La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
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  • Archive pour septembre 2003

    29
    09
    2003

    Ecouter la litt�rature

    Le son sur l’Internet est encore bien rare. Si on y trouve des livres entiers, il est difficile d’y �couter des livres lus (et croyez moi, pour un aveugle, ce n’est pas la m�me chose, un livre lu par un com�dien, qu’un livre lu par son logiciel).

    Si le premier r�seau de la lecture est certainement celui des donneurs de voix, leur pr�sence sur l’Internet est encore discr�te. Les soci�t�s commerciales, se pr�sentant peu ou prou pour des Instituts publics, semblent plus nombreux. Quant aux sites publics : la liste des documents sonores de Gallica semble bien courte, celle de l’Ircam trop confus�ment innaccessible…

    Bref, quand un site propose l’�coute de pr�s de 200 courts textes litt�raires en langue fran�aise et lus par des com�diens, on dresse l’oreille. C’est ce que propose les concepteurs d’Archivox. Bien �videmment, droits d’auteurs obligent, on y trouve uniquement des textes classiques (Victor Hugo, Flaubert, Baudelaire,…). Du fait du format, les textes se doivent d’�tre plut�t courts plut�t courts (contes, fables, po�sies, discours …, et extraits). Si l’on pourrait regretter que les textes ne soient pas interpr�t�s, mais bien lus, les auteurs d�fendent leur conception en d�veloppant une int�ressante r�flexion sur la voix, l’�coute, l’oralit� et les modes de diffusion culturelle.

    A noter, cette bonne base de liens internationale sur le site de l’association fran�aise des d�tenteurs de documents sonores et audiovisuels.

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    29
    09
    2003

    Typo

    Via, M�diaTIC, int�ressant r�pertoire de r�gles typographiques sur le site de l’imprimerie des PUF.

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    29
    09
    2003

    Wiki d’auteur

    Apr�s les premiers blogs d’auteurs, on attendait celui qui surferait le plus vite sur la vage de la modernit� en postant le premier wiki d’auteur. C’est Neal Stephenson qui s’y colle, avec un Wiki pour prolonger son roman, Quicksilver, � para�tre en octobre. Merci Pointblog.

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    23
    09
    2003

    Projet coop�ratif d’incipit

    Les premi�res phrases d’un livre disent souvent beaucoup de lui. D’o� cet amusant projet participatif de recueil d’Incipit de livres. Tout � chacun peut participer…

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    23
    09
    2003

    Biblioblog

    Si j’ai bien compris, le but n’est pas de faire un classement avec un premier et un dernier, mais bien d’�tablir un classement par genre, par go�t, par affinit�s… Pouvoir dire que les blogueurs sont plus polars ou plus romans � l’eau de rose que des lecteurs farouches d’Am�lieAngot. Si j’entends bien, �a va donc plus ressembler � �a ou � �a (merci La mouche)… Faut dire que les classements, c’est sympa parfois, mais �a ne reste que des classements et �a ne fait pas toujours ressortir le plus int�ressant.

    Donc, bon, pour participer :

    - Tereza Batista, Jorge Amado.

    - Journal, tome 1, Charles Juliet.

    - N�gociation, Fran�ois Rosset.

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    22
    09
    2003

    Les librairies sp�cialis�es en difficult�

    Via Biblio-fr, la librairie Tekhne, sp�cialis�e en Science de l’information et de la communication, sise dans le Quartier Latin � Paris et qui publie toutes les quinzaines un excellent travail bibliographique baptis� M�moire de trame (lettre d’information bibliographique payante), s’inqui�te de l’�volution des commandes publiques de livres. En effet, non seulement celles-ci ont d�j� tendance � se concentrer (une « unit� » locale commande pour plusieurs biblioth�ques ou �tablissements), mais en plus, doivent d�s lors proc�der par appel d’offres pour d�terminer leurs fournisseurs (ce qui exclue les librairies sp�cialis�es, au profit des grossistes et gros libraires). Bref, par ce proc�d�, c’est une partie importante de l’activit� �conomique de certaines librairies qui risque de dispara�tre (sans parler non plus du risque d’uniformisation des commandes, du fait que les fournisseurs retenus pourraient ne pas arriver � fournir des titres trop exigeants sans cons�quence…). Si la politique de l’appel d’offre est une politique saine pour les finances publiques, force est de constater que son abus peut �galement �tre d�sastreux.

