La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
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  • Archive pour mai 2005

    31
    05
    2005

    Un exemple de succ�s de cohabitation gratuit – payant

    L’exemple nous vient d’Afrique du Sud o� le Human Sciences Research Council (HSRC) a mis en place un mod�le de publication mixte (gratuit en ligne et impression � la demande de tr�s bonne facture en vente � l’unit�).

    R�sultats : les travaux sont visibles et les ventes � l’unit� augmentent de 300 % !

    Via le tr�s int�ressant carnet de Ren� Audet, professeur au D�partement des litt�ratures de l’Universit� Laval (Qu�bec), et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en litt�rature contemporaine. Lessig en parle aussi.

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    31
    05
    2005

    Les sources de Google Actualit�s…

    … sont toutes l�.

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    30
    05
    2005

    RSS : un petit effort �ditorial svp.

    On peut dire beaucoup de mal de cet outil technique, n�anmoins, comme le rappellent bien des commentateurs, aujourd’hui, bien des sites de presse proposent des fils RSS – ce qui n’�tait pas le cas, il n’ya pas si longtemps.

    Mais voil�, si la technique a bien �t� int�gr�e, la pratique elle, a encore des progr�s � faire. Personnellement, je n’arrive pas � suivre les fils du Monde. Le flot de d�p�che (que je puise ailleurs) vient noyer la qualit� des articles de fond du quotidien. Lib� me frustre �galement beaucoup, parce que le fil n’est qu’une infime s�lection du contenu en ligne (a quant un fil pour les pages Rebonds svp ! et pourquoi donc ne pas proposer plusieurs fils ?)…

    A mon avis, pour bien des sites de presse, la r�flexion �ditoriale sur les flux RSS, le lectorat li�, la titraille, le r�sum� ou non, etc. est encore � travailler. Les titrages difficiles (dans un agr�gateur, tout est dans le titre !), les r�sum�s de plus en plus souvent inexistants (�tes-vous s�r que ne pas donner au moins un cours r�sum� est le meilleur moyen pour que l’internaute clic sur votre page, quand il suit ne serait-ce qu’une trentaine de fils depuis sont agr�gateur ?), la gestion du flot (entre d�p�ches, articles de fond, tribunes, th�matiques de rattachement…)… J’ai un peu l’impression qu’on nous sert encore la techno pour la techno (�a ne durera pas, je l’esp�re).

    Dommage, pour ceux qui en douteraient encore, le taux de progression de RSS est bien l�.

    Tout �a pour dire que l’�ditorialisation des fils RSS est une vraie gageure � r�ussir. Et que celle-ci est d’autant plus n�cessaire � r�ussir dans un site de presse que dans un blog o� le rythme, la fr�quence, le ton sont bien diff�rents.

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    30
    05
    2005

    A qui est ce manuscrit ?

    Petite gu�guerre discr�te en ce moment sur Internet, et dans le secteur qui nous int�resse ici, celui de l’�dition. Le PDG (fran�ais) de Manuscrit.com r�clame � manuscritdepot.com (Qu�bec), l’abandon du mot « manuscrit » dans son adresse… Un article en ligne, ici, sur le sujet. La question �tant de savoir non pas qui a d�pos� manuscritdepot, ou manuscrit tout court, mais o� cela a �t� fait, et quand. Quand � ceux qui ont d�pos� un manuscrit chez manuscrit.com qu’ils r�clament � leur tour leur d�…
    Mme Milka avait d�j� du abandonner son nom � un fabricant de chocolat, si maintenant un �diteur en ligne veut garder le mot « manuscrit » rien que pour lui en ligne… o� va-t-on ?
    Qu’on me permette de saluer poliment les gens de www.lafeuille.com… Qui ont, eux, le sens de l’humour.

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    30
    05
    2005

    GooglePrint en b�ta

    C’est l�.

