�f�renc�e par le moteur).

    Vous en connaissez d’autres ?

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    27
    09
    2005

    Book Genome Project 2

    Je me demandais il y a peu qui pourrait cr�er un Book Genome Project, c’est-�-dire, comme on trouve pour la musique, un entrep�t de donn�es permettant de toucher du doigt la filiation entre les artistes, entre les courants et les styles litt�raires et non plus musicaux.

    L’int�r�t ? Reconna�tre les filiations et paternit�s d’auteurs avou�es ou cach�es. En y r�fl�chissant, je me disais, que ceux qui �taient le plus � m�me de d�velopper de telles bases �taient… les journaux et magazines de critiques litt�raires. En effet, en indexant leur m�moire de papier pour y chercher des titres et des auteurs, ils pourraient, mieux que d’autres, faire ressortir des styles ou des courants qui permettrait de dire “si vous avez lu C�line, lisez Jehan Rictus” par exemple. Bien �videmment, une telle base de donn�e donnera des approximations regrettables - mais comme tout bon entrep�t de donn�es, il pourrait �tre rectifi� par les utilisateurs… :) Cette indication serait en tout cas plus “performative” que le crit�re d’achat que l’on trouve sur Amazon (”les internautes qui ont achet� ce livre ont aussi achet�”) : car on n’ach�te pas forc�ment des choses semblables, proches ou de m�me parent�s - au contraire.

    Guillaume Champeau, rebondissant aux propos de Philippe Astor �voquant le manque d’�ditorial sur la musique me donne une autre id�e… Et si on puisait le Book Genome Project dans Wikip�dia ? Ce qui n�cessite qu’influences et descendances des auteurs soient indiqu�es…

    D’autres id�es ?

    Mise � jour du 30/09/2005
    : Visiblement, il y a des choses qui doivent exister quelque part, puisque qu’Olivier me fait parvenir une cartographie litt�raire. Bon, les r�sultats sont loin d’�tre encourageants, mais faut continuer � creuser.

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    26
    09
    2005

    L’empire AngelaHoy.com

    Connaissez-vous Angela Hoy ? Angela Hoy, c’est un peu le Lorenzo Soccavo am�ricain :). AngelaHoy est auteure et avocate sp�cialis�e dans la d�fense des auteurs “freelance” - c’est-�-dire auto�dit�s. A ce titre, cette passionnaria anime une galaxie de sites : comme Writers Weekly (un peu comme le Calcre), Book Locker (un site de vente de livre au format �lectronique pour les auteurs auto-�dit�s), encore un autre blog qui r�pertorie ses nombreux �crits…

    Dans cette �cologie �lectronique, la dame semble n�anmoins y retrouver ses billes. Comme elle le confie � Newsweek, 75 % de ceux qui ont achet� un de ses livres au format �lectronique l’ont ensuite achet� dans un autre format ! Elle d�clare accumuler 4 500 euros par mois juste de la vente de ses 9 essais auto-�dit�s. Il faut dire qu’elle travaille � leur promotion, mieux qu’aucun �diteur ne saurait le faire !

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    26
    09
    2005

    Les photographies, le Louvre, notre patrimoine

    Le mus�e du Louvre publie un nouveau r�glement interdisant de filmer et de photographier “dans la zone la plus fr�quent�e du mus�e du Louvre : la Galerie d’Apollon et l�ensemble des salles de peinture du 1er �tage de l�aile Denon (salles de peintures italiennes, espagnoles et fran�aises).”

    Renaud de Spens, doctorant en egyptologie, s’insurge et d�monte une par une, avec une r�elle habilet�, l’�tendu des “mauvaises” raisons avanc�es par le mus�e. Sur Wikip�dia, un encyclop�diste libre s’indigne de s’�tre vu refuser le droit d’aller photographier des oeuvres du mus�e pour illustrer Wikip�dia - et la RMN, gardienne de ses pr�rogatives d’un autre si�cle, veille au grain.

    Le d�bat n’est certes pas neuf, mais on pensait que la RMN avait mis un peu d’eau dans son vin apr�s s’�tre longtemps battue avec les �diteurs priv�s qui lui contestaient le fait de pouvoir exploiter �ditorialement � moindre prix sa banque d’image, l� o� eux devaient payer le droit d’utiliser les photos qu’elle imposait. Ce va �tre au tour du public de devoir ferailler contre ces pratiques d’un autre �ge. Pourtant, la r�ponse � la question devrait �tre simple : A qui appartiennent les oeuvres du Louvre ? A la RMN ?

    Il est vraiment temps que les “services publics” avancent et progressent sur ces questions et imposent quelques r�gles de salubrit�s publiques pour “�lever” au domaine public ce qui est notre bien commun.

