La Feuille
Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique
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    Double Flip

    Tags: , Publié dans papier par hguillaud le 3/07/2009 4:10 | Aucun commentaire

    Sur le principe des flipbooks, il suffit de rogner un peu plus une page sur deux, pour donner naissance à cet élégant procédé. Un livre dans le livre ? Deux livres en un ?…

    Via Geoffrey Dorne.

    TOC à Francfort

    Publié dans évènement par hguillaud le 3/07/2009 2:57 | Aucun commentaire

    Le 13 octobre si vous passez par Francfort, sachez que Tools of Change, la conférence d’Oreilly sur l’avenir de l’édition, viendra tenir un jour de session à l’occasion du salon du livre (en la présence de Tim O’Reilly, Cory Doctorow ou Sarah Lloyd notamment - mais aussi Virginie Clayssen). Et n’oubliez pas qu’ils cherchent aussi des intervenants. Via TOC.

    Des livres qui se tressent, se déchirent, se brûlent, se déplient et tombent…

    Publié dans papier par hguillaud le 3/07/2009 9:52 | Aucun commentaire

    Etienne Mineur revient d’un intéressant Workshop en Espagne ou il a fait travailler pendant 3 jours des étudiants sur des livres à lecture combinatoire ou interactif. Rien d’électronique là-dedans, juste le plaisir des interactions du papier. Superbe !

    (via Nicolas Nova, par mail).

    Le pirathécaire

    Publié dans bibliothèque par hguillaud le 25/06/2009 12:15 | Aucun commentaire

    “N’importe qui peut utiliser Google.
    N’importe qui peut consulter un index, un répertoire, une banque de données.
    En quoi les bibliothécaires peuvent-ils se distinguer ?

    Ce sont les détails qui distinguent les bibliothécaires des chercheurs d’information amateurs. Des détails peut-être, mais des détails qui font une différence. Si nos propres «produits» sont négligés, ce sont nous tous comme chercheurs d’information qui en payons le prix. Et entre nous, si certains collègues ne comprennent pas ces enjeux, je me demande parfois ce qu’ils comprennent exactement de notre profession.”

    Faire du n’importe quoi avec n’importe quoi par Le pirathécaire (Pirathécaire ? “Parce que j’ai souvent l’impression que les bibliothécaires sont à l’information ce que les hackers sont à l’informatique. Pleins de ressources et de possibilités, spécialisés, savants… mais dérangeants…”).

    Follow the reader

    Publié dans marketing, modèles économiques par hguillaud le 24/06/2009 7:25 | 1 commentaire

    Les blogs et Twitter font-ils vendre des livres ? C’est la question dont débat le groupe #followreader sur Twitter essayant d’accumuler les preuves en ce sens (comme ce sondage ou le catalogue Edelweiss qui essaye de suivre l’impact des mentions en ligne sur les ventes pour plusieurs dizaines d’éditeurs - qui me rappelle Artismeter, l’outil de mesure de la présence des artistes d’Universal en ligne)…

    Le modèle économique du Kindle en question…

    Publié dans kindle, liseuses, modèles économiques par hguillaud le 23/06/2009 7:16 | 8 commentaires

    L’expérience que mène Amazon avec le Kindle est définitivement très instructive, puisqu’elle est l’une des premières menées à telle échelle et qu’elle permet de prendre le pouls des modèles économiques à venir. Au coeur de ce débat, il y a celui sur le prix des livres et la valeur que le livre électronique est capable de générer.

    kindle-title-pricing

    Selon l’Institut d’analyse Bernstein Research (rapportent eBouquin, CrunchGear, PaidContent et MediaMemo), le prix moyen des livres électroniques pour le Kindle ne devrait pas pouvoir demeurer longtemps à 9,99 dollars : il faudra qu’il augmente pour améliorer le modèle économique d’Amazon et des éditeurs (tient, nul ne nous parle des auteurs !). Le bon prix (c’est-à-dire celui qui apporterait une rentabilité correcte), nous explique le cabinet de conseil se situerait autour de 12,95 dollars. Mais l’analyse me semble bancale. Car ce prix doit nécessairement évoluer avec le nombre d’appareils en circulation - et donc le marché potentiel.