    Je peux lire The Three Musketeers ! mais il y a aussi des textes en fran�ais

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    30
    05
    2005

    Des livres qui ne s’autod�truiraient pas…

    « Les �diteurs auraient besoin de prendre de la distance avec l’id�e de vendre des « copies » [num�riques � l'unit�] et commencer � exp�rimenter la facturation � l’acc�s pour une biblioth�que de titres [ou pour des fonctionnalit�s originales - c'est moi qui ajoute]. Vous payez le service, pas la copie. Les livres num�riques sont immat�riels, donc l’id�e « d’exemplaire » doit �tre r�vis�e. »

    Ben Vershbow, r�agissant � cette histoire du gars qui ne peut plus lire le livre qu’il a ch�rement achet� en .pdf depuis qu’il a chang� de version d’Acrobat ( »Pourquoi les DRM sont une mauvaise id�e pour le livre« ).

    Au passage on jetera un oeil au service « frustrant » e-book de la biblioth�que publique de New York qui permet de « louer » un e-book… durant 21 jours (avant autodestruction).

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    30
    05
    2005

    Oui � Google


    « Paradoxe, les biblioth�ques, services publics, n’ont pas vraiment tenu compte de l’�mergence du Web. Jusqu’ici suivistes et attentistes, elles se trouvent mises au pied du mur par l’initiative de Google. Il faut se poser la question : pourquoi sont-elles si conservatrices ? L’initiative de la biblioth�que virtuelle num�rique est ancienne et a �t� men�e partiellement par des personnes priv�es et des fondations avant d’�tre propos�e par Google. Et de contraindre la BNF � r�agir. »

    Pour un cyberespace du savoir par Wladimir Mercouroff et Dominique Pignon.

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    28
    05
    2005

    Critiques exigeantes

    Il n’y a pas que Pierre Assouline ou S�bastien qui versent dans la critique personnelle de livres sur l’internet… Il y a aussi le blog des livres (plut�t pas mal), la librairie du XXIe si�cle (exigeant) et cette biblioth�que id�ale ci.

    Vous en connaissez d’autres, des blogs de critiques de livres ?

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    28
    05
    2005

    Envie de lire

    A lire ces critiques-ci, celles-l�, ou ces remarques-ci, j’ai tr�s envie de lire les livres de leur auteur. Pas vous ?

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    28
    05
    2005

    Petit rigolo


    « Car oui, j�avoue, sous pr�texte de nourrir mon inspiration, je lis des livres jeunesse. Dans les rayonnages, section enfants, de la biblioth�que Mouffetard, je fais vite mon choix. Puis pars les joues rouges, comme si je sortais d�un sex-shop.

    Depuis que j�ai commenc�, impossible d�arr�ter. Ces histoires-l� � Mon Dieu est-ce que cela se soigne ? � me remplissent souvent d�une joie, d�une excitation sans pareille. J�en ai cherch� les raisons. Ai-je besoin d�une litt�rature positive loin des probl�matiques emmerdantes des adultes ? Suis-je en pleine phase r�gressive, envie me sentir � nouveau enfant ? Est-ce le rythme dense, les actions men�es comme dans un film qui me plaisent ? Fais-je une overdose des auteurs classiques de mes ann�es Sorbonne ?

    D�avouer enfin tout ceci m�apaise consid�rablement. Je pense ne pas �tre le seul dans mon cas et vais fonder l�association des AAALJ (Adultes Anonymes Aimant les Livres Jeunesse). Serrons-nous les coudes, il existe s�rement un moyen de s�en sortir ensemble� »

    Ce petit rigolo s’appelle S�bastien Bonifas, et je vous conseille ses excellents cartons (et particuli�rement, cette vie en rose). Tr�s amusant…

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    25
    05
    2005

    36 BD

    Venez donc partager vos go�ts en BD sur 36 bd.

