06
2004
Les revues scientifiques se l�vent contre le "facteur d’impact" du CNRS
La direction du D�partement des Sciences de l’Homme et de la Soci�t� du CNRS vient de publier dans sa Lettre mensuelle (n� 69, mai 2004) les r�sultats d’une enqu�te visant � classer les p�riodiques de sciences humaines selon la m�thode dite du “facteur d’impact”, pratiqu� dans les sciences exactes. Mais voil�, l’enqu�te a eu des r�percussions imm�diates sur les revues scientifiques SHS : sur 197 revues financ�es par le CNRS, 45 seront � l’avenir priv�es de toutes subvention et 75 autres se voient fermement engag�es � envisager une �dition sur support �lectronique seul. Seul 77 revues auraient le droit de continuer � para�tre sur les 2 types de support.
Comme le rappellent les premiers contestataires de cette r�forme - les philosophes du comit� de liaison du SNCS/section 35 - l’impact international des p�riodiques fran�ais (en relevant leurs occurences dans les notes bibliographiques des revues internationales - qui ne prend pas en compte les livres soit dit en passant et qui ne pr�cise pas vraiment les crit�res qui �tablissent les revues �talons) est bien s�r biais� par le facteur langue. Il est �vident que pour les SHS, il nous faudrait un facteur d’impact national ou francophone.
Difficile enfin d’y voir clair : la revue Philosophia scientiae se voit conserver le soutien du CNRS pour les 2 supports alors qu’elle ne totalise que 13 citations. La Revue d’�gyptologie, avec 120 citations ou Les Archives de philosophie du droit avec 180 citations sont aiguill�es vers une parution uniquement �lectronique… Il semble que le facteur d’impact apparaisse plut�t comme un pr�texte pour changer la donne de la politique de financement du CNRS. Mais il eut �t� plus simple que cette “nouvelle” politique assume ses choix, plut�t que d’essayer de les cacher derri�re “la fausse rationalit� des chiffres”.
