La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
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  • Archive pour mai 2004

    28
    05
    2004

    Post et prePrints

    On peut aussi s’interroger sur ce que cette d�cision peut r�v�ler du positionnement strat�gique que les grands �diteurs scientifiques s’appr�tent � prendre dans le contexte d’une diffusion de plus en plus importante de l’information scientifique par l’interm�diaire des r�seaux num�riques. On remarque que le mod�le �conomique sur lequel ils parient repose d�sormais sur l’agr�gation de contenus (des bases non pas institutionnelles mais disciplinaires) et la ma�trise du processus de certification, dont la garantie s’ »incarne » en quelque sorte dans le travail de mise en page (et donc aussi de pagination qui « verrouille » le processus de citation) et de mise en forme.

    Via l’indispensable Pierre Mounier d’Homo-Numericus

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    27
    05
    2004

    Le net, ouvroir de litt�rature potentiel… Et puis ?

    « L’industrie musicale paye aujourd’hui son manque de clairvoyance. Croyant assurer son avenir en tenant les r�nes de la distribution, elle a trop tard� � adapter ses mod�les �conomiques aux nouvelles pratiques culturelles. »

    L’industrie de l’�dition n’est-elle pas dans la m�me situation ? La crise de production qu’elle traverse n’en est-elle pas le r�v�lateur ? Comprendra-t-elle le changement des pratiques culturelles g�n�rationnelles qui se dessine ?…

    J’aimerai prendre le temps de revenir sur les tr�s int�ressants propos de Netlex.

    Trop rapidement :

    - Ce que font les �diteurs am�ricain n’est pas synonyme de mod�le, au contraire, A. Schiffrin nous l’a que trop bien rappel�. Et �diter des blogueurs qui marchent fait � la rigueur un produit � la mode, pas forc�ment un livre. Bien s�r les carnetiers, comme avant eux beaucoup de ceux qui ont tenus des sites persos, cachent souvent des personnes qui �crivent, comme le rappel B. A. Nardie, D. J. Schiano, M. Gumbrecht et L. Schwartz dans leur �tude « Pourquoi les gens bloguent-ils ? » (.pdf). Et puis ?… Faut-il donc croire que c’est une r�v�lation ? Ce n’est en tout cas pas un gage de qualit�. Oui, le net est un ouvroir de litt�rature potentiel et il est certain que les nouvelles formes qui y sont exp�riment�es influeront les formes � venir, cependant il ne permet toujours pas de m’aider � trouver la qualit� qui me sied (et elle est pour chacun diff�rente), ni aux auteurs d’y trouver reconnaissance ou revenus au-del� d’un cercle encore trop restreint pour �tre suffisant. Dit autrement, pour l’instant l’internet culturel est en rade : « l’�norme �bullition cr�ative qui se produit sur le r�seau ne re�oit presque aucune reconnaissance, et sa richesse reste largement ignor�e ».

    - Un lecteur/visiteur de site n’est pas un acheteur, pas plus qu’un t�l�chargeur de mp3 ou de DivX n’est un client de la musique en ligne ou du DVD. Il est tout � fait regretable qu’un auteur doive, de plus en plus fr�quemment, apporter ses lecteurs en plus que de son manuscrit, ou que cet argument forme souvent l’essentiel d’une politique �ditoriale. Ce n’est pas, cela n’a jamais �t� le travail de l’auteur. Par contre, trouver des lecteurs a ses auteurs est bien celui de l’�diteur et ce n’est pas en envoyant 500 services de presse � chaque livraison qu’on peut consid�rer ce travail comme fait.

    - Quant � dire que les « incidences du num�rique sur l’ensemble des pratiques de diffusion de la production, tout au long de la cha�ne du livre sont une r�alit� », je ne suis pas d’accord. Si le travail sur le texte (corrections, mises en pages…) est d�sormais totalement d�mat�rialis�, si les distributeurs et les diffuseurs ont �galement franchis le pas de la mise en ligne des prises de commandes, les libraires et les �diteurs sont bien en retraits et ne proposent pour l’essentiel que des sites vitrines bien pauvres. Tr�s rares sont ceux qui utilisent forums, listes de diffusions et autres pour parler des ouvrages qu’ils publient, d�fendre leurs auteurs ; combien de libraires proposent de prendre des commandes en ligne � leurs clients r�guliers ?… La culture web n’est pas encore entr�e dans les maisons d’�dition. Les projets papiers ne sont pas �clair�s par le num�rique, si ce n’est anecdotiquement, au coup par coup. Les �diteurs les moins �clair�s se contentent de garder pr�cieusement la gravure des livres qu’ils �ditent pour le cas o� �a servirait, les autres construisent des forteresses SSL o� enfermer ce qu’ils produisent.