    L’étude nous apprend néanmoins que 34 % des ventes de livres électroniques sont en fait des ventes gratuites et que le marché, au dessus de 10 dollars à du mal à convaincre. Pour ceux comme Aaron Pressman, qui s’étaient déjà révoltés contre l’excès de titre à plus de 9,99 dollars (voir le Boycott) et l’illisibilité des politiques commerciales (qui permettent de trouver un même titre comme Priceless Memories a 25 dollars sur Scrollmotion, 9,99 dollars pour le Kindle, et 16,49 dollars en version papier), les perspectives semblent s’assombrir. Il faudrait parvenir à savoir si la hausse des prix du livre électronique cache une volonté de trouver la rentabilité ou une fuite en avant pour tenter de contrer la gratuité…

    De la durée de vie du livre numérique perçue par l’utilisateur

    Publié dans Non classé par hguillaud le 17/06/2009 7:23 | 6 commentaires

    “La différence entre un article de journal, un soft et une chanson, c’est la durée de vie perçue par l’utilisateur. Un article, je le lis et c’est fini.”

    Jeff Mignon, en commentaire chez Pisani.

    La durée de vie perçue par l’utilisateur me semble en effet capital pour comprendre combien les gens sont prêts à mettre de leur poche. Le côté périssable des journaux et des articles tend certainement à les déconsidérer dans les actes d’achats. Le numérique aggrave le côté périssable de ce que l’on achète et le livre numérique est certainement perçu comme beaucoup plus périssable que le livre papier. Ce sera certainement l’un des écueils qu’il devra affronter (et on perçoit bien pour l’instant que les gens hésitent à acheter des livres au format numérique, surtout aux prix du papier). Comment rendre le livre numérique moins périssable qu’il ne l’est ? Comment augmenter la valeur “temps passé” du livre ? Comment faire que le livre numérique ne s’arrête pas à la lecture de son contenu ?

    Il y a des pistes : permettre qu’il soit toujours accessible au compte de l’utilisateur, développer la valeur des annotations que l’on prend, développer la valeur de la bibliothèque que l’on constitue par rapport au livre isolé…

    Kindle : Vers un écosystème ouvert ?

    Publié dans kindle par hguillaud le 17/06/2009 7:15 | Aucun commentaire

    Voilà une bonne nouvelle pour tous ceux qui pensent - c’est mon cas - que les écosystèmes fermés (type Kindle ou iPhone) ne sont pas viables à terme. Visiblement, Jeff Bezos est en passe de le comprendre, comme il l’a déclaré au WiredBiz. Amazon vient donc de libérer le code source du Kindle, ce qui devrait être la porte ouverte au développement d’applications pouvant fonctionner sur le Kindle (via eBouquin) et annonce le portage du catalogue du Kindle sur d’autres lecteurs que le Kindle. Amazon sépare donc la boutique du matériel et ouvre les deux… On devine que c’est bien le seul moyen pour développer de la valeur pour la boutique - vendre sur un seul terminal restreint trop le marché - et la valeur de l’appareil - l’appareil va s’augmenter des innovations des gens - et cela fait longtemps que ce sont eux qui font les meilleures innovations.

    L’avenir des liseuses par Forrester

    Publié dans kindle, liseuse par hguillaud le 16/06/2009 9:56 | 12 commentaires

    forrester_ereaders

    Vous avez certainement déjà vu cette image issue d’un rapport de Forrester publiée par le ReadWriteWeb. Pour Sarah Rotman Epps, de Forrester, les livres électroniques sont prêts à quitter leur niche pour devenir un phénomène mainstream. Selon elle, contrairement au Rocket eBook de 1998 ou au Librié de 2004, les consommateurs ont embrassé la mobilité et la consommation de média en mouvement (via les jeux et la musique) - [bof, le baladeur et les jeux portables existaient déjà et je ne pense pas que la mobilité soit le facteur d'entrée primordial à l'achat d'une liseuse] - rapporte le RWW. Alors que Forrester, dans un premier temps, avait estimé que le Kindle ne pourrait servir qu’un marché de niche, c’était faute d’avoir mal estimé la force du magasin de livre du Kindle, qui apporte des satisfactions immédiates à y acheter des livres, explique Sarah Epps.