    Mise � jour du 27/09/2005 : David qui s’�nerve aussi a trouv� sur le site le .pdf du nouveau r�glement (14 septembre) qui annonce la fermeture progressive du Louvre au photos.

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    26
    09
    2005

    "Apr�s l’ordre du livre"

    J’avais d�j� eu l’occasion de remarquer la qualit� du discernement de Patrick Bazin, directeur de la Biblioth�que municipale de Lyon - � quand un blog Patrick ?

    Dans le dernier num�ro de Medium aux �ditions Babylone, dirig�e par R�gis Debray, il nous livre un excellent article sur le bouleversement de l’ordre du livre par le num�rique. Je ne r�siste pas au plaisir de vous faire partager des morceaux de ce qu’il faut bien appeler une r�ponse au livre de Jean-No�l Jeanney :

    Autrement dit, ce que l’ordre du livre s�parait - l’oeuvre stable, valid�e et publique, d’un c�t ; la sph�re priv�e, mobile et cr�ative, de l’autre -, l’ordre num�rique tend � le confondre, avec toutes les implications cognitives, juridiques et �conomiques que l’on sait. Quid, en effet, des crit�res de validation de l’information dans un contexte o�, � la diff�rence de l’ordre du livre, les m�tadonn�es permettant de rep�rer le document sont l’expression m�me du document et non des �l�ments d’identification impos�s, pour une part, de l’ext�rieur ? Quid aussi, de la notion d’oeuvre elle-m�me et de son corollaire, celle de propri�t�, qui � son tour fonde toute une �conomie ?

    [...]

    Il est �videmment indispensable de num�riser un maximum de livres pour les sauvegarder et en faciliter l’acc�s � des fins de recherche, mais la force vive de la r�volution num�rique n’est pas de nature mim�tique. Elle ne vise pas � reproduire dans l’espace virtuel ce que l’ordre du livre a si bien r�ussi avec l’encre, le papier et moyens de transport classiques. L’�chec de l’e-book est, d’ailleurs, une preuve parmi d’autres des impasses � �viter, comme nous avons pu le d�montrer � Lyon en 2003, lors d’une exp�rimentation de plusieurs mois : le livre �lectronique ne convainc, en fait, que les lecteurs professionnels cherchant � explorer, plus par jeu que par n�cessit�, les potentialit�s de la lecture intensive telles que la recherche d’occurrences ou l’annotation ; il ne fait que reproduire le “contrat de lecture” traditionnel, mais sans la dimension ergonomique, sensuelle et affective du vrai livre, ni l’ouverture � la dynamaique des r�seaux du savoir.

    [...]

    L’�criture acquiert une performativit�, c’est-�-dire une capacit� d’action et de r�action vis-�-vis des textes des autres acteurs du syst�me, au point que ceux-ci deviennent de quasi-interlocuteurs. La communication par textes interpos�s devient de moins en moins diff�r�e et se rapproche d’une quasi-oralit�, ou plut�t d’un mixte d’oralit� et de textualit� qui, d�cid�ment, nous �loigne radicalement de l’ordre du livre, tout en poursuivant finalement le m�me but.

    [...]

    La s�paration nette qui pr�valait jusqu’� pr�sent entre, d’une part, le patrimoine culturel fait de l’accumulation de traces plus ou moins nombreuses mais tangibles, comme dans les biblioth�ques, et, d’autre part, leur exploitation au pr�sent tend � se dissoudre. Ainsi, dans l’espace-temps de l’hypertexte, diachronie et synchronie s’interp�n�trent, exigeant des biblioth�caires que nous sommes que nous n’envisagions plus la question du patrimoine �crit exclusivement en termes d’accumulation et de conservation des traces. Que penser, par exemple, des divers projets de conservation du Web � partir d’instantan�s r�alis�s de fa�on al�atoire ou de la m�morisation compl�te de sites suppos�s significatifs ? Certes, ils permettront dans l’avenir d’avoir une vague id�e de ce qui se produisait aujourd’hui, mais ils passeront � c�t� de ce qui fait l’essence de la culture Internet, c’est-�-dire le changement et l’interaction permanents. Autrement dit, ils �choueront en grande partie dans leur projet de sauvegarde de la m�moire parce que la question de la m�moire a chang� de nature et qu’ils envisagent une r�alit� culturelle totalement nouvelle avec les lunettes du pass�.

    [...]