    Mise � jour : Netlex rebondit.

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    26
    05
    2004

    Na�vet�

    Monter une boutique en ligne, vendre des livres, une lettre d’information, des dossiers, des articles… Jusqu’� pr�sent, j’entendais surtout dire que c’�tait compliqu�.

    Sans jouer � la promo facile, je d�couvre, via LaFraise, PowerBoutique. Dans le secteur Edition et Communication, ils ont d�j� quelques r�f�rences.

    Il doit en exister d’autres comme �a. Mais franchement, l�, je trouve que �a � l’air tellement simple que �a donne envie de vous vendre quelque chose. ;-)

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    26
    05
    2004

    � Tant de mains pour changer le monde et si peu de regards pour le contempler ! �

    Ce n’est plus la peine d’essayer de faire pression sur un m�dia, laissons-le publier son article. Ensuite, on met en branle le rouleau compresseur de la communication-manipulation. Au final, le lecteur, le t�l�-spectateur, le citoyen ne retiendra que ce qui a fait le plus de tapage. Comment lui en vouloir ? Lisez une fois la v�rit� et dix fois un mensonge : que croirez-vous ?

    Luc Fayard, via Lo�c Le Meur

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    26
    05
    2004

    � world literature � et crise de surproduction

    Chacun sait pourtant que l�eldorado anglo-saxon est un leurre. Avec une production litt�raire annuelle qui est le double de celle de la France (environ 14 000 titres), la Grande-Bretagne ne publie que 3 % de litt�rature de langue non anglaise, dont 1 % en langue fran�aise. M�me tendance aux Etats-Unis, avec 2,8 % de traductions, dont 0,8 % de livres fran�ais, les plus achet�s avant les livres de langue espagnole.

    Cette fermeture se r�v�le, dans les faits, plus grande encore que ne l�indiquent les statistiques. Vendre (toujours bon march�, quelques centaines de dollars) les droits d�un livre aux Etats-Unis n�assure en rien sa pr�sentation au public. En effet, l��volution de l��dition et de la distribution ces derni�res ann�es, avec une hyperconcentration et des exigences de rentabilit� imm�diate, y a boulevers� les conditions d�existence du livre, consid�r� comme un produit qui n�a que trop tard� � se soumettre aux normes de la gestion industrielle et de la rentabilit� financi�re. [...]

    Car, parall�lement au repli de l��dition de qualit� et de la librairie anglo-saxonnes, se d�veloppe la conqu�te souvent victorieuse des march�s ext�rieurs, et notamment celle des lecteurs europ�ens. L�Italie, l�Espagne et, dans une moindre mesure pour le moment, l�Allemagne et la France sont soumises � une offensive culturelle qui, apr�s le cin�ma et les s�ries t�l�vis�es, passe par le � vieux � m�dia du livre. Il ne s�agit pas, comme cela s�est produit dans le pass�, de la d�couverte �merveill�e par les Europ�ens d�une litt�rature nouvelle � celle de Faulkner ou d�Hemingway, du roman noir ou des lib�rations de la beat generation �, mais, sauf rares exceptions, de livres de fabrique st�r�otyp�s, fond�s sur les canons du mythe am�ricain et de ses valeurs ou sur l�exploitation outr�e d�ingr�dients commerciaux classiques : sexe, violence, irrationalit�, terreur, hyper-individualisme… Le tout �crit dans un style dont les qualit�s sont celles de chefs d�entreprise plut�t que d�artistes : professionnalisme, comp�tence, efficacit�, plut�t que culture, authenticit� et d�sint�ressement.