    Ce qui est intéressant dans le schéma de Forrester, c’est qu’il montre que l’extension du marché devrait dépendre des progrès technologiques des appareils (couleur, affichage de vidéos…). A mon avis, comme la montré le Kindle, c’est plutôt l’offre de titres qui facilite l’adoption (une offre de magazine organisée, de BD ou d’essais feront certainement beaucoup plus que les progrès techniques pour la croissance de l’adoption). Mais Forrester semble faire l’impasse dans ce développement sur les véritables usages et sur la valeur que saura générer le marché… Et pour l’instant, la valeur est dans les liseuses, pas dans les livres au format électronique.

    Sarah Epps estime également que d’autres acteurs devraient bientôt investir le marché comme Apple Borders, Barnes & Nobles, à la fois en proposant une liseuse et en la plateforme de distribution qui va avec. Selon elle, les libraires traditionnels devraient également s’y mettre. “Même si le Kindle a virtuellement cadenassé le marché aujourd’hui (au moins aux Etats-Unis), le secteur est toujours suffisamment étroit pour permettre à d’autres acteurs de pénétrer avec succès ce marché et y conquérir une place centrale”, conclu Frédéric Lardinois du RWW.

    Repenser la chaine de distribution à l’heure du numérique

    Publié dans Non classé par hguillaud le 11/06/2009 3:28 | 2 commentaires

    “Pour vous donner un exemple que je connais bien, je touche 8% en droits d’auteur sur le prix hors taxes de mon livre blogueur d’entreprise, soit environ 1,20€ par exemplaire vendu 21€ TTC. Avec le recul, si je réédite l’expérience, je diffuserai un futur livre sous forme numérique, à mon compte, pour une somme largement inférieure à 10€ et une marge nettement supérieure à celle-ci. Je vois de plus en plus d’auteurs se lancer dans l’aventure, précisément parce qu’ils n’ont plus besoin, dans la chaîne de distribution de contenus, des acteurs qui ne vivent que de l’économie de la rareté et de son support physique : la distribution de biens matériels et le commerce de détail (pensez très fort à Universal et à la Fnac, et vous comprendrez pourquoi c’est Denis Olivennes qui a pondu HADOPI, avec Pascal Nègre en lobbying depuis les premiers jours de DADVSI). Mais de vrais éditeurs, ceux qui détectent, trient, peaufinent, aident les créateurs à s’améliorer et à se faire connaître, il y aura toujours besoin.”

    François Nonnenmacher.

    Quand la carte de lecteur de la bibliothèque ouvre la porte du net

    Publié dans Non classé par hguillaud le 11/06/2009 12:42 | 16 commentaires

    Il y a des révolutions discrètes.

    Normalement, votre carte de bibliothèque vous sert uniquement à emprunter des livres. Elle n’a d’utilité que dans le monde réel. Elle est la clé d’entrée pour enregistrer vos échanges volumétriques avec la bibliothèque.

    Pour quelques bibliothèques innovantes, cette carte peut-être une clé d’entrée sur l’internet. Elle sert alors d’identifiant qui vous permet d’accéder au catalogue en ligne de votre bibliothèque et d’y réserver des ouvrages… Et puis, c’est à peu près tout.

    Contrairement à lorsque vous vous identifiez sur Gmail, cette identification-ci ne vous permet pas d’accéder à un compte mail, à un site social local, à un site de partage de documents, à un agrégateur d’information, etc. Autant de services qui pourraient pourtant entrer dans le cadre de ceux que pourraient légitimement proposer une bibliothèque ou sa collectivité.