    Pour signer la p�tition de la librairie Tekne, envoyer vos noms et qualit�s � : tek[at]club-internet[dot]fr.

    Une autre librairie professionnelle (Dawson) a commis le m�me type de message sur cette m�me liste, r�v�lant le m�me type d’inqui�tude.

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    22
    09
    2003

    Robert Morel �diteur

    Vous ne connaissiez peut-�tre pas l’�diteur Robert Morel (1922-1989), dont les livres objets font toujours la joie des collectionneurs. Robert Morel a publi� des livres de toutes les formes, faits de mati�res inattendues (verre, plastique…), imprim�s sur des papiers suprenants… Et voici qu’un superbe site en dresse l’inventaire – � la Pr�vert.

    Il n’y manque qu’un focus sur ceux que cet �diteur hors norme a certainement inspir� (comme Jacques Br�mond ou Cl�mence Hiver par exemple), et qui continuent cette superbe tradition : celle d’�tonner les lecteurs.

    Merci � metille.

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    18
    09
    2003

    Les d�sastreux effets d’annonces du d�p�t l�gal Internet

    Ce coup-ci, c’est en Angleterre, mais �a ressemble �trangement aux propos qu’on tenait chez nous il y a encore quelques mois. La Chambre des Lords est en train d’examiner un projet de loi visant � rendre obligatoire le d�p�t l�gal de toute forme de publication �lectronique, aux frais du d�posant. Comme le remarque Homo-num�ricus, les effets d’annonces d�clenchent in�vitablement une belle foire d’empoigne, car les modalit�s sont toujours � la tra�ne… Or l’on devine, d�s � pr�sent, qu’elles ne seront pas celles annonc�es. Ceux qui ont t�t� un peu de cette question le savent bien : d’abord on ne peut pas tout conserver – c’est la raison m�me du travail des archivistes : il faudra r�aliser une s�lection all�atoire ou discriminante. Ensuite il faudra � nouveau choisir entre copie statique (comme le cache de Google) ou syst�me qui g�n�re des pages html (comme Archive.org). Entre les deux syst�mes, il ne saurait vraiment y avoir de solutions. Si une s�lection de site peut �tre invit�e � d�poser ses archives, ses bases de donn�es, ses logiciels, on comprendra vite que ces d�p�ts sont d’une complexit� majeure : juridiques, techniques (il faut configurer le serveur pour que les applications marchent � l’identique, etc.),… Il ne semble pas y avoir d’autres r�ponses que celles d�j� apport�es tant par Google que par Archive.org.

    Le d�p�t l�gal Internet est un sujet sensible et qui montre bien comment l’appr�hension d’Internet est difficile. D’une mani�re r�flexe, les archivistes, les politiques souhaitent appliquer au monde num�rique les r�gles du monde r�el… Or, rien qu’en essayant de l’imaginer, tout � chacun comprendra ais�ment qu’il est impossible et ne pourrait se solutionner qu’en clonant le web lui-m�me… (et encore, on ne parle l� que du Web : quid de la conservation d’autres applications, d’�changes en temps r�el, etc. ?).