    Pierre Lepape, Le Monde Diplomatique, mars 2004.

    Notons qu’on pourrait faire exactement le m�me constat sur le march� du livre national : les exigences de rentabilit� et l’hyperconcentration poussent en t�te de gondole des livres pr�fabriqu�s et engorgent le secteur sous une crise de surproduction chronique.

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    18
    05
    2004

    Circulation circulaire de l’information : le ph�nom�ne de republication s’amplifie-t-il ?

    Les informations diffus�es par les m�dias sont tr�s souvent des informations produites par d�autres m�dias. Cette � circulation circulaire de l�information � – pour reprendre, l�expression de Pierre Bourdieu – est l�un des m�canismes qui contribuent � l�uniformisation de l�information elle-m�me. Cette circulation est de plus en plus transnationale.

    Si tout le monde pioche dans le m�me flux g�n�ral de l’information et donc produit des informations sur les m�mes sujets souvent aux m�mes moments (mais avec des angles souvent diff�rents, heureusement), la republication d’articles d’un m�dia � un autre (sans que ce ne soit explicite et transparent pour le lecteur/consommateur/citoyen) pose plus de probl�mes. Si, comme le note Roger Raemy, le ph�nom�ne commence � prendre de l’ampleur � l’international, il me semble encore plus d�velopp� dans la presse locale, la presse magazine et les mensuels. Il n’est pas rare ainsi, de voir le m�me article publi� � la fois dans un journal municipal, un hebdomadaire local et sur des portails ou sites internet de proximit�. De m�me, la presse magazine et beaucoup de mensuels pratiquent �galement la traduction masqu�e d’interviews ou d’articles : tel magazine vous annonce une interview exclusive d’Harrison Ford, alors que celle-ci n’est que la traduction d’une interview donn�e � un journaliste am�ricain pour un autre titre de presse… On a m�me vu un bidonnage t�l�vis� ou un c�l�bre journaliste essayait de se faire passer pour l’interviewer qu’il n’�tait pas. ;-)

    Une fois qu’on a rappel� que l’exigence scientifique de la citation des sources devrait �tre une r�gle d’�thique g�n�ralis�e, on a h�las tout dit.

    Je ne sais pas si le ph�nom�ne s’amplifie vraiment. Il est vrai que la syndication, l’agr�gation de contenu se diffuse – et pas seulement aupr�s des blogueurs, la presse et les agences de presse fonctionnent sur ce principe depuis longtemps. L’une des r�percussions majeure de ce ph�nom�ne est la concentration de l’info (qui va en parall�le avec la concentration �conomique des structures de l’information) : 20 % de l’information faisant 80 % des papiers et le reste �tant d�laiss� et de plus en plus d�laiss�, me semble-t-il.

    Cependant, cette concentration accrue, cette circulation circulaire n’est-elle pas �galement plus visible gr�ce � la multiplication des sources d’informations, du croisement des donn�es, des moteurs de recherche… et de la vigilance de certains. Qu’en pensez-vous ?

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    18
    05
    2004

    Versions �lectroniques d�finitivement inadapt�es !

    Jack Shafer de Slate souligne, s’il en �tait besoin, combien l’offre de versions �lectroniques des grands journaux am�ricains (New York Times, Washington Post, et beaucoup d’autres via PressDisplay ou Newsstand ou Zinio (dont je vous parlais il y a peu) ; mais on pourrait dire la m�me chose des versions int�grales fran�aises de Lib�ration, Le Monde pour prendre les principaux) est inadapt�e � la lecture sur �cran. A vouloir tant �tre le fac-simil�, le duplicata de la version papier, c’est les lecteurs et acheteurs de la version online qui sont flou�s. Essayez de lire le .pdf d’un journal sur un �cran, m�me 17 pouces, vous m’en direz des nouvelles.

    Shafer compare son exp�rience � celle de la lecture des vieux microfilms ! C’est pas faux ;-) .

    Bref, voil� encore une pellet�e d’arguments � verser pour la suppression du format Pdf d’Adobe, un format qui peut certainement servir � plein de choses, sauf � de la publication en ligne.