    La bibliothèque numérique de la Roche-sur-Yon, où officiait Michel Fauchié, permet désormais à ses usagers d’accéder à des catalogues de livres électroniques, issus des catalogues de Numilog et de Publie.net. L’idée est assez simple. Avec votre carte de bibliothèque, en vous identifiant en ligne, vous avez accès, depuis votre ordinateur, à des livres électroniques issues de ces deux catalogues. Il suffit d’être enregistré à la bibliothèque, d’en avoir la carte d’usager, comme l’explique modestement François Bon : “Les révolutions du lire peuvent ainsi être discrètes : ne pas forcément télécharger un ouvrage à l’unité, mais venir chez nous à votre heure, depuis là où vous êtes, et le droit de vous promener et lire dans l’ensemble d’un catalogue, y revenir quand vous le souhaitez.”

    Jusqu’à présent (le plus souvent), la bibliothèque n’est capable que d’offrir des accès sur des postes de travail aux nombreux catalogues auxquels elle est abonnée (catalogues de revues notamment), mais elle sait mal déporter ces accès (ça a longtemps fonctionné avec des accès par IP, mais depuis les cartes de lecteurs, c’est plus rare). Cette petite innovation montre que la solution est simple et possible. Qu’on peut généraliser des accès distants aux collections auxquelles sont abonnées les bibliothèques.

    Voilà un petit exemple d’application très concrète qui devrait faire parler le groupe bibliothèques hybrides de l’Association des bibliothécaires de France actuellement en Congrès.

    Françoise Benhamou et le livre

    Publié dans économie par hguillaud le 11/06/2009 9:44 | 1 commentaire

    Comme le souligne François Bon sur Twitter, si vous avez le temps, la présentation qu’a donné l’économiste et blogueuse Françoise Benhamou vaut le coup d’être regardé, notamment parce qu’on y trouve quelques vérités à discuter, comme celle-ci : “numérique et papier, on a toujours parlé de complémentarité, elle ne peut être que transitionnelle”. (je fais mon malin, mais je n’ai pas encore eu le temps de tout écouter).

    Bookser : la simplicité de la recommandation.

    Publié dans moteur de recommandation, twitter par hguillaud le 11/06/2009 9:40 | 4 commentaires

    Bookser est un outil de recommandation d’une déconcertante simplicité qui puise dans Amazon et LibraryThing pour vous donner des conseils une fois que vous avez indiqué le titre et l’auteur du livre que vous avez apprécié. Simple et graphique. Via Karl en son twitt.

    Quillpill : une plateforme pour écrire des livres en 140 caractères

    Publié dans twitter par hguillaud le 5/06/2009 6:01 | Aucun commentaire

    Vous voulez faire comme Thierry Crouzet et son Twiller ? Comme James Brindle et son livre de Tweets ? Quillpill est une plateforme pour publier des livres depuis son mobile ou twitter… En courtes phrases de 140 caractères.

    L’affiliation pour la vente de contenus numériques

    Tags: , Publié dans autoedition par hguillaud le 5/06/2009 5:52 | Aucun commentaire

    Si l’on trouve de plus en plus de boutiques de livres au format numérique, aucune, si je ne me trompe, ne proposait de modules d’affiliation à la manière dont on les trouve chez les cyberlibraires (de livres papier). En tout cas Amazon ne soumet pas les livres du Kindle à l’affiliation. D’où l’intérêt de jeter un oeil au programme qu’initie SmashWord, un spécialiste de l’auto-publication qui propose une formule d’affiliation pour ceux qui participeraient à la vente de contenus, rapporte TechCrunch… Un taux de 11 % qui peut être augmenté par les auteurs et éditeurs si ceux-ci réduisent leurs droits. Il ne me semble pas non plus que d’autres auto-éditeurs (comme Lulu par exemple) proposent ce type d’offre.

    L’internet est-il une place de marché pour les feuilletons ?

    Publié dans Non classé par hguillaud le 5/06/2009 5:13 | Aucun commentaire

    C’est la question que pose deux projets - SmartNovel et Leezam - qui se sont lancés dernièrement essayant de profiter du “boom” des lectures mobiles pour proposer des feuilletons à acheter et télécharger sur son téléphone (2,90 euros les 10 épisodes pour le premier et 9,59 euros pour la série chez le second…). Peut-on fidéliser sur du contenu payant comme les blogs fidélisent leurs lectorats sur du contenu gratuit ? On verra comment s’imposent les titres dans la durée.