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    25
    05
    2005

    Ecriture et informatique

    Voil� un site qui devrait devenir une r�f�rence pour ceux qui s’int�ressent aux rapports entre informatique et �criture, vue la qualit� des contributeurs. Tibor Papp y signe par exemple une tr�s bonne synth�se des relations entre po�sie et ordinateur, en remontant assez loin dans l’histoire…

    C’est sur Transitoire Observable.

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    25
    05
    2005

    Furies

    Les blogs litt�raires font fureur !
    Puisqu’on vous le dit !

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    25
    05
    2005

    Bienvenue dans les limbes

    Connaissez-vous Limbes ? Un imaginaire collectif et litt�raire, modifiable par tous, pour collecter le meilleur de la cr�ativit� de chacun pour le mettre � la disposition de tous.

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    24
    05
    2005

    De l’�crit � l’�cran : point sur les mutations

    Dans le cadre d’un colloque qui s’est tenu les 18 et 19 mai 2005, Roger Chartier a tenu une conf�rence intitul�e � De l’�crit sur l’�cran. �criture �lectronique et ordre du discours �. Extraits :

    Quant � l�ordre des discours, le monde �lectronique propose donc une triple rupture. Il propose une nouvelle technique d�inscription et de diffusion de l��crit ; il incite � une nouvelle relation avec les textes ; il impose � ceux-ci une nouvelle forme d�organisation. L�originalit� et l�importance de la r�volution digitale ne doivent donc pas �tre sous-estim�es dans la mesure o� elle oblige le lecteur contemporain � abandonner, consciemment ou non, les diff�rents h�ritages qui l�ont constitu�. Cette nouvelle forme de textualit� n�utilise plus l�imprimerie (au moins dans son sens typographique), elle ignore le �libro unitario� et elle est �trang�re � la mat�rialit� du codex. C�est donc une r�volution qui, pour la premi�re fois dans l�histoire, associe dans le m�me temps une r�volution de la modalit� technique de la reproduction des textes, (comme l�invention de l�imprimerie), une r�volution du support de l��crit (comme la r�volution du codex) et une r�volution de l�usage et de la perception des discours (comme les diff�rentes r�volutions de la lecture). D�o�, sans doute, le d�sarroi du lecteur contemporain qui doit transformer, non seulement les cat�gories intellectuelles qu�il mobilise pour d�crire, hi�rarchiser et classer le monde des livres et des �crits, mais aussi ses perceptions, ses habitudes et ses gestes les plus imm�diats.

    La seconde mutation concerne l�ordre des raisons, si on entend par l�, la mani�re d�organiser une argumentation et les crit�res que peut mobiliser un lecteur pour l�accepter ou la refuser. Du c�t� de l�auteur, la textualit� �lectronique permet de d�velopper des d�monstrations selon une logique qui n�est plus n�cessairement lin�aire ou d�ductive, comme l�est celle qu�impose l�inscription, quelle que soit sa technique, d�un texte sur une page. Elle permet une articulation ouverte, �clat�e, relationnelle du raisonnement, rendue possible par la multiplication des liens hypertextuels. Du c�t� du lecteur, la validation ou la r�cusation d�un argument peut d�sormais s�appuyer sur la consultation des textes (mais aussi les images fixes ou mobiles, les paroles enregistr�es ou les compositions musicales) qui sont l�objet m�me de l��tude, � condition, �videmment, qu�ils soient accessibles en une forme num�ris�e. Si tel est le cas, le lecteur n�est plus seulement oblig� d�accorder sa confiance � l�auteur, il peut � son tour, s�il en a le go�t ou le loisir, refaire tout ou partie du parcours de la recherche. Il y a l� une mutation �pist�mologique fondamentale qui transforme profond�ment les techniques de la preuve et les modalit�s de construction et de validation des discours de savoir.

    [...]

