03
2005
Information et connaissance : sans l’un, l’autre n’existe pas
Cela signifie que l’on ne s’int�resse pas � un livre parce qu’il contient certains mots, mais parce qu’il contient des id�es, une argumentation, une analyse, et parce que cette analyse s’articule avec d’autres livres, qui la coroborrent, la contredisent, l’analysent � son tour.
Commentaires…
Que l’information ne soit pas la connaissance, je pense que nous serons tous d’accord, mais attention tout de m�me, les liens de l’un � l’autre sont t�nus : sans l’un, l’autre n’existe pas.
On passera sur le service de Google et la mani�re limit�e dont le moteur pr�sente ses r�sultats. Nul n’a dit, je pense que Google �tait une panac�e, loin de l�. L’exemple que donne Manue sur les figues est bien s�r parlant (quoique, elle aurait pu avoir une bonne surprise). On pourrait en prendre d’autres. En cherchant via un moteur sur un mot (un peu particulier, c’est vrai) comme Serendipity, je vais peut-�tre tomber sur des articles ou des ouvrages qui parlent de cette notion et qui m’int�resseront, alors que leur titre et leur propos pourrait �tre tr�s loin de ma discipline de recherche (par exemple dans un article de biologiste ou de physicien…). Bien s�r, avec le mot voiture vous ne trouverez rien d’int�ressant. Mais quand on cherche Rastignac, on doit pouvoir trouver l’oeuvre de Balzac, et des articles ou livres parlant du personnage.
Il reste encore � ajouter des m�tadonn�es aux r�sultats de recherche… Mais on ne peut pas supprimer le r�sultat pour autant. Aujourd’hui, m�me si sur un mot, un moteur me renvoi vers 20 000 r�sultats, je peux, si je le veux, les parcourrir.
Soyons-en persuad�, l’utilit� des m�tadonn�es aura alors avoir tout son sens. Sans le texte int�gral corr�l�, pour ma part, je n’en comprends pas l’utilit� : son accessibilit� est premi�re.
Sur le reste de ce qu’�voque Manue, je ne suis h�las pas biblioth�caire :). A l’�re du num�rique, la gestion de signets, de bases documentaires, de catalogues de classement, me semble tout � fait dans la mission des biblioth�ques. Comme je le regrettais d�j�, je trouve que cela manque tout de m�me beaucoup. Des listes de liens, des notes (oui des notes, ou des �toiles si vous pr�f�rez), des r�sum�s, des avis… Et l� encore, dans des formats interop�rables, �changeables et ouverts qui permettent d’en d�multiplier l’impact, un peu comme les web services d’Amazon (qui contiennent la fiche documentaire et tout un tas de liens connexes : base de commentaires des internautes, bases de recommandations parall�les, etc.). C’est peut-�tre l�, qu’aujourd’hui, le travail des biblioth�caire est le plus en retard.

17 mars 2005 à 12:57
Je suis d’accord