    On voit bien que le d�p�t l�gal Internet est impossible, autrement que sur la base de s�lection et de volontariat. En fait, en a-t-il �t� autrement de la conservation dans le monde r�el ? Je ne crois pas…

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    17
    09
    2003

    Les revues �lectroniques entrent � la BPI

    La BPI reprend ses Rendez-vous de l’�dition mensuels en s’attachant pour quelques rencontres, aux revues �lectroniques. La conf�rence inaugurale aura lieu lundi 22 septembre de 19h � 21h30 et aura pour objet : les cycles de vie des revues. Le lundi 20 octobre, la soir�e sera consacr�e aux revues de sciences humaines et sociales, le vendredi 14 novembre sera une soir�e d’�tude consacr�e aux enjeux juridiques, �conomiques et culturels de la publication en ligne et � la sociabilit� autour des revues en ligne. Le lundi 17 novembre, on abordera les revues litt�raires.

    A quand des compte-rendus sur le site de la BPI ?

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    17
    09
    2003

    La renom�e ou la fortune

    Tr�s int�ressant propos de Clay Shirky, analysant pourquoi les solutions de micro-paiements ne marchent pas : « Avant, pour qu’un auteur soit c�l�bre, beaucoup de gens devaient l’avoir lu, et donc avoir pay� ses livres. Aujourd’hui, avec la possibilit� offerte de s’auto-�diter via le web, il faut choisir entre la fortune et la renom�e. » Et comme il le souligne lui-m�me : « lib�rer (rendre gratuit) son contenu donne un avantage concurrentiel certain par rapport � ceux dont ce n’est pas le cas. »

    PS : Plus que les questions subjectives de « qualit�s » (il y a de tr�s bons blogs et de tr�s bons textes sur le Net, et il y a de mauvais livres publi�s), ce choix expliquerait-il que les �crivains que l’on trouve sur le web sont g�n�ralement diff�rents de ceux que l’on trouve en librairie ? Que les �crivains �tablis ont rarement de site Internet ? Que ceux qui �crivent sur le web ont rarement d’�diteurs ?

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    17
    09
    2003

    E-books : les consommateurs n’�taient pas pr�

    Vieille rengaine qu’on r�p�te d�s qu’une techno ne trouve pas son public : « Les consommateurs Am�ricains n’�taient pas pr�s pour l’e-book : les gens aiment trop toucher le papier », avouait Barrie Rappaport d’Ipsos, interrog� par Wired suite � la fermeture des derniers acteurs grands publics de l’e-book aux Etats-Unis.

    N’�tait-ce pas plut�t le produit et son contenu qui n’�taient pas taill�s pour les consommateurs ? Entre les formats propri�taires qui emp�chaient le pr�t et les �changes, les prix (inconsid�r�s) tant des livres �lectroniques que de leurs supports, ne faut-il pas enfin accuser les contenus eux-m�mes d’avoir �t� mal adapt�… L’e-book qu’on a propos� aux consommateurs r�v�lait tout de m�me d’une conception archa�que de la culture et de la lecture. Avec un outils pareil, les lecteurs auraient certainement aim�s des fonctionnalit�s multim�dias, or, les �diteurs se sont content�s d’offrir des copies exactes des livres papiers : pas de commentaires d’auteurs, pas de fonctions audios, pas de passage multim�dias, pas (ou peu) de dictionnaires int�gr�s, etc. Bref, l’e-book vu par des �diteurs traditionnels, c’�tait le retour au XIXe si�cle. Il faut dire que l’�dition traditionnelle m�conna�t tellement l’�dition multim�dia… que �a me fait penser aux diff�rences qu’il y a entre l’industrie de la musique et celle du film.

    Tant et si bien, qu’� ce jour, les cartables �lectroniques qu’on propose aux �l�ves (Am�ricains ou Fran�ais), n’ont pas d’autres contenus qu’une connexion Internet et des logiciels. Quand ils sont accompagn�s d’un manuel �lectronique, celui est pens� comme le manuel traditionnel dont l’essentiel des professeurs ne cessent de se d�tourner : un catalogue ferm� sur lui-m�me. Tout le contraire de l’enseignement, tout le contraire de ce que doit �tre un cours… Y’a encore du boulot.