    Un troisi�me registre de mutation se lie � l�ordre des propri�t�s, si l�on entend propri�t� � la fois dans un sens juridique, celui de la propri�t� litt�raire ou du copyright, et dans un sens textuel, celui des caract�ristiques propres � chaque �crit. Le texte �lectronique tel que nous le connaissons ou l�avons connu est un texte mobile, mall�able, ouvert. Le lecteur peut intervenir non seulement dans ses marges, mais dans son contenu m�me, en d�pla�ant, r�duisant accroissant, recomposant les unit�s textuelles dont il s�empare. � la diff�rence de la culture manuscrite ou imprim�e, o� le lecteur peut seulement insinuer son �criture � l�int�rieur des espaces laiss�s en blanc par la copie � la main ou par la composition typographique, avec le monde num�rique, c�est dans le texte lui-m�me qu�il peut intervenir. La cons�quence est potentiellement forte. Elle conduit � l�effacement du nom d�auteur et � de la figure d�auteur donn�s comme garants de l�identit� et de l�authenticit� du texte puisque celui-ci peut-�tre constamment modifi� par une �criture multiple et collective. On peut penser que cette possibilit� offre � l��criture des virtualit�s nouvelles dont, plusieurs fois, Michel Foucault a r�v� en imaginant un ordre des discours dans lequel dispara�trait l�appropriation individuelle des textes et o� chacun, anonymement, laisserait sa trace dans des nappes de discours sans auteur.

    Roger Chartier, �De l��crit sur l��cran.�. Imageson.org,
    http://www.imageson.org/document591.html

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    24
    05
    2005

    Bookorati

    En attendant 36 livres (St�phane, St�phane et St�phane ?), voici 36 disques. Si on est vraiment impatient, on peut d�j� aller sur

    Bookorati, un service de partage de critique de livres, qui permet de g�n�rer des listes de recommandation selon les critiques des utilisateurs (existe aussi leurs pendants pour la musique, les DVD et le cin�ma).

    Via ce St�phane ci.

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    24
    05
    2005

    17 ans, �crivain et skyblogueuse !

    Comment, vous ne connaissez pas Les h�ritiers de Mantefaule, ce roman m�di�val pour la jeunesse qui sort aujourd’hui chez Rageot ? Son auteur, Camille Brissot est une jeune lyc�enne dr�moise. Et comme bien des lyc�ennes de son �ge, Camille tient son skyblog.

    Aloha Cam !

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    23
    05
    2005

    Ego dixit : "A quoi sert-donc un rangement, s’il ne m’aide pas � y voir plus clair ?"

    « Pourquoi donc les libraires jeunesses – ou les espaces jeunesses des librairies – s’�vertuent-ils la plupart du temps � ranger les livres par �diteurs plut�t que par ordre alphab�tique d’auteurs – alors que c’est tr�s peu le cas dans d’autres domaines du livre ? Pourquoi les livres jeunesses (comme bien des BD, mais c’est en train de changer pour les BD) ont-ils droit � ces horribles casiers, o� ils sont tellement serr�s qu’on ne peut m�me plus les en extraire ? Pourquoi les nouveaut�s prennent-elles toutes la place et toute la visibilit� ? Quel espace est-il laiss� au conseil ?

    Le rangement des deux grosses librairires lyonnaises o� je suis pass� ce week-end, ne m’a pas permis de me guider dans mes choix. Sur la table des nouveaut�s, aucun rep�rage int�ressant – si les 6 sempiternelles m�mes nouveaut�s, qu’on trouve aussi bien � l’espace livre de l’hypermarch� que dans ces grosses librairies (� croire que tout les libraires ont le m�me go�t, ou que les conditions tarifaires accord�es par les distributeurs sur certains titres qu’ils souhaitent mettre en avant ont fonction de crit�re de go�t). »

    Moi-m�me sur LaCatapulte

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    23
    05
    2005

    La Feuille dans le Figaro Etudiant

    Dans un papier sur Les jeunes, la litt�rature et Internet, on parle de La Feuille. L’article est un peu fourre-tout et l�g�rement approximatif, mais il n’est jamais d�sagr�able (�go, quand tu nous tiens) de lire ce genre de chose. C’est dans le Figaro Etudiant.

