La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
  • Derniers commentaires

  • Archives

  • Derniers billets

  • Catégories

  • Meta

  • 2
    09
    2003

    Pourquoi les prix litt�raires sont sans saveurs

    On lit souvent, pour ce prix l� par exemple, de nombreuses justifications sur l’impartialit� et l’ind�pendance des jurys. Pourtant, ces justifications ne sont pas synonymes de qualit�s, au contraire (mais, les chiffres avanc�s sont toujours des arguments de poids - la Fnac, il est vrai, est un sp�cialiste des chiffres : ce doit �tre une d�formation d’�picier). Donc 300 adh�rents + 300 libraires + 500 romans + 2 500 fiches de lectures + 13 ouvrages s�lectionn�s + 13 autres = le prix de la mort qui tue…

    Or, vous ne m’enl�verez pas de l’id�e que le go�t est avant tout une affaire d’individualit� : l’immanence de la qualit� d’une oeuvre, comme l’intelligence, est devenue une chose trop rare pour �tre partag�e. De plus, qui a assist� � la moindre d�lib�ration d’un jury a pu noter combien l’h�t�roclysme des jur�s pouvait conduire � des choix abscons (on s’accorde pour �lire l’�l�ment moyen, celui qui finalement ne passionne personne, mais que personne ne d�teste) ou non repr�sentatifs (on prend le chouchou d’un des jur�s et on oublie les autres). Les choix moyens et partisans sont donc l�gions.

    Bref, dans les prix, comme dans l’�dition ou dans la critique, on pr�f�rera se r�f�rer aux choix motiv�s d’une personne reconnue et identifi�e pour faire ou ne pas faire les siens. C’est pourquoi il est plus facile de se rep�rer entre les livres en �coutant les choix d’un FB ou d’un JG, d’un MP ou d’un TG voire m�me d’un e-lecteur pour faire les siens (en osmose ou en opposition) que de croire, sans coup f�rir, � la parole du divin libraire-adh�rent…

    Laisser un commentaire