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    16
    09
    2003

    Et � part Gallimard ?

    Sans vouloir juger d’ouvrages que je n’ai pas lu, je m’interrogeais de savoir si les biblioth�caires fran�ais qui ont �tablis cette s�lection (d�sol� que �a tombe sur eux, �a aurait pu tout � fait tomber sur d’autres) savaient qu’il existait d’autres maisons d’�ditions que la maison Gallimard ? Il est vrai que la maison aux lettres rouges sur fond or fascine tout Le Monde (hi, hi), mais de l� � lui attribuer 4 s�lection sur 5, il y a de quoi s’interroger…

    Ce n’est pas anecdotique. La pr�dominance psychologique ou fantasmatique de Gallimard est r�elle. Et cette s�lection n’est, � mon avis, que le reflet d’une d�formation mentale qui parcourt toute notre soci�t� (des universitaires � monsieur tout le monde). Pourtant, on serait � m�me d’attendre un peu plus d’ouverture d’esprit de la part de biblioth�caires, voire m�me un peu plus d’attention pour des petites structures d’�dition dont ils connaissent, mieux que d’autres, les r�elles difficult�s…

    Non, semblent r�pondent ceux-ci. Le prestige d’abord. L’adulation � la concentration, � la force de frappe d’une structure qui concentre en son sein tous les rouages pour vous soumettre : attach�es de presse agressives, journalistes � sa botte, �crivains serviles, moyens financiers, image, … Image que nul n’ose �corner de peur de devenir pestif�r� comme l’ont appris � leur d�triment par exemple, Pierre Jourde, Eric Naulleau et Pierre-Jean Balzan de La Fosse aux Ours. Dommage pour la s�lection Suisse, �a �te toute envie de la d�couvrir.

    Quelle est enfin l’opportunit�, pour un petit prix, de s�lectionner (c�t� Fran�ais toujours) autant d’auteurs qui ont d�j� largement conquis leur public (P�ju, Schmidt, Autin-Grenier…) ? J’aimerais bien qu’on m’explique un jour… A part satisfaire un �go de bilblioth�caire � inviter des auteurs connus, j’ai du mal � comprendre ?

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    15
    09
    2003

    Papier perdus

    Via Graphiline, le taux d’invendus en kiosque (presse donc) a progress� d’un pourcent en 2002 selon les NMPP : 41.3 % des quotidiens mis en kiosque sont d�laiss�s par les acheteurs, tout comme 36,8 % des magazines et 46,8 % des produits multimedia.

    Pour plus d’infos, voir l’observatoire de la vente au num�ro sur le site des NMPP.

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    15
    09
    2003

    Y’a-t-il encore des e-books quelque part ?

    Comme le rappelle la derni�re lettre d’information de Cylibris (la 81, dat�e du 15 septembre 2003), le livre �lectronique est moribond. Non seulement, il n’y a presque plus d’e-�diteurs, mais il n’y a presque plus de libraires du livre �lectronique (Barnesandnoble.com, aux Etats-Unis a arr�ter la vente de livres �lectroniques, la Fnac et Numilog persistent encore); mais en plus, il n’y a plus d’e-books (apr�s Cytale, ce fut au tour de Gemstar d’arr�ter la production). Enfin presque. HP et Matsushita ont annonc� qu’ils travaillaient � des prototypes. Et puis, il faut encore compter sur les nombreux – et toujours plus �volu�s – prototypes de papier �lectroniques

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    12
    09
    2003

    Contre l’autofiction

    Citation : « J�ai le regret de vous annoncer que l�autofiction n�est plus « tendance ». C�est Lire, le magazine de la litt�rature conformiste, qui nous l�apprend dans sa derni�re livraison. Apparemment, personne chez eux ne s�est rendu compte que l�hyperr�alisme fa�on 11 septembre et l�autofiction sont les cornes d�un m�me animal obtus, le r�alisme quotidien individualiste (comme on a eu un r�alisme socialiste).