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    23
    05
    2005

    Le piratage nuit au livre scolaire

    A la fin d’un article canadien sur l’industrie du livre am�ricain (2,295 milliards de livres en 2004 aux Etats-Unis, contre 2,339 milliards l’ann�e pr�c�dente !), on lit cette phrase qui peut sembler �tonnante en France aujourd’hui :

    Enfin, le piratage vient �galement nuire � l’industrie du livre scolaire. « Les �tudiants vont sur Internet pour se procurer les livres en question par t�l�chargement. »

    Je renvoie aux propos de Nikesh Arora, de Google Europe, cit�s ici-m�me, et annon�ant que le piratage n’�tait pas un danger pour le livre…
    Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que ce sujet l� n’est pas tout � fait clos…

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    23
    05
    2005

    La puissance de l�internet r�side davantage dans sa sociologie que dans sa technologie


    « Par exemple, que peut signifier un moteur de recherche sp�cifiquement culturel alors que la force de Google consiste � utiliser pour les �uvres de l�esprit les m�mes outils que pour tous les autres produits et services de la vie quotidienne ? Certes, on conna�t les dangers d�une marchandisation et surtout d�un contr�le des contenus par la publicit�. Mais d�velopper � travers Internet un v�ritable �espace public de la connaissance� ne passe probablement pas par la reconstruction d�un sanctuaire culturel qui ne convaincra que les convaincus. Il conviendrait plut�t de soutenir une grande diversit� d�exp�riences d�centralis�es, r�actives � des attentes r�elles, immerg�es dans un contexte plus large, plut�t que vers un �ni�me �plan calcul�. Mais cette voie supposera plus de confiance dans les acteurs du syst�me.
    Par ailleurs, il ne suffit pas de parler de num�risation. La puissance de l�Internet r�side davantage dans sa sociologie que dans sa technologie, c�est-�-dire dans sa capacit� � faire interagir les hommes, rapidement et sans trop de hi�rarchie, autour de pr�occupations extr�mement diverses. C�est cette possibilit�, avant tout, qui renouvelle les sch�mas culturels ou �ducatifs et que Google cherche � exploiter. C�est elle que nous explorons � la biblioth�que municipale avec le Guichet du savoir. Il faudrait donc se garder d�une approche trop classique, du genre �je me contente de reproduire dans l�Internet le coup de la biblioth�que d�Alexandrie en plus grand�. Favoriser partout o� c�est possible une culture de l�Internet, c�est-�-dire, � la fois, de l��change et de l�autonomie, voil� un enjeu culturel tout aussi important que celui de la num�risation. »

    Patrick Bazin, directeur de la biblioth�que de Lyon – merci Nicolas (par mail).

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    23
    05
    2005

    Annoter dans les marges du web

    Je ne connaissais pas Wikalong, un plugin pour le navigateur Firefox, qui permet d’�crire des notes en mode wiki en marge d’une page web que vous consultez (dans une sidebar de votre navigateur).

    PurpleSlurple permet lui de faire r�f�rence � des paragraphes particuliers d’une page web (m�me s’ils n’ont pas d’ancres) et donc de faire des citations tr�s pr�cises sans avoir besoin de compter les paragraphes…

    A tester…

    Merci � Ben Vershbow d’if:book.

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    19
    05
    2005

    Communications scientifiques automatiques

    Des �tudiants du MIT ont soumis une communication scientifique g�n�r�e par un ordinateur � un colloque. Et le papier a �t� accept� (puis rejett�). A quand le premier roman �crit par un ordinateur ?

    Via Roland Piquepaille.

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    18
    05
    2005

    Soulevez les couvertures

    T�l�rama consacre une enqu�te sur la fa�on dont sont con�ues les couvertures des livres, et ce � quoi elles servent.

