09
2003
Et � part Gallimard ?
Sans vouloir juger d’ouvrages que je n’ai pas lu, je m’interrogeais de savoir si les biblioth�caires fran�ais qui ont �tablis cette s�lection (d�sol� que �a tombe sur eux, �a aurait pu tout � fait tomber sur d’autres) savaient qu’il existait d’autres maisons d’�ditions que la maison Gallimard ? Il est vrai que la maison aux lettres rouges sur fond or fascine tout Le Monde (hi, hi), mais de l� � lui attribuer 4 s�lection sur 5, il y a de quoi s’interroger…
Ce n’est pas anecdotique. La pr�dominance psychologique ou fantasmatique de Gallimard est r�elle. Et cette s�lection n’est, � mon avis, que le reflet d’une d�formation mentale qui parcourt toute notre soci�t� (des universitaires � monsieur tout le monde). Pourtant, on serait � m�me d’attendre un peu plus d’ouverture d’esprit de la part de biblioth�caires, voire m�me un peu plus d’attention pour des petites structures d’�dition dont ils connaissent, mieux que d’autres, les r�elles difficult�s…
Non, semblent r�pondent ceux-ci. Le prestige d’abord. L’adulation � la concentration, � la force de frappe d’une structure qui concentre en son sein tous les rouages pour vous soumettre : attach�es de presse agressives, journalistes � sa botte, �crivains serviles, moyens financiers, image, … Image que nul n’ose �corner de peur de devenir pestif�r� comme l’ont appris � leur d�triment par exemple, Pierre Jourde, Eric Naulleau et Pierre-Jean Balzan de La Fosse aux Ours. Dommage pour la s�lection Suisse, �a �te toute envie de la d�couvrir.
Quelle est enfin l’opportunit�, pour un petit prix, de s�lectionner (c�t� Fran�ais toujours) autant d’auteurs qui ont d�j� largement conquis leur public (P�ju, Schmidt, Autin-Grenier…) ? J’aimerais bien qu’on m’explique un jour… A part satisfaire un �go de bilblioth�caire � inviter des auteurs connus, j’ai du mal � comprendre ?
