Faut-il distribuer son livre gratuitement ?
octobre 11, 2004
Xavier revient sur le d�bat (initi� par Lo�c) sur la mise � disposition gratuite d’un livre sur l’internet lors de sa publication dans un r�seau de distribution payant (Cyril aussi ici). Et c’est ma fois tr�s int�ressant.
Jusqu’� pr�sent, les exemples de livres distribu�s � la fois gratuitement en ligne et payant en librairies ont fait preuve d’un certain succ�s et visiblement augment�s leur audience, mais aussi leurs ventes. Ces exemples de marketing viral soutenus par la communaut� �lectronique restent encore extr�mement rares. Cependant, comme le faisait remarquer Cyril, si tout le monde publiait son livre gratuitement sur l’internet et payant en librairie, il n’est pas si s�r que cela profiterait � l’�conomie dudit livre. Aujourd’hui, la raret� du ph�nom�ne contribue certainement beaucoup � augmenter l’impact sur l’�conomie du livre. Je ne suis pas convaincu que cela perdure une fois l’effet de mode pass�.
N�anmoins, en terme d’audience, il n’y a m�me pas besoin de d�montrer ou de douter de quoi que ce soit. Mon livre aura toujours plus de chance de toucher des lecteurs s’il est disponible sur l’internet que dans un r�seau physique o� sa disponibilit�, au final, est tr�s r�duite dans le temps (dur�e de l’office et du stock) et en volume (tirage). Qu’il soit disponible sur l’internet sous une forme gratuite ou payante rel�ve finalement de choix personnels, �ditoriaux, techniques ou �conomiques qui sont propres � chacun. Mais, qu’aujourd’hui, un livre n’ait pas une “interface” sur le web ou dans des bases de donn�es bibliographiques pour se faire conna�tre/identifier/r�f�rencer… semble encore bien plus impensable.
Pour revenir � notre exemple du d�part, si tout le monde publiait son livre gratuitement sur l’internet et payant en librairie, pour l’essentiel des livres, leurs ventes resteraient aussi marginales qu’elles le sont actuellement (l�g�rement moindre peut-�tre sur une dur�e d’exploitation traditionnelle du livre, l�g�rement sup�rieure sur le long terme), mais je crois que cela ne changerait substantiellement rien � l’�conomie de la plupart des ouvrages - qui n’en ont pas vraiment. Cela affaiblirait certainement un peu plus les ouvrages qui pourraient d�coller et contribuerait encore � la concentration des ventes autour des plus visibles, de ceux qui ont la force de frappe �conomique � leurs c�t�s.
PS : Au passage, il me semble que le plus important ici, n’est peut-�tre pas de mettre en acc�s libre et gratuit son livre avant publication, mais bien plus de le mettre � disposition de tous une fois sa commercialisation retomb�e afin qu’il continue � vivre, � exister, � �tre consultable et disponible.
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octobre 11th, 2004 at 1:34
N’y-a-t-il pas �galement une r�flexion � mener sur des mesures plus douces ? Plut�t que mettre la totalit� de son livre en ligne, simplement en tirer des �l�ments, ou, mieux, ajouter des �l�ments ?
Je pense , et c’est un exemple assez simple, aux listes de sites pr�sents dans certains ouvrages, qui sont assez rapidement obsol�tes, mais qui peuvent �tre maintenues en ligne dans de bonnes conditions.
Consid�rer le web comme un compl�ment plut�t que comme un support de diffusion de plus, fut-il gratuit, n’est-il pas plus perenne, �conomiquement ?
S�bastien Bailly
http://www.sebastien-bailly.com
octobre 11th, 2004 at 2:06
Les livres sp�cialis�s informatique (O’Reilly, entre autres) se servent d�j� d’Internet comme d’une b�quille pour les �l�ments les plus volatils. On peut �galement se servir d’Internet pour publier un corrigendum, pour publier des commentaires, etc.
octobre 11th, 2004 at 2:11
Enti�rement d’accord bien s�r. Les auteurs de BlogStory, de FreeCulture, de WeTheMedia, etc. l’ont d’ailleurs bien compris.
octobre 11th, 2004 at 11:01
Mais Lo�c Lemeur, qui � mon avis sait faire �a, sinon UBlog n’aurait pas march� (les PR, c’est un m�tier), vous dirait s�rement que m�me si tout le monde mettait son livre gratuitement en ligne sur internet, il demeurerait une diff�rence �norme entre ceux qui sont capables de le faire savoir et les autres, qui mettent en ligne et s’imaginent que �a suffit pour “vendre” (�videmment, si vous ne voulez pas “vendre”, c’est autre chose).
Et la raret� de ce ph�nom�ne-l� demeurera.
Quant � l’obstacle d’Electre dont parle Lo�c dans son post, il peut facilement �tre circonvenu, il suffit de pr�senter les choses en sens inverse: non pas un livre �lectronique qui se trouve avoir une version papier, mais un livre traditionnel (qu’on trouve aussi en ligne, mais Electre n’a pas besoin de le savoir, � la limite).
Nicolas Morin [http://morinn.free.fr]
février 14th, 2005 at 9:29
On peut aussi dff�rer les deux, en n’offrant le livre en PDF qu’apr�s un an de parution papier par exemple.
novembre 22nd, 2007 at 12:14
Récits de la famille Ergans - Anonymes, libres et gratuits - e-Book gratuit
http://traces.over-blog.com/
http://ergans.blog4ever.com
http://ergans.over-blog.com/
http://ergans.centerblog.net/
Ou entrer Récits de la famille Ergans dans Google
Ces récits directs, neutres, et quasi-cinématographiques, concernent la plupart du temps les mêmes personnages pris à divers âges et moments de leur existence : Jens Ergans, architecte naval et ancien officier de la Ost-Heer, sa femme Winka Ergans et leurs deux jeunes garçons, Wems et Serg Ergans (d’autres personnages sont cependant susceptibles d’apparaître).
La famille Ergans vit dans la presqu’île d’Enghs, vers la seconde moitié du 20° siècle au sud de l’état du Skeerwan, membre de la confédération d’Ostrand, pays autrefois déchiré par une impitoyable guerre civile qui a opposé la Ost-Heer, armée fédérale, aux états nationalistes et séparatistes de l’est.
Les récits sont destinés à être lus dans un ordre purement aléatoire : chacun demeure libre de recomposer librement cette réalité en agençant à sa guise les éléments épars qui lui sont proposés, tout comme il pourrait tenter de reclasser des photographies trouvées dans une maison abandonnée.
Chaque récit est semblable à un bout de pellicule sur lequel seraient venus s’imprimer des fragments d’une réalité parallèle ; la pellicule se contente d’enregistrer cette réalité puis de la restituer, sans jamais porter aucun jugement.