    Via Dan Gillmor

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    16
    05
    2004

    De l’impact de la t�l�phonie mobile sur la presse

    Si l’on en croit le rapport de l’International Newspaper Marketing Association, la t�l�phonie mobile repr�sente une nouvelle fronti�re en mati�re de diffusion de l’information pour la presse. Le rapport fait un tour des bonnes pratiques et montre comment certains journaux commencent � explorer la voie de la diffusion via les technologies mobiles (par SMS surtout, visiblement). Il y a encore du travail � faire, mais ces nouveaux modes de communication commencent � avoir une audience certaine qui font r�agir.

    D’ici � ce que tous les sites d’informations aient leur interface mobile pourtant, il n’y a qu’un pas, facile � franchir. M�me LeRomanais s’y est mis ;-)

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    16
    05
    2004

    Un dictionnaire pour se perdre et d’autres pour se retrouver

    Via le guide des sites de T�l�rama, voici un �trange dictionnaire de rimes en ligne par o� se perdre.

    En voici d’autres pour se retrouver.

    Merci � Pierre pour ses trouvailles et � Richard.

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    14
    05
    2004

    Comment la titraille affecte notre fa�on de lire en ligne ?

    Selon une �tude du Estlow Center for Journalism and New Media et de la soci�t� Eyetools Inc., les lecteurs passent plus facilement sur les gros titres des pages d’accueil plut�t que de les lire. De gros titres semblent autoriser implicitement � d�placer son attention plus bas (est-ce un contre-effet des publicit�s ?). Au contraire d’ailleurs, l’attention des lecteurs semble plut�t se focaliser sur les petits titres et sur les bas de page.

    Notons que l’article pointe �galement vers d’autres �tudes sur la question comme celle, fondatrice, de Jakob Nielsen datant de 1997 ou celle de Poynter et de l’universit� de Stanford en 2000.

    A noter que de nombreux labos travaillent sur l’attention des internautes sur les pages web, comme Arrington Research, l’EyeTracker research Lab de l’universit� de Potsdam (Allemagne)…

    Via l’excellent EditorsWeblog.org.

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    13
    05
    2004

    Les revues scientifiques googlelis�es

    Apr�s avoir index� les livres, Google cherche d�sormais dans le contenu des articles scientifiques r�f�renc�s par Ingenta.

    Via DSI – Marc Duval

    PS. : un sujet sur lequel il faut ajouter, j’allais l’oublier, l’alliance r�cente de Google et CrossRef, un outil de simplification des citations d’articles scientifiques en ligne (pour tout comprendre � CrossRef).

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    12
    05
    2004

    La jurisprudence limite les plaintes sur l’usage photographique d’un bien

    « Le propri�taire d’une chose ne dispose pas d’un droit exclusif sur l’image de celle-ci. »

    Via Lib�ration

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    11
    05
    2004

    De l’absence de sauvegarde

    Qu’Eric Naulleau ne se m�prenne pas, sa m�saventure est un grand classique du monde �ditorial et montre encore une fois que l’informatique, qui r�git pourtant toute la vie du livre, est bien peu consid�r�e chez les �diteurs. Combien font des sauvegardes ne serait-ce qu’hebdomadaires de leur travail ? Combien conservent ne serait-ce que des archives �lectronique de celui-ci ? La plupart font aveugl�ment confiance � leur imprimeur, photograveur ou metteur en page, ne se pr�occupant m�me pas de demander une copie de l’ultime version num�rique des ouvrages qu’ils impriment…

    On pourrait multiplier les questions mettant en cause le rapport �diteurs/ordinateurs pour d�montrer combien, quand bien m�me si celui-ci est leur premier outil de travail, ils ne le connaissent pas. Ce ne serait pas de l’argent g�ch� que SNE, CNL, DRAC et autres organismes d’aides s’occupent de formation pour �diteurs.

    Faudrait d’ailleurs �galement proposer ce type de formation aux auteurs. Et oui, il n’y a pas que la litt�rature dans la vie… Y’a aussi l’informatique ;-)

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    11
    05
    2004

    La critique des m�dias


    Des m�dias concentr�s et financiaris�s de plus en plus d�pendants de leurs actionnaires et des publicitaires. Des journalismes fragilis�s, min�s par les effets de la pr�carit�, d�pendants de la communication institutionnelle et mercantile. Des informations prostitu�es, assujetties � la concurrence, � l�audience commerciale et au m�lange des genres qui noie l�information sous le divertissement.