    Ce r�alisme a l�immense m�rite d��tre simple � fabriquer (encore plus simple que le r�alisme socialiste). On remplace son regard par la chose regard�e. « Oh! un flipper! » s��crie l��crivain r�aliste, tout estomaqu� de d�couvrir un flipper dans un bar, et il nous sert une description minutieuse de ce rare ph�nom�ne. « Oh! une agence de voyages! » et le voil� qui recopie scrupuleusement la longue liste de voyages propos�s. « Oh! un gros attentat � la t�l�vision! » et dans sa fulgurance il se dit que les victimes n�ont rien vu venir� C�est in�puisable et ludique. Le monde est rempli de merveilles litt�raires qui ne demandent qu�� �tre cueillies. Petit veinard d��crivain r�aliste! Il n�est jamais en manque d�inspiration. « Oh! Je bande! »

    Mat�rialiste jusqu�� l�insignifiance, nombriliste et fier de l��tre comme les plus d�biles performances de l�art contemporain, le r�alisme quotidien individualiste passe son temps � flatter le lecteur en calibrant son univers litt�raire tant�t sur le night-club du coin, tant�t sur l�actualit� (t�l�visuelle de pr�f�rence).

    J�y reviendrai � ce r�alisme-l�, je ne le laisserai pas tranquille. C�est une question d�instinct de survie. Il me d�teste, je le d�teste. S�il pouvait me tuer, il le ferait. D�j�, on [Fr�d�ric Beigbeder dans Windows on the world, ndlr] met en exergue cette citation de Tom Wolfe, le garde-chiourme: « Un romancier qui n��crit pas des romans r�alistes ne comprend rien aux enjeux de l��poque o� nous vivons. » Papa Jdanov [troisi�me secr�taire du Parti communiste d�URSS, qui veilla au respect de la ligne d�finie par le Parti dans le domaine des lettres, ndlr] n�aurait pas mieux formul�. Quant � Papa Staline, l�espi�gle, n�a-t-il pas lanc� d�s 1932 son « Ecrivez le r�el », mot d�ordre repris plus tard dans les statuts de l�Union des �crivains sovi�tiques: « On exige une repr�sentation de la r�alit� qui soit vraie et historiquement concr�te. » On a la litt�rature qu�on m�rite. »

    Iegor Gran, « Tintin au pays du r�alisme individualiste » (Journal de la semaine), Lib�ration, 6 septembre 2003, cit� par P�riph�ries.

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    11
    09
    2003

    Republier facilement

    Vu sur le site d’Editor and Publisher… En haut des articles, une petite ic�ne vous invite � cliquer pour obtenir une permission de republication… Cette permission distingue clairement vos usages, selon que vous souhaitez faire un usage commercial de l’article en question, un usage personnel (autoris�), ou si vous avez d’autres suggestions d’utilisation. Il vous suffit alors de suivre la d�marche qui vous permet, dans le premier cas, d’aller jusqu’� l’achat de l’article. Efficace. C’est une solution d�velopp�e par RSicopyright.

    Tiens, il manque tout de m�me une case aux autorisations : l’achat pour traduction ! Dommage.

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    11
    09
    2003

    Publier Offshore

    Publisher Weekly consacre un dossier promotionnel � la question : un efficace publi-r�dactionnel destin� � vous inciter � aller imprimer en Chine.

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    11
    09
    2003

    Mauvaises revues, mauvais article

    Aude Lancelin signe un mauvais article sur les revues dans le Nouvel Obs, o� l’amalgame (les revues de critiques cotoient les revues de cr�ation), les consid�rations g�n�ralistes et les effets de modes priment. Pfft � fuir, sauf pour noter la liste des revues � oublier (tiens, alors qu’elle mouille le Matricule dans l’article, elle n’en parle m�me pas dans son encadr� sur les revues : classique !).