    Comprendre le monopole de Google

    Publié dans Amazon, google par hguillaud le 5/06/2009 4:52 | Aucun commentaire

    Comme toujours, une excellente analyse d’Olivier Ertzscheid d’affordance sur le Google Book Settlement (quelqu’un aurait-il commis une traduction, au moins partielle, des 141 pages de l’accord lui-même ?). On pourrait s’arrêter sur de nombreux points, mais j’aime bien son analyse du duopole Amazon et Google :

    “L’erreur serait de penser l’opposition frontale entre Google et Amazon comme un affrontement se jouant à armes égales. Cet apparent duopole n’en est pas un. Amazon est dans une logique d’artillerie : il est à la fois son alpha et son oméga, fixant les prix d’une offre qu’il maîtrise de bout en bout pour une tablette qu’il fabrique. Soit une artillerie pensée comme une architecture en vase clôt mais à la puissance de tir phénoménale. Google est dans une logique d’infanterie. Même s’il dispose d’autant de verrous que nécessaire, il laisse les éditeurs monter au créneau et défendre ses positions en leur permettant d’établir une liste indicative de prix de vente dont il déterminera seul lequel doit être in fine retenu. Amazon contrôle son stock, son flux de marché, et fait du prosélytisme autour de sa tablette et de ses formats. Google contrôle “un” stock (qui n’est pas encore “le” stock mais pourrait bientôt le devenir), et avec le Google Book Settlement se met en position de contrôler le marché et ses flux. Sur ce terrain, c’est Google qui a l’avantage sur le long terme, car il dispose des moyens de piloter (au sens cybernétique du terme) l’ensemble de l’offre d’ouvrages sous droits en laissant l’infanterie (auteurs, libraires et éditeurs) essuyer le feu nourri et les pertes qui ne manqueront pas de subvenir dans cette période d’engagement.

    Autre avantage de poids pour Google, son flux de marché ne se limite pas aux seules tablettes électroniques, c’est toute la chaîne des périphériques (informatiques) et des services (numériques) dont il est en capacité de se servir pour déployer son offre. Google annonce (à l’occasion de la Book Expo America) qu’il se positionnera sur ce marché (celui de la lecture et non du “livre” numérique) d’ici à la fin de l’année 2009. Mais il ne parle pas d’e-books mais bien plutôt de terminaux orientés Web (”web-enabled devices”). Plus d’un million et demi d’ouvrages libres de droits sont ainsi dès maintenant lisibles sur votre téléphone portable (et si vous n’avez pas d’IPhone, vous pouvez quand même “faire comme si” … ici). Quand Amazon pense “structuration du marché et de l’offre”, Google, selon un gimmick bien ancré dans la culture de la firme, raisonne en termes d’offre de service.”

    Des livres en ligne chez Revues.org

    Publié dans édition scientifique par hguillaud le 5/06/2009 4:44 | Aucun commentaire

    Revues.org lance une plateforme de livres de sciences humaines et sociales où chaque éditeur disposera de son propre site, comme celui des collections électroniques de l’Institut français du Proche-Orient et celui d’une collection de philosophie des éditions Agone. A venir : celui de la librairie Droz et celui des publications de la revue Terrain. “Une dizaine d’ouvrages sont aujourd’hui disponibles, directement consultables en ligne ou par le biais du fac-similé de la version papier au format PDF. Dans quelques mois ces collections seront lisibles sur des liseuses de type e-books”, précise Revues.org.

    Biblio-Fr : c’est fini !

    Publié dans Non classé par hguillaud le 3/06/2009 10:12 | 5 commentaires

    La liste de diffusion Biblio-Fr s’arrête.

    Quand le papier remplace l’électronique

    Publié dans vidéo par hguillaud le 3/06/2009 9:49 | 3 commentaires

    Noteboek from Evelien Lohbeck on Vimeo.

    Via Karl Dubost.