    Telles sont quelques-unes des tendances le plus lourdes et les plus mena�antes. Certes, elles ne s�imposent pas uniform�ment. Et elles ne renvoient pas � un improbable �ge d�or o� les m�dias auraient �t� d�livr�s de toute tutelle politique ou �conomique.

    Mais � des formes nouvelles d��volution des m�dias r�pondent des exigences plus vives des  » usagers « . Avec ces cons�quences : une cr�dibilit� contest�e qui met en cause simultan�ment les m�dias eux-m�mes, les journalistes et les informations ; et un discr�dit partag� puisqu�il frappe conjointement l�espace m�diatique et l�espace politique.

    [...]

    Le principal enjeu ? Remettre � l�ordre du jour, apr�s des d�cennies de r�gressions et de renoncements, la question de l�appropriation d�mocratique des m�dias.

    Henri Maler, co-animateur de l�association Acrimed via L’Humanit�

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    11
    05
    2004

    Outing

    Tiens ! LeRomanais fait son outing ! ;-)

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    10
    05
    2004

    La "photor�volution" num�rique

    « La r�volution num�rique a permis que ces images soient faites et, surtout, qu’elles soient diffus�es tr�s vite. C’est un changement fondamental. D�sormais, il y aura toujours quelqu’un qui sera t�moin d’un �v�nement, qui prendra une photo et qui pourra la balancer sur l’Internet � 15 copains qui eux-m�mes la feront circuler. »

    Christian Caujolle, via Lib�ration.

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    7
    05
    2004

    Payer le cr�ateur, pas la fili�re

    Les �conomistes Marc Bourreau, Nicolas Curien, Michel Gensollen et Laurent Gille proposent une r�flexion sur les questions de fond que pose la copie aux industries musicales : quelle influence a-t-elle r�ellement sur la baisse des ventes de supports physiques ? S’agit-il d’un simple effet d’aubaine li�� � la technique, ou d’une transformation de fond de l’�conomie des industries culturelles ? Est-il devenu impossible de valoriser la cr�ation et l’�dition, ou bien la valeur se d�place-t-elle ailleurs ? Pourquoi ne peut-on revenir � la situation ant�rieure ?

    « Le th�or�me g�n�ralement invoqu� est qu’il faut payer la cr�ation, explique Michel Gensollen. Mais ce que re�oit l’auteur, c’est tr�s peu de chose sur l’ensemble de la fili�re. C’est la fili�re qui co�te cher et la promotion. »

    L’�tude Distribution de contenus sur Internet : commentaire sur le projet de taxation de l’Upload, via 01net.

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    6
    05
    2004

    "Pour un traducteur, il n’est de bon auteur que mort"

    Ren� de Ceccaty, �crivain et traducteur d’italien, explique ces souffrances par le fait que  » le traducteur finit par ne plus voir que les d�fauts du texte sur lequel il travaille « . Comme, pour le traduire, il a fallu l’analyser en profondeur, on en devient le critique le plus s�v�re. Et de l�, le risque est de glisser insensiblement vers une attitude usurpatrice : nous, nous l’aurions tellement mieux �crit, n’est-ce pas ? On en vient � oublier que le traducteur part d’un travail d�j� abouti, et qu’il b�n�ficie d’une s�rieuse avance sur l’auteur. Et voil� qu’on d�rape sur cette r�crimination idiote :  » Auteur, mon semblable, mon fr�re ! Est-ce par pure malveillance que tu n’�cris pas exactement comme moi, je l’aurais fait � ta place ? « .

    Via La revue des ressources

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    6
    05
    2004

    "Un bien public pur"

    Ainsi drap�s dans la d�fense de la cr�ation et de l’int�r�t g�n�ral, les majors du disque et du cin�ma s’ing�nient � inventer des moyens de dissuader ou de faire payer ce que le progr�s technique a rendu quasi gratuit : la recherche, la reproduction et l’�change de fichiers num�riques. Par des voies soit juridiques : proc�s contre les usagers du P2P, soit techniques : cryptage, ou m�me par des m�thodes �conomiques telles que la proposition r�cente de taxer les flux sortant des ordinateurs individuels.