    � Jusqu’en 1970, une couverture n’influen�ait que 2 % � 4 % des ventes du livre, aujourd’hui on parlerait plut�t de 40 %. �
    Inutile de dire qu’on lui porte alors un soin particulier et que chacun vient y mettre son grain de sel, du directeur litt�raire au responsable commercial et au repr�sentant. Mais l’auteur reste bizarrement le moins consult�.

    A lire ici.

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    18
    05
    2005

    La Biblioth�que europ�enne

     » You are probably running Mozilla or Netscape as browser.
    Support for these browsers is under development.
    Please use Internet Explorer and try again later. »

    Ce message s’affiche lorsque je tente de me connecter � La Biblioth�que europ�enne. Un tr�s beau projet, pourtant :

    La Biblioth�que europ�enne est un portail qui donne un acc�s unique � toutes les ressources (livres, revues, journaux…. � sous forme �lectronique ou non) des 43 biblioth�ques nationales d’Europe. La recherche est gratuite. L’acc�s aux documents �lectroniques peut �tre payant dans certains cas.

    [...]

    La Biblioth�que europ�enne est destin�e aux citoyens inform�s du monde entier (professionnels et non-professionnels) qui veulent disposer d’un outil � la fois simple et efficace pour leurs recherches. De plus, elle est destin�e � attirer les chercheurs � qui elle offre une vaste collection virtuelle de documents dans toutes les disciplines. Elle offre �galement � toute personne int�ress�e un chemin d’acc�s simple aux ressources culturelles europ�ennes.

    [...]

    Il existe deux types de participants :

    Les membres � part enti�re. Ce sont les biblioth�ques nationales d’Allemagne, de Finlande, de France, d’Italie (Florence), des Pays-Bas, du Portugal, du Royaume-Uni, de Slov�nie et de Suisse ainsi que l’ ICCU (l’institut de catalogage central italien) et la CENL (la Conf�rence des directeurs de biblioth�ques nationales d’Europe). Les collections des membres � part enti�re sont d�j� int�gr�es dans le site de la Biblioth�que europ�enne.

    Les membres de base. Ce sont les 34 autres biblioth�ques nationales dont les collections seront int�gr�es dans une phase ult�rieure.

    La gestion quotidienne (administration, promotion, d�veloppement, maintenance, conception, travail �ditorial, aide technique, etc.) est assur�e par l’�quipe du Bureau de la Biblioth�que europ�enne bas�e � la Biblioth�que nationale des Pays-Bas.

    [...]

    La Biblioth�que europ�enne est issue du projet TEL qui s’est achev� avec succ�s le 31 janvier 2004. Le but principal de ce projet �tait l��tude de faisabilit� d’un nouveau service pan-europ�en (nomm� La Biblioth�que europ�enne) capable de donner acc�s � des ressources diss�min�es dans toutes les biblioth�ques nationales d’Europe. Le projet �tait en partie subventionn� par la Commission europ�enne et a dur� 3 ans. Au cours de ce projet, il s’est impos� que le site actuel des biblioth�ques nationales, Gabriel (GAteway and BRIdge to Europe’s National Libraries) doive �tre int�gr� dans le site de La Biblioth�que europ�enne. Les sites du projet TEL et de Gabriel resteront en ligne jusqu’� l’�t� 2005.

    La Biblioth�que europ�enne.

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    17
    05
    2005

    Des �diteurs font le printemps

    A l’occasion d’une sorte de petit salon de la petite �dition, Fluctuat fait un petit dossier sur le sujet. Rien sur les nouvelles technologies, h�las. Ah, si, � la fin de ce paragraphe :

    [...] il faut bien reconna�tre que les vrais � passeurs � de litt�rature sont aujourd’hui les petits �diteurs, qui se multiplient (200 nouvelles soci�t�s par an, sans compter les structures associatives), produisent � l’�cart des mod�les de gestion traditionnels, tissant des r�seaux qui peu � peu cr�ent un circuit du livre parall�le. Salons, festivals, sites Internet, librairies alternatives, se d�veloppent pour pallier l’indigence de l’offre ordinaire. L’acc�s � ces r�seaux n’est gu�re compliqu� : il suffit de les d�couvrir.