    Il ne suffit pas, cependant, de num�riser notre patrimoine culturel, en ayant ainsi l’impression de continuer � le ma�triser, ou d’installer des acc�s Internet un peu partout. Le vrai d�fi ne r�side plus seulement, voire principalement, dans la ma�trise des ressources, mais aussi et surtout dans celle des processus dynamiques de m�diation et de partage. Nous devons le relever si nous voulons que les biblioth�ques continuent � jouer un r�le significatif dans l’am�nagement d’un espace public de la connaissance.

    Voil� quelqu’un qui sera certainement au comit� d’expert de la future Biblioth�que num�rique europ�enne. Enfin, on le lui souhaite. :)

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    26
    09
    2005

    le blog des �ditions Jannink

    Comme le signale Marineris sur ZazieWeb, voici le blog de l’�diteur Baudouin Jannink, sp�cialis� dans l’�dition de livres d’art.

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    22
    09
    2005

    Le blog des �tonnants voyageurs

    N� en 1990, ce festival rassemble tous les ans � Saint-Malo (en mai-juin), plus de 200 auteurs (�crivains, r�alisateurs) du monde entier. Dans 15 lieux diff�rents, pendant 3 jours, plus de 150 d�bats, rencontres, lectures, 12 expositions, 100 documentaires projet�s, des spectacles, des concerts… Le plus grand festival litt�raire apr�s le Salon du livre de Paris.

    Mais il a pris une longueur d’avance sur ledit Salon du Livre de Paris, puisqu’il a d�j� ouvert son blog.

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    21
    09
    2005

    Un blog pour le Salon du Livre de Paris

    Parmi les outils de communications annonc�s sur la page d’accueil du site du Salon du livre de Paris 2006, on trouve un blog. On n’en sait pas plus aujourd’hui. Le premier blog de salon mit en place en France est celui de l’Apple Expo (en cours), esp�rons que celui du Salon du Livre sera plus palpitant

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    21
    09
    2005

    Pour un Amazon du livre scolaire

    Je r�ve d’un amazon du livre scolaire, chacun pourrait y trouver les listes d’ouvrages n�cessaires � la classe fr�quent�e, aurait le choix de les acqu�rir neufs ou d’occasion et se trouverait automatiquement cr�dit� de la somme allou�e par la r�gion ou le conseil g�n�ral.

    C’est pas gentil, �a : les libraires font une partie cons�quente de leur chiffre d’affaires sur le livre scolaire… Faudrait pas les prendre � la gorge, non plus. A moins qu’ils ne soient de la partie ?

    Lu sur Clavardage.

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    21
    09
    2005

    Cassini


    Puisque la cartographie et les Syst�mes d’information g�ographique sont � la mode, je voudrais signaler un site qui est trop pass� inaper�u � sa sortie : Cassini. Pour en savoir plus, lisez la notice de Bibenligne :

    A partir de la num�risation de la carte de Cassini ou �Carte de l�Acac�mie �, le site met en sc�ne deux si�cles d��volution des territoires et des populations communales appuy� sur la repr�sentation du paysage fran�ais du 18e si�cle, r�alis�e par cette lign�e de savants astronomes et cartographes d�origine italienne, les Cassini. A l��poque l�entreprise a constitu�, sur une commande de Louis XV, la premi�re grande enqu�te toponymique nationale. La carte offre la premi�re vision d�ensemble du royaume, de l�occupation de l�espace � l�exploitation du sol : c�est la toute premi�re carte de France lev�e gr�ce � la triangulation g�ographique. Le site met en relation trois types de donn�es :
    - une base de donn�es administratives et d�mographiques communales ;
    - un fonds des limites administratives de la France actuelle (BD-Carto, IGN) ;
    - un fonds cartographique de la France du 18e si�cle (Carte de Cassini).

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    21
    09
    2005

    Une encyclop�die cartographi�

    PlaceOpedia permet de localiser, via l’API de Google Maps, les lieux d�cris dans la version anglophone de Wikipedia.

    A quand des cartes historiques dans Google Maps ?

    Via FredCavazza.net : Web 2.0 et remix.

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    21
    09
    2005

    Google � la barre des accus�

    C’est donc le tribunal qui tranchera pour savoir si Google Print respecte ou non le droit d’auteur. La firme de Mountain View semble confiante.

    Writers Sue Google, Accusing It of Copyright Violation - New York Times

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    20
    09
    2005

    Pour l’ISBN

    “Une des choses qui m’�nerve beaucoup c’est parfois le manque de catalogue de r�f�rences qui soit ind�pendant de magasins en particulier. Par exemple il est tr�s courant de voir les carnetiers mettre un lien vers la soci�t� Amazon quand ils parlent d’un livre. � tel point que ces r�f�rences sont trait�es sp�cifiquement par les services d’analyse de carnets Web. Il en est de m�me de imdb (cin�ma) qui du projet �tudiant � glisser lentement vers un projet commercial et finalement rachet� par la soci�t� Amazon. Pour ce qui est du ISBN, il y a enfin un service fourni par OCLC, une organisation �tasunienne � but non lucratif. Pourquoi la BNF ne propose pas des services de ce genre ?