    [...] De plus, ces combats reposent sur une argumentation pour le moins contestable. Dans quelle mesure, en effet, la cr�ation est- elle vraiment en danger ? On sait que l’essentiel des 150 milliards de fichiers musicaux �chang�s en 2003 sont ceux du « Top 50″, et qu’il en est de m�me pour les films.

    Ce que met donc en danger le P2P, c’est avant tout « l’�conomie de la Sierra Madre » qui caract�rise ces industries. Que signifie ce concept �conomique, apparu dans les ann�es 1990 pour d�signer les processus o� « le gagnant rafle tout » ? Tout l’or de la Sierra Madre, s’il �tait �quitablement partag� entre les prospecteurs qui se lancent � sa recherche, leur procurerait un revenu d�cent. Mais l’�conomie de la prospection mini�re est telle que seuls quelques-uns trouveront les filons et feront fortune, tandis que les autres auront tout perdu.

    S’agissant de la musique, le ph�nom�ne se manifeste ainsi : avant le disque, un chanteur d’op�ra c�l�bre gagnait peut-�tre 20 fois plus que le chanteur moyen. Maria Callas avec le disque noir, 200 fois plus. Luciano Pavarotti avec la t�l�vision, les CD et les DVD, 2 000 fois plus (chiffres donn�s ici � titre de simple illustration du ph�nom�ne).

    C’est donc avant tout pour l’extr�me concentration des gains dans les industries musicales et cin�matographiques que le P2P est un v�ritable danger, puisque les fichiers copi�s et �chang�s sont dans leur �crasante majorit� ceux des « �uvres » les plus m�diatis�es.

    Un article � lire et relire : Jean-No�l Giraud : « Un spectre hante le capitalisme : la gratuit� », Le Monde.

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    6
    05
    2004

    Bien Commun "payant"

    Le nouveau ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres a annonc� la mise en oeuvre d’une proposition de fond pour les intermittents du spectacle. Cependant, pour la financer, il a r�v�l� �tre pr�t � �tudier une proposition de la Soci�t� des auteurs compositeurs dramatiques (Sacd), qui vise � rendre le « domaine public payant » : ainsi, la diffusion au th��tre d’oeuvres relevant du domaine public serait tax�e et cette collecte servirait un fonds d’aide � la cr�ation contemporaine, g�r� bien s�r par les soci�t�s collectives de gestion.

    Le domaine public payant, voil� un d�bat qui n’est pas neuf.

    Comme le souligne Philippe Agrain sur la liste de diffusion Escape L :

    Il est remarquable qu’ [une telle proposition] constitue une forme suppl�mentaire d’organisation artificielle de la raret� ( »de quoi il y a trop de domaine public, et les gens s’en servent et �vitent par l� de payer des droits, rendons-le payant pour r�tablir l’�quit� de concurrence avec la propri�t� ») parmi d’autres. Il est aussi remarquable qu’apr�s avoir �tendu follement la dur�e de la propri�t�, et accept� l’�l�vation des co�ts de l’acc�s aux droits, on s’�tonne aujourd’hui de ce que cela conduit � jouer « trop » d’oeuvres anciennes. Au lieu d’en conclure qu’il faut raccourcir la dur�e de la propri�t�, et instituer des m�canismes de lutte contre l’abus commercial de cette appropriation, on propose donc de supprimer le probl�me en rendant le paiement �ternel.