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    10
    09
    2003

    Plus que 18 mois pour Jean-Pierre Sicre

    Les �ditions Ph�bus viennent d’�tre reprises par le groupe Libella. Comme d’habitude, dans ce genre de transaction, Libella laisse � Jean-Pierre Sicre et son �quipe une totale libert� �ditoriale… Mais l’on sait bien, depuis qu’on a lu l’�tude de Jean-Guy Boin (Les jeunes �diteurs, 1981-1986, la Documentation fran�aise, 1986), que, la plupart du temps, ce type de reprise conduit, dans les 18 mois, � la d�mission ou au licenciement du rachet�…

    PS : Tiens, au passage, l’in�narrable Pascal Fouch� a produit ici, une belle bibliographie de livre sur le monde de l’�dition (regarder aussi les monographies et les p�riodiques r�f�renc�s).

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    10
    09
    2003

    Prise de position du monde de l’�dition… contre les brevets !

    Les acteurs les plus dynamiques de l’�dition… �lectronique scientifique en sciences humaines et sociales s’engagent contre les brevets. C’est suffisamment rare pour �tre not�. Dommage que de trop nombreuses institutions universitaires n’en fassent pas autant.

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    10
    09
    2003

    Eloignement des critiques vs. proximit� des e-lecteurs

    Citation :

    « Le d�veloppement des chatrooms sur Internet, et plus g�n�ralement des forums de consommateurs, tend � renforcer la segmentation spontan�e des individus en fonction de leurs comportements effectifs et non pas en fonction de leurs caract�ristiques sociales : un individu cherche � savoir ce que d’autres ont pens� de tel film qui vient de sortir, de telle voiture qui vient d’�tre commercialis�e, non pas en se r�f�rant � la classe sociale ou � la cat�gorie socioprofessionnelle de ses « conseilleurs », mais en se basant plut�t sur une proximit� �valu�e � partir de jugements exprim�s sur d’autres biens dont l’individu a d�j� fait l’exp�rience de consommation. »

    in « Forums de consommation sur Internet, un mod�le �volutionniste », par N. Curien, E. Fauchart, G. Laffond, J. Lain�, J. Lesourne, F. Moreau, in « Economie de l’Internet », Eric Brousseau et Nicolas Curien (dir), Revue Economique, volume 52, octobre 2001, presses de Sciences Po.

    R�flexion :

    Dans la presse, par son positionnement (marketing, prix, traitement, etc.), chaque titre (qu’on soit dans la presse automobile comme dans la presse litt�raire ou g�n�raliste) s’adresse � des lectorats sp�cifiques : politiquement ou socio-professionnellement parlant. On devrait s’attendre donc, � ce que les critiques litt�raires attach�s � ces titres aient des go�ts diff�rents et marqu�s. C’est la plupart du temps le cas : le Voici de Fred, n’a rien � voir avec le Matricule de Thierry.

    Pourtant, � parcourir les critiques de titre en titre, on a l’impression que les choix des critiques litt�raires sont assez proches, quelque soit le titre. Grosso modo, on a l’impression que tous les critiques litt�raires disent la m�me chose des millionnaires (qu’ils se pr�noment Christine, Michel, Fred ou Am�lie par exemple), alors qu’on pourrait s’attendre � de nettes diff�rences d’appr�ciation. Pire, quand il y a diff�rences d’appr�ciations, ce n’est jamais au d�triment de la volum�trie, mais le plus souvent � l’avantage de la pol�mique publicitaire… Ainsi, quand Elle n’aime pas Christine, Elle en parle sur autant de page que Marie-Claire qui elle a ador�… Quand diff�rences il y a, ce sont plus celles de clans, de castes : les vieux acad�miciens sont toujours les pr�f�r�s du Figaro, les communistes et les anarchistes ont toujours une tribune dans l’Huma, les collaborateurs et anciens collaborateurs sont les pr�f�r�s de tout le monde, etc. Bref, si dans la presse l’impression de clan, de regroupement, de tribu litt�raire est tr�s marqu� – tout en cr�ant un �loignement sensible du lectorat qui n’en est pas -, � l’inverse, les commentaires d’internautes (forums, sites d�di�s), eux, paraissent plus proche, plus fort. Le e-lecteur, lui, n’appartient pas � la caste. Il a lu. Son avis peut-�tre nuanc� en regardant les autres contributions qu’il a d�pos�… Si la qualit� de sa plume a �galement un r�le, son avis de « consommateur » � la force de son innocence. En tout cas, les notions d’�loignement et de proximit�, me semblent particuli�rement p�rennes, non ?