    2 juin : Bob Stein à Paris

    Publié dans évènement par hguillaud le 29/05/2009 2:02 | 1 commentaire

    Le 2 juin à 14h00 au Motif, 6 villa Marcel-Lods, passage de l’Atlas, 75019 Paris, métro Belleville (plan) aura lieu une conférence réunissant Bob Stein, Alain Pierrot et Cory McCloud. Bob Stein, s’il est besoin de le rappeler, dirige l’Institut pour le futur du livre et est l’un des plus importants penseur de l’avenir du livre ; Cory McCloud est président de GiantChair, une très intéressante plateforme de diffusion de catalogues d’éditeurs ; quant à Alain Pierrot, spécialiste des techniques informatiques au service de l’édition, on ne le présente plus.

    Kindle : 10 % des ventes de livres américains en volume, 1% 0,1 à 0,01% en valeur

    Publié dans Amazon, kindle par hguillaud le 27/05/2009 1:06 | 8 commentaires

    Intéressantes estimations relevées par eMarketer via Marie-Catherine Beuth et la veille de Virginie et dont parlait déjà TechCrunch début mai (j’étais passé à côté). Selon l’analyste Mark Mahaney, les ventes de livres sur Kindle représenteraient 10 % de l’ensemble des ventes de livres du territoire nord américains au premier trimestre 2009, soit 4 millions de livres électroniques vendus sur les 38 millions de livres vendus pendant cette période (soit 34 millions de dollars de revenus pour ce premier trimestre - sans inclure les ventes de l’appareil lui-même).

    Selon Pipper Jaffrey, les revenus du Kindle (incorporant ou pas les ventes d’appareils ?) devraient atteindre 405 millions de dollars à la fin 2009 contre un chiffre d’affaire total du livre aux Etats-Unis de 30 milliards de dollars, soit seulement un peu plus d’1% en valeur (Mise à jour : en fait, après approfondissement des commentateurs, ce dernier chiffre de 405 millions intègre aussi le prix des appareils… Ce qui signifie qu’en terme de valeur de livres, c’est encore 10 à 100 fois moins).

    Un écart dont il faut prendre la mesure et qui s’explique en partie, me semble-t-il par l’attrait des titres les moins chers.

    Bouquinosphère 5 : c’est ce soir !

    Publié dans Non classé par hguillaud le 25/05/2009 8:00 | Aucun commentaire

    Piqûre de rappel pour ceux qui ce matin ne sont pas à la Cantine en train de discuter du BookCamp de septembre : la 5e édition de la Bouquinosphère, c’est ce soir !

    Epelbook (contraction d’Epelboin et eBook)

    Publié dans Non classé par hguillaud le 20/05/2009 3:38 | 19 commentaires

    Fabrice Epelboin publie une longue interview sur le RWW francophone consacré au livre électronique, où l’on trouve quelques belles saillies :

    “L’économie numérique n’est pas du tout une transposition en ligne de l’économie réelle. Là où les contenus sont roi dans le réel, c’est l’accès aux contenus (google), leur distribution (amazon), et bientôt leur insertion dans le champ social (Facebook) qui règnent sur internet.”

    Pas grand chose à y redire pour ma part, juste un point de désaccord important :

    “Le soucis qui devrait animer les éditeurs aujourd’hui n’est pas la dimension hardware, ils n’auront jamais le contrôle de cet aspect et devraient tout faire pour tuer dans l’oeuf la possibilité d’un iPod du livre, et toute tentative de contrôle (DRM ou autre) ne résultera qu’en une perte de temps - et le temps ne joue pas du tout en leur faveur. Adopter les DRM, c’est lier son sort à un contrôle effectué par une plateforme matérielle et logicielle, et donc confier son avenir à l’industrie du logiciel et du hardware, c’est suicidaire. Tous ceux qui l’ont fait par le passé l’on amèrement regretté. Ces gens sont des cannibales à la recherche de tous les transferts de valeurs initiés par les mutations technologiques en cours, croyez moi, je sais de quoi je parle, j’en fais parti. Le seul domaine dont l’édition peut encore espérer tirer parti est la dimension sociale du livre, en misant sur le fait qu’Amazon ne contrôle pas - encore - la relation avec l’auteur, et que celle ci est critique pour monétiser la relation entre auteur et lecteur.”