    Le dossier est l�.

    Et l’�v�nement en question si vous passez dans le quartier :

    Des �diteurs font le printemps
    Du 11 au 24 mai
    Halle Saint-Pierre – 2 rue Ronsard, 75018 Paris
    Tous les jours de 10 h � 18

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    12
    05
    2005

    Ah, la num�risation : c’est pas facile !

    Jean V�ronis est moqueur (.pdf).

    Mais j’ai beaucoup rit. :)

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    10
    05
    2005

    Agr�gat de critique (de films) automatique

    D’ici � ce qu’ils nous fassent bient�t �a pour les livres…

    Via Dan Gillmor.

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    10
    05
    2005

    Amazon tag les livres !

    Les phrases statistiquement improbables (Statisctically Improbable Phrases, SIPs) du Search Inside d’Amazon pourraient para�tre comme un gadget. Pourtant, il y a certainement l� une innovation que Ryan Singel a raison de pointer du doigt. Bien s�r, les 100 mots les plus utilis�s ou les statistiques de lisibilit�s et de complexit� (en-dessous) de Moby Dick par exemple, semblent apporter encore bien peu. Mais si on regarde d’autres types de contenus (notamment des essais), qui dit que nous n’y trouverons pas des choses int�ressantes ?

    Nathan Torkington, d’O'Reilly Media pense qu’Amazon ne propose pas encore un service abouti, mais exp�rimente. Pour lui, pas de doute non plus, ces innovations permettront bient�t de r�pondre � des questions d’utilisateurs plus vastes et faire des recommandations plus profondes. Pour Bill Carr, le vice pr�sident media num�rique d’Amazon, l’exploitation improbable de donn�es comme SIP, peut entra�ner un lecteur dans les profondeurs du catalogue d’Amazon et le faire rebondir, d’un livre � l’autre, d’un achat � un autre. Sans compter qu’Amazon souhaite utiliser ce type de service pour faire de la cat�gorisation automatique et d�velopper les suggestions de livres � livres.

    Benjamin Vershbow, chercheur � l’Institut pour le futur des livres (je ne connaissais pas, mais je m’abonne � leur fil) voit dans le SIP d’Amazon une version automatique du tagging comme on le conna�t sur Del-icio.us ou FlickR.

    Comme le dit encore Bill Carr : « Nous sommes des pionniers ici. Nous avons cet �tonnant corpus – et personne d’autre ne poss�de un corpus de cette magnitude – et nous posons de nouvelles voies pour agir sur ces contenus et proposer de meilleures fa�ons de les d�couvrir. »

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    10
    05
    2005

    T�l�charger des livres audio

    France Loisir a lanc� en France son service de t�l�chargement de livres audio. R�sultat : 74,50 Euros par ans pour t�l�charger 40 minutes quotidiennes des Grosses t�tes, mais ce n’est pas forc�ment un bon exemple. 22,50 Euros pour Da Vinci Code, avec 16h50 d’�coute… Ce n’est pas si cher de l’heure. Et de nombreux classiques, mais aussi d’autres bouquins r�cents.
    L’offre n’est pas encore tr�s �tendue, mais il y a d�j� de quoi faire. Et, effectivement, avec un lecteur MP3, c’est tentant. Je n’ai pas encore test�, mais si un lecteur de La Feuille l’a fait, son avis nous int�resse.
    En attendant, trouve-t-on d�j� ces fichiers audios sur les r�seaux d’�change de fichier de type Kazaa ? Parce que l�, �videmment, c’est plus facile � pirater qu’un bouquin reli� de 600 pages.

    Le site : www.audible.com

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