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    8
    09
    2003

    L’observatoire des m�dias

    Selon Lib�ration, un observatoire des m�dias devrait voir le jour fin septembre 2003, initi� par Bernard Cassen, par ailleurs directeur g�n�ral du Monde diplomatique et pr�sident d’honneur d’Attac et Henri Maler, fondateur d’Acrimed : « Le pouvoir de prescription des m�dias est en chute libre. 95 % d’entre eux appelaient hier � voter pour Maastricht, et � peine plus de la moiti� des Fran�ais l’ont fait. » Mais, selon Bernard Cassen, le probl�me serait ailleurs : « Les seuls juges des m�dias aujourd’hui, ce sont les m�dias ». Et les lecteurs ?, s’interroge le journaliste de Lib�ration

    Pas si s�r que les lecteurs d’aujourd’hui aient le choix. Dans une soci�t� o� il est devenu oblig� de s’informer et o� l’on se doit d’avoir des r�f�rences communes (il n’y a qu’� voir comment Le Monde est devenu une institution obligatoire o�, entre plusieurs articles sur un m�me sujet, il est mieux venu de citer Le Monde que PLPP…), le discours unique se r�percute d’autant mieux… Non ?

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    8
    09
    2003

    Beau coup de gueule

    Beau coup de gueule contre les petits nervis de la mafia des lettres, de Jack-Alain L�ger alias Paul Sma�l, dans les pages rebonds de Lib�ration du 4 septembre (merci Fluctuat.net: « Ne r�plique pas ! Profil bas ! Laisse pisser ! Ils se lasseront avant toi… C’est le conseil que les gens du m�tier qui m’estiment (il y en a) me serinent depuis trente ans. Moyennant quoi, c’est pire d’ann�e en ann�e : les chiens ne me l�chent pas. » [...] « Mes amis me disent que ma d�marche est suicidaire, qu’il ne faut pas se d�fendre ? Mais c’est ainsi qu’on a laiss� prosp�rer la mafia. Et j’annonce ici que je me d�clare en guerre contre les nervis de cette petite mafia litt�raire qui me pourrit la vie. Je rendrai d�sormais coup pour coup. �a suffit ! »

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    5
    09
    2003

    Public Library of Science

    Une association de chercheurs, men�e par Harold Varmus, ancien directeur de l’Institut national de la sant� des Etats-Unis, m�contents des co�ts d’abonnement aux magazines scientifiques a d�cid� de fonder une « biblioth�que publique des sciences », qui consiste en une s�rie de publications en ligne accessibles gratuitement � tous. La « Public Library of Science publiera en octobre 2003 les premi�res �ditions de PLoS Biology et PLoS Medecine, qui seront mises gratuitement � la disposition des intenautes. Les co�ts de production des magazines seront couverts par une participation modique des organisations et institutions qui ont financ�s les recherches. Seul inconnu, si Harold Varmus a d�j� f�d�r� quelques belles signatures, on ignore si l’effet de masse sera au rendez-vous. Il y a fort � parier que nombre de scientifiques pr�f�reront – et pour longtemps – publier dans des revues prestigieuses plut�t qu’en format �lectronique.

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    5
    09
    2003

    Youpi

    Le Matricule devient mensuel !

