Google booste-t-il la r�flexion ?

Date février 22, 2005

M�me si je partegerais plut�t l’opinion de Jean-Michel Billaut que celle d’Herv� Le Crosnier, je vous invite n�anmoins � lire son propos :

“Quatre axes peuvent nous permettre de r�fl�chir aux outils et aux projets dont l’Europe a besoin :

Construction des bases humaines et industrielles (capacity building) : comment articuler les diverses initiatives de num�risation, d’indexation et de diffusion � partir des ressources existantes (le r�seau des grandes biblioth�ques europ�ennes, les biblioth�ques des grandes villes, les divers r�seaux de biblioth�ques universitaires…) ? De quels outils avons-nous besoin aujourd’hui (outils documentaires, et industrialisation de la num�risation) ?

Transparence et ma�trise : les algorithmes de Google sont in�vitablement soumis � la rentabilit� �conomique de cette entreprise. Il sont de ce fait soumis au secret commercial. Or la fiabilit� de la recherche d�pend certes de la facilit� d’usage, mais aussi de la transparence et de la cr�dibilit� des r�sultats obtenus. Les biblioth�ques, pilot�es par la notion de “service public” ou de “service d’int�r�t g�n�ral” peuvent soutenir un projet d’algorithme coop�ratif, en logiciel libre.

Interop�rabilit� : la question de l’accessibilit� aux documents num�ris�s est essentielle. Avec le “web s�mantique”, nous ne devons plus raisonner en terme de “portail d’acc�s” (un moteur de recherche, ou bien une biblioth�que, un �diteur,…) mais en terme de multiplicit� des acc�s. Les portails gardent une importance, notamment parce qu’on peut leur faire confiance en fonction de la fiabilit� de leur signature, de l’image de marque. Mais l’irrigation du r�seau permet de faire circuler et valoriser les travaux, notamment le patrimoine num�ris�. Avec des documents interop�rables, expos�s dans dif�rents espaces num�riques, les outils du web s�mantique renforceront leur usage et de ce fait valoriseront les investissements publics qui ont pr�sid� � leur cr�ation. C’est dans un tel cadre ouvert qu’il convient de penser la prise en compte des questions de droits �conomiques.

�nergie du r�seau : dans un syst�me en r�seau construit � l’image m�me de l’internet, l’intelligence est aux extr�mit�s. Cela signifie que tout syst�me qui viserait � faire porter une charge trop forte � l’int�rieur du r�seau vient en contradiction avec la capacit� des divers utilisateurs � innover sans en r�f�rer � un “chef d’orchestre”. Il y a des milliers de personnes pr�tes � participer � la construction d’une connaissance commune partag�e en Europe, et qui disposent chacune d’outils de plus en plus performants. Cela concerne la num�risation, l’indexation et la diffusion. Arr�tons de penser que nos institutions leur “apportent” documents et connaissances, mais travaillons � leur proposer des projets de co-construction de la connaissance et du r�seau documentaire. Le professionnalisme des biblioth�que y trouvera sa place, qui sera alors d’autant mieux reconnue.”

Répondre à ce billet

XHTML: Vous pouvez utiliser ces catégories : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>