06
2005
Juvéniste, et fière de l’être
Qu’est-ce qu’une “juvéniste”? C’est le terme que j’ai proposé ailleurs - m’inspirant en cela des appellations en “iste” dont on gratifie mes collègues, qui “dix-huitièmiste”, qui “vingtièmiste”, etc. - pour désigner les chercheurs qui oeuvrent en littérature pour la jeunesse. Nous ne sommes pas légion. La recherche en littérature pour la jeunesse est, dit-on, un “axe de recherche en émergence”. Dans les départements de littérature du monde francophone, et bien qu’elle ait ses “supporteurs” depuis près de trois décennies - ce qui n’est rien quand on pense à la longueur d’avance qu’ont d’autres champs disciplinaires sur le nôtre -, la littérature pour la jeunesse devient, peu à peu, un objet d’étude.
Cette juvéniste là tient un blog, qui risque d’intéresser du monde (qui passera par là sans trop oser le dire) :
Au cours des dernières années, j’ai pu constater combien grandissant était le nombre des lecteurs adultes cachés entre les rayonnages des sections “jeunesse” des librairies. Que trouve cet homme en complet veston-cravate, cette femme en tailleur BCBG dans le livre qu’il ou elle cache sous la couverture d’une revue sérieuse (un cliché, je sais!)? Probablement la même chose que l’auteur pour la jeunesse. Des éclats d’enfance. Des couleurs résistant à tout, même à l’eau du temps.
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