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    5
    09
    2003

    Un po�me de Baudelaire

    Merci Le Monde pour avoir signal� cette belle illustration d’un po�me de Baudelaire, L’Horloge.

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    5
    09
    2003

    Place encombr�

    Via Remue.net et Le Monde, l’�diteur Jean-Michel Place (grand d�fenseur des revues et �diteur entre autre de la revue de cin�ma Positif ou de celle d’analyse litt�raire Genesis…) est en difficult�. Souhaitons que ce ne soit que passager…

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    4
    09
    2003

    Les hommes d’influences

    Interview� pour la sortie de son livre Nos d�lits d’initi�s, l’�diteur et �minence grise germano-pratine Guy Birenbaum confesse et pavoise : �Nous sommes trois mille ou cinq mille, journalistes, �diteurs, politiques, patrons, etc. Nous trions ce qui est bon pour vous et ce que vous devez savoir.� Un �nous� de confessionnal qui attend l’absolution. �Nos mensonges, dit gravement Guy Birenbaum, ont fait le lit du Front national. �

    Autre titre, m�me sujet : le livre �tude, The Influentials, o�, dixit Le journal du net, l’on relate comment 10% de la population am�ricaine dicte � 90% de leurs concitoyens ce qu’ils doivent faire. Un b�mol, dans ce dernier livre, les auteurs notent que l’influence du web y est croissante, non par son audience directe, mais par les nouvelles possibilit�s de dialogue qu’il ouvre…

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    2
    09
    2003

    Pourquoi les prix litt�raires sont sans saveurs

    On lit souvent, pour ce prix l� par exemple, de nombreuses justifications sur l’impartialit� et l’ind�pendance des jurys. Pourtant, ces justifications ne sont pas synonymes de qualit�s, au contraire (mais, les chiffres avanc�s sont toujours des arguments de poids – la Fnac, il est vrai, est un sp�cialiste des chiffres : ce doit �tre une d�formation d’�picier). Donc 300 adh�rents + 300 libraires + 500 romans + 2 500 fiches de lectures + 13 ouvrages s�lectionn�s + 13 autres = le prix de la mort qui tue…

    Or, vous ne m’enl�verez pas de l’id�e que le go�t est avant tout une affaire d’individualit� : l’immanence de la qualit� d’une oeuvre, comme l’intelligence, est devenue une chose trop rare pour �tre partag�e. De plus, qui a assist� � la moindre d�lib�ration d’un jury a pu noter combien l’h�t�roclysme des jur�s pouvait conduire � des choix abscons (on s’accorde pour �lire l’�l�ment moyen, celui qui finalement ne passionne personne, mais que personne ne d�teste) ou non repr�sentatifs (on prend le chouchou d’un des jur�s et on oublie les autres). Les choix moyens et partisans sont donc l�gions.

    Bref, dans les prix, comme dans l’�dition ou dans la critique, on pr�f�rera se r�f�rer aux choix motiv�s d’une personne reconnue et identifi�e pour faire ou ne pas faire les siens. C’est pourquoi il est plus facile de se rep�rer entre les livres en �coutant les choix d’un FB ou d’un JG, d’un MP ou d’un TG voire m�me d’un e-lecteur pour faire les siens (en osmose ou en opposition) que de croire, sans coup f�rir, � la parole du divin libraire-adh�rent…

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    2
    09
    2003

    Les marchands ont fait leur s�lection

    C’est un v�ritable marronnier de critique litt�raire que d’aller demander � des libraires de donner leur avis sur la rentr�e. Normalement on en prend plusieurs, pour que surtout il n’y ait pas de parti pris ou que pour la s�lection soit la moins tranch�e possible. Les grosses enseignes ne manquent pas � l’appel : d’ailleurs, elles ont fait leur s�lection. Oh, pas d’�tonnement, � quelque chose pr�t, ce sont les m�mes que les autres et les autres seront bient�t les m�mes que les leurs… Puisque je vous dis que je suis blas�…

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