    Sugg�re Karl.

    Et c’est vrai que cet outil-l� serait formidable !

    Voici la fiche par exemple du dernier Harry Potter : vous y trouvez la description traditionnelle, ainsi que la liste des biblioth�ques qui disposent d’un exemplaire… et les bibloth�caires peuvent m�me l’acheter…

    Pour autant, cette plate-forme n’est pas tourn�e vers le grand public - comme Amazon ou d’autres cyberlibraires. Si les blogueurs proposent des liens vers Amazon, c’est certainement et avant tout parce qu’il utilisent ce libraire en ligne. Ensuite parce qu’ils peuvent �tre commissionn�s pour le faire.

    Il faudrait dont y ajouter, pour que les internautes pointent un lien vers l’ISBN du livre offert par un office central de biblioth�que, d’autres cat�gories (comme l’achat du livre chez tous les libraires �lectroniques de son choix), l’affiliation, les avis du public, etc. Ca devient moins simple c’est vrai. Mais sinon cela ne peut rester qu’une plateforme pour biblioth�que - pas pour le public.

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    19
    09
    2005

    Critique litt�raire et complaisance

    � Au commencement, il y avait le service de presse, et quelqu�un le re�ut, envoy� par l��diteur. Alors il r�digea un compte-rendu. Puis il �crivit un livre, que l��diteur accepta et qu�il transmit comme service de presse. Celui qui le re�ut fit de m�me. Et c�est ainsi que se constitua la litt�rature contemporaine. � - Karl Kraus

    C’est un peu un marronnier chez Acrimed, mais c’est tellement d�licieux que je n’y r�siste pas :

    Mais pourquoi alors la presse litt�raire pers�v�re-t-elle � fondre la critique dans le commerce ? D�autant que la tendance s�est acc�l�r�e avec l�arriv�e de nouveaux supports. Passons pudiquement sur la t�l�vision, o� le pr�sentateur pommad� fait peser sur ses � assistantes � le travail de mise en fiches norm�es de livres norm�s dont il parlera avec l�auteur pommad� sans les avoir jamais ouverts. Plus exemplaire encore de cette collusion est la presse gratuite en ligne, �tant plus que les autres encore d�pendante des annonceurs et soumettant ses r�dacteurs aux conditions de travail les plus pr�caires.

    Thierry Discepolo

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    19
    09
    2005

    Le livre pratique dans l’�dition

    Le livre pratique constitue une part importante de l’activit� de l’�dition en France. Importante, mais moins mise en avant que l’�dition de litt�rature g�n�rale. Aussi, quand un blog en fait sa th�matique, il n’est pas inint�ressant d’y jeter un coup d’oeil.
    J’ai eu un peu de mal � me retrouver dans ce blog, dont j’avais envie de parcourrir les archives, mais il y a bel et bien du contenu. A suivre, donc.

    Le livre pratique dans l’�dition

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    17
    09
    2005

    Portails de revues francophones en sciences humaines et sociales

    Le site Cairn va �tre inaugur� le 29 septembre prochain, au Centre national du Livre. Il s’agit d’un portail de revues en sciences humaines. Pour m�moire (dans le monde francophone) il en existe un autre en France (Revues.org, depuis 1999), un au Canada (Erudit.org, depuis 1999 �galement) et il faut �galement noter les initiatives de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF). D’autres projets sont en cours de constitution (i-revues, CENS). Nous en reparlerons s�rement plus en d�tails.

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    16
    09
    2005

    1200 pages � l’heure pour faire plaisir aux jeunes


    “0,2% des livres disponibles dans le monde se trouvent actuellement sur le Web alors que les jeunes attendent qu’ils y soient tous! La num�risation est une n�cessit� vitale pour acc�der � l’ensemble du patrimoine culturel et assurer sa survie pour les g�n�rations futures”

    En d�clarant cela, � l’AFP, M. Belkhir pr�che pour sa paroisse : il lance sur le march� fran�ais “une machine co�tant 120.000 euros l’unit� et pesant 77 kilos, capable de num�riser 1.200 pages � l’heure. Ce “bookscan” permet de tourner automatiquement les pages une par une “plus d�licatement qu’une main humaine”" (toujours dixit l’AFP)

    Bien que l’AFP ne le dise pas, on trouve une description en anglais sur le site de Kirtas, le construteur de la machine en question.

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