Des catalogues ouverts (suite)

Date décembre 29, 2004

A regarder fonctionner ce type de catalogue (et celui de Romans-sur-Is�re n’est pas bien diff�rent au fond de ceux d�j� disponibles en ligne, r�alis�s par de grandes villes comme Lyon ou Paris dont je vous parlais r�cemment) et � le comparer � des sites de lecteurs ou de marchands, on comprend vite qu’on n’est pas dans le m�me monde.

Pourtant, hormis la cote, la biblioth�que o� il est disponible et sa disponibilit� m�me, les catalogues de biblioth�ques ne sont pas vraiment plus riches que les autres. Au contraire, les catalogues de marchands ou de lecteurs ont une ergonomie beaucoup plus intuitive, proposent tous la photo de la couverture et s’ouvrent tous aux notations aux commentaires des lecteurs, voir au croisement des donn�es.

Sur des questions d’ergonomie ou d’ouverture au public (je laisserais de c�t� les questions financi�res, mais je suis certain que le syst�me d’Amazon co�te moins cher que tous nos syst�mes de catalogues publics cumul�s), la comparaison n’est h�las pas en faveur des biblioth�ques.

Quand est-ce qu’on change de logique ?

3 commentaires pour “Des catalogues ouverts (suite)”

  1. Anonymous said:

    Malheureusement, ce n’est pas demain la veille.

    Il y a un probl�me de comp�tences m�tier : les biblioth�caires ne sont pas familiaris�s avec les technologies Web. Ni, parfois, avec les technologies tout court. Pour eux c’est plus rassurant d’acheter (� un prix ind�cent) un logiciel de biblioth�que cl� en main, que de se tourner vers un syst�me plus ouvert et m�me peut-�tre libre, comme Koha. Alors que dans les secteurs lecteurs/marchands, quand il manque une comp�tence, on va la chercher.

    Il y a un probl�me d’h�ritage historique. Les fournisseurs de logiciels de biblioth�que tiennent compl�tement le march�. La migration des donn�es en sortie de ces syst�mes ferm�s (il y aurait un billet de Thierry Stoer � faire sur le sujet !) est une v�ritable angoisse pour les biblioth�caires.

    Ce qui nous am�ne au troisi�me probl�me : celui du mythe du catalogage. Le catalogage se veut neutre et valid�. Cela interdit le recours aux commentaires des lecteurs, le classement des r�sultats par pertinence, etc. L’int�grit� des notices et le fait de s’assurer que le lecteur n’aura affaire qu’� des notices parfaites est une pr�occupation constante - et aujourd’hui sans doute un grave probl�me.

    Heureusement, il y a quand m�me quelques �volutions en vue : par exemple le catalogue+ de Lyon que tu mentionnes. De plus en plus de biblioth�ques proposent la recherche par mot sur l’ensemble de la notice (par ex. Angers).

    A lire : les interventions de la journ�e Mediadix sur “la fin du cataloage”.

    D�sole� pour ce commentaire un peu long, j’aurais carr�ment d� faire un billet ;-)

    Manue

  2. Anonymous said:

    Les choses changeront le jour o� les vendeurs de SIGB ouvriront les yeux, arr�terons de faire des usines � gaz monstrueuse qui ne servent � rien et compl�tement orient�es biblioth�conomie et regardent des vrais utilisateurs de catalogue. Bref, le jour o� les conservateurs, biblioth�caires et biblioth�conomes de tous les horizons reprendront le pouvoir sur leur syst�me, arr�terons de d�l�guer cette t�che � des entreprises dont le seul but est de g�n�rer des b�n�fices et prendront conscience qu’un catalogue n’est pas qu’un outil de rep�rage dans une biblioth�que physique mais un outil bibliographique….

    Got

  3. Anonymous said:

    En conclusion, je suis donc compl�tement d’accord avec Manue qui a post� en m�me temps que moi. Mais, vous me direz, c’est normal ;-)

    Got

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