    Je ne suis pas certain que les éditeurs doivent se contenter des aspects sociaux des livres. Au contraire. Il me semble que mettre les mains dans le cambouis, dans le code, dans le matériel et le logiciel est primordial, justement pour être mieux capable de comprendre les enjeux, de définir des positions et de résister face aux tentatives monopolistiques de ceux qui contrôlent le matériel justement (cf. IPhone et Kindle justement). C’est plus compliqué, oui, mais c’est à terme primordial. Etre dans les organismes de standardisation des formats, être parti prenantes d’expérimentations, définir ses spécifications, s’approprier la technologie et ne pas se contenter du marketing, du social, des nouvelles formes de monétisation… Si l’on enlève aux éditeurs les mains du cambouis, ils seront demain dépendants d’offres qu’ils ne maîtriseront pas. Comprendre le code ne veut pas dire le contrôler, mais être capable d’y agir.

    Pour cela, bien sûr, l’ouverture est un minimum requis… C’est d’ailleurs en entrant dans le code qu’ils comprendront encore plus avant la valeur de l’ouverture.

    L’économie du livre numérique

    Publié dans évènement par hguillaud le 20/05/2009 10:46 | Aucun commentaire

    Le 26 mai, à 18h, dans les locaux de Cap Digital, au 74 rue du Faubourg Saint Antoine, 75012 Paris (metro Bastille ou Ledru-Rollin), se tiendra la 3e réunion du groupe Edition numérique de Cap Digital avec comme invitée Françoise Benhamou, professeure à l’université Paris XIII Villetaneuse et blogueuse. Inscription en ligne.

    Pour une fois que j’étais sur Paris je serais bienvenu, mais j’ai prévu d’aller écouter Yochaï Benkler au Medialab de Science Po.

    Read Digital

    Publié dans évènement par hguillaud le 19/05/2009 12:11 | Aucun commentaire

    Les 4 et 5 juin Cap Digital lance Read Digital, deux jours de conférence sur la lecture de contenus numériques et l’édition numérique.

    De la réactivité d’Amazon

    Publié dans Amazon, liseuse par hguillaud le 19/05/2009 11:30 | 1 commentaire

    Sur le TOC d’O'Reilly, Andrew Savikas revient sur la différence de traitement entre les livres au format numérique et ceux au format papier. C’est Cory Doctorow qui a signalé d’abord le problème : quels sont les ouvrages électroniques qu’on ne peut pas passer dans le format Text-to-Speech ? Quels sont ceux qui sont complètement sans DRM ?… L’interface d’Amazon, quand on achète un livre électronique ne permet pas de le savoir.

    Pire, il a posé plusieurs questions depuis plusieurs mois à Amazon qui sont resté sans réponses :
    - Est-il interdit de déplacer un fichier de livre sans DRM du Kindle vers une autre tablette de lecture ?
    - Existe-t-il dans le format de fichier du Kindle qui rendrait illégal le fait de produire un fichier à ce format ou de le convertir pour un service concurrent ?
    - Quelles balises sont inscrites dans le format sans DRM du Kindle et est-ce que ces balises peuvent s’annuler après achat ?

    Andrew Savikas se plaint également d’Amazon : sur les 14 mois ! nécessaires pour qu’un blog (comme celui de Toc) soit disponible au format Kindle ; ou pire, pour passer de 5 à 20 % des livres accessibles gratuitement à l’essai - et oui, ils sont comme ça chez O’Reilly :-)

    “Amazon est une entreprise comme les autres, et ils ont droit de donner les priorités comme ils l’entendent. (…) mais espérons qu’Amazon améliorera leurs programmes pour que leur chaîne d’approvisionnement numérique soit aussi bonne que leur chaîne d’approvisionnement physique.”

