05
2005
La puissance de l�internet r�side davantage dans sa sociologie que dans sa technologie
“Par exemple, que peut signifier un moteur de recherche sp�cifiquement culturel alors que la force de Google consiste � utiliser pour les �uvres de l�esprit les m�mes outils que pour tous les autres produits et services de la vie quotidienne ? Certes, on conna�t les dangers d�une marchandisation et surtout d�un contr�le des contenus par la publicit�. Mais d�velopper � travers Internet un v�ritable �espace public de la connaissance� ne passe probablement pas par la reconstruction d�un sanctuaire culturel qui ne convaincra que les convaincus. Il conviendrait plut�t de soutenir une grande diversit� d�exp�riences d�centralis�es, r�actives � des attentes r�elles, immerg�es dans un contexte plus large, plut�t que vers un �ni�me �plan calcul�. Mais cette voie supposera plus de confiance dans les acteurs du syst�me.
Par ailleurs, il ne suffit pas de parler de num�risation. La puissance de l�Internet r�side davantage dans sa sociologie que dans sa technologie, c�est-�-dire dans sa capacit� � faire interagir les hommes, rapidement et sans trop de hi�rarchie, autour de pr�occupations extr�mement diverses. C�est cette possibilit�, avant tout, qui renouvelle les sch�mas culturels ou �ducatifs et que Google cherche � exploiter. C�est elle que nous explorons � la biblioth�que municipale avec le Guichet du savoir. Il faudrait donc se garder d�une approche trop classique, du genre �je me contente de reproduire dans l�Internet le coup de la biblioth�que d�Alexandrie en plus grand�. Favoriser partout o� c�est possible une culture de l�Internet, c�est-�-dire, � la fois, de l��change et de l�autonomie, voil� un enjeu culturel tout aussi important que celui de la num�risation.”
Patrick Bazin, directeur de la biblioth�que de Lyon - merci Nicolas (par mail).

25 mai 2005 à 6:31
Excellent commentaire en effet.