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  • 20
    04
    2005

    Tu �cris toujours ?

    Christian Cottet-Emard tient son blog depuis le 13 mars 2005. En une douzaine de notes, il brosse d�j� un portrait d’�crivain cons�quent. Il y est question de ce regard que les autres portent sur son “travail” d’�crivain, avec notamment, la figure r�currente de cet ami d’enfance qui ne peut s’em�cher de toujours poser la question : “tu �cris toujours ?”, sur un mode incr�dule.
    Christian Cottet-Emard brosse au fil de ses notes son portrait d’auteur, des relations avec la presse, avec les libraires, avec les �diteurs, de ses tentatives d’obtention de bourses � ses participations � des concours litt�raires.
    C’est le monde de l’�criture, et de l’�dition, vue du c�t� du v�cu, avec humour, distance parfois. Gageons que s’il continue, il tient l� un manuscrit qui devrait trouver preneur. En attendant, je vous conseille vivement la lecture de ces notes : la vie d’un petit �crivain de province, d�crite avec talent. Quelques lignes pour vous all�cher :

    Allons voir comment cela fonctionne � une centaine de m�tres, du c�t� de la maison de la presse. Un auteur local ? Ma foi oui, cela peut �tre int�ressant. L��diteur ? Publius. Hou-l�, qui c�est ? Qui le diffuse, qui le distribue ? Machin et Truc. A�e ! Qui c�est ceux-l� ? �coutez, monsieur l�auteur local, apportez-nous donc une petite pile de vos bouquins et vous verrez, nous en vendrons. Commander chez directement chez Publius ? Bof. Chez Machin et Truc ? Ah non, on n�a pas l�habitude de travailler avec eux. Allons, vous avez bien quelques exemplaires sous la main ? Apportez-les, c�est plus simple ! � la bonne franquette ! En r�alit�, la simplicit� et la bonne franquette n�ont rien � voir l�-dedans. La maison de la presse rechigne � passer commande, m�me pour un d�p�t, aupr�s d�un fournisseur avec lequel elle ne travaille pas car les frais de livraison seront � sa charge. Cela n�est pas dirig� contre moi et n�est en rien sp�cifique � la maison de la presse de ma ville. Alors, puisque je ne suis ni une vedette du ballon ni un psychopathe japonais cannibale, la maison de la presse ne va pas r�gler des frais de livraison pour un ouvrage � la client�le et au tirage confidentiels. De mon c�t�, je ne vois pas pourquoi je ferais le travail de la maison de la presse en l�approvisionnant moi-m�me en ouvrages de mon stock personnel (ouvrages que j�ai donc achet�s) sur lesquels elle pr�l�verait sa marge sans avoir lev� le petit doigt et avec en prime, si j�ose dire, le risque pour moi de r�cup�rer des invendus dans un �tat qui rebutera m�me les chiffonniers d�Emma�s.

    C’est aussi �a, la r�alit� de l’�dition.

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