    Peut-on vendre du numérique exactement comme on vend du papier ? Pas si sûr…

    Le Kindle Store en chiffres

    Publié dans kindle par hguillaud le 18/05/2009 7:11 | 2 commentaires

    Intéressante revue de chiffres du Kindle Blog sur le Kindle Store qui devrait proposer 400 000 livres au format électronique d’ici la fin de l’année. Sur les genres littéraires, peu de surprise (et pas de tendance sur la durée) si ce n’est que la non-fiction est en train certainement de dépasser la fiction.

    kindle-book-count-may

    Ebookvine a enquêté lui sur le prix moyen des ouvrages vendus sur le Kindle (via eBouquin). 69,5% des livres vendus sur Amazon ont un prix inférieur à 9,99$… Mais comme on l’a déjà signalé, cette moyenne est plombée par les livres du domaine public qui sont les plus présents, les moins chers et les plus vendus, mais ne permettent pas d’évaluer une modification du comportement d’achat. Sans compter qu’il existe une fronde réelle contre les livres électroniques qui dépassent ce prix, comme l’explique le New York Times, même de la part d’Amazon qui n’hésite visiblement pas à vendre à perte. Reste à savoir si en faisant tomber les prix du marché, le volume va s’accroître. Si on se souvient des craintes qu’il y avait à l’ouverture du marché du poche, suggère Motoko Rich, c’est une crainte qui ne devrait pas durer longtemps… Comme le soulignait récemment Amazon lui-même, quand on possède un Kindle, on a tendance à acheter des livres au format électronique. Reste à savoir si on en achète plus…

    kindleprice

    Intéressante enquête enfin sur les manuels scolaires électronique (via eBouquin.fr à nouveau), qui montre les besoins auxquels les étudiants voudraient que leurs manuels électroniques répondent.

    notebooks

    Les magazines “multimédia” qu’on feuillette en ligne

    Publié dans multimédia par hguillaud le 7/05/2009 6:22 | 1 commentaire

    novosphereIntéressante interface finalement que Novosphère, ce magazine multimédia, dont la vidéo est intégré dans le magazine lui-même… Même le mode de lecture des paragraphes est intéressant tout en restant très lisible… A feuilleter donc.

    Sur le même principe, signalons MyeBook qui permet à tout un chacun de faire la même chose : de créer son livre à feuilleter en y intégrant sons, vidéos, liens cliquables, etc. On va le proposer à HarperPlus ;-).

    Via Loïc Haÿ.

    35 % de quoi ?

    Publié dans Amazon, kindle par hguillaud le 7/05/2009 12:19 | 2 commentaires

    kindle-book-sales

    Durant sa conférence de presse d’hier pour le lancement du Kindle DX, Jeff Bezos, qui en est plutôt avare, a lancé un chiffre : “35 % !”

    35 %, ce serait le taux de pénétration des ventes au format numérique chez Amazon - uniquement pour les livres dont il existe une version papier et Kindle. C’est-à-dire, pour être clair, que pour les livres qui ont une version Kindle et papier, 35 % de ceux qui ont été vendus l’ont été au format électronique !

    Un chiffre qui a grimpé en février dernier (comme le montre les courbes projetées derrière Bezos) suite au lancement du Kindle2, ce qui semble assez normal. Un chiffre qui continuera de grimper à mesure qu’Amazon vendra des Kindle. Un chiffre qui ne dit pas grand chose à mon avis… pas grand chose d’autre que la force de la communauté captive que créé Amazon avec le Kindle. Quand ils ont le choix, ceux qui ont acheté un Kindle essayent de l’amortir en achetant plutôt un fichier électronique qu’un livre papier donc. Quelle surprise ! Ce chiffre étant une moyenne (qui doit reposer sur de grandes variétés), il est difficile a apprécier. Quel est le taux de vente au format électronique d’un livre libre de droit vendu à quelques euros et celui d’un livre électronique récent vendu au même prix que le format papier ? Quels types de livres recouvrent ces 35 % ? Nous n’en saurons pas beaucoup plus.

    Si c’est le seul chiffre qu’Amazon a réussit à rendre communicable (et visiblement, ils sont allé le chercher un peu loin) pour la conférence de presse, cela signifie-t-il qu’ils n’en avaient pas de plus alléchants ?… Où sont donc les chiffres de ventes totale en CA et en volume ? Ou sont les analyses plus précises sur le niveau de ventes électroniques par genre et types d’ouvrages ? Secret défense, comme les ventes réelles du Kindle… Bon bon, on repassera ;-).