    Rappelons encore une fois que le droit d’auteur s’est affirm� pour d�fendre les auteurs de l’h�g�monie des �diteurs en soulignant combien il �tait primordial que les oeuvres deviennent accessibles � tous, librement, et ne soient plus un oligopole d’�diteurs :


     » � En sollicitant pour les auteurs, leurs h�ritiers ou leurs concessionnaires, la propri�t� la plus enti�re de leurs ouvrages pendant leur vie et cinq ans apr�s leur mort, [les auteurs dramatiques] reconnaissent et m�me ils invoquent les droits du public, et ils n’h�sitent pas � avouer qu’apr�s ce d�lai de cinq ans les ouvrages des auteurs sont propri�t� publique. [�] Le public devrait avoir la propri�t� de ces chefs-d’�uvre [�] et chacun devrait �tre ma�tre de s’emparer des ouvrages immortels de Moli�re, de Corneille et de Racine pour essayer d’en rendre les beaut�s et de les faire conna�tre. Mais le despotisme qui fl�trissait tout, qui portait ses regards sur toutes les institutions, pour les ma�triser avait envahi cette propri�t� commune et l’avait mise en privil�ge exclusif . » [Projet de loi Le Chapelier, 1791].

    Maintenant, si je partage enti�rement les propos de Philippe Agrain, pour ma part, je reste bien souvent d�sarm� sur ce sujet. Quand bien m�me on �voque les mutations des pratiques culturelles (voir par exemple les travaux de Jean-Samuel Beuscart), la concentration des m�dias (qui rend les artistes les plus c�l�bres de plus en plus riches et les autres de plus en plus nombreux), voir m�me l’histoire du droit d’auteur comme je viens de le faire : on nous retoque facilement qu’il faut bien r�mun�rer les auteurs. M�me si je sais suffisamment que cette r�mun�ration est un leurre (un peu comme le Loto et ce d’autant plus que beaucoup d’auteurs vivent plus « d’extras » que de leur oeuvre commercialis�e – piges-lectures-concerts-r�sidences-commandes / oeuvre publi�e), m�me si je vois que s’arc-boutter sur la l�gitimit� d’hypoth�tiques revenus � venir est beaucoup plus enfermant que d’essayer de faire circuler et conna�tre son oeuvre, pour ma part, je vois de moins en moins de centre d’�quilibre entre les deux mondes.

    Le « je veux �tre r�mun�r� pour ce que je fais » demeure un « l�gitime » r�flexe sur lequel m�me les arguments intelligents achoppent. Comment le « faire tomber », comment montrer « ses limites », car hormis pour le gagnant du gros lot (litt�raire, musical…), il est faux ! Pour dire les choses autrement, le rapport au bien commun pose avec plus d’accuit� encore le frein de l’int�r�t personnel. Comment le d�sserer ?

    En attendant, peut-�tre que l’universit� de printemps de la Fing, diffus�e en direct sur le net et qui s’int�resse au Bien Commun nous apportera quelques r�ponses ?

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    4
    05
    2004

    Blog de r�daction

    Le Greeley Tribune, un journal local dans le Colorado, a effectu� avant-hier une exp�rience tr�s int�ressante. Afin de d�cider si les photos des s�vices sexuels inflig�s aux prisonniers irakiens devaient �tre publi�es, son �diteur a utilis� le blog du journal pour demander au pr�alable l’avis de ses lecteurs.

    Via Pointblog.

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    05
    2004

    Futurismic : �diteur online de science-fiction ?

    Futurismic, est une nouvelle exp�rience entre le blog et l’�dition. Tenu par quelques allum�s, Futurismic projette de publier chaque mois un texte de science-fiction. Pas un texte d’un des tenanciers du site, non, non… Un v�ritable texte d’auteur, comme le ferait un �diteur. Apr�s The Factwhore Proposition de Charles Coleman Finlay, ils annoncent d�j� Shibuya no Love de Hannu Rajaniemi.

    Via Boing-Boing

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    05
    2004

    Acharnement ;-)

    En jetant un oeil sur le pass�, je tombe sur �a. Bien �videmment, je file le lien pour voir si le site de l’association des anciens du DESS d’�dition de l’universit� Paris XIII-Villetaneuse (dont je suis) a chang�. Et il a chang� !

    Mais �a ne fonctionne toujours pas mieux (hyperliens manquants, contenu rabougri…) et le site est toujours pens� comme le d�calque d’une mauvaise plaquette papier. Bref, le classement des sites web n’a pas chang� : DESS d’�dition de Paris XIII-Villetaneuse, toujours dernier. Premier : Paris IV !

    PS : A compl�ter avec ce tr�s bon dossier sur la formation aux m�tiers du livre (via L’Observateur).

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